Sur la route
Note moyenne
2,8
3427 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

444 critiques spectateurs

5
26 critiques
4
79 critiques
3
119 critiques
2
126 critiques
1
60 critiques
0
34 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Cluny
Cluny

97 abonnés 593 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 octobre 2012
Quand on se retrouve confronté à une adaptation, surtout celle d'un tel livre-culte, il convient de construire sa critique autour de la comparaison entre le roman et le film, et de doser fidélité, trahison ou hommage dans l'analyse de ce dernier. Comme tout le monde à ma génération, j'ai lu le bouquin de Kerouac à 18 ans, donc il y a bientôt quatre décennies, et je n'avais absolument pas ressenti la fascination qu'il était de bon ton d'afficher à l'époque, aussi déçu que lorsque le non-fumeur que je suis avait essayé un petit joint à l'issue d'un Comité Chili. N'étant pas masochiste, comme le proclame ma profession de foi, je ne me suis pas obligé à relire ce qui m'avait paru être un pensum, ma préférence dans le récit de voyage allant définitivement à la modestie de Nicolas Bouvier.
Je vais donc critiquer le film de Walter Salles, pour ce qu'il est, à savoir un film, en faisant abstraction de son rapport au livre de Kerouac. Après tout, ce sera la condition de nombreux spectateurs. On connaît le goût de Walter Salles pour le voyage comme élément central de ses films : dès 1996, "Terre Lointaine" racontait le voyage d'un émigré brésilien qui revenait au pays, "Central do Brasil" partait sur les route du Nordeste à la recherche du père de Joshué, "Avril brisé" précipitait le héros sur les routes d'un petit cirque itinérant et bien sûr, "Carnets de voyage" montrait comment le périple du jeune Ernesto Guevara de la Serna à travers toute l'Amérique Latine au début des années 50 a pu façonner la personnalité de celui qui allait devenir Che Guevara. Il est d'ailleurs symptomatique que le livre qui a inspiré ce dernier film, le récit d'Alberto Granado qui accompagnait le Che s'appelle... "Sur la route avec Che Guevara".
Walter Salles est donc incontestablement dans son élément, et c'est peut-être ce qui explique qu'il ait pu mener à bien un projet sur lequel quelques grands noms se cassèrent les dents : Kerouac lui-même dans les années 50, Coppola, Van Sant... et même Godard ! Le dossier de presse insiste pour nous dire que Salles porte ce projet depuis sept ans. Mais c'est aussi sans doute cette longue gestation qui explique l'échec de ce même projet : il manque dans ce "Sur la route" l'urgence, le déséquilibre et la fragilité qui était au coeur même du récit de Kerouac, à la fois dans ce qu'il racontait, mais surtout dans sa façon de le faire, sa "prose spontanée" marquée par un style rythmé et immédiat.
Dans l'adaptation de Walter Salles, rien de bien spontané, bien au contraire. La photographie d'Eric Gautier est superbe, les cadrages des grands espaces léchés, et la musique retranscrit bien les goûts de Kerouac pour le jazz et le be-bop ; bref, toutes les qualités qu'on peut trouver dans un honnête biopic, la linéarité de la trajectoire en moins. Mais justement, les biopics se caractérisant souvent par leur visée édifiante (ascension, déchéance, rédemption), à défaut de grandes surprises, on a au moins la description d'un parcours qui peut justifier la durée de ce genre d'exercice. Ici, les héros circulent à travers l'Amérique telles des boules de flipper, avec la répétition du cycles voyage-séparation-retrouvaille qui oublie complètement la dimension du voyage intérieur.
En faisant mes recherches sur Kerouac pour écrire cet article, je suis tombé sur les quelques photos, notamment celle de Neal Cassady enlaçant Kerouac. Walter Salles a dû faire de même, et du coup, tous les trois plans, Garrett Hedlund agrippe Sam Riley avec un manque de naturel qui m'a frappé à la vision du film. C'est bien ce souci de faire "vrai" qui plombe le film : en procédant ainsi, Walter Salles ne restitue pas la vitalité de l'écriture, et de plus, il fige ses personnages comme des icônes, et rend du coup incompréhensible en quoi leur comportement pouvait être novateur et scandaleux à l'époque. Depuis 1950, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts : les mouvements hippies, punk, grunge, la révolution sexuelle, l'explosion de la famille bourgeoise...
Avec son t-shirt à la James Dean, Moriarty-Cassady prend un terrible coup de vieux. Quand il veut montrer la modernité d'une pièce ancienne, voire antique, un metteur en scène de théâtre fait appel à de nombreux artifices pour rendre ce texte comtemporain : changement de période, décalage dans les costumes, les décors, inflexion du jeu de tel ou tel personnage... Dans ce "Sur la route", rien de tout cela, juste une reconstitution compassée qui nous tient à distance et qui installe très vite un désintérêt, puis un ennui devant le manque d'enjeu de ce qui nous est montré.
http://www.critiquesclunysiennes.com/
yodalex67
yodalex67

31 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 11 septembre 2012
Si vous voulez faire une bonne sieste allez y. La route est longue, très longue. Les comédiens à coté de leurs pompes. Dommage de mettre autant d'espoir dans un film qui sera aussi vite oublié.
DarioFulci
DarioFulci

130 abonnés 1 412 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 septembre 2012
Essayer d'adapter un roman aussi dense et insaisissable il fallait le faire ! Et pourtant tous les ingrédients du parfait road movie sont là. Il paraissait indispensable de bétonner le scénario pour que le film soit un minimum réussit et respecte la tonalité toute particulière du bouquin. Walter Salles y parvient dans certaines scènes, lorsque le sentiment d'urgence à vivre et de désespoir mêlé emporte l'atmosphère. Le réalisateur peut compter sur le trio d'acteurs, vraiment parfaits, qui s'investissent corps et âmes dans des rôles difficiles. Grâce à eux, le film décolle plus d'une fois. L'inconvénient du roman est qu'il n'est pas raconté de façon conventionnelle, donnant une impression décousue. Le récit perd le lecteur dans les méandres des doutes et espoirs des héros. Traduire cela en images fait que le spectateur se demande parfois si le film sait où il va. Ce n'est pas gênant mais on a le temps de se dire que c'est long. A part ça, le film vaut franchement le coup d’œil.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 31 août 2012
Ohlala ce que j'ai été déçue. Nan mais franchement, quand on vous dit qu'on adapte "On the road", on s'écrie, non ? Surtout s'il y a Sam Riley. Et même Stewart qui se débrouille pas trop mal dans les films indés... Mais c'était n'importe quoi. Le bon point, ils ont été plus fidèles au bouquin que ce à quoi je m'attendais (je m'attendais à une adaptation à la "Moins que zéro" en fait x'), et on s'est bien retrouvé dans l'ambiance. Je dis pas le contraire. Drogue, sexe... et encore drogue et sexe, c'est bien ça le souci. Mais les persos féminins étaient inutiles, les persos masculins ne trouvent pas grâce à mes yeux (même Tom Sturridge :'x), et seul Sam Riley sauve un peu le film. C'était lent, au secours. J'ai eu l'impression de voir une partouze qui durait le temps d'un film. Mais en bad trip.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 27 août 2012
Sur la route, ça va vite, trop vite. Malgré de superbes images et quelques scènes endiablées dans des bars au son d'une musique jazz entraînante, les séquences s'enchaînent à une vitesse hallucinante, sans nous laisser le temps ni de souffler ni de nous attacher à quoi que ce soit. La drogue, le sexe, l'alcool, mais au final, rien de spécialement anticonformiste dans la réflexion et la psychologie des personnages, dont on peut regretter le manque de profondeur, avec notamment un narrateur transparent et une Kristen Stewart fade. Cette découverte des Etats-Unis des 50's nous en met plein la tête, mais on n'en retient pas grand chose.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 20 août 2012
Après « Une famille Brésilienne », Walter Salles abandonne le drame brésilien pour se consacrer au roman éponyme quasi-autobiographique à succès de Jack Kerouac. En compétition au Festival de Cannes 2012, Sur la Route marque le vrai retour du Road-Movie après Into the Wild de Sean Penn. Kristen Stewart et ses amis arriveront-ils à rencontrer le même destin que le livre?

Qui n’a jamais rêvé, étant plus jeune, de foncer dans l’inconnu avec ses amis ou seul, laissant un libre arbitre quant à la question de la destination et des rencontres? C’est un peu ce rêve de gosse que Walter Salles a voulu retranscrire à l’écran dans cette adaptation du livre de Kerouac.

Sur la route est donc un Road-Movie à travers l’immense étendue de l’Amérique, de l’Est à l’Ouest, de l’Ouest à l’Est en passant par le Nord et une virée Mexicaine pour un voyage initiatique au hasard des rencontres et des destinations. Nos jeunes héros tutoient cette fureur de vivre que chacun recherche comme un salue dans la vie à travers des jeux d’acteurs rafraichissant. Kristen Stewart laisse sur le bord de la route son rôle collant de Bella où ici elle peut enfin s’exprimer et lâcher toutes les émotions qui l’accompagne grâce au rôle de Marylou, teenager décomplexée follement amoureuse. Doté d’un formidable talent pour diriger les acteurs, Walter Salles nous fait découvrir également Sam Riley, très rigoureux et prenant dans son rôle de Sal Paradise. De ce fait, le réalisateur préfère laisser vivre les corps en transes avec sa caméra en les accompagnant d’une musique Jazz entrainante, typique de la fin des années 50. Cette période marque aussi l’avènement des drogues, de l’alcool, de la liberté aussi bien individuel que sexuel. Tout est retranscrit sans défaire la réalité sans pour autant mettre mal à l’aise le spectateur. Malgré tout, la longueur du film viendra gâcher ce voyage dans lequel le spectateur aura plus l’impression de passer à côté des véritables questions philosophiques qu’un voyage comme celui-ci peut suggérer.

Film décomplexé mais manquant véritablement de fond, Sur la route de Walter Salles est un film dont on ressort mitigé. La bonne performance des acteurs vous fera peut-être oublier les défauts de ce long-métrage mais malgré tout, Sur la route est un voyage dépaysant montrant avec justesse cet esprit libertaire de la fin des années 50.
neoravine
neoravine

9 abonnés 160 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 août 2012
Sans aucune référence au livre que je n'ai pas lu, je me suis laissée transporter sans difficulté par le film de Salles et les longueurs, presque inérentes au voyage, ne m'ont pas dérangé. L'image est belle, la musique agréable et les acteurs sont bons, même s'il leur manque parfois un peu de consistance. Un bon road movie.
Skipper Mike
Skipper Mike

111 abonnés 650 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 août 2012
Tout est trop beau dans "Sur la route" : les acteurs, les paysages, la reconstitution... Forcément, tout parait donc très faux. Bien que les acteurs soient bons voire assez magnétisants, on peine à croire à ce monde fait de bons sentiments, encore que les personnages soient plus ambigus qu'on ne le pense au premier abord et que leurs destins soient plus tragiques. Trop long et pas assez convaincant, le film se permet tout de même quelques moments de grâce, notamment la séquence où apparait Viggo Mortensen, mais ils sont hélas bien trop épars pour le consolider durablement. L'ennui gagne donc le spectateur, et c'est bien dommage tant l'histoire pouvait se prêter à meilleure adaptation. Un road-movie pas aussi éclatant que "Carnets de voyage", du même réalisateur...
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 16 août 2012
J'ai vraiment apprécié le voyage que nous propose ce film. L'ambiance, la musique, les acteurs tout y est. Seul petit bémol, certains passages sont un peu longs.
En tout cas, un bon point pour Kristen Stewart qui nous prouve encore une fois qu'elle peut jouer bien mieux que dans Twilight !
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 7 août 2012
Le projet de film adapté du roman de Jack Kerouac Sur la route resté longtemps dans les tiroirs de réalisateurs prestigieux, connaît aujourd'hui enfin son adaptation cinématographique. On parle même de la période de gestation la plus longue dans l'histoire du cinéma.
Francis Ford Coppola, détenteur des droits du roman depuis 1968, a longtemps cherché le réalisateur pour un tel projet : lui-même ? Son fils Roman ? On a aussi parlé de Joel Schumacher, Jean-Luc Godard ou même Gus Van Sant. Mais c'est en regardant Carnets de voyage que Coppola a la révélation : ce sera Walter Salles.
Ce n'était que la seconde étape d'un long processus.
Outre le fait de mettre en image un roman décousu, au rythme irrégulier, Sur la route est surtout l'un des romans américains les plus importants et le fer de lance de la culture "Beatnik" (le mot est de Kerouac), mouvement artistique américain et surtout très contesté des années 50.

En ce qui confirme le film, loin d'être parfait, il a le mérite d'être fidèle au roman et de donner une vision crédible de cette génération d'exaltés. Il fait ainsi la part belle aux débauches liées à la drogue, l'alcool et le sexe et aux nombreux voyages des protagonistes.
En filigrane se dessine la route, couchée sur le papier des dizaines de carnets de Sal Paradise. Une route sinueuse, chaotique, à l'image des nombreux voyages et changements de direction de ses passagers....

Ce qui fait la force de ce film est bien entendu l'interprétation des personnages. Filmés au plus près, il se dégage une impression de vie et de sueur tout à fait palpable. Les acteurs de grande renommée (Kirsten Dunst, Viggo Mortensen, Kristen Stewart) croisent la route d'autres plus discrets (Sam Riley, découvert dans Control ou Garrett Hedlund). Et tout s'emboîte bien.

Après, les amoureux du livre ne se retrouveront pas totalement dans cette adaptation, c'est sûr. Certains la trouveront trop politiquement correcte, d'autres trop calquée sur le roman et encore d'autres pas assez.
Mais elle a surtout le mérite d'exister et d'avoir réussi à donner vie à cette histoire emblématique d'une génération et toujours lue et adulée aujourd'hui....
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 26 juillet 2012
J'ai eu très peur d'être déçue en allant voir cette adaptation du chef œuvre de Kerouac mais Walter Sales a su retranscrire l'esprit de la beat génération avec des acteurs très performant notamment Kristen Stewarts à qui le rôle de Marylou lui va à merveille. Un grand bravo !
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 19 juillet 2012
Ce film est trash à souhait, sometimes more than the scroll, mais ce n'est pas choquant. Le problème c'est qu'il il a tendance à ne retenir que ça de "Sur la route".
Fi de la poésie concernant le Missippi, fi du romantisme du rouleau concernant la relation fusionnelle de Jack, alias Sal, avec Bea chez les Ochies. Le film s'en fait écho, côté bonne baise, pour qu'il ne soit pas dit que cet épisode ait èté oublié.
Le pire c'est d'avoir baclé les 3500 km de voyage vers Mexico. C'est impardonable.
Et aussi aucune apparition à Denver concernant Justin W. Brierly, alias D.Doll, le mentor et référent de Neal Cassidy, alias Dean Moriarty.
Il reste un bon film à faire sur "On the road".
On the road again...
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 19 juillet 2012
Un début prometteur mais qui s'essouffle vite dans une succession de scène qui sente le déjà vu quelques minutes plus tôt.. Heureusement que les acteurs sont à la hauteur et aident à passer les 30 dernières minutes ..
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 16 juillet 2012
Comment adapter l’inadaptable Jack Kerouac? Le réalisateur brésilien Walter Salles se saisit de la quête de liberté et d’aventure décrite par le roman culte de la “beat generation” Sur la route, mais sans réellement parvenir à dépasser le stade de l’illustration.
La critique complète : http://brevesculturelles.wordpress.com/2012/06/04/sur-la-route-quete-d-une-generation/
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 11 juillet 2012
Un bon film , ayant lu le roman de kerouac je peux dire que l'atmosphère est différent et beaucoup de passages importants sont inexistants cependant Walter
nous invite a voir un film agréable et envoutant
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse