Ames sensibles s’abstenir …
« Testees » racontent les (més)aventures de deux colocataires trentenaires, Ron et Peter, qui pour gagner leur vie acceptent de servir de cobayes humains à une société peu recommandable : Testico.
Testico, une appellation qui sonne comme « testicules », ce qui donne bien le ton général de cette série américano-canadienne dont l’humour graveleux et potache demeure toujours au dessous de la ceinture.
Les spectateurs qui goûtent peu à l’humour « pipi-caca » feraient bien de passer leur chemin. Pour les autres, pas d’inquiétude, d’autres substances corporelles sont également libérées au cours des 13 épisodes que compte la série.
Nos testees » sont les Laurel et Hardy des temps modernes (mâtinés de Charlot). Ron tire mieux son épingle du jeu que Pete, mais ce dernier prend toujours sa revanche, in extremis et toujours de façon insidieuse.
Au couple, viennent se rajouter d’autres énergumènes du même acabit, dont le patibulaire Nugget, toujours à la recherche d’un mauvais coup.
Heureusement, un petit rayon de soleil et d’espoir illumine l’ensemble de la série en la personne de Kate, ravissante petite blonde et gérante de bar. De plus, elle est la seule personne censée du show.
L’épisode n° 5, « Uber-Glued », dans lequel le pauvre Peter passe une grande partie de son temps le visage collé contre les fesses de Ron est joyeusement en dessous de tout.
A noter qu’au sein de Testico, nos deux acolytes sont à la merci constante de deux expérimentateurs sadiques - un Asiatique et un Hindou - qui prennent leur revanche sur nos deux hommes blancs dans la force de l’âge.
Une preuve supplémentaire qu’avec « Testees », les frontières du politiquement corrects sont allègrement franchies et… dépassées !