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    Cannes 2016 : la revanche des bashés
    Par Mathilde Degorce & Thomas Imbert — 23 mai 2016 à 09:00
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    Alors que le palmarès de ce 69e Festival de Cannes a été dévoilé, force est de constater que les films les plus décriés par la presse se retrouve primés par le jury...

    BORDE-MOREAU / BESTIMAGE

    Un Grand Prix pour Xavier Dolan, le Prix du Jury pour Andrea Arnold, un Prix d'interprétation pour Jaclyn Jose vu dans Ma'Rosa, le Prix de la mise en scène pour le Personal Shopper d'Olivier Assayas... Ils ont tous divisé la presse avant de monter sur scène, ce soir. Le bashing serait-il de nature à séduire le jury ?

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    Lu et entendu au cours de cette quinzaine : "Juste la fin du monde ? Une déception, même pour le fidèle de Dolan"

    Jeune prodige de 27 ans, Xavier Dolan ne laisse personne indifférent. Si en 2014, son bouleversant Mommy avait littéralement conquis la presse, et s’était acquis les palmes du cœur de tous les festivaliers (ou presque) pour finalement repartir avec le Prix du Jury, son nouveau long présenté en Compétition cette année, Juste La Fin Du Monde, n’a pas été aussi bien reçu.

    En plus des nombreuses réactions hostiles qui ont envahi les réseaux sociaux lors de son discours ému à la cérémonie de clôture, le jeune cinéaste canadien, apparemment imperturbable devant la critique, a également été confronté à quelques détracteurs cette année. "Difficile à aimer" pour CinemaTeaser, "décevant" pour MetroNews, Juste La Fin Du Monde, porté (entre autres) par Marion Cotillard, Léa Seydoux, Nathalie BayeVincent Cassel et Gaspard Ulliel, a pourtant conquis le jury de George Miller, et s’est vu attribuer rien de moins que le Grand Prix. En attendant une Palme d’Or pour la prochaine fois ?

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    Lu et entendu au cours de cette quinzaine : "American Honey vire à l'épreuve"

    Après Red Road en 2006 et Fish Tank en 2009, Andrea Arnold repart donc avec un troisième Prix du Jury ! Mais cette nouvelle récompense était-elle bien méritée ? Présenté à la presse le 15 mai dernier, American Honey n'a pas essuyé que des bonnes critiques. Loin s'en faut : "Andrea Arnold se répète", "imparfait et radoteur", "American Honey vire à l'épreuve pour le spectateur"... Seuls les comédiens tirent leur épingle du jeu. Emmené par Shia LaBeouf et Sasha Lane, American Honey avait de quoi prétendre à un Prix d'interprétation. Mais le jury avait visiblement envie de déjouer les pronostics.

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    Lu et entendu au cours de cette quinzaine : "Personnal Shopper sonne creux"

    Dévoilé le 17 mai dernier, Personal Shopper d'Olivier Assayas a déclenché quelques huées chez les festivaliers. "Un film qui sonne creux, un scénario improbable" selon Bruno Cras, "Personal Shopper va dans tous les sens... pour finalement n’aboutir nulle part" selon Marilyne Letertre, "un film d'une vacuité assez spectaculaire" pour Christophe Narbonne. Personal Shopper agace autant qu'il fascine. Pour autant, il y a un point sur lequel critique et public sont unanimes : la prestation de Kristen Stewart. De tous les plans, la jeune comédienne, "irradie". Elle y est "sublime", "subtile" et laisse entrevoir "un talent qu'on devine intense". A ce stade de la compétition, on se dit : "Et si c'était pour elle le Prix d'interprétation ?". Et bien non.  

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    Lu et entendu au cours de cette quinzaine : "Ma' Rosa manque de cœur"

    C'est donc Jaclyn Jose, héroïne de Ma'Rosa dans le nouveau film de Brillante Mendoza, qui repart avec les honneurs du jury. Un prix pour le moins étonnant car cette édition était résolument placé sous le signe des actrices : Kristen Stewart donc, Sonia Braga dans Aquarius, Emma Suarez et Adriana Ugarte, deux Julieta devant la caméra de Pedro Almodóvar, Ruth Negga dans Loving, Sandra Hüller dans Toni Erdmann, Isabelle Huppert dans Elle... Les prétendantes au titre sont nombreuses. De ce Ma' Rosa, on a lu qu'il manquait de "style, d'énergie et de cœur", que ces personnages étaient ici "cantonnés à des archétypes monolithiques ennuyeux", que le scénario était "sous-développé"... On n'imaginait pas, le 18 mai dernier, retrouver Jaclyn Jose sur la scène du Palais. 

    Une question demeure alors : pourquoi Sean Penn n'est-il pas monté sur scène ?

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