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Lilali_111
5 abonnés
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4,0
Publiée le 15 mai 2026
"Les Rivières pourpres" est un excellent thriller à la française. Le scénario est globalement très bon et la réalisation permet de captiver le spectateur jusqu'à la fin. Le seul bémol, c’est la fin qui est un peu floue et dont les effets spéciaux ont un peu vieilli. Mais cela n’empêche pas le film de rester un incontournable à voir.
Magistrale, un duo épique dans une enquête sombre et glauque. Le cadre géographie est somptueux et tout se lie magnifiquement. Des pensées à la regretté Nadia Fares.
Il y a des films qui marquent un tournant, et Les Rivières Pourpres en fait partie. Première claque cinématographique pour beaucoup, ce film a prouvé que la France pouvait produire un cinéma de genre capable de rivaliser avec la noirceur d'un Seven. C’est un film qui a une gueule, une atmosphère, et surtout, une identité visuelle implacable.
Une immersion minérale : Mathieu Kassovitz réussit un tour de force en transformant les Alpes en un huis clos étouffant. Ici, la montagne n'est pas un décor, c'est un monstre de pierre et de glace. La mise en scène est chirurgicale, la photographie est glaciale, et chaque cadavre découvert est une œuvre d'art macabre qui renforce cette sensation de malaise permanent.
Le choc des générations : Le duo Jean Reno / Vincent Cassel est une masterclass de casting. Reno apporte son poids, son expérience et ce calme monolithique, tandis que Cassel injecte une électricité brute et une modernité bienvenue. Leur alchimie porte le film et rend l'enquête organique, loin des clichés habituels des duos de flics.
Une ambition formelle : On sent une réelle exigence technique dans chaque plan. La musique de Bruno Coulais, inquiétante et grandiose, termine de nous plonger dans ce secret universitaire malsain. C’est du cinéma qui ne recule devant rien pour instaurer une tension viscérale.
Le bémol : Si le film frôle la perfection pendant sa phase de traque et d'enquête, il perd un peu de sa "substance" dans un final qui s'emballe. La résolution, un brin rocambolesque, vient légèrement ternir la rigueur quasi-clinique du début du récit.
En résumé : Un film fondateur. Malgré une fin un peu moins maîtrisée, Les Rivières Pourpres reste un monument du thriller hexagonal. C’est du cinéma solide, habité et courageux, qui rappelle qu’on peut faire du grand spectacle tout en gardant une âme sombre et exigeante.
Mathieu Kassovitz adapte avec certaines libertés l'œuvre de Jean Christophe Grangé les rivières pourpres. Il met à l'affiche Jean Reno dans le rôle du commissaire Pierre Niemans qui vient enquêter sur des meurtres ayant lieu à Guernon, et Vincent Cassel dans le rôle de Max Kerkerian enquêtant à Salzac sur une profanation de tombe. Les deux enquêtes vont être étroitement liées. Si le film diffère légèrement du livre, il demeure néanmoins un thriller à la réalisation soigné. Les paysages et les décors sont somptueux. Jean Reno est très charismatique dans son personnage, ce flic chevronné, qui ne parle pas beaucoup mais qui se fie à son instinct. Vincent Cassel est crédible aussi dans ce jeune flic fougueux. Le suspense est là et c'est pour notre grand plaisir, un film français comme on en fait plus. Un bon moment de cinéma
Les Rivières Pourpres de Mathieu Kassovitz affiche une ambition visuelle indéniable, mais pêche par une surenchère d’effets de style qui frôle parfois l’esbroufe gratuite. La photographie glaciale de Thierry Arbogast, bien que soignée, abuse des filtres bleutés et des contrastes appuyés, au point d’étouffer l’émotion et de rigidifier l’espace. La caméra, souvent mobile et nerveuse, multiplie les mouvements virtuoses sans toujours justifier leur pertinence dramaturgique. Si l’ambiance oppressante est bien là, l’ensemble donne trop souvent l’impression d’un exercice de style plus soucieux d’impressionner que de servir le récit.
Le thriller à la française, qui a un peu mal vieilli certes mais à le mérite d’exister. L’ambiance, les décors et l’intrigue sont assez réussis mais certains personnages sont totalement ratés, mention spéciale pour les flics humiliés et caricaturés en debiles, Kassovitz ne peut pas s’en empêcher …
Un film qui se veut peut-être un peu trop grandiose avec des révélations finales qui s'enchaînent, à se demander même comment le commissaire a obtenu les informations. Là où dans tout bon polar, on découvre petit à petit les indices pour nous mener à la grande scène de révélation, ici on nous laisse sur le côté et on attend juste que Jean Reno nous explique tout. Show don't tell. Et là, on est clairement sur le tell. Hormis le scénario qui va trop vite, le duo Cassel-Reno fonctionne très bien. Même si, là aussi, les personnages auraient pu mériter plus de développement. C'est donc assez dommage car tous les ingrédients étaient réunis pour un grand film.
Aucune tension, aucun suspense, Reno et Cassel se caricaturent, les personnages sont insupportables, tout semble concorder parfaitement et facilement dans l’enquête, c’est souvent violent pour rien (c’est ça la police ?), c’est filmé étrangement (les points de vue), le moins mauvais est la musique de Bruno Coulais et quelques scènes d’action très réussies (la poursuite en voitures). Même le roman n'a pas l’air très intéressant.
Kasso ou l'immense potentiel gâché par un esprit brouillon. Certes, il pompe sur Seven, l'Arme fatale, le Silence des agneaux, l'île du Docteur Moreau mais contrairement aux thriller qui sont arrivés 25 ans après "Les Rivières Pourpres" il y a des moments uniques, magiques, spontanés dans ses films. Et à l'époque il avait encore de l'humour. Cassel en jeune flic voyou est parfait. Jean Réno avait encore son charisme incroyable même s'il aurait pu se renouveler un peu, tout se passe bien. Beaucoup de libertés ont été prises (mais quand on sait comment Kasso dirige ses films, c'est surtout qu'en improvisant tout le temps, l'équipe a dû manquer de temps pour finir de raconter l'histoire) et le film est bâclé sur sa fin. Mais quel amour du cinéma !
Ce thriller de Matthieu Kassovitz nous emmène en montagne où le commissaire Niemans ( dont on devine qu’il est profiler) vient résoudre un crime d’un criminel du type pisteur. À travers ses meurtres le étudie sème des indices que Nielans va suivre et croiser au détour un jeune lieutenant enquêtant sur une profanation. Le scénario a pour base une très bonne idée, malheureusement parfois l’intrigue est trop simple et on devine parfois la suite, surtout pour les fans du genre. Il aurait mérité d’être un peu plus complexifier dans l’intrigue et dans l’exploitation des personnages eux mêmes. Malgré ce défaut le réalisateur réussit à créer une atmosphère très particulière, oppressante parfois, notamment grâce à la performance de Jean Reno, qui prouve une fois de plus ses grandes qualités d’acteur. Malheureusement on ne peut en dire autant de Vincent Cassel qui sur-joue son personnage et le rend parfois risible. Après c’est vrai que ses scènes d’action sont particulièrement mal réalisées car nous n’avons pas l’illusion du vrai. Au final ce long métrage reste un bon thriller à voir au moins une fois.
Peut être l’un des plus grand film français qui existe. Je lui met 4 étoiles car ça n’arrive pas à la cheville de certains films que j’ai pu noter mais en même tant il n’y a pas mieux en France.