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JamesDomb
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1,5
Publiée le 19 juillet 2012
Emballés par leur collaboration sur Rapt en 2009, Yvan Attal et Lucas Belvaux se retrouvent pour 38 témoins, adapté du roman de David Decoin, Est-ce ainsi que les femmes meurent ?, sorti en 2009 aux éditions Grasset et Fasquelle. Malgré une réussite plastique irréprochable et une exploitation plaisante des rues du Havre, force est de constater que 38 témoins, neuvième film de Lucas Belvaux, n'a pas la même force des précédentes oeuvres du cinéaste et se voit surtout desservi par l'interprétation monotone et apathique d'Yvan Attal. Certes, nous retrouvons les personnages « made in » Belvaux (moraliste mais jamais moralisateur) et les thèmes de prédilection du metteur en scène (la peur, la justice, le mensonge, la lâcheté, le couple), mais les dialogues interminables sonnent creux, aucune scène ne fonctionne, à part peut-être celle de la reconsitution qui fait froid dans le dos, et le jeu des comédiens laisse fortement à désirer. Si le spectateur devient témoin de ces témoins, l'absence d'émotion et d'empathie envers le personnage principal nuit considérablement au film, tandis que le récit n'avance jamais, se perd avec des personnages secondaires inintéressants, tandis que les mêmes accords de guitare ne cessent de jouer avec nos nerfs. Seule Nicole Garcia apporte un peu d'âme à l'entreprise.
Film d'une nullité absolue. Un meurtre est commis durant la nuit et personne, parmi le voisinage, n'a appelé la police. Voila. Seul, le héros, Yvan Attal, sinistre dans ce film, a des remords et vivant une descente aux enfer, finira par reconnaitre son non assistance à personne en danger. Fin du film. Belveaux sans doute en mal de dénonciation sociale,n' a rien trouvé d'autre que ce sujet bancal pour affirmer que l'homme est lâche et pourri. Le problème c'est qu'on ne comprend pas très bien pourquoi, parmi ces fameux 38 témoins, 38, vous reconnaitrez que le chiffe en impose, personne n'a réagit ce soir là et surtout on comprend encore moins ce que cela aurait changé car de la façon dont l'histoire nous est présentée, tout le monde dormait, seuls les cris de la victime aurait été entendus, le meurtrier étant passé à la trappe, totalement inaperçu..Alors, il y a la journaliste qui fait bonne figure qui va prendre son bâton de pèlerin mais face au système politico-judiciaire corrompu que peut-elle espérer? L'image, la lumière, tout est laid. Bref affligeant.
Une étudiante est tuée en bas de chez elle. 38 personnes ont vu ou entendu ses cris d'angoisse, de peur, de désarroi. Pour autant, aucun n'est intervenu, aucun n'a prévenu la police. Pourquoi ? A travers ce fait divers sordide, le réalisateur nous plonge dans la psychologie de ces 38 témoins et nous entraine à réfléchir sur nous même : aurions nous agit ? Aurions nous empêcher la mort d'une innocente?
Lucas Belvaux nous avait habitués à mieux. Le thème est intéressant, bien sûr, mais la mise en scène est lente et laborieuse, et les dialogues n'ont aucune vérité. Le résultat est un film qui se traîne et ne parvient pas à nous émouvoir, encore moins à nous passionner, même si, évidemment chacun se pose la question : qu'aurais je fait à leur place ? Allez, Lucas, oublie vite ce raté et refais nous de bons films comme tu sais le faire !!!
C'est dur, fermé ,froid comme le visage d'Attal impavide tout le film! On n'en sort pas plus intact que quand on voit des scénarios sur la maltraitance des enfants ou des plus faibles La ville du Havre est aussi un personnage qui inquiète et obsède Je l'ai préférée dans ce portrait sans fard à l'appropriation personnelle de Kurosmaki A voir en (bonne) compagnie pour les débats et/ou échanges aprés la séance!
Alors qu'elle rentre d'un voyage professionnel en Chine, Louise découvre que sa rue a été le théâtre d'un crime. Aucun témoin, tout le monde dormait. Paraît-il. Pierre, son mari, travaillait. Il était en mer. Paraît-il… La police enquête, la presse aussi. Jusqu'à cette nuit où Louise rêve. Elle rêve que Pierre lui parle dans son sommeil. Qu'il lui parle longuement. Lui qui, d'habitude, parle si peu. Lucas Belvaux adapte un roman de Didier Decoin, lui-même tiré d'un faits divers survenu à New York, et signe une chronique sombre dans laquelle il sonde l'esprit humain dans ce qu'il peut avoir de contradictoire et de déplaisant. On se laisse prendre par cette histoire atroce et le destin de ses personnages dont la vie va être bouleversé par le choix d'un homme d'assumer ses respnsabilités. Yvan Attal est superbe d'intensité et Sophie Quinton, que l'on retrouve avec plaisir près de dix ans après Qui a tué Bambi ?, rappelle qu'elle est une actrice à la palette riche. Du grand et du bon cinéma !
Film surprenant et bouleversant tout comme l'histoire vraie qui est la base du scénario. Le jeu d'Yvan Attal nous tient en allène durant tout le film et la bande son rajoute une touche d'émotion.
Film très fort, montrant le côté sombre de chaque être humain qui peut être lâche par peur puis ne plus pouvoir supporter la culpabilité qui en découle. Un polar très captivant, peut être un peu trop sinistre si l'on pense à "Fenêtre sur cour", manque parfois de légèreté, de plus difficile de saisir l'intimité du couple. Ce film a cependant le mérite de nous faire réfléchir " qu'aurait-on fait en pareilles circonstances?"
Le monde est dangereux à vivre! Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire... Einstein. Ce film nous interpelle sur la lâcheté et l'indifférence ... mais qu'aurions nous fait à leur place ? J'ai beaucoup aimé ce film, le jeu des acteurs est sans artifice, les prises de vues efficaces, une ambiance lourde pour sujet nécessaire.
Lucas Belvaux est vraiment un cinéaste remarquable: la trilogie "un couple épatant cavale après la nuit" était un chef d'oeuvre (pesons le mot) et ce dernier film est une réussite complète.
Du suspense, des idées, une mise en scène sobre mais fine, c'est sec sur l'os et très bien interprété. Bon, c'est pas d'une gaîté folle ou d'un optimisme délirant, mais c'est la vie, et c'est très très bien foutu.
Après le film de Kaurismaki, un autre film débarque sur nos écrans avec pour cadre ma ville d’adoption, Le Havre. C’est idiot cette envie irrépressible de voir notre ville sur grand écran alors qu’on l’a voie tous les jours. Je ne sais pas à quoi cela tient. Bref, 38 témoins se passe au Havre. Et la ville, par son infrastructure froide et carrée est le cadre idéal pour cette sombre histoire. 38 témoins raconte l’histoire d’un meurtre. Mais à la différence de beaucoup de film policier, le film de Lucas Belvaux ne raconte pas vraiment une enquête, ni la recherche d’un coupable. Non, 38 témoins s’intéresse aux circonstances de ce crime. Car celui-ci n’a pas eu lieu dans un coin isolé et en silence. Il a eu lieu au beau milieu d’une artère bien connu de la ville dont le nom sera évocateur aux Havrais. Et juste devant un immeuble résidentiel. La victime a crié, beaucoup crié, et personne ne s’est porté à son secours. Personne n’a même appelé la police. Tout le nœud du problème que pose 38 témoins se trouve là. Il s’agit de la dissection d’un comportement humain : la lâcheté (ou juridiquement la non-assistance à personne en danger). Belvaux observe ses protagonistes avec l’évidente envie de comprendre sans juger. Progressivement, ils vont passer par tous les états : la dénégation, la colère puis la honte. Le film s’intéresse plus essentiellement à l’un d’entre eux, Pierre interprété par Yvan Attal. Comme tous les autres il a entendu et il n’a rien fait. Mais contrairement aux autres, il doit subir le regard de sa femme, un regard neutre mais sévère car elle était absente au moment des faits. C’est cela qui va le pousser à bouger. Le résultat final que propose 38 témoins est étrange. Le film est assurément troublant dans sa deuxième partie. Tous les spectateurs normalement constitué sont obligés de se poser la question : qu’aurai-je fais à leur place ? Le héros masqué qui sommeille en chacun le pousse à croire que lui n’aurait pas agit pareil. Ou plus exactement il aurait agit, lui. Mais dans les faits, qu’en aurait-il été ? La troublante reconstitution du meurtre vient bousculer les certitudes et permet à 38 témoins de diluer un trouble certain. Reste qu’avant cela il aura fallu supporter la première moitié du film, d’une incroyable lenteur et ennuyeuse à mourir. 38 témoins est aussi handicapé par quelques défauts de taille. En premier lieu des dialogues (monologue conviendrai mieux) beaucoup trop écrit et grandiloquent. Ce qui est dit dans ces monologues est souvent profond et pertinent, mais la manière et les circonstances dans lesquelles ils sont dits prêtent plus à rire qu’à s’émouvoir (voir les aveux de Attal devant sa femme endormit). Les acteurs semblent d’ailleurs embarrassés par ces longues tirades et le manque de contenu de certaines de leurs scènes. 38 témoins aborde donc un sujet pertinent mais avec une volonté auteurisante qui dilue un peu le message du film et son impact. Dommage.