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    Mad Max, Terminator, Star Wars… Le passé a de l’avenir !
    Par Yoann Sardet & Corentin Palanchini — 14 mai 2015 à 20:00
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    Un réalisateur qui passe la quatrième sur sa propre franchise, un ex fan-boy qui perpétue une saga intergalactique, un cyborg qui revisite son film originel : 2015, ou quand le cinéma rejoue ses classiques.

    2015. Marty McFly découvre le Hill Valley du futur. Au cinéma 3D du coin, pas de Jaws 19 signé Max Spielberg comme le prédisait Robert Zemeckis dans un clin d’œil à son ami et producteur Steven. Mais un Mad Max, un Terminator et un Star Wars. Et sur les line-up des studios, des productions dont les titres fleurent bon les séries B eighties. Comme si Marty… n’était finalement jamais parti. Pourquoi et comment, 30 ans après, Jedis, T-800 et autres guerriers de la route (pour ne citer qu’eux) monopolisent à nouveau l’attention de la planète cinéma ?

    Universal Pictures
    Marty McFly devant un cinéma de 2015


    La nostalgie
    A l’instar du succès phénoménal de la tournée musicale Stars 80 ou du retrogaming cher aux joueurs du monde entier, notre nostalgie (matinée d’adulescence) est à questionner en premier lieu. "Au-delà de la technologie, on se rend compte qu’on est extrêmement en phase avec l’année 84 aujourd’hui", analyse le réalisateur Alexandre Aja. "Regardez Minecraft : la limitation artistique au pixel, due à une limitation technologique dans les années 80, est due aujourd’hui à une limitation artistique. Ca exprime une nostalgie énorme des années 80. On est en recherche de cette décennie".

    Une nostalgie... et une acculturation
    "Il y a un côté madeleine de Proust", ajoute Sébastien Moricard, cofondateur de GeekMeMore et spécialiste de la geek-culture. "Quand on fait des remakes ou des suites de films comme ceux-là, on cherche avant tout à retrouver la sensation qu’on avait eue en les découvrant gamins. Il y a une approche ‘retour aux sources’ de la part de ceux qui ont le pouvoir et qui peuvent décider de ce qu’ils ont envie de produire et de voir".

    Nostalgie de ceux qui voient, nostalgie de ceux qui font, mais pas seulement. Christophe Gans, réalisateur et ancien journaliste, va plus loin. "C’est à la fois une nostalgie et une acculturation. Dans le film Swimming with Sharks (formidable production indépendante sur les coulisses d’Hollywood emmenée par un Kevin Spacey carnassier à souhait en producteur cynique, NDLR), un personnage évoque Shelley Winters. L’autre ne comprend pas. ‘Une place au soleil’. ‘Quoi ?’ ‘L’Aventure du Poséidon…’ ‘Ah oui !’ C’est une scène qui résume tout. Le jeune exécutif ne connaît pas Une place au soleil, l’un des plus grands films du cinéma américain, mais connaît L’Aventure du Poséidon. Et aujourd’hui c’est L’Aventure du Poséidon qu’il ne connaîtrait pas. Le curseur culturel se déplace, et les gens à la tête des studios se souviennent des sensations qu’ils ont eu gamin en mangeant des popcorns en regardant Jurassic Park, et ils se disent que c’est ce qu’il faut faire. On est de plus en plus loin de ce qui a été un modèle adulte, et de plus en plus près du modèle des années 80 qui est déjà beaucoup plus adolescent. Les années 80 sont souvent qualifiées de pire période de l’histoire du cinéma par les historiens. Et c’est cette période qui est aujourd’hui mise à l’épreuve par Hollywood pour porter les nouveaux espoirs du blockbuster".

    Jurassic World : retour sur l'île où tout a commencé

    Jurassic World Bande-annonce 2 VO

     

    Le business
    Les nouveaux espoirs du blockbuster… Il serait effectivement naïf de penser que ce revival des succès eighties ne relève que de la madeleine de Spielberg/Lucas/Cameron (au choix). On touche en effet ici autant à la nostalgie des spectateurs qu’au porte-monnaie des majors qui voient dans la culture geek une nouvelle manne bienvenue. "Tous ces films ont pour point commun d’appartenir de près ou de loin à la culture geek", analyse lucidement Sébastien Moricard. "Et cette culture est devenue extrêmement large. Et qui dit culture élargie dit culture extrêmement bankable. Alors qu’elle ne l’était pas forcément avant. C’est simplement une explication industrielle de la part d’entreprises qui cherchent à faire le maximum de profit".

    L’industrie hollywoodienne ne fait plus que des séries B mais avec des moyens faramineux
    En bref, une sous-culture devenue mainstream, pour une génération biberonnée aux succès d’antan et donc plus à même d’accueillir les bras (et les yeux) grand ouverts le rouleau-compresseur marketing. Ce que déplore Christophe Gans. "Ce qui est dommage, c’est qu’au lieu de donner des équivalents à la génération d’aujourd’hui, on leur donne strictement la même chose mais amplifié. (…) L’industrie hollywoodienne ne fait plus que des séries B mais avec des moyens faramineux. (...) Ces grosses compagnies sont en Bourse, et les fluctuations de la Bourse peuvent tenir à un film. Le moindre échec peut faire chuter l’action durant un mois. Et ce n’est pas qu’une question de box-office. Les cadres des studios se payent en actions : quand John Carter se plante, le patron de Disney y perd de sa poche ! Les studios sont donc très méfiants. Et plutôt que de miser sur des productions originales, ils préfèrent se reposer sur des déclinaisons, des spin-off, des remakes, des suites, de films en épisodes, des feuilletons même…"

    Une analyse atténuée par Alexandre Aja, qui ramène les enjeux du dollar vers la pellicule. "Quand on commence à faire du cinéma de genre au tout début des années 2000 avec Haute Tension, c’est pour proposer un film en réaction à la pauvreté des années 90 dans le genre. Nous ne faisons jamais de films pour les spectateurs. On les fait avant tout pour nous, nous sommes nos premiers spectateurs : si on fait le film que nous avons envie de voir, peut-être que ce sera le cas pour d’autres. Et nous sommes issus de cette génération, de cette culture populaire, ces gens qui ont envie de revoir ce cinéma qui nous a fait rêver".

    John Connor, Kyle Resse, Sarah Connor, le T-800 : retour en 1984 pour Terminator : Genisys

     


    La créativité
    Revoir, refaire, revisiter, re-raconter : finalement, le cinéma de genre ne serait-il pas simplement au début d’un nouveau cycle ? "On passe notre temps à réinventer la roue quand on y regarde de plus près", abonde Sébastien Moricard. "On pourrait dire qu’un Inception est un Matrix revisité, qui est lui-même l’allégorie de Platon revisitée. La matière narrative n’est donc pas si essentielle que ça : la façon de raconter, c’est ce qui est important. Le cinéma est un art vivant, dont les codes changent constamment. Refaire n’est pas un problème : mais il faut impérativement renouveler et adapter à son époque. Et quand l’allégorie de Platon devient Matrix qui devient Inception, c’est quand même plus intéressant que quand Total Recall devient Total Recall : mémoires programmées, ou que Robocop devient Robocop".

    Refaire n’est pas un problème : mais il faut impérativement renouveler et adapter à son époque
    Ce ne serait donc pas tant une question de créations… que de créateurs. "Les Spielberg, Zemeckis, Dante, Cameron ont découvert le cinéma fantastique dans les années 50", ajoute Christophe Gans. "Ils ont été bercés par la SF des années 50 qui avait la particularité d’être amusante à regarder tout en abordant des thèmes angoissants et importants. Ils ont réussi à garder l’émerveillement et l’angoisse, une alternative entre les deux sensations. Et ça se lit dans leurs films. Ils abordent le genre de manière très sérieuse : comme un véhicule de thèmes et d’idées importantes."

    Dans les pas de leurs aînés fans des fifties, Alexandre Aja et Gregory Levasseur ont donc, eux, revisité les années 80, avec Piranha, La Colline a des yeux ou Maniac. "C’est une sorte d’effet miroir", explique Aja. "On revit nos années cinéma à l’envers mais avec un décalage de plusieurs générations. C’est exactement ce qui se passe à Hollywood au sein des studios. C’est le même cheminement de gens issus des mêmes générations, qui il y a quelques années voulaient revenir à un cinéma très 70, maintenant ce sont les années 80 et ensuite ce sera les années 90. Il y a une sorte de cycle". Un peu comme la mode finalement. "C’est exactement ça", ajoute Levasseur. "Tous les 20 ans, les mêmes vêtements reviennent. On a un peu l’impression de vivre la même chose avec le cinéma. Mais sans refaire jamais strictement la même chose".

    Pixels, ou comment rejouer littéralement les années 80

     

    La suite ? L'avenir est un long passé...*
    Alors, prochaine étape… les années 90 ? Entre Jurassic World ou Point Break, les succès de la décennie nineties commencent déjà à attirer les regards. Ce que confirme Alexandre Aja. "Aujourd’hui, on retrouve le cinéma des années 90 dans les projets sur lesquels on travaille…" Une bonne nouvelle ? Pourquoi pas, si les cinéastes, scénaristes et producteurs trouvent le bon équilibre, notamment en terme de ton.

    Pour Christophe Gans, "c’est une balance importante à maintenir. Le fantastique a une charge poétique mais il doit avoir aussi une forme d’intelligence et de discours sur notre réalité. Un grand film fantastique doit nous époustoufler et à la fois nous déranger". Et le tandem Aja / Levasseur de conclure: "Si on devient trop parodique, on retombe dans les années 90. Il n’y a plus de sens, plus d’émotion : tout est du second degré et on n’est plus dans les histoires. A trop vouloir en faire, le spectateur sort du film. Et il se retrouve dans une salle de cinéma à manger son popcorn".

    * Chanson de Manau, groupe de rap des années... 90

    Vive les années 80 !
    Mad Max : Fury Road sortie le 14/05/2015 dérivé de Mad Max 2
    Poltergeist sortie le 24/06/2015 remake de Poltergeist
    Terminator : Genisys sortie le 01/07/2015 suite de Terminator 1 & 2
    Pixels sortie le 19/08/2015 inspiré par le retrogaming
    Star Wars : Le Réveil de la Force sortie le 18/12/2015 suite du retour du Jedi
    Jem et les Hologrammes sortie le 13/04/2016 adaptation de la série
    Vendredi 13 sortie le 13/05/2016 reboot de la franchise
    S.O.S. Fantômes 3 sortie le 24/08/2016 reboot de la franchise
    Trolls sortie le 07/12/2016 inspiré par les jouets Trolls
    Star Wars Anthology : Rogue One sortie le 16/12/2016 film dérivé de La Guerre des étoiles
    Amityville : the awakening  2016 prequel de Amityville
    Star Wars : Episode VIII sortie le 26/05/2017 suite de Star Wars 7
    Gremlins en développement remake de Gremlins
    Scarface en développement remake (mexicain) de Scarface
    Explorers en développement remake de Explorers
    Le Trou Noir en développement remake du Trou Noir
    Highlander en développement remake de highlander
    Akira en développement adaptation live de Akira
    War Games en développement remake de War Games
    Dirty Dancing en développement remake de Dirty Dancing
    Escape from New York en développement remake de New York 1997
    Le Secret de la Pyramide en développement remake du Secret de la Pyramide
    Bloodsport en développement remake de Bloodsport
    A la poursuite du diamant vert en développement remake de A la poursuite du diamant vert
    Indiana Jones en développement suite ou reboot de la saga
    Cobra : the space pirate en développement adaptation de la série animée
    The Blob en développement remake du Blob
    Vive les années 90 !
    Jurassic World sortie le 10 juin 2015 suite directe de Jurassic Park
    Ash vs. Evil Dead rentrée 2015 suite (en série) de la saga
    Worms sortie le 07/10/2015 adaptation du jeu vidéo
    Independence Day 2 sortie le 27/07/2016 suite de Independence Day
    Ghost in the Shell sortie le 29/03/2017 adaptation live du manga
    Point Break en développement remake de Point Break
    Ca en développement adaptation du roman de Stephen King
    The Crow en développement nouvelle adaptation 
    Croc-Blanc en développement nouvelle adaptation du roman
    Road House en développement remake de Road House
    Waterworld en développement remake de Waterworld
    L'Expérience interdite en développement remake de L'Expérience interdite
    Bodyguard en développement remake de Bodyguard
    Power Rangers en développement suite de la saga
    Ghost en développement adaptation (en série) de Ghost
    Starship Troopers en développement reboot de la saga
    ...  

    De Mad Max à Fury Road : la bande-annonce de la saga

     

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    Commentaires
    • SarahConnor ?
      @Life-is-hard : Mon commentaire ayant été encore une fois supprimé alors que je n'insultais personne et donnais SIMPLEMENT MON AVIS, je le remets. De toute façon, j'ai l'habitude, je fais des copier-coller à chaque fois. Donc 2ème essai : "Plutôt mourir que d'aller voir ça personnellement. Y'aura rien à offrir, arrêtez de vous masturber intellectuellement le cerveau."Ce commentaire était humoristique, je n'attaque personne au contraire et surtout pas toi. Alors si c'est le mot "masturber" qui fait censure... alors là AU SECOURS, LA MODERATION FAUT CHANGER DE METIER LES GARS !Je voulais simplement dire que la plupart des gens attendent des choses et espèrent, alors que je suis quasiment certaine que ce film est une énorme plaisanterie à but marketing honteux et rien de plus. Ce qui est malheureux et qui fait mal (à moi en particulier), c'est qu'ils utilisent la passion des fans qui est très forte pour cette saga et ça, c'est impardonnable pour moi.
    • Christian B.
      les années 80 ne sont incontestablement pas la meilleur périodes du cinéma....c'est une belle période peut être mais pas incontestablement la meilleur....dans les très bonnes périodes tu as les années 50 et 60 avec les comédies, sf, western, et policier, par contre tu oublies que les années 90 ont sortie leurs lots de remake, par exemple robin des bois a la base c'est Errol Flynn, après tous les films ne sont que copie ou adaptation de ce qui s'est déjà fait
    • baba51
      Bon article! Merci
    • tanguythev
      "Les années 80 sont INCONTESTABLEMENT la meilleure période que le cinéma ait connu."malgré le respect et l'amour que je porte pour cette période....non, mais juste non quoi.y à eu de très grands films et des classiques mais les goonies, passé le délire, c'est pas non plus les désaxés ou le bon, la brute et le truand
    • calenzo
      Ou est-ce que tu as vu sa ?
    • DavyJones1
      Formidable dossier
    • ScaarAlexanderTrox
      Bon digest illustrant la médiocrité créative et morale de l'Hollywood actuel. Ce qui est ennuyeux, c'est que dans ce foutoir, il y a toujours deux ou trois bons remakes/reboots qui permettent de dire aux bozos "hé ben vous voyez que c'est pas si grave !". Parce que oui, tout n'est naturellement pas noir. Le génialissime reboot de Mad Max le prouve en ce moment même. Allez, quelques commentaires :- Terminator Genisys : là en revanche, je fiche mon billet que ça va faire l'effet inverse de Mad Max. Tout dans cette entreprise a l'air catastrophique. En même pas, pas les mêmes conditions.- Star Wars : why not, c'était évident que ça allait se faire un jour ou l'autre, et JJ Abrams n'est pas le moins capable - même si ses Star Trek n'ont pas grand chose à voir avec les originaux.- SOS Fantôme 3 : on parle du truc grotesque avec les nanas ? Là aussi, 300% de chances que ça ne reproduise rien de ce qui faisait le charme de la version originale.- Gremlins : on les imagine en computer graphics only avec 3D pour payer les lunettes à l'entrée ?- Scarface : celui de De Palma était déjà un remake après tout, donc why not. Mais très peu de chance que ce deuxième remake arrive à sa cheville.- Highlander : LÀ, ça va se planter royalement (autant que les suites de l'original !). Le film de Mulcahy est trop unique (tout tient magistralement sans qu'on ne puisse expliquer vraiment comment) pour être "remakable".- Akira : là, on effleure le crime contre l'humanité - autant que le GITS avec ScarJo.- War Games : là, on effleure le crime contre mon enfance ; et rien à foutre, je décide ici, maintenant, que ce remake, qui sera sans aucun doute possible plus spectaculaire que l'original, n'en aura pas le centième du charme (en même temps, Ally Sheedy, quoi !).- Dirty Dancing : sérieux, les gars ?- Indiana Jones : OU PAS. Autant SW a un "ensemble cast" qui autorise à l'extrême limite un changement d'équipe, autant là, c'est mort de chez mort, à moins de compter uniquement sur un public prépubère et parfaitement inculte. Indiana Jones, c'est Harrison Ford. Point.- Independence Day 2 : je ne vois pas ce qu'il vient foutre là, c'est une suite tout ce qu'il y a de plus classique.- Point Break : crime contre l'humanité, la suite.- The Crow : si l'acteur y passe lui aussi sur le tournage, à la limite, on sera disposé à lui donner une chance.- Ça : j'ai vu l'acteur qu'ils ont choisi pour remplacer Tim Curry... chances qu'il fasse autant flipper les enfants que ce dernier quand on était collégiens : - 1000%.- Road Housoe : sérieux, les gars ?- Waterworld : rien à foutre. Ça ne pourra qu'être mieux.- L'Expérience Interdite : ça va donner The Lazarus Effect...- Bodyguard : *ne voit pas l'intérêt*- Power Rangers : *se demande ce qu'il passe par la tête des studios*- Ghost : JAMAIS.- Starship Troopers : je vois qu'Allociné a gardé le meilleur pour la fin ! Ou le reboot le plus suicidaire intellectuellement et artistiquement de l'histoire du monde moderne, tant le film de Verhoeven est parfait en tout point et inimitable dans son politiquement incorrect. Là aussi, à coup sûr, on aura droit à une version décérébrée de l'original, comme avec le remake de Robocop, autre film qui n'a rien compris au cinéma de Verhoeven...
    • MirageD
      Oula, un reboot de Starship trooper ... Déjà sans la sublime Denise Richards ou sans l'immense Micheal Ironside ... ça me fou les jetons ce truc.Sinon, bizarre de ne pas avoir mis Stargate dans votre liste des années 90, puisqu'il me semble bien que Roland Emmerich avait dit qu'il allait "rebooté" le film de 95 et en faire une trilogie.
    • Sonic CD
      Moi aussi. :S
    • Vasco O.
      Merci pour les détails les amis, il a l'air monstrueux, à voir rapidement!
    • samprastowin
      Le fantastique et la SF des années 70/80 avaient des contraintes techniques et matérielles qui poussaient les réalisateurs à être créatifs. Quand on a un requin en plastique et que l'Alien n'est qu'un costume, on montre ses monstres le moins possible et on trouve d'autres moyens pour faire monter la sauce.Or, depuis la fin des années 90 et la prélogie Star Wars, on peut tout montrer, tout faire. Et la place laissée à l'imagination s'est évaporée. Jurassic Park date de 93 mais est intemporel. Parce que le film prend son temps avant de dévoiler ses atouts. Et parce qu'il utilise intelligemment le numérique. Lors de la première scène, on ne voit que l'oeil du raptor et il faut bien attendre 1/2 heure avant de voir les premiers dinos (les gentils, pas les méchants qui arrivent plus tard). Aujourd'hui les Avengers détruisent tout sans temps mort du début à la fin. C'est divertissant mais il manque la dynamique émotionnelle et la gradation dans les effets d'un Terminator 2 par exemple. Il n'y a pas de tension dans les scènes d'action. Rien qui puisse s'approcher par exemple de la poursuite en camions des Aventuriers de l'arche perdue. Pourtant le film a plus de 30 ans !L'autre manque des blockbusters actuels, c'est la musique. Star Wars et Indy avaient amené le principe des thèmes musicaux par personnage ou par lieu. La musique était aussi importante (voire plus en ce qui me concerne) que les effets spéciaux. John Williams bien sûr, mais aussi Jerry Goldsmith, John Barry, Alan Silvestri, ou encore James Horner ont tous crée des thèmes qui font partie intégrante de l'identité du film. Dans les blockbusters actuels, la musique est presque générique, comme les FX sur fond bleu.Tout ça pour dire que reprendre les licences "cultes" en les bourrant d'FX et en multipliant leur budget par 10 ne les fera pas revivre. On peut garder l'esprit 80 mais il faut l'intégrer dans de nouveaux univers. Et pour moi, il n'y a qu'une série TV qui ait réussi cette alchimie, et c'est LOST. Pour le contemporain, heureusement qu'il y a Nolan pour donner une âme à ses blockbusters. Les autres sont devenus génériques et sans identité (à de rares exceptions près).
    • john_mc_clane
      Nan mais ici tu ne prends en compte que les plus gros budget ... Ne réduit pas le cinema a ca ....
    • Life_is_hard
      Encore une fois, je ne le descendrais pas gratuitement alors que je ne l'ai pas vu.Personnellement, j'apprécie Schwarzenegger, - ainsi qu'Emilia Clarke et Lee Byung-Hun - j'apprécie Termintor et ce Genisys semble proposer une relecture des événements du premier film qui m'intéresse.Vous aimez critiquer et basher gratuitement, c'est votre droit, simplement ne m'imposez pas de faire comme vous. Le film sera peut-être bon, peut-être pas mais je m'en rendrais compte par moi-même.Maintenant si vous voulez parlez de ce que vous pensez avoir vu du personnage de John Connor, je suis suffisamment objectif pour me dire qu'ils peuvent très bien avoir une idée derrière la tête, puisqu'après tout, nous n'avons vu que quelques images du film.
    • Life_is_hard
      Intéressante argumentation....
    • tanguythev
      du coup, ils me font hair les années 80 qui est une décennie que j'adore (pas comme les années 90 avec la pseudo-renaissance/vraie mort des studios indé, ses airs d'années 80 qu'on aurait vidé de sa substance, ces films qui institutionnalisait le cynisme d'aujourd'hui...etc)
    • denox
      Gladiator :)
    • lepinpin
      ben t'as juste à regarder le trailer final et les affiches pour voir ce qu'ils en ont fait... et ça suffit pour juger du non sens de ce ... remake? reboot? relant?
    • lepinpin
      j'ignorais qu'on pouvait parler d'avenir avec Terminator Genisys....
    • fedor85
      "ça reste très dur d'être novateur..." pas d'accord, des genres sont pas exploité (cyber punk, steampunk, dark fantasy etc...) de plus le cinéma s'est toujours nourris des autre arts. Adaptation de piece , livre, fais divers. Mais aujourd'hui le cinéma s'inspire de lui même.
    • fedor85
      j'ai adoré Narc, après, bof
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