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    Zabriskie Point
    note moyenne
    3,8
    630 notes dont 82 critiques
    34% (28 critiques)
    30% (25 critiques)
    18% (15 critiques)
    11% (9 critiques)
    2% (2 critiques)
    4% (3 critiques)
    Votre avis sur Zabriskie Point ?

    82 critiques spectateurs

    stebbins
    stebbins

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    4,0
    Publiée le 31 janvier 2007
    Le destin des personnages des films d'Antonioni est souvent pour le moins singulier: que ce soit Thomas ( le photographe de mode de Blow Up ) ou David Locke ( le héros de Profession: Reporter ), leur parcours est étrange et vide de toute signification, car il s'agit la plupart du temps d'une évolution vaine, fondée sur l'absurdité de l'existence. Il en est de même pour Mark, le protagoniste de Zabriskie Point, jeune étudiant américain qui se retrouve accusé d'un meurtre qu'il n'a pas commit et qui prend la fuite jusqu'à se retrouver en pleine Vallée de la Mort. S'en suivra une superbe séquence dans laquelle Mark et Daria ( la sécrétaire d'un riche architecte, elle même vouée à la vacuité de l'existence, et fuyant son employeur et la société de consommation ) se retrouveront pour mieux se perdre...Zabriskie Point est un film à la structure formelle déroutante, dont la scène érotique ( ou psychédélique ? ) dans la désert vaut à elle seule le visionnage. Antonioni magnifie l'espace désertique, la poussière et la chevelure de ses personnages, dans des plans d'une incroyable beauté. La musique des Pink Floyd est en adéquation parfaite avec l'image, et la mise en scène du cinéaste séduit par son caractère brut ( les comédiens sont pour la plupart amateurs et la caméra est instable pour une bonne partie du film ). Zabriskie Point rappelle Easy Rider ( qui est sortit à la même époque ) de par la marginalité spirituelle des personnages et leur refus des normes établies par la société américaine. Le film d'Antonioni inspira certainement Gus Van Sant pour Gerry...Très réussit dans l'ensemble, malgré les scènes précédant le départ de Mark en avion, que m'ont parfois semblé ennuyantes....
    Backpacker
    Backpacker

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    5,0
    Publiée le 18 janvier 2007
    Extraordinaire critique libertaire d'Antonioni sur la société de consommation et la répression contre toutes les formes de contestations altermondialistes. Son film soulève quantité de réflexions et de questions portant sur la liberté de pensée et de vivre dans notre société. Un long-métrage révolté aux images fortes, visionnaire et indispensable...
    chrischambers86
    chrischambers86

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    5,0
    Publiée le 10 août 2010
    Une oeuvre puissante d'Antonioni avec les bouleversements de la sociètè amèricaine des annèes 70, et qui montre sa parfaite adaptation à l'Amèrique! S'inspirant du mythe d'Icare, le cinèaste italien propose une vision de l'Amèrique bourrèe de clichès qu'il transcende par une mise en forme originale et esthètique!On retouve dans "Zabriskie Point" les èlèments de la poètique de son auteur: saturation des couleurs, supèrioritè du soleil sur les èclairages de l'oeuvre, alternance du classicisme des compositions et de l'abstraction èblouissante des mouvements de camèra! Le film commence par un dèbat entre ètudiants radicaux et militants noirs qui constitue un bon exemple de cinèma vèritè avec ses gros plans sur les diffèrents interlocuteurs! La scène d'èmeute et la reprèsentation d'une zone industrielle à Los Angeles sont tout aussi convaincantes!La suite est extraordinaire avec cette errance hypnotique dans le dèsert qui tranche volontairement avec la violence et la froideur urbaine de la première partie et qui brosse, sur un mode proche du reportage! Quant à la vue sur le paysage lunaire de la Vallèe de la Mort, filmèe depuis "Zabriskie Point", elle est absolument irrèprochable! Côtè cating Mark Frechette et Daria Halprin sont inoubliables et n'ont que pour eux leur physique! ils apprècient les jeux èrotiques et leur rencontre est celle de deux esprits aussi bien que deux corps!Si leur approches sont diffèrentes, leurs idèologies sont semblables; elle est pacifiste, lui activiste!Notons que Frechette ètait manifestement un jeune homme très en colère et qui a fait don de son cachet à une communautè de Boston vouèe à l'astrologie avant d'être arrêtè par la suite alors qu'il tentait de dèvaliser une banque! Condamnè à 15 ans de prison, il meurt à 27 ans, la gorge (accidentellement?) ècrasèe par une altère!Un chef d'oeuvre profondément pessimiste avec un final virtuose et la libération par la destruction! Excellente B.O dont les Pink Floyd,Grateful Dead ou The Youngbloods.
    m.julien210
    m.julien210

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    5,0
    Publiée le 30 septembre 2014
    J’ai été totalement séduit par Zabriskie Point. Ignoré du grand public, certes moins connu que Easy rider ou encore Taxi driver, il est pourtant tout aussi percutant et emblématique de son époque. C’est un film engagé qui ne fonctionne pas sur un récit construit, son but premier est d’accuser la société américaine puritaine et conformiste à la fin des 60’s à travers l’idéologie hippie. Ainsi nous suivons les péripéties de Mark, un jeune universitaire en désaccord avec l’Amérique dans laquelle il vit. La première partie du film est donc une dénonciation. De cette façon, la caméra d’Antonioni décrit une Amérique traditionaliste profondément raciste et violente, un passage est d’ailleurs particulièrement explicite : Mark entre dans une armurerie et fait semblant d’adopter une attitude xénophobe : « Nous avons besoin d’armes pour nous défendre. Des noirs vivent près de chez nous, il faut protéger nos femmes » l’armurier coopère : «Protéger son domicile c’est légal. Si vous les butez dehors, rentrez-les ». Le réalisateur blâme également le capitalisme et sa société de consommation, les enseignes sont omniprésents dans le long-métrage, de plus, le principal antagoniste est le responsable d’une grande entreprise immobilière. La seconde partie du film se déroule dans le désert. Mark rencontre Daria, jeune femme fuyant son patron. Les plans sont plus longs et les paysages sont mis en avant. On entre dans le domaine du sensoriel et de l’onirique, Antonioni nous fait partager leur « trip » incroyablement beau et sensuel. Là les personnages se sentent libres. Ils fument, font l’amour et disent ce qu’ils pensent. Une relation amoureuse se crée. Le couple fonctionne très bien à l’écran grâce aux deux acteurs très peu connus qui sont obligés de porter le film car pendant quarante minutes, il n’y a qu’eux à l’écran, dans leurs paradis perdu. Ce que j’ai apprécié dans Zabriskie Point, c’est que les plans sont extrêmement étudiés et soignés, le réalisateur joue beaucoup sur la profondeur de champ. Globalement la photographie est très belle. Le montage est certes un peu déroutant, mais je l’associe au côté réaliste que le réalisateur essaie d’apporter à son film : la scène du débat étudiant et celle des émeutes sont filmées comme un documentaire. Outre l’aspect technique, Michelangelo Antonioni parvient à délivrer des images fortes, comme cet avion aux couleurs hippies qui survole Los Angeles, royaume du capitalisme, et ses intentions sont claires et précises, sa déclaration est correctement développée (rien n’est laissé au hasard) et son film laisse part à une réflexion et peut-être même une remise en cause du spectateur à l’époque à laquelle il est sorti. Enfin, la bande originale est superbe. Signée Pink Floyd elle prend tout son sens lors de la scène spoiler: d’explosion qu’imagine Daria à la fin du film . En effet on peut voir à l’aide de magnifiques et surprenants ralentis, pleins d’objets faisant référence à la société de consommation tourbillonnant sur des accords de guitare électrique. J’ai adoré ce moment, grand trip audiovisuel complètement halluciné et jubilatoire. En conclusion, Antonioni signe un film maîtrisé et engagé qui n’a pas eu le succès qu’il méritait. Sexe et violence sont montrés sans complaisance dans une œuvre étrange, hallucinatoire et symboliquement tragique. Si Blow up vous rebuté regardez quand même Zabriskie Point qui est plus facile d'accès et qui semble plus sincère.
    Plume231
    Plume231

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    3,0
    Publiée le 9 juillet 2011
    La trame scénaristique pourrait tenir écrite sur la poche de venin d'un scorpion du désert, il n'empêche Antonioni a laissé une grande partie de son ennui en traversant l'Atlantique. Et il faut tout de suite reconnaître qu'il a aussi bien capté l'ambiance des révoltes estudiantines américaines qu'il l'avait fait pour le Swinging London dans "Blow-Up". Le couple de jeunes acteurs inconnus fonctionne très bien, on a droit à quelques belles fulgurances notamment le final, et la musique des Pink Floyd colle bien. Une petite réserve quand à la scène des roulades dans le sable, qui s'apparente à une scène de sexe, qui fait plus penser à une pub Royal Canin qu'à autre chose (certains trouveront paradoxal que je compare l'instant d'un film qui dénonce la société de consommation à une publicité mais j'ai pas envie qu'on m'emmerde avec ça...!!!). Bon ben voilà, un des Antonioni les plus regardables.
    cylon86
    cylon86

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    3,0
    Publiée le 26 janvier 2011
    Antonioni est loin d'être un cinéaste facile d'accès et ses films sont souvent des OVNIS cinématographiques. "Zabriskie Point" n'échappe pas à la règle mais reste compréhensible et offre de beaux moments (le final, splendide). Critique subversive de la société américaine toujours d'actualité aujourd'hui, le film comporte ses moments creux. Daria Halprin est superbe.
    Julien D
    Julien D

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    4,0
    Publiée le 11 septembre 2013
    Cet étrange objet cinématographique qu’est Zabraskie Point est indissociable de la filmographie de son auteur, Michelangelo Antonioni, qui se fit remarquer en Italie avec des films brisant les codes de la narration classique. Tout cinéphile connaissant l’œuvre d’Antonioni ne sera donc pas surpris de voir, dans certaines scènes, les voix disparaitre ou le héros mourir avant la fin, mais si ce film a tant fait parler de lui c’est finalement moins grâce à sa forme expérimentale qu’à sa teneur politique dont l’accueil méprisant du public américain valut au réalisateur d’être désavoué par la MGM de son contrat à long terme. Pourtant, avec le recul, Zabraskie Point est une œuvre qui décrit avec beaucoup de justesse les luttes étudiantes des années 70 et les cultures hippies et beatnik à travers un road-movie mélodramatique et plein de belles images porté par une bande-originale envoutante. Evidemment, et malgré le grand nombre de scènes censurées, la prise de position très libertaire de son auteur fit du film un échec commercial cinglant certes mais surtout, et du même coup, une œuvre culte d’une beauté et d’une puissance évocatrice aujourd’hui trop rare.
    RENGER
    RENGER

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    4,0
    Publiée le 7 février 2008
    Après son thriller Blow Up (1967) pour lequel il reçu la Palme d’Or lors du 20ème Festival de Cannes et bien avant son Profession : Reporter (1975), Michelangelo Antonioni change de registre pour critiquer ouvertement la société Américaine des années sixties, au moment où ont lieu de grands bouleversements, tels que les manifestations d’étudiants sur les campus universitaires, l’explosion de la contre culture avec le mouvement hippie et sa philosophie de la drogue et de l’amour. Antonioni découpe son film en deux parties bien distinctes, la première commence comme un documentaire, la caméra sur l’épaule, et la seconde partie, c’est tout autre chose puisqu’il s’agit d’un road movie ! Sur fond de Pink Floyd, il suit le parcourt aventureux deux de jeunes, assez différent l’un de l’autre. Avec une mise en scène soignée, au cœur de divers décors tous somptueux, il nous livre une réflexion intéressante sur les Etats-Unis et son avenir. Il réalise aussi deux séquences mémorables : l’orgie dans le désert ocre et la scène finale, un enchaînement d’explosions, véritable œuvre d’art.
    ClashDoherty
    ClashDoherty

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    5,0
    Publiée le 7 juin 2007
    Assez déroutant, mais visuellement superbe, "Zabriskie Point" est un des films les plus cultes de la fin des années 60, époque du 'flower power' et du psychédélisme. La musique (Grateful Dead, Pink Floyd...) accentue encore un peu plus le coté psyché du film, qui contient deux-trois scènes assez lourdes à regarder de nos jours (la scène où les deux héros font l'amour, par exemple), mais reste immanquable. Superbe, dans l'ensemble.
    Truman.
    Truman.

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    3,5
    Publiée le 8 janvier 2014
    Nous sommes en 1969 a Los Angeles et les temps sont durs, la jeunesse se révolte et subit une oppression policière violente . Mark va alors assister au meurtre d'un policier, de peur de se faire arrêter car il avait une arme il va fuir en volant un avion . En survolant Los Angeles, la liberté pointe le bout de son nez et nous quittons la révolution . Mark arrive alors dans le désert et rencontrera Daria, une jeune femme avec qui se liera une courte histoire d'amour . Zabriskie Point a un défaut, c'est que son sujet n'est pas traité comme il faut, trop expéditif et peu approfondi, on comprend ou veut en venir le réalisateur mais j'ai eu l'impression qu'il manquait un petit quelque chose dans tout ça . Ensuite le film est un vent de liberté, d'amour, de soleil, de poussière d'une jeunesse révoltée, c'est beau, touchant et la réalisation est parfaite . Probablement l'un des plus belle scène d'amour dans la nature qui puisse exister dans le cinéma . Le film offre non seulement des plans maitrisés en hélicoptère mais de magnifiques images . Rajoutons a tout cela une bande son qui colle a merveille . Zabriskie Point est une ode a la liberté et a l'amour, il ne lui manque qu'un petit truc pour devenir un indispensable dans son genre mais ça reste un très beau film .
    GabbaGabbaHey
    GabbaGabbaHey

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    4,0
    Publiée le 11 septembre 2011
    Un film superbe de Michelangelo Antonioni... Un film puissant parlant entre-autres de la société de consommation avec une maturité et une pertinence exceptionnelles, et au rythme d'une narration extraordinaire (Antonioni oblige...), très originale, et d'une grande force, racontant une histoire simple, comparable a un simple poème, avec une telle splendeur, avec tant de grandeur... Et tout cela est renforcé par une bande originale géniale, notamment composée par Pink Floyd. "Zabriskie Point" est un hymne a l'antimatérialisme d'une intensité inouïe.
    scorsesejunior54
    scorsesejunior54

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    2,5
    Publiée le 10 avril 2009
    Après avoir délaissé les productions purement transalpines pour aller faire un petit tour outre-Manche et réaliser "Blow Up", Michelangelo Antonioni traversait carrément les Océans en 1970 lorsqu'il nous livra "Zabriskie Point", étrange long-métrage où des approches radicalement différentes du cinéma se confrontent pour le meilleur et pour le pire. Déséquilibré et donc forcément inégal, le film peut toutefois se découper en deux parties distinctes (y compris en terme de qualité). La première, surprenante (pas dans le bon sens du terme) offre un condensé des pahmplets d'extrême-gauche très à la mode à l'époque, narrant une révolte estudiantine ayant mal tourné. La mise en scène se rapproche du reportage, le cadre étant constamment instable, le montage parfois à la limite de l'hystérie. Les discours sont formatés, l'esthétique sent le conformisme à plein nez : bref, on s'ennuie ferme. Et puis, lorsque Antonioni se lance dans une déconstruction de son récit, qu'il envoie bouler l'intrigue de base pour isoler deux personnages dans un espace vide devenant leur monde, tout prend sens. Reprenant le procédé de "l'Avventura" en lui donnant un côté plus anarchique, M.A. mène de main de maître un essai planant jusqu'à sa transition vers le final un brin hésitante. La rencontre, la séduction, le tout sans donner de repères précis au spectateur font partie des choses que le maestro savait faire passer à l'écran. La preuve une fois de plus dans cette production un peu barrée touchant occasionnellement (précisément lors de deux séquences) au sublime. Le final, d'une grande puissance (tant psychologique que visuelle) n'est pas sans rappeler dans ce qu'il entreprend celui de "L'Eclisse" : même culot et même mépris des conventions pour quelques minutes jouissives. Ce qui ressort donc de "Zabriskie Point", c'est la faculté d'adaptation d'Antonioni (et de son style) à un univers complètement différent de celui qu'il étudie habituellement. En cela, cette tentative est passionnante.
    CineRepertoire.free.fr
    CineRepertoire.free.fr

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    3,5
    Publiée le 10 septembre 2013
    C'est le premier film US de Michelangelo Antonioni, très ancré dans la réalité de l'époque (fin des années 1960, mouvements de contestation étudiante, répression policière...). Le cinéaste continue d'explorer son thème fétiche de l'incommunicabilité, non plus sur le terrain de l'intime, mais sur un plan social, générationnel, idéologique. Incommunicabilité entre une jeunesse éprise de liberté et un monde adulte bourgeois, matérialiste et autoritaire. Antonioni s'approprie une certaine mythologie nord-américaine (road-movie, grands espaces, grandes maisons symboles de réussite sociale) pour mieux la transgresser, la dynamiter. Il se laisse porter par une inspiration poétique et révolutionnaire, qui trouve son expression dans quelques scènes fortes : l'amour dans la vallée de la Mort, la déflagration finale, filmée au ralenti et sous de multiples angles. Liberté sexuelle et rêve d'une société qui vole en éclats... Tout cela sur une musique de Pink Floyd. On est en plein trip fantasmatique. Côté sémantique visuelle, on note une opposition entre les villes tentaculaires et le désert, les messages publicitaires saturant l'environnement urbain et une communication humaine, épurée, sensorielle. Sans oublier la présence récurrente de la couleur rouge... Au final, Zabriskie Point apparaît comme une balade romantique et explosive, certainement naïve, utopique, mais d'une grande beauté esthétique.
    Raw Moon Show
    Raw Moon Show

    Suivre son activité 85 abonnés Lire ses 536 critiques

    3,0
    Publiée le 12 décembre 2014
    C’est vraiment parce que c’est Antonioni, que c’est Pink Floyd aux oreilles, et qu’il y a deux ou trois incroyables morceaux de bravoure cinématographiques : le cœur du film avec la montée du désir, la danse de la séduction par l’avion tournant autour de la voiture dans des décors fous de beauté. Puis l’amour à 20 ans dans la poussière de Zabriskie Point. Et leurs visions sensuelles. Il y a enfin les derniers plans sublimés par la musique de Pink Floyd juste après les explosions à répétition (qui elles énervent plus qu’autre chose). Sinon tout le début est franchement bancal : la trivialité des échanges entre étudiants pseudo révolutionnaires. Les échanges de coups de feu, moyennement filmés, amenés. Tout le reste qui s’étire en longueur de façon invraisemblable. Des plans qui ne se tiennent pas et n’en finissent plus. Et une intrigue globalement d’une naïveté confondante, qui peine à nous porter avec elle. Je crois qu’en mixant le beau Badlands et ce psychédélique Zabriskie Point, y aurait eu matière à accoucher d’un sublime objet. Mais en l’état celui-ci se résumera aux 2 ou 3 moments d’anthologie cités ci-dessus C’est déjà pas mal vous me direz !
    Shawn777
    Shawn777

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    3,0
    Publiée le 24 janvier 2018
    Ce film réalisé par Michelangelo Antonioni et sorti en 1970 n'est pas mal mais je m'attendais à mieux. Comme d'habitude, face à une œuvre de ce réalisateur, je me demande toujours à la fin si j'ai adoré ou détesté et j'y ai cette fois trouvé un juste milieu car je ne le trouve finalement pas si mal mais sans plus. Un garçon contestataire et rebelle face à la société raciste et capitaliste qui l'entoure est accusé d'un crime qu'il n'a pas commis, pour fuir la police, il vole un avion et se rend dans le désert où il y rencontre une jeune fille. Bon, le film ne traite pas uniquement d'une vulgaire histoire d'amour, comme le synopsis pourrait le laisser penser et ce serais d'ailleurs très étonnant de la part du réalisateur italien qui aime bien piquer ses spectateurs mais plus d'une époque, d'une société et d'une manière de penser. Cette force de se révolter contre la société, contre une idéologie assez ancrée dans les mœurs, surtout en ce qui concerne le racisme à cette époque et surtout, les années 70, c'est la libération sexuelle, les manifestations étudiants et une liberté de penser encore et toujours plus libre et le film nous fait en très gros un condensé de tout cela. Dès le début, nous sommes confronté à un débat étudiant houleux puis plus tard à l'horreur du racisme et puis jusqu'au moment où le film contraste totalement avec le début, deux jeunes personnes dans un désert vide en train de s'amuser, tout simplement. Ce contraste est intéressant mais je trouve qu'il manque malgré tout un petit quelque chose qui rendrait le film bien mieux, peut-être que le sujet n'est pas assez poussé ou alors mieux amené car jusqu'à environ quarante minutes, on se demande où le film veut nous emmener et on n'arrive donc pas vraiment à rentrer dedans, ce qui est très dommage. Pour ce qui est de la réalisation, elle est très bonne et les derniers plans du film sont tout simplement magnifiques et sortent complètement de la réalité. Du côté des acteurs, nous avons Daria Halprin qui joue bien et Mark Frechette au destin tragique qui, lui aussi, joue bien. "Zabriskie Point" est donc un film auquel il manque pour moi quelque chose mais qui ne reste malgré tout pas mal.
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