Avis après 3 épisodes :
The Beauty, c’est l’exemple parfait de la série qui se croit ultra-subversive alors qu’elle recycle des ficelles bien crades et bien paresseuses.
Le concept se veut provoc sur la beauté, le désir, le capitalisme du corps… sauf que c’est survolé de chez survolé. Zéro pensée, beaucoup de poses. On dirait du Black Mirror version vitrine Sephora : ça brille, ça fait sérieux, mais derrière c’est creux.
L’écriture n’aide pas : pas de vraie tension, des scènes qui s’enchaînent sans enjeu clair, une impression permanente que la série improvise en espérant que “l’ambiance” suffira. Spoiler : non.
Et alors le jeu… même Evan Peters, pourtant capable du meilleur, est ici complètement à côté. Pilotage automatique total. Et ses scènes où il parle français ou italien ? Gênantes. Vraiment. On dirait un sketch mal préparé. Aucun naturel, aucune crédibilité.
Globalement, tous les mecs parlent avec une octave inférieure, façon faux flics dans une série low cost. C’est affecté, ça sonne faux, et ça sort complètement de l’histoire.
Mais le vrai souci, c’est le regard. Des femmes à poil partout, tout le temps, sans point de vue clair. Ce n’est ni dérangeant ni politique : c’est juste voyeur. De l’horreur gratos aussi, posée là pour faire “oh là là” ou “beurk”, sans jamais être incarnée. Du choc illustratif, vide de sens. La série prétend dénoncer l’objectification… tout en l’utilisant à fond. Les personnages féminins sont des corps exposés, mais sans désir propre, sans contradictions, sans épaisseur. Très visibles, très creux.
Au final, une série prétentieuse, racoleuse, et franchement ennuyeuse, qui confond provocation et pensée. Ça se regarde le nombril, ça se croit audacieux, mais ça ne raconte rien.