Comanche Moon
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Fêtons le cinéma
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Critique de la série
3,0
Publiée le 23 juillet 2025
Mini-série découpée en trois parties de longueur égale, Comanche Moon situe son action de part et d’autre la guerre de Sécession, consacre ses trois premières heures à l’année 1858 après une brève introduction antérieure (estimée au début du même siècle) figurant le spoiler: massacre des chefs autochtones
, et la dernière heure et demie à l’année 1865 : ce choix permet de représenter une autre guerre intestine qui régit la construction des États-Unis, à savoir les spoiler: affrontements incessants entre colons et Indiens
. Sa réussite certaine tient ainsi à son souci de reconstituer les petites choses à l’origine des grandes, de s’emparer d’anecdotes qui, suivant un effet boule de neige, prennent de l’ampleur jusqu’à devenir des motifs belliqueux ; en cela, le spoiler: vol du cheval
constituerait un banal fait divers s’il ne s’inscrivait pas dans un contexte de tensions entre des communautés tout à la fois antagonistes et fracturées en leur sein.
L’habileté du scénario, adapté du roman de même titre, réside dans sa façon de rapprocher les camps par la métaphore filée de spoiler: l’enfant rejeté soit parce qu’il revendique une idéologie différente de celle du père (du côté indien) soit parce qu’il est issu d’une union interdite (du côté américain)
. Aux destructions des uns répondent les épidémies des autres, et cette dynamique tragique, Simon Wincer la restitue avec un mélange de spoiler: brutalité et de burlesque
, en témoigne le personnage haut en couleur interprété par Val Kilmer.
La longueur excessive de cette fresque dessert malheureusement sa vigueur : elle s’égare sous des tunnels de dialogues explicatifs, où l’équilibre entre l’aventure, le polémique et le bouffon n’est pas atteint. De très belles scènes de chevauchée ainsi qu’une poignée de plans mémorables assurent le spectacle, rappelant au passage le talent de Simon Wincer, cinéaste australien adopté par Hollywood. Notons enfin l’élégance du thème principal signé Lennie Niehaus, fidèle compositeur du cinéma de Clint Eastwood.