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The Tree of Life
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "The Tree of Life" et de son tournage !

Un film attendu comme "l'Arlésienne"

C'est pendant la post-production du Nouveau monde, que Terrence Malick lance avec sa productrice Sarah Green le montage financier de The Tree of Life. Ne laissant filtrer, comme à son habitude, que très peu d'informations sur l'avancée du film, il a laissé les rumeurs se multiplier à son propos. On a commencé à parler de sa probable sortie dès fin 2009. En mars 2010, il semblait sûr que le film allait être présenté à Cannes puisque Thierry Frémaux lui-même, ayant vu une version du film, avait communiqué sur son excitation à l'idée de l'avoir en sélection officielle de son festival. C'était sans compter sur le perfectionnisme de Malick qui ne considérait pas le film encore assez abouti. Peu de nouvelles ensuite, jusqu'à cette bande-annonce diffusée début décembre avant le film Black Swan aux Etats-Unis, puis sur internet à partir du 16 décembre. Et des dates de sorties: le 27 mai 2011 aux Etats-Unis et le 18 mai 2011 en France et surtout... à Cannes.

Un réalisateur rare

Cinq films! Tree of Life n'est que le cinquième film de Terrence Malick en près de quarante ans! C'est dire si le cinéaste sait se faire désirer. Il commence sa carrière de réalisateur avec La Balade sauvage en 1973. Il n'attend alors pas (trop) longtemps pour faire Les Moissons du ciel qui sort en 1979 (après tout de même un montage de deux ans). Ayant reçu une avance d'un responsable de la Paramount pour son prochain projet (malgré l'échec public retentissant de son film), il va profiter de la somme pour faire un tour du monde avant de...disparaitre.
Il ne reviendra que près de vingt ans plus tard avec La Ligne rouge et son casting de stars : entre temps, la légende Malick est née. Et ses nouveaux films ne la démentent pas: ni cette réflexion métaphysique sur fond de film de guerre, ni Le Nouveau monde son film suivant, qui se fait encore attendre huit ans.
Tree of Life qui va sortir en mai 2011 n'a donc pas dérogé à la règle puisqu'on attend sa sortie depuis déjà deux ans.

Les racines de Tree of Life

L'idée de The Tree of Life trotte dans la tête de Terrence Malick depuis la fin des années 1970. Le réalisateur s'est en effet penché, après la sortie des Moissons du ciel, sur un projet de film appelé "Q" et qui devait traiter de l'origine de la vie sur Terre, un élément qu'on retrouve dans le film de façon "narrativement non connectée mais complètement cohérente thématiquement" d'après le superviseur des effets spéciaux Mike Fink.

Cannes 2011

The Tree of Life a fait partie de la sélection officielle, en compétition, du Festival de Cannes 2011.

Un poème filmé

Terrence Malick et Bill Pohlad, le président de River Road, ont très tôt prévu de travailler ensemble. Le producteur n'a donc pas été surpris de recevoir un scénario de lui. Mais ce qui a pu le surprendre, c'est la tournure unique de ce scénario : "J'avais eu le temps de m'habituer au style d'écriture de Terrence et à sa narration si particulière. C'était un texte magnifique mais qui n'était pas rédigé comme un scénario classique. En réalité, cela se rapprochait davantage d'un poème. Je ne sais pas trop à quoi je m'attendais quand j'ai commencé à le lire mais il m'a profondément bouleversé. C'était à la fois l'histoire intimiste et forte d'une famille et un récit à la dimension épique", commente-t-il.

Un créateur d'ambiance

La productrice de la société Plan B, Dede Gardner qui travaille pour la première fois avec Terrence Malick sur ce film, raconte la façon de travailler du réalisateur : "Il travaille beaucoup à l'instinct et c'est quelqu'un de foncièrement sincère. Il sait déceler les qualités et les défauts chez les autres et s'attache à mettre en valeur l'osmose qui se produit entre certaines personnes – et c'est grâce à cela que ses personnages sont si incarnés. Ce n'est pas forcément ce qu'il y a de plus simple mais il n'y a que ça qui l'intéresse"

Présence de cinéma

On parle souvent de l'image ou de la musique chez Malick mais c'est aussi un grand directeur d'acteurs qui a permis de découvrir de nombreux talents (Sissy Spacek, Martin Sheen, Richard Gere, Sam Shepard, Adrien Brody, Jim Caviezel...). Ce sera sans doute encore le cas avec The Tree of Life qui révèle l'actrice Jessica Chastain. C'est à la directrice de casting Francine Maisler qui travaille avec le cinéaste depuis La Ligne rouge que l'on doit la présence de la jeune femme dans le film: "Terrence recherchait une comédienne qui puisse habiter le personnage à travers ses moments de silence et ses dialogues. La première fois que j'ai vu Jessica, j'ai su qu'elle s'imposerait dans le rôle sans qu'elle ait à dire quoi que ce soit. Ce genre de situation ne se produit pas souvent". Une actrice qui a su séduire tout le monde comme l'illustrent les réactions de Sarah Green : "Elle a en elle une fibre maternelle que sentent les enfants, et un regard habité", et Dede Gardner : "Elle a une dimension atemporelle, ce qui était important car, même si le film est situé à une époque bien particulière, il pourrait en réalité se passer n'importe où et n'importe quand. (...) il fallait qu'elle soit capable de se servir de sa propre innocence et de sa bienveillance. Et elle y est formidablement parvenue."

Une petite privilégiée

Terrence Malick a du apprécier de travailler avec Jessica Chastain puisqu'après Tree of Life, il l'a engagée pour le casting de son film suivant, faisant d'elle la seule actrice, avec Sean Penn, à avoir tourné dans deux de ses films (La Ligne rouge et Tree of Life pour Penn).

Trouver sa place au sein d'un film

Brad Pitt s'est très tôt engagé sur le film, mais en tant que producteur, via la société Plan B. Ce n'est qu'après que Malick ait fini le scénario que l'idée de jouer le rôle du père de famille lui est venue : "quand Terrence a fait lire le scénario à Brad, celui-ci s'est senti en phase avec le personnage. Et il a tout de suite donné son accord. J'imagine que le fait qu'il soit père depuis peu de temps l'a rendu d'autant plus sensible à la problématique du film, et notamment à la question de trouver sa place au sein de la famille", explique Dede Gardner.

Un acteur acquis d'avance

Terrence Malick pensait depuis le début à Sean Penn pour le rôle de Jack. Quand il lui a proposé, l'acteur, qui avait déjà travaillé avec le réalisateur sur La Ligne rouge, a très vite marqué son intérêt. Cela lui permettait en plus de retrouver Bill Pohlad qui venait de produire son film, Into the Wild. Une proposition qu'on ne peut pas refuser en somme!

Le fier esprit texan

Terrence Malick a tourné son film au Texas et a voulu, par souci d'authenticité, y trouver les jeunes garçons qui allaient incarner les enfants O'Brien. Le producteur associé Nicolas Gonda et un assistant du réalisateur A.J. Edwards, ont donc dû traverser le pays pour trouver les perles rares qui convenaient au réalisateur et à la productrice Sarah Green : "Nick et A.J. ont fait un très bon boulot et ont su repérer les visages qui intéressaient Terrence. Les trois garçons qui ont été sélectionnés ont de fortes personnalités mais ont aussi reçu une éducation ‘à l'ancienne' pour ainsi dire. Chacun a son propre style et a su s'imposer à l'image." C'est aussi au Texas qu'ils ont cherché des seconds rôles parmi les habitants, la directrice de casting Vicky Boone les choisissant souvent pour leur propre personnalité: "Tous ceux que nous avons retenus ont un vécu dans lequel ils ont puisé pour interpréter leurs personnages. Du coup, plus de 90% des acteurs du film sont des non professionnels."

Des mystères minutieusement construits

Le culte du secret de Terrence Malick n'est pas une légende. Nicolas Gonda révèle ainsi qu'au moment de tourner au Texas, la Texas Film Commission a défendu le film auprès du gouvernement fédéral alors que l'identité du réalisateur n'avait pas été communiquée.

Des mini-Terrence Malick

Les trois garçons qui jouent dans ce film ont été choisis pour leurs talents, mais certainement aussi en partie pour leurs personnalités qui n'est pas très éloignée de celle du réalisateur d'après les dires de Nicolas Gonda : "Il y a chez chacun des garçons une simplicité qui tranche avec la période actuelle. Ils ont souvent fait preuve d'imagination et on s'est rendu compte au cours des auditions qu'ils avaient des idées pour l'intrigue auxquelles on n'avait jamais pensé. on s'est dit que c'était en grande partie dû à leur éducation et au fait qu'on les encourage à lire, plutôt qu'à regarder la télévision, et qu'on leur apprend à respecter la nature qui les entoure." Une façon d'être malheureusement assez unique semble-t-il : "Pendant tous nos déplacements, on a constaté que les enfants ne prennent plus le temps de réfléchir à cause d'Internet et des jeux vidéo. En menant nos recherches en ville, on s'est rendu compte que ces nouvelles formes de divertissement n'offraient plus beaucoup de place à la réflexion et que les jeux vidéo avaient remplacé l'imaginaire."

Piégés par leur ludisme

Pour démarquer les enfants "imaginatifs" des joueurs de jeux vidéos, Nicolas Gonda raconte avoir conçu un curieux système : "Pour savoir si on avait affaire à un bon candidat, on a mis au point un petit stratagème. On a posé une agrafeuse munie d'un bouton rouge sur le bureau et si on était en présence d'un accro aux jeux vidéo, il ne pouvait pas s'empêcher d'appuyer dessus dans les trente premières secondes du rendez-vous."

De la musique avant toute chose

Malick a toujours donné une importance énorme à la musique dans ses films. Et à l'instar de Stanley Kubrick, il aime à utiliser le répertoire de la musique classique et contemporaine. On avait été marqué par l'air de xylophone de La Balade sauvage, oeuvre de Carl Orff, bien loin de la grandiloquence de son Carmina Burana (et dont Hans Zimmer s'inspirera largement pour composer la musique de True Romance sur demande de Quentin Tarantino, scénariste du film). On se souvient du Carnaval des animaux de Saint-Saëns dans Les Moissons du ciel, plus tard musique officielle du festival de Cannes. On n'aura du mal à oublier dans La Ligne rouge la partition de Hans Zimmer, les chants mélanésiens ou encore la musique du compositeur contemporain Arvo Pärt. L'Or du Rhin de Wagner et son crescendo oppressant, accompagnant l'arrivée des bateaux sur les terres virginiennes est l'un des moments forts du Nouveau monde. La partie originale de la nouvelle bande sonore de Tree of Life est composée par le français Alexandre Desplat. Dans la bande-anonce du film, la première musique utilisée est La Moldau de Bedřich Smetana qui est consacrée à la rivière qui traverse Prague, dont on suit le cours depuis le ruisseau d'origine jusqu'au moment où elle se jette dans l'Elbe. Un titre qui fait sens par rapport à Tree of Life, qui devrait traiter de la vie d'un homme et de celle du cosmos depuis son origine. Et c'est logiquement que le morceau suivant est une marche funéraire du compositeur contemporain Patrick Cassidy.

Arrêt à Smithville, paradis perdu

Le film a entièrement été tourné au même endroit, à Smithville, au Texas. Cette ville fondée au milieu du XIXème siècle et se situant à une heure d'Austin est appelée "le secret le mieux gardé du Texas", sans doute du fait de son aspect intemporel (ou plutôt très années 1950) : ses calmes rues arborées, ses maisons espacées les unes des autres, et son architecture de styles"Queen Anne", néoclassique et victorien. Pour ne pas amener le cauchemar de la civilisation dans cet îlot de paix, la production a loué dix propriétés où l'équipe vivait (une maison pour les acteurs, une pour le HMC- Habillage, Maquillage, Coiffure -, une pour les assistants-réalisateurs...). Le matériel était stocké dans des cabanes ou des garages. De nombreux techniciens ont même été hébergés par l'habitant.

Autobiographique et cosmogonique

The Tree of Life a été tourné au Texas, là où Terrence Malick a passé une partie de sa jeunesse. Un film potentiellement autobiographique? Si l'œuvre du cinéaste semble avoir une teneur universelle, il n'est pas déplacé de penser qu'il ait pu amener une part de sa propre vie dans ses films. Ainsi, Les Moissons du ciel suit des travailleurs saisonniers fuyant Chicago pour aller travailler dans des champs dans le Middle West (vraisemblablement le Texas encore). Malick est justement né à Ottawa dans l'Illinois (Etat dont Chicago est la capitale) et aurait passé une grande partie de son enfance à suivre son père, travailleur saisonnier, souvent vers Waco, au Texas.

Un homme pétri de culture

Pour trouver l'inspiration, le chef décorateur Jack Fisk est allé longuement flâner au MET, le Metropolitan Museum of Art à New York, où il s'est imprégné d'œuvres d'art des différentes époques pour obtenir l'atmosphère visuelle particulière du film.

Trouver dans la nature la source de la création

Il y a, dans Tree of Life, un véritable "arbre de vie", celui qui pousse devant la maison où vit la famille O'Brien. Celui-ci, un chêne encore vivant de 29 tonnes (!), se situe dans la ville de Smithville où le film a été tourné.

Fidèle bras-droit

Jack Fisk, qui a été directeur artistique sur les deux premiers films de Malick (il rencontra d'ailleurs sur La Balade sauvage celle qui deviendra sa femme, Sissy Spacek) puis chef décorateur sur les trois suivants (et même sur le sixième, actuellement en post-production) a aussi joué un rôle dans un film, mais pas n'importe lequel. En effet, il est "The Man in The Planet", l'effrayant personnage qui, au début du film Eraserhead, actionne un levier qui semble provoquer le malheur du pauvre Henry Spencer. Il incarne donc la première représentation cinématographique du "mal" dans un film de David Lynch (suivra notamment "Bob" dans Twin Peaks). Fisk et Lynch sont amis depuis l'enfance, époque où ils étaient voisins, David Lynch épousa même la soeur de Jack, Marie Fisk (dont il divorça quelques années plus tard) et les deux hommes travaillèrent ensemble sur la série On The Air, projet tué dans l'oeuf après sept épisodes.

Jurassic Malick

On a longtemps glosé autour de déclarations de Mike Fink, en charge des effets spéciaux sur le film. En effet, celui-ci apprenait au monde qu'il y aurait des dinosaures dans The Tree of life. Mais pas de crainte, le film ne s'apprête pas à lancer une épopée rivale à Jurassic Park, il serait juste question de voir l'évolution de la vie depuis le big bang en passant par l'ère secondaire (dite des reptiles). Ainsi, début 2009, ce dernier annonçait : "On travaille sur l’animation de dinosaures, mais ce n’est pas Jurassic Park. L’idée est de faire comme si une caméra était remontée dans le temps, quand les dinosaures se baladaient sur la planète et que les premières créatures commençaient à sortir de l’eau, quand les premiers mammifères apparaissaient. Notre travail sur ces créatures s’appuie sur des recherches très sérieuses."

Mad Max chez Malick?

Il a été à un moment question de voir Mel Gibson jouer dans The Tree of Life.

Brad Pitt n'était pas le premier choix du réalisateur

De même, pour jouer le rôle de Mr. O'Brien, on a parlé un temps de Colin Farrell avant d'accorder une rumeur plus persistante à Heath Ledger.
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