J’ai trouvé cette saison franchement décevante. On avait laissé la saison 2 sur une ouverture intrigante, pleine de promesses : comprendre enfin ce qu’était réellement Borderland, ce mystérieux coma collectif, et peut-être explorer le côté “réel” du phénomène, avec une enquête sur ce qui relie tous ces personnages. Et au début, j’y ai cru : les premières minutes laissent entrevoir un angle plus “citoyen”, plus concret, presque scientifique. On se dit qu’on va enfin avoir des réponses.
Mais très vite, tout retombe.
On replonge dans une succession de jeux qui ressemblent à un mauvais remake des saisons précédentes : mêmes mécaniques, mêmes tensions, mêmes morts, juste moins d’intensité et de surprise. À part le premier jeu avec les flèches enflammées, le reste est d’une prédictibilité affligeante. Même la mise en scène traîne en longueur
, comme si on essayait de nous forcer à ressentir une tension qu’on a déjà vécue , en mieux , dans les saisons 1 et 2.
Les personnages, eux, stagnent. Arisu tourne en rond dans ses éternels dilemmes existentiels, Usagi perd en profondeur, et les nouveaux visages n’apportent rien.
On sent qu’on veut être “philosophique”, mais au final, la série se répète et ne va nulle part.
Quant à la fin, elle se veut mystique et symbolique, mais elle n’apporte aucune véritable réponse. On ressort frustré, avec le sentiment d’avoir revu la même série une troisième fois, sans émotion, sans mystère et sans évolution.
En bref : Alice in Borderland saison 3, c’est un enchaînement de scènes longues et prévisibles, un recyclage des meilleures idées passées, et une énorme occasion manquée d’approfondir enfin le sens du “monde entre la vie et la mort”.