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La Vie d'Adèle - Chapitres 1 et 2
note moyenne
3,7
10238 notes dont 1449 critiques
23% (333 critiques)
24% (352 critiques)
19% (269 critiques)
13% (190 critiques)
9% (130 critiques)
12% (175 critiques)
Votre avis sur La Vie d'Adèle - Chapitres 1 et 2 ?

1449 critiques spectateurs

annastarnomberon

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3,5Bien
Publiée le 12/10/2013

Sans savoir vraiment ce que j'ai pensé du film (un peu trop long, un peu trop naturaliste, mais en même temps poignant, extrêmement bien interprété...), il y a quand même un aspect qui a plus attiré mon attention que les autres, c'est la manière dont Kechiche retransmet la violence du monde social. Les scènes qui m'ont paru les plus passionnantes dans ce film, ce sont celles des deux repas familiaux. D'abord, on pourrait m'opposer que Kechiche entretient pas mal de clichés : la famille intellectuelle et ouverte par opposition à la famille pragmatique et fermée d'esprit, l'artiste égocentrique et égoïste, etc. Certes, le film va dans le sens de ces clichés, mais il aborde le sujet de la violence sociale d'une manière qui me paraît très pertinente. Tout au long du film, j'ai pensé à Bourdieu et à sa théorie des capitaux. Je ne serais pas surprise que Kechiche y soit sensible... La famille d'Emma dispose d'un capital culturel « de gauche », « d'intellectuels » : on y mange des fruits de mer (plat symboliquement jugé comme « noble », distingué), on y parle d'art et de peinture. Ça se voit aussi dans leur manière d'appréhender le monde, dans leur façon d'être au monde : chez Emma, on lance des conversations, on questionne les invités sur leurs choix de vie tout en gardant le contrôle sur la discussion, on est décomplexé, on regarde les invités dans les yeux... Bref, chez Emma, la famille « mène la danse », agit d'une manière assurée. Leur vision de la vie va plutôt dans le sens de « se faire plaisir dans son métier, s'épanouir, privilégier les études longues même si on ne sait pas trop vers quoi cela nous mènera, s'instruire... ». Et on prône le libéralisme culturel : l'homosexualité est parfaitement acceptée. Chez eux, la caméra fait des plans un peu distanciés, on voit le décor de la maison, il y a de la couleur... Bref, a priori tout semble être maîtrisé. Chez Adèle, c'est différent. Sa famille appartient plutôt aux classes moyennes, elle renvoie à un capital culturel plus axé sur le pragmatisme, à un autre univers symbolique. On y mange un plat en sauce (un plat qui tient au corps, qui est plus nourrissant que raffiné), on y rit moins, on y est moins décomplexé. Dans cette famille, les discussions se font sur le monde de la relance : les parents ne participent que pour confirmer les dires d'Emma (« ah oui, c'est très intéressant » « oui, c'est sûr »), la discussion reste beaucoup plus formelle. Ils ne maîtrisent pas les codes de l'invitation de la même manière que l'autre famille. On y devine une autre manière d'être au monde. Leur conception de la vie varie également : ici, c'est la sécurité qui est vue comme le modèle de réussite, « c'est bien de se faire plaisir mais il faut trouver un emploi stable ». Quant à la vision du couple, elle est beaucoup plus traditionnelle et stéréotypée, une femme est forcément avec une homme. Cette distance sociale se sent dans la manière dont la scène est filmée : il y a des gros plans sur les bouches pleines de sauce, les gros plans ont été favorisés par rapport aux plans d'ensemble, comme si la caméra venait accentuer ce malaise. Les couleurs sont plus grises. La bonne ambiance a laissé place à la gêne. Dans chacun des deux repas, il y a des quiproquos, des questions qui mettent l'invitée dans une situation de gêne, plus ou moins perceptible (Emma est plus ouvertement gênée quand on lui demande où est son copain qu'Adèle quand on s'étonne qu'elle veuille devenir institutrice, la gêne est plus subtile là où l'ambiance est joviale en apparence). Je ne prends parti pour aucune des deux familles, je n'en ai préféré aucune, les deux m'ont même plutôt énervée. Mais ce que je constate, c'est que ces scènes m'ont tordu le cœur, et c'est d'ailleurs étonnamment celles qui ont le plus fait rire les spectateurs. Et on retrouve ce thème de la fracture sociale et culturelle à plusieurs moments dans le film. Quand Adèle écoute Emma se plaindre de son galeriste alors que cette dernière n'accorde aucun intérêt aux soucis « du quotidien » qu'Adèle peut rencontrer dans son boulot, quand Emma et ses amis parlent peinture en faisant fuser les références et qu'Adèle, exclue momentanément de la discussion, regarde ailleurs pour se donner une contenance et faire passer le temps, quand Adèle fait des phrases du type « j'y connais rien (en vin/en art/en philosophie) mais ça a l'air bien », quand Emma, qui ne conçoit pas qu'un boulot « conventionnel » puisse être épanouissant, demande à Adèle de « faire quelque chose qui lui plaît vraiment »... Tous ces moments, ils sont porteurs de la même violence, ils témoignent tous du mur qui existe entre Adèle et Emma. Un mur invisible mais destructeur, sûrement responsable de leur rupture, peu importe combien leur relation intime pouvait, elle, être fusionnelle.

Marianne G.

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0,5Nul
Publiée le 23/06/2014

Je crois rêver: c'est ça Le film qui a mis la critique à plat ventre? Ce truc hypocrite, qui entre deux scènes porno, appelons un chat un chat, merde! Filmées avec un oeil de vieux mec libidineux, se rachète une caution avec des scènes soit disant "sociales", plus baclées, manichéennes et clichées que le pire téléfilm de France3, et encore, c'est pas sympa pour les téléfilms de cette chaîne souvent beaucoup plus fins dans ce domaine C'est ça qui a mis à genoux le jury du festival de Cannes?Ce film dégoulinant de larmes, de morve, de sauce tomate à chaque plat de pâtes pris (un leit-motiv dans le film, pour dire le niveau de la représentation de la fracture sociale chez Kéchiche: les classes moyennes bouffent des pâtes bolognaise pour se nourrir et les classes "supérieures", cultivées, des huîtres, pour le plaisir, (avec en prime une grosse, très grosse et lourde allusion au sexe féminin : heureusement la petite Adèle, va apprendre à aimer les huîtres et donc se libérer de sa culture prolo en même temps que sexuellement: bonjour la finesse psychanalytique, degré zéro, voire en dessous de zéro) Ce pseudo film naturaliste ou à chaque plan on entend presque le réalisateur diriger ses acteurs et notamment sa pauvre et très jeune actrice principale, tellement c'est too much pour faire plus vrai que vrai: "Vas-y, ouvre la bouche en mangeant, bave en dormant, chiale, laisse ta morve couler sans l'essuyer", sans parler des scènes pornos, ou on sent son regard priapique sur ces gamines, bien bien loin d'un regard humaniste et respectueux. Comme l'a dit l'auteure du livre ayant inspiré le film, qui a détesté ces scènes de cul chirurgicales, il manquait des lesbiennes sur le plateau. Ou juste des femmes, en fait. Je ne suis pas lesbienne mais je me prend à rêver de ce qu'aurait fait une Pascale Ferran avec ce sujet...La vie d'Adèle est l'antipode de son Lady Chatterley, éminemment plus sensuel, plus érotique, plus profond avec quelqu'un qui sait filmer le désir, les corps nus, les frémissements d'un amour charnel et la profondeur des êtres qui le ressentent. Je tire mon chapeau aux deux actrices qui parviennent à s'en tirer quand même, encore que pour la petite Adèle, par sure qu'elle soit bien consciente de ce qui lui a été volé dans ce film et je ne vois pas bien, après ça, quel avenir elle aura professionnellement. Ce n'est pas parce qu'on donne tout à un réalisateur sans réfléchir qu'on est une grande actrice, au contraire même...Léa Seydoux a presque plus de mérite de quand même rendre touchant un personnage aussi caricatural, à peine ébauché, avec des dialogues aussi venteux et éculés sur l'art et la philo que ceux qu'elle doit se coltiner. N'importe qu'elle actrice aurait sombré dans le ridicule avec ses tirades sur Sartre ou Egon Shiele. On sent tellement que ce qui a vraiment intéressé le réalisateur, c'est de filmer son actrice principale le faisant bander, pardon d'être crue à mon tour, que s'en est carrément obscène. Le reste du film ne sert que de prétexte à nous vendre ses fantasmes comme un film acceptable, respectable. En fait au fond, il rêvait je pense de faire du porno sans vraiment oser. Tiens bin d'ailleurs son prochain sujet c'est l'histoire d'une star du porno, c'est bien mieux quand on assume et annonce la couleur à l'avance et qu'on ne trompe plus personne sur la marchandise. Finalement c'est peut-être lui qui à travers ce film aura trouvé sa libération sexuelle?

follett068

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0,5Nul
Publiée le 29/07/2014

Allez je me décide à voir LE FILM qui a marqué le tout Cannes en 2013 et résultat ............ rien ...... un navet monumental et indigeste de 3h00, oui 3h00 de plans fixes (type des hommes et des dieux, avec des plans sur des spaghettis entre autres), pour une histoire qui aurait pu être racontée en 1 heure chrono sans toutes ces longueurs épouvantables. Finalement, une histoire banale de lesbiennes, clairsemée d'un peu d'art et de philosophie de bas étage tirée et paraphrasée de Wikipédia. On penserait presque que le réalisateur est un authentique débutant !! Mais bon, il parait que le milieu artiste bourgeois parisien a fantasmé sur ce film, tant mieux pour eux. Pour les autres, passez votre chemin, la dernière minute du film résume à elle seule la vacuité de l'ensemble ...........

soyen54

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0,5Nul
Publiée le 10/10/2014

A force d'entendre parler du "chef d'oeuvre " de Kechiche je me suis dit: allez! Regardons... Si ce film est un chef d'oeuvre je pense que dorcel a pas mal de chef d'oeuvre a revendiquer. Aucune émotion, pas de dialogues touchants, rien de transcendant. Un film X lesbien point barre.

Samir Dekhil

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0,5Nul
Publiée le 16/02/2014

c'est con y as pas 0 ce film est d'une nullité titanesque . et si si c'est pour mater des femme se brouter la moule pendant trois heure autant matter un film x. la Palm d'or ,ils ont craqué la, le cinéma français de pire en pire de la vrai merde.

brunetol

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0,5Nul
Publiée le 26/05/2013

Avant même la remise des prix, la critique française unanime a choisi sa palme : le film de Kechiche. Je m'y suis précipité aussitôt, puisque le Gaumont Opéra avait la bonne idée de le projeter ce soir. Trois heures d'effarement et d'ennui plus tard, que dire ? Kechiche n'est pas un mauvais réalisateur, "La graine et le mulet" sonnait souvent juste, "Venus Noire" était par moment impressionnant et "L'esquive" reste un petit chef d'œuvre. Mais "La vie d'Adèle" est un naufrage. Trois heures de banalités et de philosophie de comptoir (avec citations) sur un sujet tout juste digne d'un pauvre téléfilm. Une histoire d'amour entre filles, sauf que l'amour est invisible, inaudible, réduit à des représentations triviales, une enfilade de clichetons éculés et des scènes de cul lesbiennes embarrassantes, même pas dignes de la section "romantique" de YouPorn, et filmées par un regard outrageusement masculin. Retournez plutôt voir "Je tu il elle" d'Akerman si vous voulez savoir vraiment à quoi ressemble l'amour entre filles. La "mise en scène" se résume à un truc simple : tout filmer à la longue focale, toujours en gros plans (il doit y avoir en tout et pour tout dix plans larges dans le film), quel que soit le contexte, le décor. Avantage : on peut compter les grains de beauté et les boutons d'acné, au moins ça occupe. En sosie d'Emilie Dequenne, Adèle Exarchopoulos s'en sort à peu près et parvient à exister malgré la pâleur de son personnage. Face à elle, la toujours transparente et insipide Léa Seydoux, ses deux expressions et son regard vide. "La vie" tellement louée par nos critiques qui la voient "débordante" dans le film, ce sont des gens qui mangent des spaghettis bolognaise toujours en gros plans (on voit mieux les moustaches en sauce tomate), chantent "Joyeux anniversaire" et boivent des pots dans des troquets en se répétant "Ça va ? Ça va." comme dans le sketch de Coluche. A tant chercher "la vérité", Kechiche ne trouve que la banalité et l'insignifiance, et une aridité documentaire sans l'authenticité qui en fait tout le prix. A fuir.

conrad7893

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2,5Moyen
Publiée le 10/10/2014

la métamorphose de la chenille en papillon, le passage à l'âge adulte d'une jeune fille dans son temps la passion sous toutes ses formes est présente dans le film bien interprété , les actrices sont justes pour ma part trop de scènes de sexe et des dialogues par moment chiants un film pour bobo qui se veut intello par contre très belle lumière mettant en valeur les actrices et une musique très présente pour public averti quand même

chrischambers86

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4,0Très bien
Publiée le 09/10/2013

Voilà, à coup sûr, une Palme d'or qui a de quoi faire hurler les plus rèfractaires au genre et qui n'en finit plus de faire polèmique, en particulier les scènes d'amour physique entre Adèle et Emma qui feront certainement parler! Gonflè comme sujet! Et casse gueule! Abdellatif Kechiche est un immense metteur en scène, à vous (ou non) de vous embarquez durant 3h dans cette histoire d'amour simple et profondèment humaine! D'une puissance inouïe, Adèle Exarchopoulos (craquante de fraîcheur et de justesse, elle a le talent des grandes) et Lèa Seydoux (une vraie composition d'actrice, elle est ici comme on l'a connait) nous font vivre la plus belle histoire d'amour de l'annèe qui atteint des sommets d'intensitè! Ces deux là, ils s'aiment, vraiment, follement, profondèment, tel ce baiser passionnèe dans un parc où les rayons du soleil viennent caresser leurs visages [...] L'une (Exarchopoulos) apporte sa beautè, son innocence, sa lumière et sa sensibilitè, et l'autre (Seydoux) avec ses cheveux bleus, son mystère et son magnètisme! En effet, Kechiche dissèque cet amour fou dans ses plus intimes degrès d'investissement! Au point qu'on ne sait plus, dans ce dèluge d'images fortes, faire la part du cinèma et de la rèalitè! Le principal mèrite en revient èvidemment aux deux comèdiennes principales qui se sont beaucoup investies, chacun des personnages ne pouvant exister sans l'autre! Histoire d'amour torride qui recèle des moments magiques (la danse d'Adèle Exarchopoulos, sous les traits de Louise Brooks dans "Loulou" de Pabst, annonce l'incarnation libertaire et l'anarchiste de l'amour fou) que sublime la camèra de Kechiche (gènial pour les uns, tyrannique pour les autres), "La vie d'Adèle : chapitre 1 et 2" est un film d'ècorchè vif qui illustre avec force l'amour qui relie Adèle à Emma, puis l'attirance qui s'ètiole! Et même si le rèalisateur doit passer par des scènes d'amour physiques longues et crues, elles ont le mèrite de n'être jamais gratuites ou vulgaires! Kechiche a une telle opinion, de son engagement, de ce qu'il veut faire, qu'il est prêt à tout dans chaque nouveau film qu'il tourne! Le cinèma, c'est souvent, d'abord, une promesse! Un pari qu'on prend sur le plaisir que va nous procurer tel metteur en scène (Abdellatif Kechiche). Une excitation quasi enfantine à partir d'un sujet (parcours d'une jeune fille, la vie, et la fin d'un amour). Ou d'un casting explosif (Adèle Exarchopoulos et Lèa Seydoux). Ou même, parfois, tout simplement, d'un titre enjôleur ("La vie d'Adèle"). La perspective d'aller voir le nouveau Kechiche le jour même de sa sortie nationale (le 9 octobre 2013), avec son intriguant duo et ses gros plans saisissants, c'ètait dèjà la moitiè du bonheur! Donc on se retrouve face à l'ècran blanc, on pousse un soupir d'aise et, très vite, on trouve cette oeuvre fleuve passionnante et poignante, dure et intense, à tel point qu'on se prend une claque à travers un simple regard, le mouvement d'une bouche ou une chanson (Lykke Li et son formidable « I Follow Rivers » , lièe à tout jamais à Adèle et Emma). Une grande Palme d’or avec deux actrices en ètat de grâce et un metteur en scène au sommet de son art, une merveille de justesse que le public n'est pas près d'oublier...ou de digèrer...

Mégan R.

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 05/10/2013

C'est un avis à vif que je vais vous donner, mais c'est un véritable avis. Je suis allée voir hier soir La vie d'Adèle en avant-première et je dois dire que ce film m'a totalement perturbée. Avant tout, ne croyez surtout pas que ce film est porté sur l'homosexualité des deux personnages, car non, c'est un film d'amour avec un grand a. L'amour, ses débuts, sa passion, ses bassesses, ses trahisons, et surtout le manque d'amour, la perte de l'amour dont on sait qu'on ne pourra jamais guérir. Un amour qui prend le spectateur aux tripes et le rappelle à sa propre vie. Car oui, la vie d'Adèle est universelle, c'est pourquoi les longs plans concentrés sur Adèle en train de manger des spaghettis, du jambon, en train de dormir la bouche ouverte n'ont rien d'inutiles. Ils nous montrent juste que cette histoire, c'est l'histoire de tout le monde. On tombe amoureux de leur amour, et pour ma part de la sublime Adèle Exarchopoulos qui illumine tout le film de sa beauté naturelle, des émotions qu'elle dégage. Une œuvre qu'on ne peut oublier.

tony-76

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3,5Bien
Publiée le 14/12/2013

La Vie d'Adèle - Chapitres 1 et 2 est un oeuvre très réaliste et prenante. On a beaucoup parlé de ce film et pourtant, on n'en a rien dit. L'inspiration est partout, dès les premiers instants. Dans cette manière qu'a Kechiche de filmer son actrice, la sublime Adèle Exarchopoulos, dans un quotidien et un univers bâtis méticuleusement. Ses manies, ses cheveux en bataille, sa bouche, son langage, sa famille, ses amies; Adèle est un personnage palpable. Rien de tout cela ne serait possible sans cette Adèle, qui joue tout avec un naturel désarmant. Quand je dis tout, je veux dire la vie, comme dans cette période de l'adolescence où son Adèle, elle, découvre qu'elle aime Emma, puis l'âge adulte. Dans d'autres films, ce serait un choc, un débat intérieur, le récit de parents contrariés. C'est ici une histoire d'amour inspirante, mais surtout une histoire humaine, qui parvient à être sociale. Bien sûr, le regard affûté du réalisateur y est aussi pour beaucoup, lui qui reste près de ses préoccupations/obsessions; sa fascination pour l'acte de manger, qui ne va pas sans rappeler La graine et le mulet par cette symphonie de bouches et de nourriture, et cette idée de transmission, d'enseignement. Le réalisateur pose sa caméra sur ce monde avec un talent retrouvé. La mise en scène y est évocatrice, le contexte propice au jaillissement d'émotions. L'intelligence transpire de partout, souillant des draps où la beauté du geste et sa répétition rendent probants personnages et contextes. La vie d'Adèle est un film en trois dimensions. Kechiche, par un symbolisme simple, mais évocateur et des références littéraires bien intégrées, dit beaucoup sans beaucoup parler. Adèle est un personnage qui nous paraît réel. Elle ne fait pas qu'aimer Emma, elle a des ambitions, des livres préférés, un travail. Une vie. La vie d'Adèle !!

William Spindler

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0,5Nul
Publiée le 14/10/2013

Pour Kéchiche, les bobos riches amateurs de tableaux comprennent l'art, acceptent sans problème que leur fille soit homosexuelle, et mangent des huîtres ; les autres, les beaufs, dînent devant "Question pour un champion" (à 18h, donc), des "pâtes bolos", ne sont pas prêts à comprendre que leur fille puisse aimer quelqu'un du même sexe, et, bien sûr, pensent qu'il est préférable d'avoir un vrai métier, dans le commerce de préférence."La vie d'Adèle", ou comment satisfaire les critiques parisiennes à coups de clichés pitoyables. Kéchiche est de ces cinéastes intouchables, qui peut faire tout et n'importe quoi sans qu'aucune presse n'ait l'objectivité de dénoncer ses errances pseudos-artistiques. Il lui faut plusieurs fois dans "La vie d'Adèle" avoir recours à des scènes laborieuses et discursives où professeurs, élèves, ou intellectuels éclairés citent à tour de bras Marivaux, Sartre, et j'en passe : Kéchiche cherche une légitimé livresque au propos qu'il entend tenir dans son film. C'est on ne peut plus mal écrit d'un point de vue dramatique : "surligner" continuellement les choses dans un film déjà au combien bavard, voilà qui est ce qu'il existe de plus lourd au cinéma. Le problème, c'est que ne pas aimer un film de Kéchiche, c'est être un inculte, un beauf, quelqu'un qui ne comprend pas l'art. Il le fait dire lui-même à "Seydoux-la-peintre" dans son film au sujet des peintures qu'elle produit "Je ne comprends pas que les gens n'aient pas de goût". La vie d'Adèle n'a d'intérêt que pour son actrice principale. Le reste est du bavardage, du "Plus belle la vie" en version beaucoup trop longue, beaucoup plus sexe, et tout de même, restons honnête, un peu plus inspiré. Il n'empêche : que Kéchiche fasse du documentaire si le réel l'intéresse tant que cela, et qu'ils laissent à d'autres le soin d'écrire de vrais films.

constance B.

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0,5Nul
Publiée le 11/11/2013

Kechiche ou l’art de remplir le vide. Voilà un film où l’on mange abondamment des pâtes (deux fois en famille, une fois en groupe, toujours en gros plan et de préférence la bouche grande ouverte lorsqu’il s’agit de dire, ce faisant, une niaiserie), où l’on baise (une fois en mode hétéro, trois fois en mode homo, pour éclairer sans doute ceux qui n’auraient pas bien compris comment s’y prendre), où l’on joue à l’institutrice (quatre séquences, au point de se croire dans un remake d’ « Être et avoir »), où l’on s’embrasse à bouche bien baveuse durant une bonne dizaine de minutes et où la pauvre Adèle, sanglotante et morve au nez, cherche désespérément durant un bon quart d’heure la boite de kleenex que la production n’a pas eu les moyens de lui offrir. Bref, le film - qui dure trois heures - aurait très bien pu en durer quatre de plus si Kechiche, qualifié par ceux-qui-s’y-connaissent de « génie », avait décidé de faire manger des pâtes une quatrième fois à ses actrices ou de nous imposer une cinquième scène de baise. Pour tout dire, cette « œuvre », qualifiée ici ou là de « sublime » par ceux-qui-savent, n’aurait duré qu’une heure que nous nous en serions mieux portés… Pour être objectif, reconnaissons tout de même que l’on y apprend aussi comment manger des huitres (pas de chance, on le savait déjà) et qu’y sont dispensés des commentaires sur Marivaux, Sartre et Klimt, piochés dans « La littérature et la peinture pour les Nuls ». La sévérité du jugement porté est à la hauteur des éloges grotesques dont ce film a fait l’objet. En toute franchise, la programmation de ce « Plus belle la vie » à la sauce lilloise aurait parfaitement fait l’affaire sur W9 ou D8 un soir de semaine. Tout cela en dit long sur la connivence, la complaisance, le conformisme et le manque de courage du petit cercle des critiques qui l’ont porté aux nues et prennent à longueur d’années les spectateurs pour des gogos.

predawolf

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 01/05/2017

Le 26 mai ce film à fait l'unanimité du jury pour la "Palme d'or" présidé de plus par le grand Steven Spielberg qui après seulement 5 minutes de délibération l'on nominé grand gagnant,rien que cela ,pour le coup ce fut un grand triomphe .La Vie d'Adèle,à la particularité d'être divisé en deux,le chapitres 1 et 2,car à la base il devait s'agir de deux films mais le réalisateur Abdellatif décida au final d'unifier ces deux chapitre en un film d'une durée de 2h50.2h50 qui passe à la vitesse de la lumière pour le coup . Pour la première fois je commencerais tout d'abord par parler des deux actrices principaux qui sont juste incroyable de talent ,véritablement grandiose. Adèle Exarchopoulos,et juste merveilleuse ,quel talent ,on croirais voir une vraie jeune fille filmée par une caméra caché tant sa fais vrai et que son jeu est d'une justesse irréprochable .Elle est touchante ,captivante ,on est totalement pris dans sa tristesse sa joie ...Et de plus ,quelle beauté naturelle ,ses lèvres pulpeuses,son regard profond,son sourire magnifique et lumineux.On peut dire quelle a était gatée par mère nature .Léa Seydoux est tout aussi incroyable dans ce film en incarnant un rôle dans lequel je ne l'attendais absolument pas .On peut dire que la couleur bleu lui va à ravir.Son rôle de femme forte est juste superbe on se perdrais dans son regard bleu .Pour ma part c'est son meilleur rôle à ce jour ,on ne la reconnais pas tant elle est transformée.Dans tout les cas je dis un grand bravo à eux deux qui se sont pour le coup sacrément investie sur ce film en se livrant à des scènes de sexe plus vraie que nature ,pour moi je pense quelle ont vraiment couché ensemble .Elle se sont même livrée à des séquences photo qui sont juste waou !!!!D'ailleurs plus bas je vous les propose dans un fichier .Elle ont même jouée le jeux jusqu'au bout vu que pendant la compétition au festival toute deux continuer à se faire des petits bisous et des caresses ,maline les filles ^^ Ce film magnifique est adapté de la bande dessinée"Le bleu est une couleur chaude" de Julie Maroh ,que je n'est pas encore lu mais que je compte bien lire .La mise en scène est magnifique et super bien traité,on croirais voir un tableau en mouvement constant , toute la mise en scène se centre et commence par le visage des personnages principal en ce centrant sur les lèvres de Adèle(Adèle Exarchopoulos) qui se projette immanquablement à celle de sa partenaire, Emma (Léa Seydoux). Un véritable magnétisme les unis et ne cesse de les attiré ,de s'embrasser .C'est vraiment une mise en scène personnelle et ancrée sur le physique du corps . Le cadre et le jeu de lumière sont juste super magnifique et serve parfaitement cette mise en scène centrée sur les visages et leurs émotions .Mais c'est avant tout les scènes sexuelle entre les deux protagoniste qui sont magnifique,troublant et d'une virtuosité imparable, la manière amené quand leurs peaux se touche,se frotte l'une à l'autre,la chaleur dégager de leurs corps en ébulition,quand elle s'embrasse et dans leurs échange de regard pendant l'acte ,sont de tout beauté,des séquences saisissantes qui parviennes à retranscrire à merveilles toute les palettes de l'esprit humain et de ses méandres,et le tout s'en être vulgaire,oh non le réalisateur Abdellatif est bien au dessus de la vulgarité,c'est un artiste à part entière qui a su avec ce film proposé un montage parfaitement fluide et tout ce qu'il y a de plus démonstratif .L'image suggère avec brio la beauté de ce spectacle.Quand ont voix ces deux jeunes filles ensemble ont ne peut s'empêcher de ce dire que c'est magnifique d'aimée . Ce film est donc un véritable feu d'artifice d'émotion qui met en avant l'immense talent de son réalisateur Abdellatif Kechiche.Le talent des actrices est mis tout du long en avant en proposant desscènes toute plus émotionnelle les unes des autres .Il est triste de voir Adèle pleurer tout comme il est super de les voir rires ,s'aimée,rarement les émotions humaines ont était mis aussi bien en pratique et avec une telle maitrise.Pour ma part le premier chapitre est de loin le plus intéressant et hypnotique,il possède une magie émotionnelle assidue et plein de fougue .Alors que le second chapitre est plus dans le retour à la réalité,elles ont grandis et leurs esprit ainsi que leurs vie ont évoluées,elle font fasse à la maussade répétition de la vie en elle même,d'ailleurs certaines scène sont dure en émotion.Mais malgrès tout au risque de me faire traité de pervers,la plus grande force de ce film repose certes sur la réalisation et le jeu des actrices mais surtout sur les immenses scène de sexe qui sont magnifiquement dépeinte et chorégraphié que se soit les râles,la transpiration,les soupirs,les jouissances,tout ce que représente le plaisir charnel se trouve dans ce film et s'en aucune vulgarité . La force de ce film est qui peut etre sa faiblesse pour certain ,c'est qu'ici la vie est simplement dépeinte comme telle;la pas de grand moment de scène incroyable de cinéma avec le baiser d'amour de fin sur une piste sonnore à fond ,non!La il s'agit d'un drame réaliste qui n'a voulu que raconté une histoire d'amour dans sa vraie valeur et son authenticité ,sa pourrait être vraie.Beaucoup de personnes se retrouverons au travers des yeux de Adèle,la complexité de son esprit n'est rien de plus qu'un reflet parfait de notre jeunesse .A l'époque ou nous exploitions et découvrions notre sexualité,à l'époque ou c'était notre corps qui nous dictée nos règles avant l'esprit .Et quelle difficulté que sa pouvais être de voir que l'on ne rentrée pas dans le moule .Il est bon de s'avoir qu'un troisième chapitre risque très fortement de voir le jour ,en fait le réalisateur à était clair il aimerait faire au moins 4 chapitres de plus au cours des années qui défile afin de voir le personnage d'Adèle vivre et viellir ,tout comme nous,il rève d'une fresque humaine et Adèle Exarchopoulos est partante .Donc fort sont les chances de voir un troisième chapitre pour mon plus grand bonheur quand au autre de prévu je suppose que cela dépendra du succés du troisième chapitre et pour le cout deuxième film.Mais quelque chose me dit qu'il ferais un tabac . CONCLUSION: La vie d'Adèle est un magnifique chef d'oeuvre dramatique ,qui a su montrer au yeux de tous le talent incroyable d'un réalisateur mes aussi de ses actrices qui sont tout simplement incroyable .Il me faudrer des heures entières pour parler de ce film tant il est complexe de sentiment .Mais une chose est sure,ces que c'est un film ahurissant de justesse,d'émotion humaine,d'humanité et de vérité .Un vraie régal ,qui mérite absolument sa Palme d'or je comprend pourquoi Spielberg à dit que ce film est la plus humaine des oeuvres cinématographique à ce jour .Un grand merci Abdellatif Kechiche et un grand bravo aux actrices Léa Seydoux et la bluffante Adèle Exarchopoulos .Un 5/5 largement mérité tout comme son titre de "Chef d'Oeuvre".

taratylanem

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1,0Très mauvais
Publiée le 29/10/2013

Un mélange de clichés sur le milieu homosexuel / de film pornographique / de gros plans aussi inutiles que disgracieux / de longueurs à n'en plus finir / de scènes qui ne servent à rien... Je suis pas une spécialiste du cinéma, mais quand même... Comme quoi on se demande encore quels sont les critères de la Palme d'Or de Cannes...

AMANO JAKU

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1,5Mauvais
Publiée le 16/10/2013

Un jour, alors que je me rendais dans ma librairie habituelle pour acheter mes mangas, je suis tombé sur une BD dont la couverture m’a interpelé : « Le Bleu est une Couleur Chaude ». Intrigué je commençais à la lire puis l’achetais. Une fois chez moi, je l’ai dévoré en à peine 15 minutes et je fus sur le cul d’avoir découvert une histoire aussi magnifique, l’une des plus belles histoires d’amour jamais contée (je tiens à préciser que je suis hétéro grand fan de romans/BD/films fantastiques et d'horreur, donc mon jugement n'est nullement influencer par mon orientation sexuelle ou mes opinions). Alors quand j’ai su qu’on allait adapter cette BD au cinéma, j’étais trop impatient de voir le résultat, d’autant que le film avait tous les moyens pour surclasser "Love Story" ou "Philadelphia" en termes d’émotion. Cependant, mon enthousiasme fut rapidement calmé lorsque j’ai appris que c’est Abdellatif Kechiche qui allait le réaliser. Ce type que toute la presse pseudo-intellectuelle idolâtre alors que c’est l’un des plus mauvais réalisateurs exerçant dans notre contrée (tous ces plans n’ont ni début, ni fin, aucune technique de montage : tout est fait au hasard, même les caméras sont positionnées au hasard, les scènes de dialogues se contentent de champs/contre-champs sans saveur, la photographie n’est jamais réellement travaillée, tout juste le strict minimum syndical, une direction d’acteur à côté de la plaque, souvent outrancière, amenant la plupart du temps à l’image des clichés misérables qu’on ne devrait plus voir dans un film au 21ème siècle…bref, je doute que ce type est mis les pieds une seule seconde dans une école de cinéma !!). Mes doutes sont devenus plus grands lorsqu’ils ont dévoilé le titre du film ("La Vie d’Adèle" ??? Mais qui est Adèle ?? Où est Clémentine ?). Pire, tous mes espoirs sont partis en fumée lorsque j’ai appris que le film avait reçu la Palme d’Or, le trophée de cinéma ultime qui récompense toujours le film le moins intéressant du festival !! C’est donc tout de même avec un peu d’espoir que je me suis rendu au cinéma…mon dieu qu’ai-je fais ?? Mais comment une telle chose a-t-elle pu voir le jour ? Le titre du film aurait dû me mettre la puce à l’oreille : plus rien de la sublime BD de Julie Maroh ne serait-ce que le fil conducteur de l’histoire et son début où Emma se rendait chez les parents de Clémentine (et oui, Clémentine : PAS Adèle !!!!) juste après son décès…non on oublie tout ça et on se tape une longue et ennuyeuse scène de cours de Français dans une classe quelconque d’un lycée (et allez, Kechiche nous refait le coup de l’horripilant "La Graine et le Mulet"….mais putain jamais il nous lâchera avec ce docu merdique même pas digne d’Arte). J’ai cru me revoir en terminale : long, chiant et interminable. Une chose est sûre : Kechiche sait mettre en route une histoire !! Ensuite nous suivons Adèle avec ses copines pour de passionnantes et intellectuelles discussions (T’as déjà baisé ? Moi je suce si j’ai envie de sucer ! Tu l’as déjà fait à trois ?...ah quelles sont belles les jolies jeunes fleurs d'aujourd'hui...). Là où dans la BD on voyait Clémentine avec son ami homo Valentin lors d’échanges très intelligents, ici plus rien n’a vraiment d’intérêt scénaristique. Et c’est là où je veux en venir : d’habitude je ne suis pas contre le fait qu’une adaptation soit différente de son matériau d’origine, du moment que la différence est cohérente, construite et intéressante. Ici il n’y a que du néant. Par exemple dans la BD, Clémentine soulignait le doute intérieur qui la ronge par des monologues intéressants et criant de vérité, alors qu’ici on a juste des plans de l’héroïne qui ne dit rien, tentant de dévoiler une émotion sur son visage coincé mais au final on ne ressent rien, et pire : on ne comprend pas ce qui se passe dans la tête d’Adèle. Voilà pourquoi Kechiche nous affuble de deux scènes de cours de français redondantes : c’est le seul moyen qu’il a trouvé à l’écran pour nous expliquer le désarroi de son héroïne par l'intermédiaire des explications de texte du professeur. C’était pas assez classe de garder l’idée des monologues ??!!! Mais, comble de la bêtise, c’est que les doutes d’Emma (alors pourquoi elle a gardé son prénom original elle, au fait ??) vis-à-vis de sa relation avec Clémentine sont totalement absent du film. Mais merde, c’est justement cette double peur de leurs sentiments qui rendaient ses deux personnages si touchants et attachants. Je ne parle même pas des personnages qui apportaient du poids au récit comme valentin ou Sabine, la copine d’Emma, qui sont juste relégués ici à une ou deux scènes sans importance. Alors ok, le réal veut s’éloigner de la BD, ok mais alors pourquoi avoir fait une love story si insipide ? Le film traîne tellement en longueur que s’en est navrant : on s’attarde sur des scènes fades qui n’apportent vraiment rien à la narration (la fête avec les amis d’Emma : pompeuse et inutile, le dialogue entre Adèle et Thomas sur le livre de français pendant qu’ils mangent un Kébab et les scènes de dégustations de spaghettis bolognaises….mais c’est quoi ce trip de montrer des gens bouffer en gros plan ??!! Et pourquoi leur demander de manger comme des sagouins ? C’est quoi le message : les jeunes d’aujourd’hui sont des gros porcs ??...démarche totalement incompréhensible). Justement, je me pose une question : le festival de Cannes 2013 avait-il lancé un concours du gros plan avec une somme à gagner à la clé ? Parce que "La Vie d’Adèle" est composé à 99,99% de GROS PLANS !!!! Mais à quoi ça sert ? On ne profite d’aucun décors, on ne voit même pas les figurants puisque la caméra étant à 30 cm de la tête de l’héroïne, tout ce qui est autour de sa tête est flou à mort ? Pour faire ça, pas besoin d’argent pour tourner dans des lieux et prendre des acteurs : Adèle sur un fond vert aurait suffit et coûté beaucoup moins cher !! Le comble c’est que ça rend quelconque des séquences censés être chargées d’émotions (comme le face-à-face entre Adèle et Emma sur le banc ou dans l’herbe), voire même ridicules (toutes les scènes de pleurnicheries où l’on ne voit que la morve coulant sur la bouche plutôt que la tristesse du personnage…mais au secours, c’est quoi ce film ??!!). Maintenant passons à LA chose qui a choqué les gens : les scènes de sexe. Il y en a trois dont la durée cumulée doit approcher les 15 minutes…là où la BD n’en contenait que 4 pages sur un total de 150 !!! La première étant la plus longue (presque 8 minutes !!) et tellement poussive (l’actrice qui simulait l’orgasme le plus violent avait droit à une prime de 1000 euros ??) qu’elle en devient ridicule là où, dans la BD, elle était un passage obligé mais tendre. Ici on a juste l’impression d’assister à un kama-sutra lesbien ou « comment faire jouir une meuf en 45 positions et pratiques ». Le comble c’est que sur ces trois scènes, deux sont hyper rallongées et la dernière n’existe pas dans la BD. Mr Kechiche avait-il envie de se faire plaisir en tournant ? Une vision d’hétérosexuel car au lieu de nous montrer une scène d’amour tendre entre deux femmes amoureuses dont l’une se laisse enfin totalement envahir par sa vraie sexualité, nous assistons impuissant et au bord de la crise de rire à une vulgaire scène lesbienne outrancière que l’on pourrait retrouver dans n’importe film porno de Marc Dorcel. Je crois que de nombreuses lesbiennes ont du avoir les dents qui ont grincé en voyant cette chose pathétique. Et puis je terminerais sur le « twist » amenant la fin du film (alors là, rien de rien à voir avec la BD de Maroh) où Adèle, devenue instit (là, aussi…dans la bd on a 3 cases….3 PUTAIN DE CASES qui nous indique qu’elle est instit….et nous on se tape plusieurs scènes scolaires entre Adèle et ses bouts de choux…"La Graine et le Mulet 2, le Retour"….c’est pas possible, Kechiche, va pourrir en enfer avec Ed Wood et Uwe Boll !!!!!!), commence à regarder ses élèves et on comprend que elle aussi la pauvre, elle e envie d’être mère…difficile quand on est lesbienne. Je ne raconte pas plus pour ne pas faire de spoilers, mais j’ai envie de demander c’est quoi la morale ? Pour avoir un enfant soyez hétéro ? Toute cette histoire avec Emma n’était qu’une expérience curieuse, rien de plus ?? Mais on va où là : on est carrément à l’opposé du message de l’œuvre de Maroh….non mais allo quoi ?!! (oui je sais : cette référence est navrante d’incultisme, mais je me mets au niveau de Kechiche). Côté acteurs bin on va juste parler des deux principales puisqu’on ne voit qu’elles à l’écran : tout d’abord je ne comprend pas pourquoi on a pas choisi de vraies adolescentes pour incarner Clémentine (oui : le prénom Adèle m’emmerde) et Emma car soyons francs, si Léa Seydoux arrive à nous faire croire à une étudiante en art, Adèle Exarchopoulos est décidément trop vieille pour incarner une jeune fille en première Littéraire ! (à quand Emmanuelle Riva dans l’adaptation de Yoko Tsuno ?). Et puis Léa Seydoux, qui est pourtant bonne actrice, voit son personnage d’Emma très diminué dans l’histoire par rapport à son modèle et se contente de quelques lignes de dialogues dont certaines sont même navrantes (quand Emma demande à Clémentine de partir, jamais une grossièreté n’est utilisée dans la BD et on en a pas besoin pour ressentir toute la colère d’Emma, alors qu’ici les mots « pute » et « traînée » sont balancés jusqu’à l'overdose…pour Kechiche la vulgarité est le seul moyen d’exprimer la colère ?...faut vraiment prendre des leçons mon pote…) ; mais le pompon revient à « LA » star du film : Adèle Exarchopoulos. Quel foin on fait sur cette actrice et sa soi-disante prestation magnifique…mais soyons sérieux : elle affiche toujours la même tronche, sorte de mélange entre un cocker battu et un drogué qui regarde devant lui bouche bée. Adèle fait nous la compassion : gueule de cocker battu junkie…la mélancolie : gueule de cocker battu junkie…le doute : gueule de cocker battu junkie…la colère : gueule de cocker battu junkie..qui hausse la voix ! ….et la tristesse : gueule de cocker battu junkie avec de la morve plein la bouche ! Même Sandra Bullock ou Diane Kruger qui comptent parmi les actrices les plus insignifiantes du moment a plus de charisme que Mlle Exarchopoulos...et même Marine Vacth aurait été meilleure, c’est pour dire !! Alors pourquoi ce premier rôle ? En plus on oublie le prénom de l’héroïne de base pour garder le sien et on le case dans le titre du film ??!! Est-elle la maîtresse actuelle de Mr Kechiche (ou l’aurait-il bien voulu ?). C’est à n’y rien comprendre et il aurait encore mieux fallu prendre une totale inconnue. En plus, lors de scènes n’ayant pas lieu d’être, Kechiche fait dire à son personnage des choses aberrantes de stupidité lui faisant perdre toute crédibilité : une fille en L qui ne connaît que Picasso comme peintre, qui croit que l'huître est un crustacé et qui donne des exemples de réalisateurs comme Stanley Kubrick sans arriver à nommer un de leurs films (Inculte va !!!). Bref, si on oublie sa durée supra exagérée (toutes ces longueurs inutiles…le film aurait pu tenir en 1h45/2h !), "La Vie d'Adèle" peut être un bon film aux yeux de personnes non cinéphiles, non exigeantes ou n’allant que très rarement au ciné mais, comparé à son modèle d’origine, se plante totalement dans son message. D’ailleurs je comprends mieux pour Kechiche n’a même pas mentionné Julie Maroh lors de la remise de sa Palme…et aussi pourquoi Holy Motors ne l’a pas gagnée : il y avait encore plus nul cette année !! Alors pour tous ceux qui ont aimé la BD, fuyez cet insulte visuelle ; pour ceux qui ont aimé le film, lisez la BD pour vous rendre compte de la chose (et surtout parce qu’elle est 1000 fois mieux que le film) et regardez "Philadelphia" pour voir une vrai film émouvant et intelligent sur l'homosexualité. Pour ma part, encore une Palme d’Or de la honte…enfin c’est pas la première, et certainement pas la dernière !!

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