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    Un après-midi de chien
    note moyenne
    4,1
    3061 notes dont 268 critiques
    31% (84 critiques)
    40% (108 critiques)
    18% (49 critiques)
    6% (15 critiques)
    3% (8 critiques)
    1% (4 critiques)
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    268 critiques spectateurs

    Bertie Quincampoix
    Bertie Quincampoix

    Suivre son activité 16 abonnés Lire ses 35 critiques

    5,0
    Publiée le 5 novembre 2019
    Inspiré d’une incroyable histoire vraie, ce quasi huis-clos prend pour cadre une petite agence bancaire de Brooklyn par une journée d’été caniculaire typique de New-York. Le projet d’Al Pacino – l’acteur est génial du début à la fin – et de son complice John Cazale ? Braquer cette banque. Mais leur impréparation et leur amateurisme vont rapidement rendre l’entreprise ridicule : leur troisième partenaire les lâche au bout de deux minutes, les coffres sont vides, et surtout, la police va rapidement encercler le bâtiment, du fait de l’excès de zèle d’un flic qui va rendre dangereuse une situation a priori plutôt sous contrôle. Dépassant le burlesque pur de sa première demi-heure, Un après-midi de chien va se muer en un portrait implacable d’une Amérique rongée par ses excès, nous offrant la critique acerbe du sensationnalisme des chaînes de télé intéressées par le potentiel de divertissement de cette prise d’otage, et aidées par l’envie de tout à chacun de connaître son fameux quart d’heure de gloire. Développant un discours plus politique encore, Sidney Lumet évoque aussi au cours de séquences mythiques la situation des minorités noires et homosexuelles aux États-Unis. Puis, ce long-métrage au scénario plein de surprises bifurque sur un drame plus intime et absolument bouleversant, donnant des indices sur la motivation profonde des principaux protagonistes, qui à aucun moment ne sont jugés. Une mise en scène remarquable d’inventivité pour un film étonnant, détonnant et jamais manichéen.
    maxime ...
    maxime ...

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    4,5
    Publiée le 11 août 2019
    Une dizaine d'années me sépare du temps ou j'ai vu ce long métrage pour la première fois ... Je ne l'avais d'ailleurs jamais revu depuis et pourtant tout m'est resté ! Sydney Lumet immense réalisateur ( Douze Hommes en colère, Serpico entre autres ) magnifie son film au travers de son histoire mais aussi dans sa direction d'acteurs, tous impeccables ! Impeccable, le mot est du reste faiblard tant ils sont aux diapasons. Al Pacino bien entendu, Sonny son personnage reste une de ses compositions mythiques. Ce dernier trouve toute les parades, il se rend sympathique à nos yeux, son authenticité et son mal-être résonne de minute en minute. Constat similaire pour John Cazale, lui aussi bouleverse, ses regards, ses hésitations ... Un immense acteur ! Penelope Allen, Charles Durning, Chris Sarandon et les autres sont aussi à salués. Le long métrage en soi est aussi à applaudir. Sydney Lumet comme tout excellent réalisateur filme se qui l’intéresse et délaisse ou du moins ne se sert qu'a minima de son cadre pour servir ce qui lui chante. Ici les tourments de ses êtres en perdition. Un film profondément humain, ou les paradoxes règnent, les histoires se confondant ... Un Après-Midi de Chien est un Film Culte, rien ne sert d'attendre 10 piges avant de le revoir !
    ConFucAmuS
    ConFucAmuS

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    4,5
    Publiée le 30 juillet 2019
    Adapté d'un fait divers survenu en 1972 à Brooklyn, Un après-midi de chien s'empare du destin d'une poignée pour étendre le cadre à celle d'un pays. Le braquage qui dérape, ce n'est pas vraiment de l'ordre de l'inédit. Par contre, rares sont les films à avoir élevé le postulat au rang d'œuvre générationnelle. Ce qui rend l'histoire encore plus prenante, c'est aussi parce que le braqueur en chef (Sonny Wortzik) est désespérément sympathique. Appelez ça le syndrome de Stockholm. Mais les faits sont là : à mesure que l'intrigue avance et que le casse vire à la cohue médiatique, Sonny se défait de ses oripeaux. Révélant un homme fragilisé par le désespoir et l'incompréhension, c'est le procès de l'Amérique que fait Sidney Lumet. Prophétisant les dérives médiatiques que les années ne manqueront pas de nous servir, le film attaque - derrière le drame - le pays à la bannière étoilée. Au détour d'une réplique ("Attica", "Attica"), c'est un pays gangrené par l'intolérance et la violence auquel s'adresse le personnage. Pour Sonny, c'est une manière de le faire entendre aux autorités, à la télévision, à l'opinion publique. Pour Lumet, une piqûre de rappel des injustices qui sévissent toujours aux U.S.A. Une oppression qui pousse les malheureux, les oubliés ou les désœuvrés à la manière forte. Sonny en fait partie, et ce qui donne à Un après-midi de chien cette charge émotionnelle intense. Al Pacino trouve l'une de ses plus magnifiques performances. Traversant une gamme d'émotions avec la même justesse, l'acteur fait un vrai coup de force. Un classique visionnaire et intemporel.
    tuco-ramirez
    tuco-ramirez

    Suivre son activité 47 abonnés Lire ses 620 critiques

    3,5
    Publiée le 3 juillet 2019
    Mais kesako un après-midi de chien, en anglais « dog day afternoon » ? C’est une expression pour désigner un jour d’été caniculaire. Sidney Lumet débute son film avec une succession de plans de rues dans les différents quartiers de New-York avec des gens composant avec une chaleur écrasante que l’on ressent jusque derrière l’écran. Et puis sa caméra s’arrête sur une voiture dont les trois occupants s’apprêtent à commettre un braquage. Hop en 10’ le tour doit être joué. Mais comme dans tous braquages montés par des branques, tout fouare et bing (encore une onomatopée) et c’est la prise d’otage du personnel de la banque. Ce film est aussi l’adaptation d’un fait divers de 1971. Voici pour le contexte. L’histoire de braquage est assez classique, de ce côté rien de bien neuf ; mis à part que Lumet met bien tout en œuvre afin que l’ordinaire soit bien de mise ; les personnages secondaires (personnel de la banque en tête) n’ont aucune aspérité, le commun des mortels. Mais alors où va se loger l’intérêt du film ? Tout d’abord derrière la performance habitée des deux têtes d’affiche, Al Pacino et John Cazale, qui pour l’anecdote sont des copains d’enfance… incroyable. D’un côté le jeu hallucinant entre rage et émotion pure de Pacino, de l’autre un John Cazale (décédé bien trop jeune) discret et tout en vulnérabilité. Ensuite, il y a le rythme donné au film par la mise en scène et le montage sec de Lumet ; son huis clos hyper serré quasi en temps réel (la prise d’otage dura 4 heures, le film 2) affiche un traitement documentaire (extérieur, absence de lumières artificielles,…). On ne s’ennuie pas, et on ne s’ennuie pas car Lumet ajoute aux traditionnels braqueurs, flics et otages ; les medias et le public. Et c’est bien sur ce dernier point que Lumet appuie là où çà fait mal avec un regard aiguisé et visionnaire. Difficile de ne pas voir, dans le cirque médiatique qui se met en place autour de la banque, un parallèle avec quelques réalités actuelles et le travail très peu journalistique des chaines en continu. Et Pacino lorsque sa prise d’otage prend des accents médiatiques rêve à son tour d’avoir son quart d’heure de gloire ; rêve aujourd’hui accessible à tous au travers d’émission à l’encéphalogramme plat. Mais hier comme aujourd’hui à côtoyer la bête de trop près elle vous dévore. Et Pacino de martyr de la société du spectacle, il en deviendra pour les homos son fer de lance pour finir broyé. Sidney Lumet livre là une charge sans faille contre la manipulation effectuée par les medias populaires à la recherche d’audience plus que de sujet de fonds. Un chouette film qui ne laisse qu’une trace : le jeu du duo d’acteur. tout-un-cinema.blogspot.com
    Ghighi19
    Ghighi19

    Suivre son activité 5 abonnés Lire ses 26 critiques

    5,0
    Publiée le 4 mai 2019
    Chef d oeuvre absolu ! de la mise en scène en passant par l interprétation des tous les comédiens. Une réussie c était pas évident de passionner le public pendant deux heures en filmant un braquage de banque manqué dans un lieu unique : la banque ! . Al Pacino compose avec génie ce type désespéré qui finit pas ne plus croire en rien . John Cazale est inoubliable en fou de la gâchette. Un classique .
    HamsterPsycho
    HamsterPsycho

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    3,5
    Publiée le 23 avril 2019
    Ce ne serait pas inspirés de faits réels, on n'y croirait pas tellement ça paraît loufoque. Mais les faits sont là. Al Pacino porte l film et fait bien passer le caractère amateur du personnage, personnalité complexe maladroite, naïve dans le déroulement du braquage et pourtant assez clairvoyant dans sa vision de la société qui l'examine à la loupe. Par contre, on retrouve toujours le Al Pacino braillard, et le style des années 70 au cinéma, très bruyant.
    weihnachtsmann
    weihnachtsmann

    Suivre son activité 77 abonnés Lire ses 217 critiques

    3,5
    Publiée le 8 avril 2019
    Le film a pour lui un suspense mais certaines scènes absurdes lui donnent un air de film des frères Cohen. Cet humour ravageur au milieu d’un malaise intense et surtout ce braqueur qui semble un héros aux yeux du public font du film une vraie tragédie sur fond d’étrangeté.
    CH1218
    CH1218

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    4,5
    Publiée le 3 avril 2019
    « Attica ! Attica ! Attica ! ». Le 22 août 1972, John Wojtowicz et Salvatore Naturale braquent un établissement bancaire dans une rue de Brooklyn. De ce simple fait divers, Sidney Lumet tire un film génial, à la mise en scène solide et immersive. Tragédie sociale dans un premier lieu, « Un Après-midi de Chien » est un peu plus que ça. Déjà, le ton employé est, malgré la tension constante, régulièrement propice à l’humour et nous entraîne rapidement à éprouver, à l’instar même des otages, une réelle sympathie pour ces pathétiques apprentis gangsters. Ceci est d’autant plus tangible lorsqu’on découvre la vraie motivation de Sonny à commette ce délit. Pour ce rôle - l’un des plus grands de sa carrière -, Al Pacino déroule un max et s’accapare à lui seul l’écran, relayant ses partenaires au second plan à commencer par un inquiétant John Cazale qui, loin de démériter, ne peut guère rivaliser.
    Olivier D
    Olivier D

    Suivre son activité 24 abonnés Lire ses 66 critiques

    4,0
    Publiée le 2 avril 2019
    Je suis tombé par hasard sur ce film que je ne connaissais pas et parfois cela donne de belles surprises. En voyant Al Pacino au premier regard, forcément cela incite à regarder. J'ai donc laissé se dérouler le film et je me suis complètement laissé embarquer. Al Pacino tiens le film de bout en bout, il fait une prestation incroyable. La tâche n'était pourtant pas évidente avec un quasi huis clos dans la banque et ses alentours. Très bonne surprise donc, j'aime quand je découvre des œuvres de cette manière.
    Housecoat
    Housecoat

    Suivre son activité 62 abonnés Lire ses 6 critiques

    4,5
    Publiée le 2 avril 2019
    Le summum du cinéma policier et social. Il est évidemment impossible d'évoquer tout ce qui arrive à passer dans Un après-midi de chien tant Sidney Lumet traite à partir d'un simple braquage raté toute les spécificités de la société Américaine, en pleine ère de la contre-culture où les différentes classes et mœurs ne demandent qu'à exploser au grand jour. Il ne suffisait que d'un grand coup médiatique pour que ça arrive, ce petit événement déchaînant tellement de passions pour ses enjeux et les raisons qui l'ont amené qu'elle concernait n'importe qui. L'une des principales forces du film qui permet de véhiculer confortablement les messages sociaux tout en jonglant entre les différentes étapes de la prise d'otages repose sur la caractérisation des personnages incarnés par Al Pacino et John Cazale (on peut aussi compter le troisième larron qui abandonne au début, préfigurant déjà l'impact de la nature sur une situation aussi tendue), de véritables débutants incapables de commettre le pire et sympathisants malgré eux avec les concernés et la foule qui les loue au rang de héros du moment. Lumet garde pourtant en tête la nuance indéterminable sur l'effet de masse, les réactions pouvant êtres imprévisibles. Les moments de collaboration et même d'amitié entre les protagonistes maintiennent la dangerosité de la situation mais se développent en véritable compassion, tant pour les otages que pour le spectateur malgré la tension qui pèse de plus en plus sur leurs épaules. Le film dont le Nouvel Hollywood avait besoin, le témoignage le plus réaliste et le plus tonitruant de son époque, parlant de tout et questionnant tout le monde en un temps record.
    The Claw
    The Claw

    Suivre son activité 28 abonnés Lire ses 266 critiques

    3,5
    Publiée le 24 mars 2019
    Un classique de 1975 que je n'avais encore jamais vu : c'est maintenant chose faite. On entre directement dans l'action dès le début du film, qui est inspiré d'une histoire vraie. C'est très bien interprété (on s'en doutait), mais j'ai quand même trouvé que c'était un peu long, et soporifique sur la fin, peut-être à cause de l'absence de musique. Bon film tout de même, avec quelques scènes mémorables.
    TTNOUGAT
    TTNOUGAT

    Suivre son activité 178 abonnés Lire ses 1 477 critiques

    2,0
    Publiée le 9 janvier 2019
    40 ans plus tard, ce film ayant connu un grand succès à sa sortie ne peut plus passer du tout aux yeux du public de 2019. Le contexte a complètement changé et si on ne sait pas que la trame de l’histoire est tirée d’un fait divers, on ne peut jamais croire une minute au déroulement du scénario. Vu comme une comédie burlesque ‘’une après mdi de chien’’ peut s’admettre. Comme un film réaliste, c’est absolument impossible. C’est devenu un vrai pensum et il faut s’accrocher à son fauteuil pour ne pas s’endormir. Présenté comme cela le genre humain fait pitié, il n’ y a pas un seul personnage qui semble avoir le moindre équilibre mental et dans ces conditions la scène finale, que l’on voit pourtant venir, passe épouvantablement mal. Il y a beaucoup de travail dans ce film, les deux étoiles sont pour cette reconnaissance et pour la constance de Lumet à traiter son sujet favori : le groupe.
    Audrey L
    Audrey L

    Suivre son activité 38 abonnés Lire ses 115 critiques

    5,0
    Publiée le 20 juillet 2018
    Un film viscéral, enlevé par l'interprétation transcendée et hallucinante du jeune Al Pacino, impressionnant en gangster au grand cœur qui ne voulait pas de mal à qui que ce soit, et se retrouve sur tous les écrans de télévisions d'Amérique comme un preneur d'otages menaçant. Toute la beauté d'"Un Après-midi de chien" tient en ce simple constat : on s'attache mille fois plus à ce braqueur malchanceux (symbole de la classe moyenne étouffée par une société qui la délaisse) qu'aux policiers (ici de véritables manipulateurs qui mentent sans vergogne pour tenter d'avoir le plus d'otages possible). Ce pauvre bougre nous fait vraiment pitié, et on se sent touchés par le fait qu'il se démène non plus pour lui-même mais pour le bien-être de ses otages et de ses proches avant la fin qu'il sent venir... Vraiment, cette fin nous fait retenir notre souffle pour savoir si nous allons pleurer de perdre un personnage (très) fort, ou s'il va s'en tirer par une pirouette in extremis. Et le final mené tambour battant m'a bluffée : la réaction soudaine et misérable d'Al Pacino lorsque spoiler: son complice se fait descendre en un tournemain , on en reste bouche bée, et l'on attend surtout de voir si la détente va être pressée contre Pacino... A la lecture du dénouement de l'intrigue, on se dit que, pour un pauvre gars qui n'a au final blessé personne et a juste voulu sortir d'un carcan sociétal misérable pour lui, la sentence est trop lourde... Le patriotisme américain a voulu faire un exemple pour calmer l'opinion publique (comme nous) favorable à ce braqueur malchanceux... Un huis clos aux milles rebondissements dont on ne veut pas perdre une miette jusqu'au final très tendu, et dont Al Pacino donne l'entièreté de son talent au service d'un rôle mémorable et viscéralement touchant.
    Gabriel R.
    Gabriel R.

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    4,0
    Publiée le 12 juillet 2018
    Pacino et Cazale forment un excellent duo et la photographie du film est mémorable, encore un très bon huis clos de Sidney Lumet, mais le film est trop dans la dénonciation, du coup on comprend pas trop la raison du braquage mais le scénario reste bien ficelé.
    Jahro
    Jahro

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    5,0
    Publiée le 29 avril 2018
    Il n’y a pas grand-chose à redire dans la filmo de Sidney Lumet, dont on ne compte plus les chefs d’œuvre, de Douze hommes à colère à L’avocat du diable en passant par Network, Serpico et donc cet Après-midi de chien. Comme toujours, le cinéaste y retranscrit parfaitement l’atmosphère des grandes villes d’Amérique des années 70, ce mélange de proximité, issue des bourgades du siècle passé, et de l’anonymat urbain à l’aube de sa pleine expansion. Si le décor transpire l’authenticité, l’intrigue qu’il en tire est proche de l’invraisemblable. Elle s’inspire pourtant d’un article de presse parfaitement fondé. C’est le récit d’un braquage totalement raté. Dans cette banque maudite, l’un des assaillants se dégonfle à peine entré, la police forme son siège beaucoup trop vite, le gardien fait une crise d’asthme, le dirlo diabétique d’hypoglycémie, une secrétaire a envie de faire pipi. On est sans cesse partagé entre rire et rappel amer au drame qui se déploie derrière. Al Pacino est extraordinaire en petit bandit néophyte au cœur tendre, qui tente de joindre tous les bouts pour s’en sortir indemne, c’est-à-dire sans bain de sang ni prison à vie. Une tâche qui s’avèrera tout sauf facile. La réalisation est superbe, mêlant travellings circulaires envoûtants, direction d’acteurs au top et montage brillamment rythmé. Opposé à rien moins que Vol au-dessus d’un nid de coucou, Les dents de la mer et Barry Lyndon, le film décrochera un Oscar, un BAFTA et de nombreuses nominations. Un minimum.
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