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    Porco Rosso
    note moyenne
    4,1
    6419 notes dont 242 critiques
    43% (103 critiques)
    35% (84 critiques)
    13% (32 critiques)
    5% (13 critiques)
    4% (9 critiques)
    0% (1 critique)
    Votre avis sur Porco Rosso ?

    242 critiques spectateurs

    L'Otaku Sensei
    L'Otaku Sensei

    Suivre son activité 189 abonnés Lire ses 5 critiques

    4,0
    Publiée le 9 septembre 2017
    Tout est bon dans le cochon, jamais cette expression n'avait eu autant de sens XD !! portant toujours une adoration sans limite à l'oeuvre de Miyazaki que je considère comme l'équivalent (et l'égale) nippon de Walt Disney en terme de génie créatif, à chaque critique que j'ai laissé sur un de ses dessin animé, j'ai stipulé dans 90% des cas avoir pris une bonne gifle transcendante en pleine figure. Porco Rosso était l'un des rares films de Miyazaki que je n'avais pas encore critiqué et, après un nouveau visionnage l'autre soir, je me décide enfin à rédiger quelques lignes sur les aventures d'un des plus célèbres cochon de l'animation ! Porco Rosso, 6ème film d'animation des studios Ghibli sorti en 1992, le 6ème de "Miyazaki sensei " sorti juste après "Souvenirs goutte à goutte" (1991) de l'autre sensei, Isao Takahata, nous propose de quitter un peu l'archipel Japonaise pour aller faire une petite balade dans l'Italie des années 30. Suite à une guerre lui ayant fait perdre toute foie en l'humanité, l'aviateur italien Marco Pagot se retrouva changé en cochon. Après avoir quitté les forces aériennes italiennes, l'homme-cochon, devenu chasseur de prime passe désormais son temps à traquer à bord de son hydravion, les pirates de l'air semant le trouble en mer Adriatique. Un jour, alors qu'il venait de donner une bonne correction aux voyous des airs, ces derniers firent appel à l'aviateur américain Donald Curtis, aussi talentueux qu'arrogant, pour éliminer Porco une bonne fois pour toutes, mais le cochon ne va pas se laisser faire ! Mais Porco pourra-t-il s'en sortir avec tout ces mercenaires qui veulent sa peau ? Peut on encore simplement voler avec honneur dans une Italie baignée dans la crise et le Fascisme ? Voilà pour le pitch global. Verdict : Une claque ! Une claque douce, mais une claque tout de même. Encore et toujours, la magie Ghibli fait de l'Art avec du cochon et nous emmène dans les cieux ! S'il n'est pas mon Miyazaki préféré, s'il n'a pas le côté sanglant, la puissance du message écologique de "Princesse Mononoké", le côté folklorique WTF de "Chihiro", la grandeur émotionnelle du "Tombeau des Lucioles" ou encore le côté aventure fantastique du "Château dans le Ciel" façon l'Île au Trésor/Jules Verne, Porco Rosso n'en reste pas moins un film Ghibli très agréable dans la veine de "Kiki la petite sorcière", beau et drôle. Si le film a 25 ans dans le moteur, force est de constater qu'il possède toujours un grand charme, comme les anciens classiques Disney qu'on revoit aujourd'hui avec une grande joie nostalgique ! Les graphismes en 2D ont bien entendu un peu vieillit, idem pour la bande son mais c'est justement ce qui rajoute un charme supplémentaire au film. Le dessin est encore plein de vie, plein de couleurs vives, azures-verdoyantes , la plupart du temps claires et cette palette de couleurs nous donne la joyeuse impression d'observer une toile, une oeuvre picturale ! Tout comme il l'avait déjà fait avec la jolie petite sorcière, Hayao parvient à réitérer le tour de magie et à nous faire voyager, à nous dépayser en nous emmenant cette fois en Italie. Le réalisateur de génie ne se repose aucunement sur ses acquis et continu de prendre des risques en quittant le Japon pour aller explorer de nouveaux horizons, de nouvelles cultures Européennes à l'écran. décors méditerranéens, ambiance un peu mafieuse, le tabac, les billets, les spaghettis, pas seulement les paysage mais c'est toute l'ambiance et la culture historique que Miyazaki a réussi à transmettre avec brio ! Avec Porco Rosso, Miyazaki rédige une véritable lettre d'amour à l'Aviation, thème qui lui a toujours tenu à coeur, une lettre d'amour à l'univers aérien baigné d'accents lyriques et romantiques car comme on le sait tous, c'est de l'avion "Ghibli" de Caproni que le studio éponyme tire son nom donc on peut dire que P.R serait une sorte de remerciement en dessin animé. Côté scénario, celui de Porco Rosso est léger, vaguement inspiré de l'histoire du "Baron Rouge", le synopsis tient sur un post-it, on est plus dans la succession de péripéties mêlées de gags, à l'instar du "Château de Cagliostro" (1979) avec lequel le réalisateur a fait ses débuts, en misant dans le cas des deux dessins animés sur la carte de l'humour. Le ton est également léger, alors serte c'est pas aussi poignant que les oeuvres majeures du studio mais ce n'est pas à mes yeux un défaut; l'émotion manque un chouia serte mais c'est pas plus mal car au moins, ça rend accessible la filmographie de Miyazaki pour les plus jeunes spectateurs que le caractère W-T-F, parfois perturbant de certains autres films plus adultes pourrait rebuter (quand je pense que mes vieux m'ont montrés "Le Voyage de Chihiro" à 8 ans...o_o). Mais si le scénario peut paraître moins travaillé, c'est chose voulu car Porco Rosso fait à mon avis parti de ces dessins animé, de ce genre de film ou ce n'est pas l'intrigue mais les personnages qui font le film. C'est les personnages qui font l'intérêt de l'histoire et pas l'inverse (de cette manière on est pas dans le modèle formaté du film d'animation Hollywoodien). En fait, on est même carrément à l'extrême opposé du film d'animation Américain...déjà parce que le héros n'est pas un beau gosse mais un cochon donc direct ça casse les codes. Le personnage de Porco est très intéressant à analyser, extrêmement bien écrit, physiquement et psychologiquement riche de morales et de sous textes. Miyazaki choisi ici de ne pas s'intéresser à l'apparence physique du personnage (il aurait pu nous faire un personnage transformé en cochon complexé par son apparence, cherchant à lever le mauvais sort mais non et heureusement car ça deviendra par la suite un ressort plutôt fréquent chez Ghibli avec les parents de Chihiro qui seront changés en porc ou encore Sophie qui sera enlaidie par la sorcière dans "Le Château ambulant", 2004) mais cette apparence de cochon fait sens autrement en portant plein de sous lecture. Porco est un vétéran de la Première Guerre Mondiale choqué par ses horreurs; pour le coup ça me rappel beaucoup les expressions qui qualifiaient la guerre et les soldats qui étaient de la "chair à canon" envoyés à la "boucherie humaine" (du coup, boucherie, cochon...vous faîtes le lien ? ^^). Le "sortilège" serait donc une suggestion de la perte de son humanité due au conflit. En plus, la couleur de son avion est le rouge, choix qui n'est pas du tout un hasard vu que le rouge peut symboliser l'Honneur...mais aussi le sang et la violence, de cette manière cette peinture rouge éclatante pourrait être une marque visible des combats que Porco a traversé (ouais...c'est un peu glauque quand même là o_o). Le personnage bénéficie en plus d'un doublage 5 étoiles via l'acteur talentueux Jean Reno ("Les Visiteurs", "Léon", "Le Grand Bleu, "Mission Impossible" ect) qui a effectué dans la peau de l'homme cochon ses premiers pas dans l'exercice du doublage et, son timbre de voix calme et rauque va très très bien au tempérament du porc. Le personnage de Fio, bien que l'on se rend très vite compte de la ressemblance physique marquante avec Nausicaä hime (une jeune rouquine habillée en bleu la plupart du temps), elle n'est pas une Nausicaä bis. Souriante, rêveuse et pleine de vie, elle apporte beaucoup à l'histoire car elle incarne une critique anti-sexiste sur la place des femmes dans l'aviation. Son personnage est vraiment important car elle arrive à redonner espoir en l'humanité à Porco dans un contexte pessimiste de la hausse du fascisme et des retombées en Italie de la grande dépression économique de 1929 aux USA. Donald Curtis incarne lui la parfaite caricature de l'homme blanc Américain des années 30, pilote et acteur Hollywoodien beau parleur dont le ridicule renforceront encore plus pertinemment la dimension satirique qu'à l'oeuvre (je l'ai dis plus haut, ce sont les personnages qui font l'intérêt, pas l'intrigue ^^). Côté poins faibles, on pourra éventuellement pointer la musique de Joe Hisaishi qui n'apporte pas de mélodie marquante dans ce long métrage contrairement aux autres de Ghibli, peut être pour ça qu'il est considérer comme un "Miyazaki mineur" (?). Mais bon, au bout du compte, si Porco Rosso ne rivalise pas à mes yeux avec les grands du studio Ghibli (Nausicaä, Chihiro, Kiki, la Château dans le Ciel) il n'en reste pas moins un très bon Ghibli. Un très bel hommage à l'aviation mêlé à une balade dépaysante toute en poésie sur les îles italienne de l'Adriatique qui vous en bouchera un groin !
    anonyme
    Un visiteur
    4,5
    Publiée le 16 novembre 2014
    Avec ce film, Hayao Miyazaki raconte l'histoire incroyable d'un pilote mi-homme mi-cochon qui habite sur une île de l'adriatique en Italie pendant l'entre-deux-guerres et qui aide son prochain à bord de son hydravion rouge, et encore une fois, le maître nous offre une perle de l'animation. Ici Miyazaki a l'occasion de parler de sa passion, l'aviation, tout en gardant des thèmes qui lui sont chers, comme l'amour ou encore la folie de la guerre. "Porco Rosso" est donc un film d'animation charmant, touchant et magnifique à ne pas manquer !
    porco_rosso
    porco_rosso

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    5,0
    Publiée le 25 janvier 2014
    Mon film culte, le plus grand de tout les temps à mes yeux. Aventure, nostalgie, humour, réflexion tout y est. L'histoire d'un pilote d'hydravion italien dans l'Italie fascite, confronté à une malédiction (tête de cochon), une dette d'honneur (combat avec Curtis) et l'amour de 2 femmes (Gina la femme fatale, et Fio la gamine). Les plans sont magnifiques (ah les vols au dessus des flots), le scénario en béton, les dialogues en or (superbement doublé par Jean Réno) et la musique de Joe Hisaichi inoubliable. Du très grand cinéma . L'aéronautique est la passion cachée de Miyazaki, cet intérêt vient de son père qui a a travaillé dans ce secteur industriel. On sent bien le créateur tiraillé entre la vision romantique de l'aviation d'antan, celle des pionniers et des virtuoses du manche à balai, et celle plus réaliste qui associe avion et armée car à l'époque l'aviation civile n'existait pratiquement pas. Il y a aussi un hommage au travail des femmes (Fio dessine et ses tantes, grand mères et cousines construisent). Le temps des cerises chanté en français avec un accent japonais par une femme fatale italienne donne un résultat délicieusement rétro. Le texte inspiré par la commune de Paris révèle la lecture à double sens de cette oeuvre où chaque personnage cultive sa part d'ombre.
    lhomme-grenouille
    lhomme-grenouille

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    4,0
    Publiée le 29 septembre 2006
    Voila le film qui a véritablement fait découvrir Miyazaki en France. C’est probablement celui qui exprime le mieux cette capacité qu’a l’artiste japonais à brosser des mondes enchanteurs qui n’en soient pas pour autant édulcorés. Le cadre peut-être grave, les situations évoquées parfois dures, mais Miyazaki sait toujours en tirer une magie particulière que nul ne aurait égaler. Une œuvre unique, à la fois intelligente et humaniste, qu’il serait dommage de ne pas connaître.
    Benjamin A
    Benjamin A

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    4,5
    Publiée le 16 juillet 2014
    Avec son sixième film (et premier des studio Ghibli à sortir en France) « Porco Rosso », le maitre de l’animation nous emmène dans l’entre-deux-guerres en Italie suivre un pilote d’hydravion solitaire avec une tête de cochon aidant les personnes en difficultés mais qui va peu à peu se retrouver confronté à des pirates. Miyazaki place « Porco Rosso » dans un contexte bien plus réaliste que la majorité des films qu’il a fait avant (ou même après, excepté son récent testament « Le Vent se Lève ») où seul la « malédiction » du héros est fantastique (malédiction qui n’est pas vraiment un élément exploité par Miyazaki). Situant son film entre les deux guerres en Italie où le contexte politique, économique et sociale était difficile, il aborde tout en subtilité et souvent en fond plusieurs thèmes qu’il est rare de trouver dans les animés tels que la guerre (qu’il a déjà abordé par le passé et qu’il abordera à nouveau par la suite) et ses absurdités (à l’image du combat final), le fascisme (le terme « Porco Rosso », signifiant « Porc Rouge », était une insulte visant les opposants au régime de Mussolini à l’époque (et plus précisément les communistes)) ou encore la place des femmes dans cette société ainsi que quelques références bien faites comme cet américain voulant devenir acteur puis président. Mais c’est aussi un hommage à l’aviation et son histoire, ici en combinant l’air et l’eau, symbolisé par plusieurs scènes marquantes où les avions sont au contact de l’eau. En dehors des références, hommages ou thèmes abordés, Miyazaki nous raconte surtout une histoire passionnante et attachante, comme l’est la galerie de personnages qu’il met en scène. A commencer par cet aviateur et chasseur de prime solitaire, anciennement dans l’armée de l’air italienne, vivant en fonction de ses propres lois, assez classe et sûr de lui et la gamine qu’il rencontrera lorsqu’il devra réparer son avion, conceptrice, elle est passionnée par son boulot puis par Porco. Il rend tous ses choix, auxquels on peut facilement s’identifier, intéressant où il doit choisir entre l’amour, sa passion, sa vie, ses embêtements… Captivant tout le long, il donne aussi une dimension mélancolique, poétique et puissante à son film, rempli d’émotions mais sans manquer d’humour, bien au contraire. Les dessins sont de toutes beautés, tout comme certaines scènes comme les raids aériens ou de simples paysages que Miyazaki sublime. Les musiques sont, une fois de plus, judicieusement choisis. Personnellement, une fois de plus comblé par l’univers de Miyazaki, ici plus « adultes » mais toujours tout en finesse avec une histoire attachante et des personnages qui le sont tout autant.
    anonyme
    Un visiteur
    4,5
    Publiée le 14 septembre 2015
    Et dire que certains considèrent Porco Rosso comme l'un des moins bons Miyasaki, ça situe le niveau du bonhomme ! Cette fois-ci il choisit de placer l'action dans un contexte et un lieu précis. La seule chose surnaturelle que l'on verra dans le film est la malédiction de Marco, qui a une tête de cochon. Tout le film tourne autour de l'aviation dans un décor paradisiaque qui fait le charme de l'oeuvre. On ajoute à cela une grosse part de poésie qui vient alléger les situations les plus tragiques (on est quand-même à l'époque de la montée du fascisme) et des scènes absolument magiques (la mer de nuage) sans oublier des personnages bien écrits, attachants ou charismatiques, non manichéens et de l'humour et on obtient pour moi l'un des meilleurs films du maître. À voir.
    Arthur Debussy
    Arthur Debussy

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    4,5
    Publiée le 23 avril 2017
    «Porco Rosso» est sans aucun doute l'un des films les plus personnels du cinéaste Hayao Miyazaki. Passionné d'aviation, il a ici voulu rendre hommage à ces héros d'un temps passé, aventuriers célestes en quête de gloire, courageux et solitaires. Porco Rosso, humain devenu porc, est l'un de ces légendaires pilotes d'avion du début du XXe siècle. Parmi les meilleurs de sa profession, indépendant et mystérieux, il sillonne les immensités nuageuses à la recherche de nouvelles aventures, triomphant toujours de ses nombreux ennemis. Amoureux de Gina quand il était encore humain (elle l'aime toujours malgré son aspect animal), il ne se sent plus guère retenu par les affaires de ce bas monde, et lorsqu'il relève le défi de l'américain Curtis il se donne sans compter, pensant être arrivé au terme de sa pesante existence et livrer son dernier combat. «Porco Rosso» est donc un film profondémment nostalgique et romantique, et pour Miyazaki et pour ses protagonnistes : il met en scène un héros moderne, désabusé, et le ton du long métrage est beaucoup plus mature que la plupart de ses autres films. Les personnages sont adultes et c'est plus à ce public que pourrait s'adresser «Porco Rosso» par les thématiques abordées, même s'il est tout autant destiné aux enfants. L'animation est éblouissante, le studio Ghibli étant en pleine possession de ses moyens dans cette période alors fastueuse, avec cette fluidité, ce sens du mouvement, cette richesse des plans et cette audace des cadrages qui font la réputation des japonais. S'il n'est pas le plus grand des films de Miyazaki, «Porco Rosso» en est l'un des plus attachants et l'un des plus beaux. Un magnifique film d'aventure, réjouissant et sublime. [2/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
    Ghibliste
    Ghibliste

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    4,0
    Publiée le 16 mars 2015
    "Porco Rosso", ou le cochon volant, est une oeuvre à part d'Hayao Miyazaki, plus mature, plus nostalgique, mais surtout avec un héros improbable ! Et je dois bien avouer que je ne suis pas fan du concept d'homme-cochon, d'autant plus que les vannes balourdes à base de charcuterie sont nombreuses et gâchent la partie dialogue du film, contrairement à d'autres très bonnes répliques - plus adultes justement - du genre : spoiler: "Mademoiselle, il y a des choses qui ne se disent que dans l'intimité" . Et puisque j'en suis aux points négatifs, Porco Rosso a aussi tendance à un peu trop causer tout seul, pour seulement décrire l'évidence... Pour le reste, rien à redire, graphisme, animation, tout est parfait, comme d'habitude, avec en plus un charme suranné particulièrement agréable autour de la divine Gina (quel talent pour rendre un simple dessin aussi classieux et séduisant !). D'ailleurs, la BO est excellente, avec, entre autres, "Le temps des cerises" que celle-ci chante dans son café au cours d'une scène mémorable. Et des scènes mémorables, il y en a un certain nombre ! Et des drôles en plus, grâce aux pirates notamment, et surtout leur chef, qui est hilarant : spoiler: la séance photo est à pleurer de rire... comme la prise d'otage de petites filles se moquant d'eux... ou encore lorsque tous tombent sous le charme de Fiona et Gina, ce qui une fois de plus illustre le côté non-manichéen des films de Miyazaki, avec des méchants au coeur d'artichaut. Mais la plus marquante des scènes restera tout de même à mes yeux celle de la voie lactée d'avions, d'une poésie bouleversante. De toute manière, la dernière demi-heure, se terminant sur un pugilat épique, est géniale ! "Porco Rosso" est donc un bon Ghibli, l'un des plus amusants en tout cas, malgré les quelques lourdeurs qui l'affaiblissent. Loufoque.
    Rictus1260
    Rictus1260

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    5,0
    Publiée le 17 janvier 2016
    Encore un des nombreux chef d'oeuvre du cinéma d'animation signé Miyazaki. Le titre ne paye pas de mine mais alors le contenu est prodigieux. L'histoire, cette fois très réaliste, se déroule en Italie pendant la période entre deux guerres et la montée du fascisme. Notre héro est un pilote d'avion remarquable, ancien pilote de chasse pendant la guerre, il se dédie à la défense aérienne en solitaire contre les pirates de l'air. Bien que ce film nous plonge dans le vrai monde des humains avec un réalisme millimétré, notre pilote est quant à lui flanqué d'un groin de cochon. On ne comprend la raison que vers la fin du film losque Porco raconte son histoire à Fio, la jeune fille talentueuse et pétillante qui l'accompagne dans son aventure. Les terribles expériences qu'il a vécu et qu'il vit encore (les horreurs de la guerre, la perte de son meilleur ami pendant un bataille aérienne, le fascisme, la vanité, la quête de la gloire et de l'argent à tout prix) ont sali son âme. Il ne veut plus se reconnaitre comme faisant partie de la race humaine. Il a honte d'être un homme et se sent plus confortable dans l'apparence d'une bête. Néanmoins sa rencontre avec Fio, qui témoigne d'une grande affection et admiration pour lui, telle une fille pour son père, lui restaure petit à petit une bonne image de lui même ainsi qu'une certaine confiance dans la dignité de l'être humain. L'amour seul à le pouvoir de guérir laideur et la méchanceté humaine. Du reste, tout à la fin du film, sans le montrer vraiment, l'auteur suggère que notre héro retrouve son visage humain. Au niveau technique, les scènes d'aviation sont d'une grande précision, les batailles aériennes sont spectaculaires. Le père de Miyazaki était directeur d'une compagnie aéronautique. Quant à Miyazaki, il est un grand passionné de tout ce qui touche les avions et les machines volantes. Cela se voit dans la plupart de ses films. Le résultat est époustouflant. Mais au delà de cette très belle histoire pourtant si réaliste, Miyazaki réussi se tour de force de nous plonger tout au long du film dans le monde de la magie, de la poésie, du rêve. La beauté des images et de la musique, la pureté des dialogues n'y sont pas pour rien. Les paysages de rêve qui décrivent les vols des avions dans les nuages, les décors enchanteurs de l'ile ou réside l'hotel de Gina qui font penser aux iles borromées, toutes ces images sont d'une beauté visuelle sans égal. Vraiment H. Miyazaki a placé la barre du film d'animation à une hauteur vertigineuse. Ils seront peu nombreux ceux qui pourront l'égaler.
    Sebi Spilbeurg
    Sebi Spilbeurg

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    3,0
    Publiée le 31 octobre 2013
    Avant de se faire connaître à l’international avec son magnifique Princesse Mononoké, ce cher Hayao Miyazaki était d’abord passé par bon nombre de réalisations (dont Nausicaä et Mon voisin Totoro). Et parmi celles-ci se trouve Porco Rosso, son dernier dessin animé dans l’ignorance mondial (sorti en 1992 au Japon, en 1995 chez nous, c’est pour dire !). En même temps, il ne rien se cacher : qui aurait pu s’intéresser aux mésaventures d’un pilote d’hydravion tête de cochon ? Surtout que niveau script, Miyazaki nous a habitué à plus subtil et moins enfantin. Pourtant, sur le papier, Porco Rosso se présente comme un film d’animation pour grandes personnes. Notamment avec les thèmes qui y sont traîtés (la guerre, l’Italie de l’entre-deux guerres, la politique, l’aviation…). Sans oublier l’ambiance qui règne dans Porco Rosso, qui fait aussitôt penser aux films mettant en scène Humphrey Bogart ou encore Clark Gable. Surtout avec le personnage principal, héros solitaire et séducteur qui se montre assez bougon par moment. Rajoutez à cela des décors qui reflètent à fond les années 20 (époque durant laquelle se déroule l’histoire) et une bande son assez réussie de la part de Joe Hisaishi (compositeur attitré de Miyazaki) qui sent bon l’ambiance italienne, et Porco Rosso gagne en maturité ! Et pourquoi un pilote à tête de cochon ? S’inspirant sur ses propres bandes-dessinées, Miyazaki raconte l’histoire d’un homme qui, pour rester en vie alors qu’il était entre la vie et la mort (scène représentée de manière métaphorique dans le film et qui, à elle seule, reflète le cinéma de son auteur, possédant une poésie hors normes), opte pour cette tête-là. Une manière de symboliser le côté solitaire de son héros. Un pilote qui préfère s’isoler et ne venir qu’au secours des personnes dans le besoin, mais qui a perdu toute foi en l’humanité. Et quand certains protagonistes commencent à le voir tel un véritable humain, c’est pour dire que sa foi resurgit petit à petit. Cependant, Porco Rosso est loin de figurer parmi les meilleurs titres de Miyazaki. La faute au traitement du film, vraiment trop enfantin ! Étonnant de sa part d’ailleurs, quand on voit ce que le réalisateur nous a livré d’autres dans toute sa carrière. Primant toujours la poésie, l’ambiance et la morale. Ici, on ne fait que suivre le parcours de ce cochon héroïque qui affronte des pirates de l’air. Et il a beau user des flingues et de son hydravion, à aucun moment on ne ressent la moindre violence caractérisant la guerre. Porco Rosso est bien trop sage à ce niveau, et n’arrive jamais à faire décoller les ambitions de Miyazaki citées plus haut. La faute notamment à une animation splendide au niveau du dessin, mais qui ne se montre que trop rarement mature. Surtout avec des personnages secondaires qui s’agitent dans tous les sens, comme dans les séries animés du style Pokémon and co. Sans oublier le fait que Porco Rosso ne propose à aucun moment d’instants spectaculaires ou qui en jettent. Au lieu de ça, il décide de terminer son film par un duel qui tourne au ridicule (l’effet comique prenant le pas sur l’ensemble), retirant le message de ce passage (faire la guerre est absurde quand on voit l’état déplorable des deux combattants). Avec une ambiance qui flirte bien trop souvent à l’humour et la légèreté, comment voulez-vous que les idées de Miyazaki passent pleinement ? Surtout pour des enfants ? Ils ne verront qu’un cochon pilotant un hydravion et prenant sous son aile une jeune fille qui va l’aimer au fil de l’aventure. Ni plus ni moins. Adieu les symboles et métaphores du script. Bonjour à un hommage divertissant sur l’aviation qui amusera les plus jeunes ! Porco Rosso n’est vraiment pas un mauvais dessin animé en soit. Il est même très bon comparé à d’autres qui se fichent royalement de la tête du spectateur. Mais il est vrai que de la part de Miyazaki, on en attendait autre chose. Un film animation de réelle envergure aussi bien dans le fond que sur la forme. À la place, c’est une aventure distrayante qui s’offre à nous, arborant l’ambiance des films des années 20. Et offrant de temps à autres quelques trouvailles visuelles délectables (des marins se réunissant pour former une flèche et ainsi indiquer la direction à suivre). Normal alors que l’on parle bien plus des autres dessins animés, véritables chefs-d’œuvre (Le château dans le ciel, Princesse Mononoké, Le Voyage de Chihiro, Nausicaä, Le château ambulant…) que ce Porco Rosso.
    shmifmuf
    shmifmuf

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    5,0
    Publiée le 30 mars 2012
    Un hommage rétro aux pionniers de l'aviation.Le héros porcin de ce film est plein de charme et de mystère. Le dosage entre l'émotion et les rires est parfait. L'animation change de dimension avec cette oeuvre inoubliable.
    Akamaru
    Akamaru

    Suivre son activité 563 abonnés Lire ses 4 294 critiques

    4,0
    Publiée le 10 juin 2008
    Féministe convaincu et passionné d'aviation,Hayao Miyazaki laisse ici libre cours à 2 de ses thématiques principales."Porco Rosso"est une oeuvre plus adulte car ancrée dans une époque réelle(l'Italie des années 20).Le dessin est comme toujours irréprochable avec une VF excellente(Jean Reno!!).Une histoire peu fouillée,mais ou encore une fois,c'est l'ambiance qui fait toute la différence.Les airs sont un espace de liberté,et ce cochon teigneux est diablement attachant.On est charmé par ce divertissment intelligent,qui nous laisse avec une fin ouverte.A noter une superbe séquence poétique dans la mer de nuages.Talent,quand tu nous tient...
    fandecaoch
    fandecaoch

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    5,0
    Publiée le 4 septembre 2015
    Porco Rosso : Encore une fois, Miasaki nous invente une histoire originale, une aventure remplit d’action et d’humour avec une pointe de romanesque. Et c’est avec une de ses passions : l’aviation qui nous fait décoller avec des personnages plus qu’attachants, il y a toujours un coté mystérieux et sorcier dans les héros, la, on suit un ancien homme aviateur qui est devenu un cochon par sorcellerie et ça, en plein guerre des années 20. Il y a toujours un vrai contexte avec un coté imaginaire/merveilleux. Et on a le droit toujours à une petite fille intrépide qui va le suivre et qui va limite tomber sous le charme mais c’est dur de toucher le cœur d’un cochon solitaire. Donc voila, scénario riche en émotion et idée, il y a juste la fin qui est un poil rapide mais on garde ce coté mystérieux avec une fin sans fin, on apprécie quand même. Et pour ce qui est de l’animation, c’est parfait, riche en détail comme d’habitude, très créative avec des musiques qui accompagnent une sublime mise en scène. Et en plus dans ce film d’animation, on a le droit a la voix de Jean Reno pour le rôle principale. Donc voila, encore un Miasaki qui nous fait voyage et qui nous transporte.
    Le cinéphile
    Le cinéphile

    Suivre son activité 106 abonnés Lire ses 714 critiques

    4,0
    Publiée le 27 septembre 2016
    Encore un très bon Miyazaki qui, dès la scène d'ouverture, plonge son spectateur dans une animation renversante. Plus terre à terre Porco Rosso se concentre une fois de plus sur le domaine de l'air, le monde de l'aviation et sur le relationnel qui dicte la vie des individus. https://m.facebook.com/La-7eme-critique-393816544123997/
    Ti Nou
    Ti Nou

    Suivre son activité 93 abonnés Lire ses 1 749 critiques

    5,0
    Publiée le 26 août 2007
    Comme souvent chez le maître de l'animation japonaise, c'est tout simplement fabuleux. Il traite ici de thèmes très sombres, comme la guerre et l'inflation, avec son charme, son humour et sa poésie habituels.
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