Vingt ans après qu'un bug a anéanti la technologie et la civilisation, l'Amérique est un champ de ruines où des survivants se sont regroupés dans des villes fortifiées. Entre ces cités, le danger est partout. C'est le terrain de jeu des "Milk Men", des transporteurs qui risquent leur vie au volant de bolides surarmés. John Doe (Anthony Mackie), un Milk Man (très) bavard, se voit offrir une chance unique : traverser le pays pour livrer un colis mystérieux en échange d'une vie de rêve. Il fera équipe avec Quiet (Stephanie Beatriz), une voleuse aussi mutique que redoutable.
Inutile d'être un familier de la licence de jeux vidéo pour monter à bord de "Twisted Metal". On se laisse très facilement porter par cette ambiance unique et post-apocalyptique, à la croisée des chemins entre Mad Max pour ses courses-poursuites et son esthétique motorisée, et les dernières saisons de The Walking Dead pour sa vision d'une société reconstruite en micro-communautés, chacune avec ses propres règles (et sa propre folie).
La réussite de la série repose en grande partie sur son duo principal et son ton décalé. L'alchimie entre le bagout d'Anthony Mackie et le silence rageur de Stephanie Beatriz est immédiate et explosive, créant des situations aussi drôles que tendues. Si cet humour noir, omniprésent, tend à s'essouffler quelque peu en seconde partie de saison, il reste le carburant principal d'une aventure qui ne se prend jamais trop au sérieux.
Le choix d'un format court, avec dix épisodes d'une trentaine de minutes, est particulièrement judicieux. Il permet de maintenir un rythme soutenu, d'aller à l'essentiel et d'éviter les longueurs. La saison se dévore ainsi d'une traite, comme une friandise pop-corn, violente et régressive.
Finalement, cette première saison remplit parfaitement son rôle d'introduction. Elle installe ses personnages, son monde, et plus qu'une simple conclusion, le final ouvre en grand les portes d'une saison 2 qui s'annonce encore plus explosive et fidèle au chaos du jeu, avec l'arrivée attendue de personnages iconiques. On a hâte de remettre le contact.