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A la merveille
note moyenne
2,4
1247 notes dont 261 critiques
12% (32 critiques)
16% (43 critiques)
17% (45 critiques)
18% (47 critiques)
23% (59 critiques)
13% (35 critiques)
Votre avis sur A la merveille ?

261 critiques spectateurs

tarmokeuf

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4,5
Publiée le 05/04/2013
Je ne mets 4.5 étoiles à cette merveille que j'ai été voir deux fois que par que j'en avais mis 5 à Tree Of Life que j'ai vu 3 fois dans 3 salles différentes et que je juge plus abouti, plus poé. J'ai pu constater à plusieurs reprises que ceux qui le détestent et se posent en grand cinéphile, plutôt que de sortir ou de patienter en silence, se permettent de bavarder, de lire leurs mails, d'allumer leur portable, de rire, sans le moindre respect pour ceux qui, comme mon épouse et moi-même, adorent ce réalisateur hors-norme (c'est sans doute ce qui le dessert le plus auprès d'un public ultra-formaté, aigri, ou cynique au point de ne plus voir la beauté où qu'elle soit), un génie capable de nous transporter dans son propre univers par la grâce de sa réalisation, de la fluidité de sa caméra, de sa direction photo et de ses actrices et acteurs, pour peu qu'on laisse tomber ses barrières et ses préjugés à l'entrée de la salle pour deux petites heures, ce qui n'est visiblement pas à la portée de tous. Moi qui suis athée, la religiosité d'une partie de son propos ne me dérange pas, elle m'interroge, et là est la fonction principale de l'Art. Terrence Mallick n'est pas un divertisseur, au public de le comprendre. Ma seule critique ira donc au casting hyper "bankable" comme souvent chez Mallick qui s'il donne de magnifiques interprétations attire un public de toute évidence "trompé" sur la marchandise...
elbandito

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2,0
Publiée le 01/05/2014
Une fresque amoureuse contemplative et épurée dont l’objectif est de montrer l’invisible, l’Amour. A l’instar d’un film publicitaire pour du parfum, Terrence Mallick s’investit plus encore dans le cinéma sensoriel et la quête spirituelle. Alors que "The Tree of Life" était doté d‘un scénario a minima, "A la Merveille" est porté par sa musique lancinante, son mysticisme exacerbé, ses images léchées et ses trois beaux acteurs, suivis au plus près dans leurs moments de vie intime. On adore ou on déteste.
Guillaume182

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5,0
Publiée le 04/03/2013
Cela fait longtemps maintenant que je connais le cinéma de Malick et que je l'aime. Les gens qui me connaissent savent à quel point j'aime ce qu'il fait, mais ce n'est pas pour autant que je vais adoré chacun de ses films, même si c'est le cas. A chaque fois que je revois un de ses films c'est toujours d'une manière différente. Mon attachement à son cinéma est toujours intact même si pour The tree of life le sentiment général dans la salle m'avait influencé, ben oui en même temps on ne peut pas se concentrer sur un film quand des gens parlent ou quittent la salle, j'avais fait l'erreur de me rendre dans un multiplex et les gens deviennent vite désagréables quand rien ne se passe comme ils s'y attendaient. Bref, la leçon a été profitable cette fois-ci je vais dans un cinéma indépendant, de toute façon il n'y a pas trop de choix étant donné que le film est projeté dans un seul cinéma chez moi au lieu de trois ou quatre pour The tree of life, celui-ci il ne profite pas de l'effet Cannes et c'est tant mieux. Je raconte ça pour dire que c'est curieux, mais regarder un Malick ça se prépare et avant de voir ce nouveau film que j'ai tant attendu, j'ai eu peur de ne pas aimer, mais finalement mes craintes se sont vite dissipées. L'ombre de l'immense "Tree of life" plane sur celui-ci et c'est cela qui me faisait peur aussi. Comme d'habitude des petits frissons avant d'entrée dans la salle pour un film du maître. Peut être son film le plus libre, le plus authentique même s'ils le sont tous, mais celui-ci à un niveau supérieur. C'est aussi le plus fragile, le plus simple et le plus auto-biographique car l'histoire évoque une période de la vie riche de Malick. Ce nouveau film est une méditation sur l'amour. L'amour entre un homme et une femme venant de pays différents et ayant traversé des épreuves différentes. L'amour déçu d'une femme seule qui tente de faire survivre son ranch. L'amour de la terre incarnée par Ben Affleck qui cherche à comprendre d’où viennent toutes ces blessures qui sont infliger à la nature L'amour du divin avec ce Prêtre bienveillant qui se cherche. L'amour de la liberté, de la vie avec cette jeune Italienne. L'amour paternel et maternel avec l'enfant. L'amour des gens ceux qui souffrent, ceux à qui on prend leurs maisons, ceux qui sont contraints. L'amour de la vie avec cette caméra qui bouge et est attiré par tout ce qui l'entoure avec un regard curieux. L'amour du cinéma: les mouvements, le silence, la beauté, la simplicité. C'est une expérience rare dans le cinéma comme tous les films du maître. Certain décrive celui-ci comme étant naif, moi j'y vois tellement de simplicité et d'originalité dans un sujet pourtant si compliquer, car le film parle des relations amoureuse. Le personnage principal "Marina" est une femme qui souffre et on l'apprend dès le début dans une jolie scène qui se déroule dans un appartement à Paris ou sa fille Tatianna lui demande pourquoi elle est si triste? C'est une femme qui se cherche elle est tourmentée par un voile d'illusions et par son passé et elle doit lutter contre ça, afin de ne pas briser son couple. Quand elle rencontre Neil elle le voit comme une sorte de sauveur, ce qui n'est qu'une illusion. Voilà pourquoi son histoire avec Neil va échouer. Je ne vois aucune naïveté, mais plutôt une nouvelle belle leçon de vie! J'apprends toujours beaucoup de choses quand je vois un de ses films et plus encore avec "A la merveille". "Il faut prendre des risques dans la vie le risque d'échouer, le risque d'être trahie car celui qui ne fait rien , celui qui cache son talent, celui-la dieu ne le reconnait pas." C'est beau et c'est vrai! Et puis surtout quelle liberté vraiment ça me laisse sans voix. J'aime la trajectoire qu'il prend aujourd'hui. C'est un poème, une symphonie, une caresse. Tout ces corps qui dansent, chantent, se touchent et la mélodies des langues avec le Français, L'Anglais, L'italien, l'Espagnole, le Latin. Toute cette lumière. La musique. C'est pleins de vie, de sincérité, de tendresse et d'authenticité. Vraiment je suis totalement conquis, j'ai ressentie quelque chose de très fort. Et puis c'est la première fois qu'il filme le monde moderne et j'en suis très heureux, il y a tellement de chose à faire. Sa sensibilité et sa force de rentré un peu dans l'âme du spectateur sont demeurés intactes. Et ce que je préfère ce sont ces petits moments qui n'ont l'air de rien, mais qui pourtant évoque tant de choses comme par exemple ce plan très court d'un rosier qui est attaqué par la neige et le froid et qui malgré cela résiste. Personne ne fait attention à ce genre de détail, mais pour moi c'est encore cette dualité dans la nature si importante dans son cinéma, mais c'est surtout une image qui sert d'illustration à cette merveilleuse méditation sur l'amour. J'y vois l'amour à travers cette rose, l'amour qui résiste au temps et à la violence des attaques extérieurs. Javier Bardem dans le film dis que nous devons toujours lutter contre nous-mêmes, voilà une simple phrase qui en dis beaucoup. Le génie de Malick c'est de laisser une libre interprétation aux spectateurs. Liberté c'est bien le mot qui correspond le mieux au réalisateur tant il ne sait jamais laisser embobiner, il a toujours fait ce qu'il voulait et quand il le voulait au point d'en déconcerter beaucoup, mais au final ses collègues l'admirent énormément pour cela. Et c'est une nouvelle fois ce qui ressort de "A la merveille" bien que expérimental il adopte une autre forme de liberté avec le récit une forme que Malick a commencer à travailler avec "The tree of life". Il réinvente sans cesse. Son amour du cinéma est tellement évident, d'ailleurs je me souviens d'une phrase qu'il avait dit lors de son seul entretien aux journalistes à propos du cinéma: Il y a tant à faire : c'est comme si nous étions sur le territoire du Mississippi, au XVIIIe siècle. Pour une heure, pour deux jours, pour longtemps, les films peuvent provoquer des petits changements de coeur, ces changements qui reviennent à la même chose : vivre mieux, aimer plus. Et c'est bien le sentiment que me procure ses films, que demander de plus? Je vais laisser faire les gens qui savent écrire et faire des véritables analyses (Oups est-ce possible sur Allocinée?) parce que tout ce que moi j'ai à dire c'est encore une fois merci à Malick, vous me faites voyager, vous me bercer, vous me faites prendre conscience des choses simples et belles qui nous entourent. Je vous aime.
virginsuicides

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2,5
Publiée le 19/03/2013
Après mûre réflexion, je ne sais toujours pas quoi penser de ce film. Arnaque sans nom ou futur grand classique? Terrence Malick aborde ici le thème classique de l'histoire d'amour. L'enthousiasme des débuts, la routine, les déchirements. Le sort qu'il convient de donner à cette histoire. Il est question d'amour au sein d'un couple, d'amour chrétien. Il y a aussi présent de manière insidieuse le mode de vie américain. Cette petite ville tranquille, calme, modèle de la classe moyenne américaine typique, qui cotoie la misère sociale et l'isolement. Finalement ce film traiterait-il de l'isolement? Le texte est principalement constitué de monologues, comme si chacun ne parvenait pas à communiquer clairement avec l'autre. Les rares échanges verbaux sont passionés: amour ou colère. Mais face à cette surcharge d'idées, il est difficile de trouver un fil conducteur, malgré le fait que les plans ou passages de l'intrigue se font souvent écho. Visuellement c'est beau. La musique est belle. Mais au final, que cherche à nous dire Terrence Malick avec A La Merveille?
Emmanuel Dufey

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1,0
Publiée le 07/07/2013
Malick toujours avec les mêmes poncifs, la même photographie contemplative, les plans-séquences éthérés et extatiques entre faune, flore, beauté et laideur du monde avec une bonne couche poussive de questionnement religieux... Bon ça va : on a compris la rengaine ! Très rarement je quitte la salle obscure, mais là, au bout d'un heure, c'était l'overdose. J'aurais pu essayer de m'endormir, mais Malick a cet art magistral de vous ennuyer tout en vous maintenant absolument éveillé : un peu comme la thérapie suivie (subie ?) dans Orange Mécanique.
Mariolle L.

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0,5
Publiée le 18/03/2013
La première fois que j'attend la fin du film avec impatience... Les personnages superficiels et les questionnements vus et revus (qu'est-ce que l'amour? Où est la vérité?...), donnés sur le ton de la dernière pub de Brad Pitt, desservent totalement les images splendides proposées (BO très intéressante également). Lancé dans un cahier de tendances et de sensations (eau, air, terre, sensualité....), le film est froid et ne parvient pas à communiquer avec les spectateurs (salle remplie de soupirs d'agacement, de fatigue pour finir sur des moues blasées et généralisées...).
elindalo

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1,0
Publiée le 08/08/2013
j'ai tenu 2 heures, pour voir un rebondissement quelque chose qui changerait ce rythme ennuyeux, ce spleen tout au long de ce film, mais que dalle... Acteurs superbes mais pfff que c'est long!!
Yves G.

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1,0
Publiée le 13/05/2013
Je ne suis pas un fan inconditionnel de Terence Mallick. Sa palme d'Or pour "The tree of life" m'avait laissé indifférent. Du coup, je suis méchamment content du gauffrage abyssal de son dernier film. "A la merveille" (la Merveille dont il s'agit est le nom donnée aux batiments monastiques du Mont Saint-Michel) accumule les défauts de ses précédents films. Un scenario incomprehensible : un homme (Ben Affleck) rencontre en France une femme (Olga Kurylenko), la ramène avec lui en Okhlahoma, s'en sépare pour renouer avec son amour d'enfance (Rachel mac Adams) puis la retrouve avant de l'épouser. Une caméra chichiteuse qui aime filmer les champs de blé lentement carressés par le vent du soir comme dans la pub Royal Canin. Une métaphysique boursouflée : Dieu est partout et nous sommes ses créatures dérisoires. Un sexisme nauséabond : l'homme est un roc, la femme une petite chose fragile et gracieuse - surtout quand elle court dans les champs en agitant les bras.
selenie

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2,0
Publiée le 08/03/2013
Incroyable Terrence Malick accélère la cadence et nous offre un autre film seulement 2 ans après le magnifique "The tree of life" (2011)... Malheureusement il s'est peut-être précipité !... On reconnait tout de suite son style, très peu de dialogue, une voix off omniprésente, le lyrisme des images, une photographie sublime... etc... Mais il faut aussi avouer que ce film est d'un ennui sans nom, un ennui prodond. Les qualités du film sont celles de "The tree of life" (pour comparer facilement) mais avec ce dernier film Malick se repose essentiellement sur la puissance des images et une mise en scène ensorcelante. De plus à contrario de son dernier film ici le scénario est vide, pas de fil conducteur réel ou d'une trame prenante. on suite un drame conjugal où erre un Ben Affleck inexpressif ; heureusement il y a le charme de Olga Kurylenko. La perte de la foi et l'amour (déjà important dans "The tree of life") nous sont bassinés tel un sermon ininterrompu... C'est long, parfois indigeste et pompeux. Mais ça reste Terrence Malick, et si il y a moyen de couper la parole "A la merveille" est une oeuvre d'art magnifique. Le fond est une vraie branlette intellectuelle, la forme est une succession d'images et de poésie.
nicojazzfan

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5,0
Publiée le 19/03/2013
Quelle splendeur que ce nouveau film de Terrence Malick ! Il montre une nouvelle fois son génie artistique fait de plans contemplatifs et de mouvements de caméras d' une fluidité exceptionnelle. La rêveuse et gracieuse Olga Kurylenko est sublimée par sa caméra comme sa confrère Rachel McAdams moins éthérée. Le film est une ode à la beauté du monde, à l' amour. Le film, avec l' appui de la musique de Wagner, une nouvelle fois utilisée au cinéma après le beau "Melancholia" de Lars von Trier, nous procure de grandes émotions, si tant est que l' on soit porté à la contemplation. Comment l' homme peut-il vivre avec ces émotions si fortes, tant religieuses qu' amoureuses ? Quels devoirs a-t-il envers elles ? Ce sont les questions que se posent le film. On pourra ne pas être d' accord avec les réponses contenues dans le film, issues de la religion chrétienne. Si le film montre la grâce, la puissance de l' amour, la foi, il montre aussi le doute, l' amour qui s'éteint, le "coeur qui s'endurcit" comme le dit le personnage joué par Olga Kurylenko. "Nous sommes assoifés", dit la voix off du film. Un tel film, même si il n'éteint pas notre soif de beauté, nous en abreuve généreusement. Loin du film raté qu' annoncent de nombreuses critiques, "A la merveille" est un nouveau chef d' oeuvre de Malick. Ce que nous voulons retenir de Malick, c'est d' abord sa foi dans le cinéma, comme art capable de réenchanter le monde.
Lonsoeme

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5,0
Publiée le 11/03/2013
Un film bouleversant et tout à fait atypique. Un genre de cinéma qui est un vrai poil à gratter pour les critiques professionnels. Mais mon dieu que cela fait du bien !
Sebmagic

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5,0
Publiée le 07/03/2013
Je ne sais même pas quoi dire, ce film est dans la parfaite lignée des précédentes oeuvres de Terrence Malick et frôle la perfection. Ses films sont des objets immenses et contemplatifs qui divisent de plus en plus les spectateurs. Jamais le cinéaste n'était allé aussi loin dans l'idée d'offrir une oeuvre visuelle purement expérimentale, à des années-lumières des autres types de cinéma. To the Wonder n'a pas de scénario, mais bizarrement il n'est pas nécessaire d'en exiger avec Malick : la beauté des images et la sensation de méditation visuelle que nous propose le réalisateur suffisent amplement à en faire une chose originale et subtile. Ce film est clairement le film qui creuse le plus l'immense gouffre qui sépare les spectateurs. Certains se feront platement chier, les autres savoureront et en redemanderont. Pour moi, il est clair que Terrence Malick a tout compris à ce que le cinéma peut offrir en tant qu'art. A la Merveille est une oeuvre qui justifie à elle seule le fait que le cinéma soit un art, car le film est une oeuvre d'art pure et dure, peut-être moins acclamée que les films plus classiques, mais incontestablement plus artistique. Bref, à mon goût le réalisateur se place ici au-dessus de tout le monde en montrant que, s'il est bien maîtrisé, le cinéma offre autant de magnifiques oeuvres intemporelles que la peinture ou tout autre art. Bref, To The Wonder est, à mon avis, une perfection qu'il est bon de savourer tranquillement. Pas besoin de constamment expliciter les sentiments des personnages, ni d'expliciter de manière grotesque les situations qui leur arrivent : les images, silencieuses, suffisent. Les regards des acteurs, les mouvements de caméra suffisent à traduire tout ce qu'un autre film aurait fait à grand renfort de dialogues précis et appuyés. Ben Affleck est pratiquement muet pendant le film, Olga Kurylenko interprète la grâce infinie, il est juste dommage qu'on voit si peu Rachel McAdams car sa présence aurait pu apporter encore plus au film. Bref, si on aime ça, on savoure puissamment pendant 2h, en admirant le culot incroyable de ce type qui se peut se permettre, comme ça, de se pointer et de nous sortir ce film peu conventionnel. Je trouve ça magnifique d'être emporté ainsi pendant 120 minutes par la musique et les images. Même si le film n'est pas scénaristiquement dingue (le scénario est même vide), c'est un sublime hymne à l'amour, traité de la manière la plus simple possible, la plus belle. Le propos peut sembler naïf, mais c'est cette naïveté qui fait du bien et qui paraît même nécessaire de souligner de temps en temps.
Matis H.

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1,5
Publiée le 22/01/2017
"The Tree of Life" est une oeuvre immense qui m'a marquée comme rarement un long-métrage ne l'avait fait. Dire cela n'est pas une vaine intention de me rendre crédible par un argumentaire ayant pour unique ligne directrice : "J'ai aimé ce qu'il faisait avant, donc si je n'aime pas cela c'est que le problème vient de lui". Cela serait d'une idiotie abyssale tout en étant un point de départ d'une grande vacuité. Non, commencer par là me permet de faire comprendre que ce n'est en aucun cas les intentions formels ou thématiques qui posent problème avec "A la Merveille", mais bien l'exécution de ces intentions par un cinéaste qui semble avoir oublier, l'espace d'un court instant, comment faire du cinéma. Tout était pourtant là : un récit d'une grande simplicité mais à la portée universelle évidente, des thématiques chères à Malick (L'amour et ses difficultés, la religion etc), tout en persévérant dans la lente disparition de la narration, et il serait possible de continuer comme ça pendant encore longtemps. Malheureusement, Malick semble avoir réalisé "A la Merveille" pour lui, et uniquement pour lui. Le long-métrage est complètement opaque émotionnellement car il ne nous laisse jamais à rentrer dans son film, ne crée jamais la moindre brèche dans laquelle il serait possible de s'engouffrer afin d'être touché, ou tout du moins concerné par cette amour mis à mal. On se retrouve donc face à une succession d'images, qui sont certes d'une grande beauté, et dont les idées de mise en scène sont indéniables, comme ces cadres qui séparent un couple qui ne se comprend plus mais qui continu d'être le miroir l'un de l'autre, mais cela reste une succession d'images tout de même, face auxquels on ne ressent rien. Qu'il s'agisse des acteurs, avec un Ben Affleck inexpressif, ou le montage, qui coupe avant même que la moindre émotion ou piste de réflexion ne puisse naître, dans une volonté de déverser son flot d'images le plus vite possible, rien ne semble être concerné ni par ce qui se déroule ni par nous. Impossible alors de ressentir autre chose que la désagréable impression que les scènes se suivent, sans que l'on s'y intéressent, mais sans qu'elles ne s'intéressent à nous non plus, le tout surplomber (pour ne pas dire "plomber") par une voix-off ahurissante de prétention tant elle est plus proche de la parodie philosophique que du poème élégiaque. Enfin, "A la Merveille" démontre tout le problème de l'abandon par un cinéaste, pas celui de la narration, qui peut dévoiler une force inimaginable, mais bel et bien celui du spectateur.
titi78350

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0,5
Publiée le 18/07/2014
C'est quoi cet ovni ? Nan franchement qu'est ce que je me suis fait chier, rarement j'ai eu cette sensation. Par malheur il était assez tard donc pas le temps de commencer un autre film mais j'ai clairement décroché. Il reste somme toute de temps en temps de belles images de paysages, surtout de beaux levé et couché de soleil. Mais bon ça reste à dormir debout. Je ne peux rien dire de la performance des acteurs, je n'ai pas assez suivi le film pour.
BMWC

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2,5
Publiée le 08/08/2013
A la sortie de la salle, on se dit qu'"A la merveille" ne fait que répéter pâlement "The Tree of Life" et on se demande si Malick n'était pas précieux justement grâce à sa rareté. Puis, tout bien réfléchi, son style fragmentaire reste très cohérent avec son propos ici pessimiste, un peu comme un négatif glacé de sa précédente oeuvre.
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