Mon AlloCiné
    Une Promesse
    note moyenne
    3,3
    556 notes dont 84 critiques
    6% (5 critiques)
    26% (22 critiques)
    40% (34 critiques)
    21% (18 critiques)
    6% (5 critiques)
    0% (0 critique)
    Votre avis sur Une Promesse ?

    84 critiques spectateurs

    tixou0
    tixou0

    Suivre son activité 268 abonnés Lire ses 1 098 critiques

    4,0
    Une histoire d'amour où l'on n'en parle quasiment pas (sauf par correspondance), où on ne le fait pas, où le respect dû au supérieur, au mari, à la parole donnée est plus fort que l'emballement des sens, où le temps (10 ans, au moins), n'a aucune prise sur les sentiments (pas plus que l'éloignement géographique), où "Une Promesse" permet de vivre.... Romantisme et pesanteurs sociales. Un film où les non-dits, l'implicite, les regards et les frôlements arrivent à nourrir l'espoir, à transfigurer les êtres... Que l'on est loin de notre époque si exhibitionniste, si voyeuriste, si vulgaire, si prévisible...Le très surprenant Patrice Leconte (qui débuta sa carrière avec "Les Bronzés" !) adapte Zweig (avec Jérôme Tonnerre - coscénariste de 2 de ses films précédents) - "Le Voyage dans le Passé", texte de 1929, publié in extenso en...1976 seulement, plus de 30 ans après le suicide du grand écrivain autrichien. Zweig est un superbe styliste. Leconte réussit à ne pas le trahir, et même à l'honorer, avec une mise en scène classique très soignée, et un cadre épuré (qu'il assure lui-même). La scène est en Allemagne, des abords de la Grande Guerre (1912) à la montée du NSDAP, au début des années 20, après l'humiliation de la défaite - mais si la reconstitution historique est parfaite, l'Histoire reste à la porte de la vaste demeure où la passion naît entre Lotte, 30 ans et Friederich, plus jeune de quelques années - la première étant l'épouse du riche sidérurgiste (sexagénaire, et malade) qui a donné sa chance au second, brillant orphelin... Zweig était un incurable pessimiste - ce "Voyage dans le Passé" avait donc une fin désenchantée que Leconte a modifiée. Sans trahir pour autant le message du roman. On regrettera seulement que le cinéaste français, qui réalisait pour la première fois dans une langue étrangère, ait renoncé à tourner en allemand, avec des germanophones, préférant l'anglais et des acteurs britanniques, pour cause de plus grande aisance personnelle. Cela étant, son film est magnifique - délicat, élégant, intemporel. Avec un trio d'acteurs impeccables : Rebecca Hall, Richard Madden et Alan Rickman - en distinguant particulièrement ce dernier, au jeu extrêmement subtil (le mari). Un cinéma qui se démarque opportunément de la médiocrité caractérisant le gros de la troupe en matière de films, nombrilistes et ronronnants (spécialement hexagonaux).
    selenie
    selenie

    Suivre son activité 437 abonnés Lire ses 3 529 critiques

    4,0
    Après une incursion réussie dans l'animation avec "Le Magasin des suicides" (2012) voici le retour de Patrice Leconte qu'on avait un peu perdue depuis le magnifique voyage sensoriel "Dogora" (2004) malheureusement passé trop inaperçu... Finalement Leconte n'est jamais aussi bon que dans le drame romantique (rappelons-nous "La Veuve de Saint-Pierre" et "La fille sur le pont" entre autres) et il y revient avec ce film adapté d'une nouvelle de Stefan Zweig "Le Voyage dans le passé" parue en 1929. Une histoire allemande transposée en langue anglaise... On se demande bien pourquoi ?! Outre une raison commerciale on ne voit pas, la langue allemande, bien particulière nous aurait encore plus plongé dans l'époque 1912-1920. La 1ère Guerre Mondiale est certe survolée, et c'est bien puisque ce n'est qu'un paramètre historique et que c'est nullement le sujet du film. Néanmoins la conscience et le poids de la défaite, l'histoire se déroulant en Allemagne il aurait été de bonusage de garder la langue originelle sinon pourquoi pas le français ?!... Bref ce n'est qu'un détail qui nous amène par conséquence à un casting tout anglophone mais qu'on ne peut que saluer. Alan Rickman qu'on ne présente plus, Richard Madden (découvert via la série tv "Game of Thrones") et la ravissante Rebecca Hall forme une triangulaire idéale et magnifique au film voulu par Patrice Leconte. L'oeuvre de Stefan Zweig est profondément pessimiste, si Patrice Leconte a arasé ce sentiment (le retour de Louis est un peu moins "problématique") il n'en demeure pas moins qu'il en a gardé une certaine mélancolie évitant (ouf !) le véritable happy end. La belle idée du réalisateur est d'avoir placé les silences, les non-dits et les effleurements au centre de sa mise en scène, laissant aux dialogues une place juste nécessaire. Le jeu des interprètes est juste parfaitement en symbiose avec les cadrages, on sent une direction d'acteur au diapason ; en témoigne d'ailleurs l'acteur Alan Rickman qui a remercié son réalisateur... Les gestes et la frilosité des corps et des âmes touchent au coeur dans cette passion qui n'est pas sans rappeler quelques autres grands classiques du Romantisme. En tous cas il s'agit du meilleur film de Patrice Leconte depuis au moins une décennie.
    cylon86
    cylon86

    Suivre son activité 467 abonnés Lire ses 2 991 critiques

    2,0
    Voir Patrice Leconte tourner un film en anglais est assez surprenant mais c'est un solide défi pour le réalisateur qui adapte ici Stefan Zweig. Le résultat n'est malheureusement pas à la hauteur de nos attentes. "Une promesse" est certainement un beau film qui parle, avec une certaine justesse, de beaux sentiments mais c'est aussi un film un peu fade et un peu long. Il lui manque l'essence, si rare dans les films de ce genre, qui sublime les histoires d'amour pour les rendre éternelles. Grâce à la radieuse Rebecca Hall, qui vient contrebalancer le jeu maladroit et peu convaincant de Richard Madden, on est rapidement pris dans l'histoire car certaines scènes sont belles et très justes. Mais au bout d'un moment, on en vient à se lasser, à devenir extérieur aux personnages qui mettent du temps avant de s'abandonner à leurs sentiments. Il y a des qualités (Alan Rickman, les costumes et les décors) mais la mise en scène, parfois un peu maladroite qui utilise un peu trop un effet de bref zoom et le scénario, un peu longuet, ne captent pas la beauté des sentiments que l'on perçoit mais bien trop brièvement.
    SRSL
    SRSL

    Suivre son activité 84 abonnés Lire ses 94 critiques

    3,5
    Pour un premier film en anglais, Patrice Leconte fait bien les choses L'histoire d'amour naissant entre les personnages n'a rien de nouveau, c'est plutôt le regard qu'ont les autres personnages qui est intéressant et, du coup, mis en avant. La réalisation mélange deux styles : le classique avec des plans posés, soignés avec la caméra à l'épaule, dynamique, faisant référence à la nouvelle vague. Ce dernier style n'est utilisé que lorsque les personnages ressentent une émotion forte, comme pour exprimer leur désarroi. C'est surprenant au début, mais on y adhère rapidement. Les images sont belles, jouant souvent sur la profondeur de champ qui évolue sur un même plan pour nous perdre. Quel regret de ne pas voir plus souvent de tels plans au cinéma. Les décors et les costumes sont superbes. La musique, classique, colle avec le style du film et l'enrichit. Les acteurs font de belles interprétations, mais pas leurs meilleures. Même si on se doute de ce qu'il va se passer, on passe un agréable moment.
    Akureyri.68
    Akureyri.68

    Suivre son activité 2 abonnés Lire ses 88 critiques

    4,0
    Monsieur le secrétaire Karl Hoffmeister est marié à Lotte, une très belle jeune femme, beaucoup plus jeune que lui. Il dirige une entreprise. Nous sommes en Allemagne, juste avant la première guerre mondiale. Il fait appel à Friederich Zeitz, un jeune diplômé, d’origine modeste, comme secrétaire particulier. Côté cour, celui-ci fait rapidement ses preuves et se voit confier de plus en plus de responsabilités, notamment car Karl est très malade. Côté jardin, Lotte plait beaucoup à Friederich, mais ne semble pas réceptive. Une fois Karl cloué en chambre par son mauvais état de santé, l’entreprise est confiée à Friederich qui devient rapidement indispensable et propose même des investissements au Mexique. Lorsque Karl propose à Friederich de partir au Mexique pour deux ans, tout bascule… Une belle adaptation qui fait la part belle aux silences, des silences assourdissants, des silences qui ont plus de poids que les mots (citations de spectatrices). L’avant-première, au MK2 bibliothèque (Paris 13), s’est faite en compagnie de Patrice Leconte qui a répondu à toutes les questions, même les plus sottes…il m’a semblé tellement réservé, si mal à l’aise dans ce rôle qui n’est assurément pas le sien, mais d’une grande gentillesse. Un film d’un metteur en scène français, librement inspiré du livre de Stefan Zweig, auteur autrichien, interprété par des acteurs du Royaume-Uni et tourné en Belgique. Résolument européen, donc !
    Vivien19
    Vivien19

    Suivre son activité 39 abonnés Lire ses 439 critiques

    1,0
    Ça ressemblerait presque à une mauvaise blague : Patrice Leconte, réalisateur de la trilogie des Bronzés ou encore de La Guerre des Miss, à la direction d’un film romantique anglais (mais qui prend place en Allemagne, cherchez l’erreur) avec au casting Alan Rickman, Richard Madden (le Robb Stark de Game of Thrones) et Rebecca Hall, que visiblement Lady Vegas n’a pas dissuadé de continuer sa carrière d’actrice. Je suis mauvaise langue : Leconte c’est aussi des bons films, dont Ridicule, film en costumes lui aussi (mais dont le ton était tout autre)… Mais le cinéaste français n’a probablement pas réalisé un bon métrage depuis quinze ans, et le voir s’exporter pour la première fois n’avait rien de rassurant, parce qu’en plus, tenez-vous bien, Une Promesse est une adaptation. De quoi, de qui ? Le Voyage dans le passé de Stefan Zweig. Oui, oui, l’homme à l’origine des Bronzés 3 adapte celui à l’origine du Joueur d’échecs. C’est comme si Michael Bay adaptait Les Frères Karamazov. Au-delà de l’aspect loufoque du projet, Une Promesse est d’un sérieux impassible. Quatre-vingt-dix minutes de romance simplette, de musique au piano et de voix-off qui lisent les lettres du bien-aimé. Passé une entame plutôt correcte, le film devient inintéressant au possible, et sa courte durée ne l’empêche pas de durer des plombes. C’est mou, lent, niai et déjà-vu. Le plus fou dans cette affaire, c’est que le scénario d’Une Promesse est presque un point positif quand on voit la mise en scène de Leconte. Ce n’est même pas une réalisation plate comme on aurait pu l’attendre, non, c’est encore pire que ça : dans un élan égocentrique ou trop ambitieux, Leconte a choisi de filmer tout ça en caméra portée. Le problème c’est que le film est constitué en grande partie de plans fixes, et voir la caméra bouger dans tous les sens et en profiter pour faire des zooms improbables quand deux personnages discutent tranquillement autour d’un thé, ça frôle le ridicule. Pas qu’il soit défendu de briser certains codes, mais le résultat est ici infâme et gerbant, comme si Paul Greengrass s’était invité sur le tournage et avait pris en charge le cadrage. Encore pire : après tout ça, on s’imagine que le casting sauvera les meubles ? Pas du tout : Rebecca Hall surjoue, Alan Rickman est effacé, Richard Madden est dans un rôle vide d’intérêt. Ils ont l’air de s’amuser mais la sauce ne prend pas. Les jeux de mots étant de coutume lorsqu’on parle d’un navet, la promesse d’Une Promesse est plutôt respectée : on s’attendait à de la merde, surprise c’est de la merde. Ça sent comme un navet, ça a le goût d’un navet, et ça a toutes les caractéristiques d’un navet, il aurait été étonnant qu’il s’agisse au final d’autre chose qu’un navet. En plus de pouvoir se vanter d’être l’une des plus grosses catastrophes du genre depuis plusieurs années, Une Promesse est un véritable succès critique auprès de la presse française. Il aura fallu attendre que Leconte filme des allemands qui parlent anglais en Belgique pour que le Torchon du Dimanche trouve qu’il capte à merveille les frémissements de l’âme : amusant et terrifiant.
    Alain D.
    Alain D.

    Suivre son activité 91 abonnés Lire ses 14 critiques

    3,0
    Cette comédie romantique réalisée et coécrite par Patrice Leconte est emplie de délicatesse et d'austérité. La mise en scène subtile crée une ambiance intimiste ; certes le rythme lent peut déranger, mais la belle photographie et la qualité des acteurs assurent la réussite du film. Alan Rickman est excellent dans le rôle de Karl Hoffmeister, le patron malade. Il est très bien entouré par la charmante Rebecca Hall qui joue le rôle de sa jeune femme dans le film. On peut regretter ce scénario un peu léger, et même assez attendu, ainsi que le manque d'air frais (austérité oblige) du fait que la majorité des scènes se déroule en intérieur.
    Gaye75
    Gaye75

    Suivre son activité 32 abonnés Lire ses 643 critiques

    3,0
    Un beau film plein de lyrisme, où le seul reproche qu'on pourra lui faire, sera de ne rien voir de nouveau, tout semble du déjà vu et revu, malgré la qualité et le savoir faire du metteur en scène et des acteurs! Reste un beau travail à ne pas bouder!
    Myene
    Myene

    Suivre son activité 14 abonnés Lire ses 338 critiques

    3,5
    Leconte aime se coltiner à l'Histoire comme Alexandre Dumas pour lui faire de beaux enfants...après la cour de Louis XVI recomposée en Célimènes et Trissotins de "Ridicule", il transpose et modifie le récit désabusé de Zweig devenu thème mélancolique qui peint la fin d'une époque codifiée Une reconstitution soigneuse des modes de vie juste avant la grande guerre On y sent la perversité du vieux mari spoiler: dévoilée en fin de film le poids des interdits, le gout du transgressif autant d'éléments qui cristallisent (au sens Stendahlien) des refoulements en sentiments exaltés....Le traitement d'une intimité partagée ( source d'amour irrépressible) est rendu avec une force et une délicatesse à la Jane Campion dans" Starlight"..Manque la sublimation de l'art, mais ce jeune ambitieux parait touché par une grâce inconnue. Vous apprécierez ce film si vous êtes esthète et/ ou sentimental...
    Alexarod
    Alexarod

    Suivre son activité 50 abonnés Lire ses 1 081 critiques

    1,5
    Hormis « Le joueur d’échecs » je ne goûte guère la littérature de Stefan Zweig, pourtant auteur étranger le plus lu en France, et malheureusement ça ne risque pas de s’arranger là… En effet, cela semble très bien adapté certes, les costumes, les décors, les dialogues, les codes et les mœurs reflètent bien l’époque (1912), la photo est belle, le texte est à double sens à de nombreuses reprises, on assiste à un jeu du chat et de la souris incessant (avec le loup dans la bergerie) qui est bien travaillé mais c’est tout et c’est peu. Je m’attendais à un film romantique oui, sans pour autant être tant à l’eau de rose et précieux. A côté de ça la diction est plate, les textes en général sont mornes et les paroles ternes, le début trop rapide et sans transitions, la réalisation est académique (tendance cour magistral), la caméra a des soubresauts parfois (nouvelle vague il parait, bonjour le mal de mer), le synopsis révèle tout d’une trame trop fine, si l’histoire est sobre elle est aussi chiante, le rythme est très lent sans accrocher le spectateur, il y a peu de musique et elle colle aux situations mais quand il y en a elle n’est ni belle ni enjouée, la VF est moche (la voix de Rickman est trop grave), ce dernier fait très strict quand les autres sont très mauvais, pour des amoureux on ne voit rien, aucune passion ni désir et encore moins d’attirance. Pour le dernier film de Rickman je suis déçu, c’était un habitué des classiques de la littérature mais la majorité était bien plus passionnants. Là c’est juste long sans raison, prévisible à souhait, avec un héros mou et sans charisme, qui n’a qu’une expression de chien battu, tout ça pour pas grand-chose au final, merci de la purge.
    Viviane M.
    Viviane M.

    Suivre son activité 1 abonné Lire ses 3 critiques

    4,0
    On connait Patrice Leconte, l'éclectique ! Il n'a pas fini de nous surprendre et de nous ravir. D'après une nouvelle de Stefan Zweig, le film nous emmène dans une Allemagne prête à entrer en guerre avec histoire d'amour difficile. La jeune femme est belle, riche et elle est surtout l'épouse du patron du jeune homme. Lui, il est juste un employé de l'usine de son mari. Les images magnifiques, les mots qui sont prononcés, ceux qui sont cachés, les regards échangés, la pudeur des personnages font de ce film un moment de plaisir.
    Nelly M.
    Nelly M.

    Suivre son activité 61 abonnés Lire ses 493 critiques

    4,5
    Le raffinement des décors, des costumes, l'atmosphère vaguement opiacée, tout cela ferait sourire sans cette ironie dans la voix masculine face au jeune rival en puissance. Les présentations sont un peu longues, précautionneuses. Arrive enfin la dame telle une fleur à cueillir deux fois. Une fraîcheur, un naturel inaltérables, décuplés par son piano hors champ. Idylle retenue à l'extrême, manque de fougue diront les conditionnés aux explosions. Alors oui, c'est traité façon Stefan Zweig, en plus pâle sans doute, avec des pics de cruauté, jamais eau de rose ou mélo pour autant. Ni Harlequin, ni les romans-photos des Emma Bovary années Cinquante ou de leurs toutes jeunes filles en catimini. Et pourtant baume comparable si coeur encore ouvert un tant soit peu... Oser le romantisme de couple à l'identique, pas seulement féminin, un crime à l'époque du tout jetable !
    traversay1
    traversay1

    Suivre son activité 515 abonnés Lire ses 1 381 critiques

    3,0
    Stefan Zweig a écrit inlassablement sur la passion. Amoureuse. De celles qui vous submergent et vous laissent en permanence en manque de l'autre. Mais chez lui, ces amours dévorantes ne sont jamais simples et débouchent souvent sur des drames. Il a été beaucoup adapté mais le cinéma a rarement saisi cette frénésie, proche de la folie. Seul, Ophüls, dans Lettre d'une inconnue, a su pénétrer l'âme des nouvelles de l'auteur autrichien. A son tour, Patrice Leconte, dans Une promesse, tente l'impossible. Et il ne démérite pas bien qu'il n'ait pas choisi la plus originale des histoires de Zweig : un triangle amoureux classique dans l'Allemagne de l'avant-guerre. S'est-il senti paralysé par l'enjeu ? Le cinéaste n'est pas à l'aise pour saisir les frémissements d'une relation qui ne veut pas dire son nom. Corseté par les costumes, il filme avec trop de platitude, se méfiant sans doute du caractère romantique de son récit et ne voulant pas céder à un quelconque lyrisme. Il ne se lâche que sur la fin, mais sa mise en scène est décidément trop sage et académique. De là à dire qu'il a trahi Zweig, certainement pas. Il l'a illustré sagement mais sans fièvre ni excès. Son jeune premier, Richard Madden est un peu pâle à l'inverse de Rebecca Hall qui sait faire passer toutes les nuances de son personnage. Alan Rickman, lui, est remarquable, spectateur ambigu et lucide, qui a tout compris, bien avant les victimes de cette passion.
    Paul F.
    Paul F.

    Suivre son activité 7 abonnés Lire ses 173 critiques

    4,0
    Très beau film, Patrice Leconte a su parfaitement rendre l’atmosphère du livre de Stefan Zweig. Et c’est tout en finesse qu’il déroule cette histoire que l’on vit comme une cruelle désillusion. Mise en scène très soignée, peu de mots, tout est dans le non-dit, les expressions. C'est parfaitement filmé. Alan Rickman est criant de vérité, et Rebecca Hall, tout en délicatesse, nous transmet une sincère émotion. Cependant il me semble que la langue allemande aurait été plus adaptée, le texte ayant été pensé et écrit dans cette langue. A quand l’adaptation de « La pitié dangereuse » ? Quatre étoiles.
    fernand l
    fernand l

    Suivre son activité Lire ses 219 critiques

    4,0
    délicatesse et sensibilité pour ce beau film d'époque,très réussi; promesse tenue
    Les meilleurs films de tous les temps
    • Les meilleurs films de tous les temps selon les spectateurs
    • Les meilleurs films de tous les temps selon la presse
    Back to Top