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Batman v Superman : L’Aube de la Justice
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note moyenne
3,7 12061 notes dont 1796 critiques
21% 375 critiques 29% 515 critiques 20% 366 critiques 15% 271 critiques 10% 171 critiques 6% 100 critiques

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valoudu51

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4,5Excellent • Publiée le 23/03/2016

Je n'ai pas l'habitude de poster des critiques sur les films que j'ai été voir au cinéma, mais depuis ce matin j'ai pu observer une certaines forme d'acharnement des médias en sortant pour la plupart des critiques (très - trop dure) envers ce film. En les lisant, ils ont réussi a me faire douter de la qualité du film, qui je dois l'avouer me faisait quand même un peu peur. Car même si je suis un "fan" de DC le concept d'un affrontement entre batman et superman ne m'emballer pas du tout. Alors je vais être francs le film n'est pas parfait cela est certains mais les imperfections s'immiscent dans tout les films. Scenario: Le film a réussi a trouvé une narration assez atypique; plusieurs histoires sont raconter de part est d'autres de nos héros permettant de coller parfaitement aux différents traits qui caractérises nos héros dans les comics. D'un coté le procès de superman et de l'autre une enquête pour batman . Pendant la première partie du film nous suivons les histoires successivement , s'entremêlant dans la narration sans voir quel peut être le lien. Cela donne l'impression de voir 2 films en 1. Ce procédé peut paraître étrange de prime abord et perdre le spectateur. Une sensation de "fouillis" peu même être ressentit . cependant après les éléments s'assemblent pour ne former au final qu'une seule est même histoire. Ce qui m'a particulièrement plu dans ce film c'est l'approche du film, sombre et "terre à terre" tout l'inverse de ce que Marvel nous ponds depuis maintenant quelques années. Donc là pas de blagues moisies toutes les 2 minutes qui au final n'apportent rien à l'histoire mais plutôt des sujets de fond soulever. Alors oui ces sujets de fonds sont traiter à la "sauce blockbuster" mais ça a le mérite d'être fait au lieu de lobotomiser le cerveau du spectateur pendant 2H30 comme peut le faire Marvel. Ce film pose donc les bases du DC univers, en mettant des clins d'œil a différents personnages à venir et à l'approche que prendra cet univers. 75% Jeu d'acteur: Le jeu d'acteur d'Henri Cavill est déjà connu car vu dans MoS . Je ne vais pas m'étendre dessus tout comme celui qui incarne Luthor. Ils arrivent a donner de la profondeur a leurs personnages , et montrent de multiples facettes non vu dans MoS . Ma grosse attente était sans aucun doute les 2 petits nouveaux qui sont Gadot et Affleck . Comme le veut la tradition, honneur aux dames. Gadot qui incarne pour la première fois Wonder woman s'en sort vraiment très bien. Elle réussit a incarner une femme forte et rusé. elle est clairement l'atout charme de ce film! dommage que ça présence à l'écran est très courte (20 min environs) . J'en attends cependant plus dans le film solo, pour vraiment pouvoir juger. J'attends vraiment une Wonder woman aux multiples facettes et non plus seulement la guerrière rusé. J'attends une femme pleines d'amour envers les autres, véhiculant des valeurs tout en gardant le coté guerrière qui fait partie intégrante du personnage. En ce qui concerne Affleck, il incarne parfaitement batman . chose qui n'était pas évidente après la prestation très remarqué de la trilogie de Nolan . il réussit a allier les différentes facette du personnages qui sont d'un coté le playboy sexy et séducteur et de l'autre le batman intelligent, vif d'esprit et enquêteur. Pour ma part aucune fausses notes du coté des acteurs. 95% réalisation: Je ne vais pas m'étendre dessus. Snyder remplie la part du contrat comme dans MoS mais cette fois ci multiplier par 100 . Un blockbuster restera un blockbuster, il y a donc des explosions de tout les cotés, des effets spéciaux en vois tu en voila . Pour le blockbuster le plus cher de l'histoire on en prends pleins les yeux a différents moments du film et on voit ou son passé les dollars pour une fois! 95% Points forts: - jeu d'acteurs - scenario bien construit dans sa finalité ... - réalisation - mise en place d'un univers sombre, plus réels, plus adultes Points faibles: - ... mais qui peut dérouter au début Au final on ne s'ennui pas une seconde pendant ces 2H30 de film avec des super heros iconique qui se rencontrent pour la première fois. Un beau spectacle qui fais passer un bon moment servit par une réalisation et des effets spéciaux très bien fait. Le scenario à l'honneur de ne pas prendre le spectateur pour un idiot en lui faisant le coup du méchant à battre et rien de plus. vivement la suit ! 95%

Bruce Wayne

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4,5Excellent • Publiée le 18/04/2016

Batman v Superman : L’Aube de la Justice était sans doute un des projets d’adaptation de comics les plus fantasmé depuis des années par de très nombreux fans de comics et de spectateurs friands de films de super-héros. Et ce face à face tant attendu entre ces deux icônes mythiques de la pop culture est devenu réalité grâce aux studios Warner Bros et DC Comics qui lancent pour de bon leur ambitieux DC Extented Universe. Mais Batman v Superman : L’Aube de la Justice a connu une histoire assez mouvementée tout au long de sa promotion et ce jusqu’à sa sortie. Il s’agit d’un film au destin situé entre scepticisme, interrogation, haine, déception, moquerie, ambition, fascination et excitation. Et étrangement, après une excitation de moins en moins forte vis-à-vis de ce film que j’attendais pourtant énormément, je n’ai pas du tout été déçu et j’ai même plus qu’adoré ce Batman v Superman ! Craignant que Superman n’abuse de sa toute-puissance, le Chevalier Noir de Gotham City décide de l’affronter au moment où l’on se demande si le monde a davantage besoin d’un héros aux pouvoirs sans limites ou d’un justicier à la force redoutable mais d’origine humaine. Mais pendant que les deux héros s’affrontent sans merci, une grande menace se profile à l’horizon, en la personne du redoutable et du très intelligent Lex Luthor. D’abord j’aimerais commencer cette (longue) critique en disant que Batman v Superman : L’Aube de la Justice ne mérite pas, mais alors pas du tout, ce bashing médiatique dont il est victime depuis sa sortie en salle. En effet, le film s’est accompagné d’un flot de critiques négatives sans précédent aux Etats-Unis, ce qui fut à la fois surprenant et pas du tout, tout en étant un gros succès commercial au box-office mondial avec plus de 805 millions de dollars de recettes dans le monde au moment où j’écris cette critique. Mais pour les studios qui ont investi un budget de production et de promotion énorme de 400 millions de dollars, Batman v Superman : L’Aube de la Justice est une sorte de déception amère et inquiétante pour la suite du DC Extented Universe à cause de ses très mauvais retours. Il est vrai qu’à la vue de la promotion complètement ratée du film, qui dévoilait quasiment tous les ressorts principaux de l’intrigue avec des images inédites à chaque nouveaux trailers et spot TV, on pouvait se dire que le film de Zack Snyder méritait peut-être une partie de ce lynchage médiatique terrifiant. Et il est vrai qu’en regardant tous les principaux trailers, eh bien nous avions vu tout le film en l’espace de 3 ou 4 minutes… Donc forcément je m’attendais à être déçu mais j’avais envie d’y croire quand même car je ne voulais pas que le DC Extented Universe chute ou que le film se ramasse comme jamais au box-office. Et donc je soutiens que les personnes qui ont qualifié ce film de navet ou de pire film de super-héros de l’histoire disent du grand n’importe quoi même si c’est leur avis et qu’elles pensent ce qu’elles veulent… Le film est tous sauf une catastrophe titanesque comme on nous l’a vendu dans la presse, il est selon moi une vraie grosse claque qui réussit d’une manière incroyable à nous emporter jusqu’au bout bien que nous sachions de très (trèèèès) nombreuses choses sur le scénario. Et en le regardant, j’ai vu en Batman v Superman : L’Aube de la Justice le blockbuster 100% comic book ultime et je pense qu’il faut l’appréhender comme ceci en allant le voir. Car en effet, il nous faut oublier l’ère Batman de Christopher Nolan avec un réalisme et une noirceur poussé à l’extrême. Ici, avec Batman v Superman : L’Aube de la Justice, nous sommes dans un « comic book movie » total où il faut s’imaginer voir une bande-dessinée complètement folle et psychopathe s’animer et se mettre en mouvement et en parole devant nous. Je crois que beaucoup de gens n’ont pas réfléchit de cette façon et qu’ils ont été perturbé par l’extrême sérieux de ce film qui va tout de même très loin dans la surenchère d’action et dans cet irréalisme dantesque cher à Zack Snyder. Réalisme et surenchère ne sont pas des éléments qui s’assemblent quand on regarde la trilogie Dark Knight de Christopher Nolan. Mais je pense aussi que beaucoup de spectateurs ne sont pas encore habitués au style de Zack Snyder dans le domaine des films de super-héros et qu’ils ont encore énormément de préjugés et de visions négatives sur lui. Et pourtant, car Zack Snyder est un des meilleurs (le meilleur ?) metteurs en scène de comics au cinéma et on voit bien qu’il adore s’éclater dans un registre sombre et sérieux à la Nolan, comme c’est le cas ici. Les exemples de 300 et de Watchmen sont souvent repris pour montrer l’immense talent du réalisateur pour transposer sur grand écran des comics cultes et son Man of Steel se démarquait par une ambiance très « nolanesque » avant de littéralement disparaître pour passer à du Snyder pur jus avec des scènes d’action énormes et des destructions massives à gogo. Et pour Batman v Superman c’est la même chose car le réalisateur a conservé la noirceur et le sérieux que Nolan avait apporté à Man of Steel mais cette fois il laisse son style visuel et esthétique s’épanouir totalement : couleurs chaudes et noires, lumière grisâtre, ralentis somptueux, délires explosifs colorés, un son assourdissant, une musique bruyante, du symbolisme, des réflexions sur les êtres divins, une iconisation totale des héros,… bref ce film est esthétiquement et scénaristiquement très comic book, très Snyder avec une légère touche de Nolan. Car oui Batman v Superman : L’Aube de la Justice c’est du Zack Snyder à l’état pur, avec de très grandes qualités mais avec encore les défauts habituels du metteur en scène, comme c’était le cas pour Man of Steel. Donc oui le film est plus que génial et je le démontrerais plus loin mais je reconnais qu’il y a beaucoup de défauts comme le fait que la dernière partie du film finisse complètement en cacahuète avec des destructions encore plus inimaginables que celles de Man of Steel, que Doomsday ne soit peut-être qu’un élément de trop plein scénaristique et de bourrinage gratuit, que la Batmobile soit trop irréelle et bourrine elle aussi (mais on est dans un film de comic me direz-vous), que les membres de la future Justice League soit amenés de manière trop grossière, que ce soit Lex Luthor qui ait inventé leur logo (étrange), que le montage du film semble avoir été très haché car il manque des scènes (d’où la nécessité de la fameuse version longue de trois heures que j’ai hâte de découvrir), que la présence de scènes très « grosses comme une maison » nuise un peu à l’ensemble sérieux du film, que l’aspect « film introductif » soit trop appuyé et qu’il nous apparaisse donc comme une sorte d’épisode de série TV et non pas comme un film propre avec un début et une fin fermée, que l’intrigue soit trop fournie et que le film aurait pu développer plus de sujets passionnants qui sont traités trop vites,… bref Batman v Superman : L’Aube de la Justice est un cas vraiment particulier dans le genre du film de super-héros mais c’est ce qui en fait sa plus grande force. Le film est donc très long (2h33 avec générique) et nous avons droit à des thèmes symboliques et métaphoriques, à des scènes d’action jouissives et ahurissantes, à une bande-originale assourdissante juste titanesque qui convoque l’épique et le divin signée par les très en forme Hans Zimmer et Junkie XL,… et tout ça tient dans un scénario qui possède deux histoires parallèles fascinantes : celle de Superman qui est de plus en plus rejeté par la population qui remet en question ses actions et sa présence, et celle de Batman qui est guidé par sa vengeance personnelle envers Superman et sa volonté de protéger le monde en voulant l’éliminer. Ces deux histoires se rejoignent ensuite pour ce qu’on nous a vendu comme étant le combat de gladiateurs du siècle et dont certains ont été extrêmement déçu sous prétexte qu’il n’est que très peu présent. Probablement qu’ils n’ont rien compris car cette opposition entre Batman et Superman est sous nos yeux durant tout le film puisqu’il s’agit avant tout d’une opposition idéologique et d’un débat sur la manière d’appliquer la justice et de sauver le monde. Le face à face devient ensuite dans la dernière partie du film totalement physique avec un combat violent et musclé entre les deux super-héros qui ne déçoit pas du tout ! Jamais nous n’avons vu une telle violence entre deux super-héros au cinéma et surtout un Superman plus que jamais affaiblit et pas loin de la défaite voire de la chute. Le scénario, signé des mains de Chris Terrio et de David S. Goyer, est vraiment très intéressant et sur de nombreux thèmes qui malheureusement ne sont pas assez développés du fait du trop-plein d’idée et de sujets à traiter. Par exemple le thème de la divinisation de Superman est complètement dingue car Zack Snyder iconise et divinise au maximum l’Homme d’acier comme une sorte de nouveau messie sur Terre, qui est d’ailleurs toujours aussi bien interprété par Henry Cavill. Les scènes de ralentis (magnifiques) qui présentent le super-héros sauvant des vies des flammes, apparaissant comme un Christ dans le ciel, se retrouvant auréolé par une foule, accomplissant des miracles surhumains, emmène le film dans une dimension mystique et religieuse, Lex Luthor ne cesse de le comparer à un dieu par exemple. Pour moi c’est une des grandes réussites du film et ce Superman est en plus remis en question par certains suite à la destruction de Metropolis et des milliers de victimes qu’il a causé mais il est aussi aimé par une partie de la population qui le voit comme un sauveur, son rôle est plus que jamais au centre de l’intrigue car doit-il rester accomplir ses missions tout en sachant qu’il peut y avoir des dommages collatéraux ou doit-il être éliminé par crainte qu’il ne détruise l’humanité par ses pouvoirs illimités et surhumains ? Le personnage est dans cette Aube de la Justice en pleine quête de rédemption, il veut se racheter mais l’opposition grandissante d’une partie de la population, la menace de Lex Luthor et l’entrée dans la partie du Chevalier Noir, vont rendre la tâche très compliqué pour Superman qui est totalement dépassé. La dimension politique est aussi très intéressante dans ce film comme l’épisode du procès de l’Homme d’acier qui est sur le papier génial mais finalement peu exploité et rapidement conclu par un évènement inattendu. On aurait aimé un dialogue entre la justice et Superman, la réaction des gens, les arguments de l’opposition à Superman,… mais Snyder n’a pas le temps et il doit avancer dans son film. De plus, la fin du film revient sur un épisode fondamental des comics que je ne pensais pas voir dans le film et ce fut une belle surprise, presque émouvante tant elle si bien traitée je trouve même si on connaît la suite par les comics ! Hormis le développement messianique et divin de Superman ainsi que la critique qui s’acharne contre lui, le film s’attache ensuite à développer son aspect plus noir et torturé en se consacrant brillamment au personnage de Batman. Après avoir été victime de critiques violentes suite à son embauche dans le costume du Chevalier Noir, Ben Affleck livre finalement une prestation impressionnante et surtout très différente de Batman. Le super-héros culte est ici un personnage torturé par la mort de ses parents et est en proie à des cauchemars apocalyptiques où Superman à prit le pouvoir et tue sans hésiter (un rêve peut-être prémonitoire, affaire à suivre…). Il est également obsédé par sa vengeance contre Superman suite à son arrivée sur Terre et c’est aussi un personnage très sombre et très violent car ce nouveau Batman tue véritablement ses ennemis du fait qu’il porte le masque depuis vingt ans et que sa vision de la justice a probablement changée suite à de tragiques évènements. Zack Snyder et Ben Affleck nous offrent donc un Batman plus massif, plus vieux, plus dur et ça marche tellement bien ! Le film aborde très bien le point de vue et l’avis de Bruce Wayne sur les actes et la présence de Superman sur Terre, ce qui lui permet d’en arriver très vite à le considérer comme une menace totale pour l’humanité. Cela nous l’avons dès le début du film qui est d’une puissance sans nom. Zack Snyder nous replonge en effet dans la fin de Man of Steel où Superman et le général Zod se battent en ravageant au passage Metropolis et le réalisateur nous entraîne, avec le personnage de Bruce Wayne, au plus près de la destruction de la ville ce qui rappelle le climat et la terreur du 11 septembre 2001 avec les immeubles qui s’effondrent, les civils morts, la poussière qui remplit la ville, le chaos total qui se répand,… Batman v Superman : L’Aube de la Justice représente parfaitement bien ses deux héros iconiques qui sont montrés tour à tour comme des héros et des monstres, surtout le personnage de Batman qui est montré comme une créature terrifiante par la musique puissante de Zimmer et Junkie XL ainsi que par sa voix grave, ses actes violents et sa motivation à tuer Superman. C’est limite si avec tous ces éléments il ne ferait pas peur ce nouveau Batman. Finalement les deux premières heures du film sont passionnantes à regarder car elles sont truffées de thèmes et de sujets qui font vraiment réfléchir, de scènes qui claquent par leur beauté esthétique et leur mise en scène démente, par le scénario qui se révèle plus intéressant qu’on pouvait le penser mais tout ça s’arrête un peu, le temps de la dernière demie heure complètement « what the fuckesque » et qui dévoile tous les défauts de la mise en scène de Zack Snyder. En fait pendant près de deux heures on n’est pas loin d’une sorte de chef-d’œuvre avec Batman v Superman : L’Aube de la Justice, oui je pèse mes mots bien qu’il soit inabouti par moment, mais cette dernière partie brise tout ce qui s’est établit pendant deux heures. Pourquoi ? Parce que Doomsday, parce que trop de destructions massives, trop de rayons lasers et électriques, trop de combat bourrés de surenchère, trop d’hystérie, trop d’effets visuels,… nous avons en fait sous les yeux une véritable orgie de super-héros comme Zack Snyder sait si bien les faire avec en point d’orgue l’arrivée involontairement drôle et kitch de Wonder Woman sous le son d’une musique totalement folle et très série TV qui prête vraiment à sourire mais aussi à une réaction d’épuisement devant ce spectacle total certes magnifiquement bien réalisé et très généreux en bruit, destructions et visuels fous mais qui franchit une fois de plus la limite avec cette surenchère en tout genre signée d’une main de maître. Le film a énormément été critiqué pour ses scènes d’action excessivement longues et destructrices, mais de là à parler d’un ratage je ne comprends pas. Zack Snyder semble s’amuser comme un fou à filmer les plus grands super-héros de comics et il s’autorise donc des choix esthétiques et de mise en scène originaux et forcément déroutants. Peut-être qu’il retiendra la leçon pour la Justice League puisque c’est lui qui est chargé de réaliser les deux films prévus par Warner Bros et DC Comics mais attention à ne pas refaire ces mêmes erreurs. Mais hormis cette dernière partie totalement folle à nous décoller la rétine, un montage qui a été amputé et des éléments scénaristiques maladroits ou peu développés, Batman v Superman : l’Aube de la Justice est un excellent film et ce que l’on pouvait espérer de mieux après une campagne promotionnelle décevante qui spoilait trop de choses. Au final la qualité est selon moi bel et bien là : la mise en scène explosive et esthétique de Zack Snyder, le scénario complexe malgré un trop plein de sujets à traiter, les thèmes fascinants abordés, le sérieux et la noirceur total du film, la musique monumentale et les acteurs qui sont excellents dans leur rôle : Ben Affleck en Batman torturé et massif, Henry Cavill en Superman qui cherche le pardon et l’acceptation de sa planète d’accueil, Jesse Eisenberg en Lex Luthor totalement taré et qui cabotine comme jamais, Gal Gadot en Wonder Woman charismatique et ultra badass, Amy Adams en Lois Lane toujours très charmante, Jeremy Irons en Alfred protecteur et fidèle à Bruce Wayne,…Batman v Superman est fun à sa façon en fait. Loin du fun de Marvel certes mais fun avec son style et son ambiance. Il faut aussi reconnaître que la tâche était difficile pour Warner et DC de mettre en place un tel univers en un seul et même film car ils n’ont pas eu le luxe de passer par toutes les origin story comme Marvel l’a fait. Batman v Superman se devait de continuer l’histoire de Superman, d’en recommencer une nouvelle avec un nouveau Batman, d’intégrer ces deux personnages dans un même univers avec divers enjeux, d’introduire rapidement les futurs membres de la Justice League et préparer enfin la base de la construction de cette équipe pour le rassemblement dans la première partie de Justice League prévu pour le 15 novembre 2017. Vous pouvez voir qu’il y avait énormément de choses à traiter et donc que forcément ce serait compliqué de tout réussir dans un film de 2h30 là où il faudrait deux ou trois films. Mais voilà, Batman v Superman : L’Aube de la Justice est probablement un des films de super-héros les plus étranges qu’on est vu depuis longtemps, un film qui divise déjà beaucoup de personnes mais je continue de penser qu’il sera réévaluer au fil du temps grâce à la version longue qui est prévu par Zack Snyder mais aussi par le fait qu’une communauté de fans et de supporters se formera pour le réhabiliter et faire en partie oublier cette mauvaise image qui lui colle à la peau depuis sa sortie. En tout cas, j’ai hâte de le revoir pour encore mieux analyser le déroulé du scénario parfois inutilement compliqué et les divers thèmes et références abordés dans ce film de super-héros atypique mais vraiment épique, jouissif et psychopathe par sa surenchère et sa démesure. Désormais, le prochain rendez-vous au sein du DC Extented Universe sera avec l’excitant Suicide Squad de David Ayer prévu pour le 3 août 2016 dans les salles obscures ! L’aventure continue !

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4,5Excellent • Publiée le 23/03/2016

je sens qu'il va être difficile pour ce film de faire carrière vu le bashing organisé (la Warner n'étant pas innocente avec sa stratégie foireuse d'embargo juste avant la sortie. Forcément les journalistes passent leurs nerfs sur un film qu'ils n'ont pas pu voir gratuitement). Malgré ses latences et ses manques (en scènes qui coincent par coupes inconsidérées) il arrive à résoudre le plus grand défis superhéroique de ces trois dernières décennies : réunir les deux plus iconique super héros jamais crées et réussi son pari après l'épisode "Affleck is Batman, shame on U" ou sa redite avec Eisenberg en Luthor (on peut ajouter Gal Gadot aussi). Pourtant le film parvient à nous propulser en avant trois grandes interprétations cinématographiques avec un triple sans fautes pour les trois acteurs. Le nouveau Batman enterre à moitié Christian Bâle qui n'a jamais paru aussi dépassé physiquement dans ses films (il restera encore un film solo pour totalement le faire oublier) et semble être le tout premier super héros à pouvoir se gargariser d'être directement sorti d'une page de comics sans additifs cinématographiques. Il est le BATMAN tout droit sorti de The Animated Serie : brutal, vif, graphique (au sens anglais du terme) et un bruce wayne de haute volée comme aux meilleures heures (Val Kilmer, Keaton en smoking). Superman est plus iconique que jamais, surpassant Reeves et Wonder Woman nous montre une héroine plus badass que jamais au delà des interprétations féminines dans le genre. BvS est surement, malgré ses grosses faiblesses (surement compensées dans la version longue) le meilleur film de super héros de l'année. Le bashing envers ce film, sur son absence d'humour est juste ridicule et sans fondements. A croire que les gogos lui reprochant ça, s'attendait à voir une séquelle de Friends ! Le DCUniverse ce n'est pas Smallville ou Supergirl ! Même si je suis à moitié déçu (obligé vu l'attente depuis trois ans, nourrie par des Teasers bien pourris parfois... ça rappelle la promo de Terminator), il fera toujours mieux qu'un Marvel type Age Of Ultron ou Thor 2, un Marvel Disney de seconde zone (pléonasme) réalisé par un Réal de Série Tv aux ordres de la production. Snyder essaye, transcende des plans, tente des choses pour notre plus grand plaisir et parfois se rate. Malheureusement il est pas aidé par la Warner qui lui impose des coupes malvenues qui se sentent totalement dans le déroulé de l'intrigue. Mais peu importe BvS était un must-to-see et sa version Blu ray s'annonce comme un must-to-have ! Il faut le voir pour en être sûr. Loin de l'uniformité Marvelesque, ce film divise, questionne, interroge et enfin remue nos cervelles pour des avis qui vont du lynchage à l'adoration. En soit c'est ainsi qu'on peut considérer le cinéma, comme une œuvre de réflexion collective qui outrepasse l'abrutissement des masses anesthésiées. DC n'est pas parfait, il ne l'a jamais été mais il arrive à nous "entertainer" avec une once de mythologie philosophique qui transcende le simple visionnage sur pellicule. N.B. Je descends volontairement Marvel Disney, en premier lieu pour les fanboys indécrottables du genre (moi je suis pour DC et aussi pour Marvel mais version X-Men Fox et Deadpool) mais j'attaque Disney pour son œuvre formatée qui encore 1 an après me dégoute avec son AoU et surtout sa promo ubuesque sur Captain America avec des commentaires comme "ça sera le parrain 2", "une histoire d'amour", "un john ford en mieux" Hahahaha. Leurs chevilles ne vont plus, il faut les aider à revenir sur terre et à se remettre en question avec leur formule périmée. On y gagnera tous pour l'enrichissement du genre.

benoitG80

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3,0Pas mal • Publiée le 25/03/2016

"Batman v Superman" ou la rencontre de deux monuments de super héros... qui ne casse pas des briquettes ! Un peu à l'image de "Man of Steel", Zack Snyder reproduit les mêmes erreurs et aboutit aux mêmes défauts, c'est à dire des icônes pures et dures encensées dans le monde entier, qui sont ici sacrifiées au prix d'un scénario alambiqué et surtout d'un cruel manque d'humour ! Afin de mettre ces deux monstres sacrés en opposition, Snyder installe une situation fumeuse un peu tirée par les cheveux qu'il faudra suivre de très près, aussi bien dans sa logique de construction que dans la géographie bien baladeuse ! Quand Batman a finalement tout le monde à dos, l'action est à coup sûr au rendez vous pour ne plus nous lâcher car ça cogne à tout va, partout, jour et nuit, quitte à ne rien y voir... En plus du duo infernal, se greffe un méchant psychopathe, redoutable et pervers en la personne de Jesse Eisenberg qui avait d'ailleurs séduit davantage dans "Social Network", puis Gel Gadot en Wonder Woman et Jeremy Irons sous les traits d'un Alfred classe de toujours disponible pour son maître ! Ben Afflek et Henry Cavill quant à eux, ne font pas véritablement vibrer leur personnage (un comble !), car souvent trop lisse, impassible et sûr de lui coûte que coûte, alors qu'un minimum d'autodérision était l'étape attendue et essentielle à ne surtout pas louper. On aurait aussi aimer entrer davantage dans la psychologie et dans l'univers de chacun, découvrir leurs pensées et écouter la voix de leur conscience. Dommage pour cet oubli ! Si bien que de règlement de compte en règlement de compte, le spectateur lui s'ennuie un peu même si les ficelles de départ commencent à former enfin un semblant de canevas auquel on se raccroche tant bien que mal. Certaines scènes valent tout de même le détour mais l'ensemble reste un peu poussif pour être vraiment sous le charme de ces figures vintage et nous tétaniser complètement. Quand le prétexte à sortir un film prend le dessus, quelle qu'en soit l'idée ou le concept, au détriment d'une histoire bien fichue, amusante et efficace, voilà ce qu'on obtient ! La fin nous amène à une confrontation inattendue, d'où enfin une solidarité et une unification des forces vives, dans un combat effrayant et spectaculaire mais souvent peu lisible. Donc, toujours un peu la même rengaine, alors qu'un pari plus osé et risqué, sur une partition plus originale avait toutes les chances de plaire et de faire des étincelles dans tous les sens du terme !

Julien P.

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5,0Chef-d'oeuvre • Publiée le 29/03/2016

Ma critique (très positive) de BvS – 100% spoilers ! Le 23 mars sortait dans les salles françaises Batman v Superman : l’Aube de la Justice, film réalisé par Zack Snyder. Attendu par beaucoup, le film a subi un incroyable flot de critiques négatives incompréhensibles et pour la plupart irrecevables de la part de la presse et de plusieurs spectateurs, des néophytes jusqu’aux amateurs de comics. Pourtant, l’œuvre de Snyder est à des années-lumière de tout ce qu’on a pu entendre de mauvais à son sujet, tout du moins en ce qui me concerne. Pour le prouver, je vais analyser ce film sur trois aspects. Je reviendrai d’abord sur le scénario que je développerai en plusieurs axes ; ensuite, je m’orienterai vers les éléments iconographiques évoqués dans l’intrigue, inhérents à la musique signée Hans Zimmer et Junkie XL, au montage, à l’aspect visuel du film et aux jeux des acteurs que je développerai dans une troisième et dernière partie. Je ne parlerai pas des raisons concernant les critiques négatives, parce que je pense que l’œuvre parle d’elle-même. 1.Une intrigue efficace et cohérente, centrée sur les personnages. Arrêtons-nous d’abord sur le titre du film qui nous dévoile toutes ses intentions. Celui-ci contient deux groupes de mots bien distincts : « Batman v Superman » et « l’Aube de la Justice ». Le premier groupe évoque une confrontation physique et nécessairement idéologique des deux grandes icônes de l’univers DC, l’autre dévoile son intention d’introduire au cours de ce long-métrage la Ligue des Justiciers, célèbre groupe de super-héros qui est à DC ce que les Avengers sont à Marvel, et dont un long-métrage est prévu pour 2017. Est-ce que ce film tient ses engagements ? Oui, absolument. Voyons donc de quoi il en retourne précisément. L’histoire nous propose une intrigue qui débute deux ans après les événements de Man of Steel, film réalisé également par Zack Snyder et sorti en 2013. Six actes interconnectés sont traités dans la première moitié du film et vont obliger les deux héros à s’affronter, puis à s’allier pour combattre une menace commune. Premier acte : suite à un périple en Afrique du Nord au cours duquel des hommes sont abattus par de mystérieux mercenaires, Lois est sauvée par Superman des griffes d’un chef terroriste prêt à la tuer. L’Homme d’Acier n’y va d’ailleurs pas de main morte et n’hésite pas à tuer le chef de guerre pour mettre fin à ses exactions. Cette affaire constitue la goûte de trop pour la Commission chargée de statuer sur la nature des interventions de Superman. Cependant, à son retour d’Afrique, Lois a récupéré la balle tirée par un des mercenaires et soupçonne alors un complot destiné à discréditer Superman. Elle décide donc de mener l’enquête et finit par découvrir en fin d’intrigue que c’est Lex Luthor, milliardaire au génie machiavélique, qui est derrière cette machination. Deuxième acte : Bruce Wayne, âgé de plus de quarante ans, a un long et lourd passé de justicier derrière lui. Il a notamment vécu les événements de Man of Steel au cours desquels il a sauvé un homme, qui a par la suite perdu l’usage de ses jambes, et une petite fille qui a perdu sa mère. Marqué, usé par les revers de la vie (notamment la mort de Robin), hanté par des cauchemars (la mort de ses parents, le démon chauve-souris brisant le caveau de sa défunte mère, et le futur post-apocalyptique où l’Homme de Demain règne en maître), il craint profondément que Superman n’use un jour de ses pouvoirs contre l’humanité, même s’il est pétri de bonnes intentions. Sous le costume de Batman, il enquête sur un trafic d’armes, ou du moins, c’est ce qu’il fait croire à Alfred, son fidèle majordome. En vérité, le Croisé à la Cape cherche à s’emparer d’un minerai radioactif qui affaiblirait les cellules kryptoniennes, retrouvé quelques mois plus tôt dans l’Océan Indien : la kryptonite. Le but ? Neutraliser définitivement Superman. Afin de trouver le minerais, Batman vole des fichiers à Lex Luthor et découvre entres autres son intérêt pour les méta-humains ; son attention est attirée par un fichier contenant des photos de Diana Prince (Wonder Woman) qu’il a rencontrée lors d’une soirée au cours de laquelle il avait tenté de pirater les serveurs de Luthor afin de s’emparer de ses fichiers. Il finit par trouver la kryptonite et, après l’explosion survenue au Capitole dont il attribue la responsabilité à Superman, se prépare à combattre le Kryptonien, sans se douter que Luthor est derrière cette machination. Troisième acte : suite aux événements de Man of Steel, Clark a décidé de devenir journaliste afin de surveiller l’état du monde. Il vit avec Lois, aide l’humanité du mieux qu’il peut depuis ces derniers mois, mais une partie de celle-ci est franchement hostile à sa présence sur Terre et à sa façon d’agir unilatéralement, tandis qu’une autre partie est réellement fascinée. Son existence bouleverse les croyances et les certitudes, ce qui nous rappelle la mise en garde que son père adoptif lui avait donné lorsqu’il était jeune. Clark n’a que pour seul point de repère les enseignements de ses pères (biologique et adoptif), et son combat contre Zod lui a appris à neutraliser l’ennemi quand il s’attaque à quelqu’un qui lui est cher ou qui menace les gens, ce que nous montre le sort réservé au chef de guerre en Afrique du Nord en s’en prenant à Lois. C’est dans cette optique qu’il décide de s’attaquer à la question du Batman à Gotham qu’il considère comme très dangereux, ou limite comme un criminel. Entre temps, il constate que les critiques à son encontre en tant que Superman se font plus intenses (profanation de sa statue à Métropolis, questionnements relayés par les médias, enquête de la Commission dirigée par la Sénatrice Finch, etc), et se questionne sur le bien-fondé de son action au point d’en douter. Les événements orchestrés par Lex Luthor, notamment l’enlèvement de Martha, vont l’inciter à demander l’aide de Batman qui, motivé par son désir de revanche vis-à-vis des actes de l’Homme d’Acier, décide de l’arrêter coûte que coûte. Quatrième acte : Diana Prince, alias Wonder Woman, apparaît dans le film et sert la sous-intrigue liée à l’intérêt que porte Lex Luthor aux méta-humains. Au cours d’une soirée où Bruce Wayne fait sa connaissance pour la première fois, celui-ci a utilisé un appareil qui lui a permis de subtiliser des fichiers à Luthor, mais Diana l’a récupéré avant pour tenter de retrouver une vieille photo d’elle datant de 1918. N’y parvenant pas à cause d’un cryptage militaire, elle le restitue à Bruce lors d’une autre soirée ; il casse le code, déverrouille les fichiers et voit la photo. Il fait parvenir le tout à Diana qui découvre aussi les autres documents au sujet des méta-humains, à savoir Flash, Cyborg et Aquaman. Ayant sans doute pour mission de neutraliser toute créature extraordinaire menaçant le monde, Diana décide d’intervenir pour aider Batman et Superman à combattre Doomsday, fruit de la folie (et du génie) de Lex Luthor. Cinquième acte : Lex Luthor est un génie psychologiquement instable, très cultivé et manipulateur. C’est l’architecte du complot qui va aboutir à la confrontation entre Batman et Superman et qui constitue le fil rouge de la première partie du film. Il a mandaté les mercenaires pour intervenir en Afrique et semer le trouble quant à l’intervention de Superman, eu accès au vaisseau kryptonien de Metropolis (sans oublier les « archives de plus de 100 000 univers »), à la kryptonite et au cadavre de Zod, et découvert les identités de Batman et Superman, ce qui lui a permis d’agir à distance afin de les pousser subtilement à l’inéluctable confrontation. Ce qui lui a permis également de manipuler l’ex-employé de Bruce Wayne pour le pousser à témoigner contre Superman et le faire exploser en plein tribunal avec tout le monde afin de faire accuser l’Homme d’Acier, de se laisser voler ses informations contenues dans ses fichiers pour permettre à Batman de trouver la kryptonite, d’enlever Lois Lane et Martha Kent pour inciter Superman à s’en prendre à Batman. Prévoyant le refus de Superman de tuer Batman, Lex a pris les devants en se servant du corps de Zod pour le manipuler génétiquement grâce à la technologie du vaisseau kryptonien. C’est alors que Doomsday voit le jour... Sixième acte : la conclusion du film. D’abord, l’affrontement entre Batman et Superman vient clore l’intrigue orchestrée par Lex Luthor, mais celui-ci tourne court lorsque l’Homme d’Acier évoque sa mère adoptive, Martha… qui porte le même nom que la défunte mère de Bruce et rappelle aussitôt ce dernier à la raison. Superman s’explique et Batman se décide à l’aider, le temps presse car Martha va bientôt mourir. Batman fonce au hangar où elle est retenue prisonnière, bat les mercenaires de Luthor et sauve Martha. Superman, de son côté, s’en va arrêter Luthor, mais il découvre ce que dernier a fait. L’Homme d’Acier se doit donc d’affronter Doomsday. Le combat fait rage, mais Wonder Woman intervient et les aide dans leur lutte. Ils parviennent à vaincre le monstre grâce à Superman, armé d’une lance de kryptonite dont Batman voulait se servir pour le tuer durant leur affrontement, mais l’Homme d’Acier subit un coup fatal de Doomsday devenu surpuissant et s’effondre, mort. Plus tard, Luthor est fait prisonnier (il est rasé de la tête), Clark enterré à Smallville. Bruce y assiste en compagnie de Diana avec laquelle il décide de s’associer pour trouver les autres méta-humains. Il revoit aussi Luthor en prison qui l’avertit qu’une menace, surgie des ténèbres, se profile... Certaines critiques ont prétendu qu’il n’y avait pas de scénario dans ce film. A la lecture de ce que je viens de détailler ci-dessus, peut-on en toute bonne foi affirmer une telle chose ? Bien sûr que non, à moins que l’on soit de mauvaise foi. Oui, le film vend un affrontement physique entre Batman et Superman, mais il ne se résume pas qu’à ça et heureusement, parce que si ça avait été le cas, on aurait eu droit aux critiques inverses. Cet affrontement, il faut l’amener avant de le montrer, et c’est ce que le film prend le temps de faire avec une histoire, peut-être simple, mais très bien rôdée et efficace, tout en apportant une iconographie riche d’enseignements. 2.Une iconographie intense au service de la narration. Le film renferme de nombreuses références à la mythologie, la religion, l’immigration et le terrorisme qui nous permettent de sortir du contexte classique d’un affrontement entre deux super-héros, afin d’ancrer l’histoire dans des problématiques bien réelles. Ces références ont pour trait commun la thématique de la transformation, ou de l’évolution, qui nous fait passer d’un stade à un autre, plus précisément de l’ombre à la lumière dans ce cas précis. Ces références, c’est davantage l’esprit dangereusement volatile, bien que génial, de Lex Luthor qui nous les fournit, parce que ce personnage a une vue et une compréhension d’ensemble des conséquences qu’a eu l’attaque de Metropolis par Zod, perçue par Bruce Wayne de telle sorte que cela nous fait immédiatement penser aux attentats du 11 Septembre 2001. Il évoque déjà cet aspect lorsqu’il présente à la sénatrice Finch un échantillon de kryptonite, puis plus tard, durant son discours lors du gala d’ouverture de la bibliothèque, dans lequel il parle du mythe de Prométhée et dont il en donnera une terrible illustration lorsqu’il créera Doomsday, se plaçant ainsi à la hauteur de Frankenstein. Luthor reçoit la sénatrice Finch, au début du film, dans une pièce ayant appartenu à son père, précisant qu’il n’a rien bougé depuis la mort de celui-ci. Le tableau de peinture qu’il lui montre est une révolte du Ciel inversé, et nous montre une cohorte de démons semblant descendre du ciel, tandis qu’en-dessous se trouvent les anges. Il dit que, à ses yeux, les démons ne viennent pas d’un enfer souterrain, mais du ciel, en référence bien sûr aux catastrophes que les kryptoniens ont causé. Néanmoins, Lex oublie que l’inverse du tableau est également valable, mais sa haine vis-à-vis de Superman l’aveugle. Devant Superman d’ailleurs, lorsqu’il lui révèle enfin son plan, Luthor mentionne Horus, Apollon et Jéhova, avant de l’appeler Kal-El et par son identité secrète, Clark Joseph Kent, précisant au passage que chaque tribu ou civilisation a toujours donné un nom différent à son dieu. Snyder met ici verbalement des mots et des concepts qui visent directement Superman et qui définissent la façon dont les humains peuvent se le représenter au mieux. En vérité, c’est aussi une façon implicite de dire que si Superman a toujours paru trop loin pour les lecteurs de comic books, ou couvert du soi-disant vernis de la niaiserie, c’est parce qu’il incarne avant tout cet archétype de transcendance auquel il est difficile de s’identifier, parce que complexe à atteindre lorsqu’on connaît l’imperfection de l’humanité, lorsqu’on se sait et qu’on se sent soi-même imparfait pour diverses raisons existentielles. Symbole solaire en puissance, Superman veut permettre à la vérité de triompher (c’est lui qui vient voir Bruce pour sauver Martha et lui expliquer tout ce qui se passe, pas l’inverse), et c’est en reconnaissant et en acceptant ses propres contradictions, ses propres erreurs, qu’on peut se hisser au-dessus du lot en s’ancrant davantage dans la vie elle-même, en devenant ainsi le surhomme nietzschéen par excellence. Et Lex déteste Superman, ce monstre venu d’ailleurs, cet étranger immigré qui nous apporte la mort et la destruction, parce qu’il lui rappelle avant tout une douloureuse vérité qu’il avoue lui-même dans le film et qui justifie sa haine à son égard : le désamour d’un père qui le battait lorsqu’il était jeune, ce qui explique pourquoi rien n’a bougé dans la pièce où se trouve le tableau, parce que le souvenir de ce mauvais père est trop présent dans son esprit aveuglé par la lumière de la haine. Superman incarnant le soleil, source de sa force d’ailleurs, il est naturel qu’il incarne un père, un guide, un mentor, autant pour une seule personne que pour une multitude, et que Lex se rappelle de son père à travers lui. Soleil offusqué à cause du complot et de ses doutes, mais toujours lumineux, Superman parvient à faire entendre raison à Batman en évoquant sa mère Martha, ramenant ce dernier à la raison, à la lumière pour ainsi dire. Autre moment symbolique fort concernant Lex, lorsqu’il se trouve dans le vaisseau et qu’il plonge le corps de Zod dans l’eau et qu’il se taille la main pour y déposer un peu de son sang. Il dit : « Tu t’es trop approché du soleil », en référence à au mythe d’Icare, mort après avoir volé trop près du Soleil alors qu’il s’échappait du labyrinthe avec des ailes de cire crées par son père. Ce que Lex dit là, il le dit comme s’il parlait à Zod qui, en voulant conquérir la Terre, s’est « brûlé » au contact du « soleil » Superman, mais aussi comme s’il s’adressait à lui-même, signifiant ainsi que son esprit est en train de changer, de se consumer sous les feux de la haine de l’Autre, de la même façon que le corps du défunt Général débute sa transformation en monstre, en Doomsday (qui veut dire littéralement « le Jour du Jugement Dernier », faisant écho au tableau inversé qui a tout d’une rétribution divine entre anges et démons). D’ailleurs, cette transformation de Lex a tout d’un pacte faustien ou d’un rituel de magie noire : plongé dans un bassin d’eau, comme s’il s’apprêtait à donner ou recevoir un baptême, il offre son sang pour créer un monstre, extension de sa psyché dévoyée, afin de tuer Superman. Il n’y a plus de retour en arrière possible pour lui à ce moment-là, et il n’achèvera sa transformation qu’une fois en prison, lorsqu’il sera débarrassé de ses cheveux (à noter aussi le petit craquement de sa nuque lorsque le gardien de prison lui demande de poser son front contre le mur). A la fin du film, le tableau de Lex est toujours inversé, ce qui annonce la menace future dont il a sans doute eu connaissance en consultant les archives kryptoniennes. Cette menace, c’est bien évidemment Darkseid. Passons à Bruce Wayne, dont l’âge avancé, l’usure physique et le relâchement moral sont parfaitement symbolisés par l’état déplorable du manoir familial. Bruce fait trois rêves durant le film qui nous en dit long sur ses peurs. Certaines critiques disent que les rêves constituent ici une facilité scénaristique. Est-ce réellement le cas ? Nullement. Batman est une créature de la nuit qui vit dans les profondeurs ; c’est un homme qui a vu la lumière qu’incarne symboliquement Superman par le prisme des ténèbres durant toute sa vie. L’obscurité est son domaine et renvoie symboliquement au subconscient, cette partie voilée de la conscience qui communique avec nous par le biais des rêves. Le premier rêve de Bruce concerne le meurtre de ses parents que nous voyons dès la première scène du film en guise de générique. Durant l’enterrement, le jeune Bruce s’enfuit dans les bois en courant et n’arrête sa course qu’une fois tombé dans un puits qui lui donne accès à une grotte remplie de chauves-souris, son futur repère de justicier. Les chauves-souris volent vers lui, mais si Bruce est effrayé de les voir au départ, il est vite accoutumé à leur présence à tel point qu’elles l’aident à s’élever vers la lumière qui va lui permettre de sortir hors du puits. Symboliquement, cette ascension illustre un passage de l’ombre à la lumière et la naissance de Batman. Elle définit aussi la philosophie primordiale du Chevalier Noir : les ténèbres donnent suffisamment de force et de courage pour sortir de l’apathie, de la dépression suite à un événement traumatisant, et apporter l’espoir à d’autres par un usage de la noirceur et de la douleur qu’on ressent contre ceux qui la répandent. Un espoir auquel Batman a renoncé au cours de sa lutte contre le crime ces dernières années pour diverses raisons (dont la mort supposée de Robin), parce qu’il qualifie la lumière de « sublime mensonge », d’une illusion. Superman étant un symbole de vérité, la présence de ce dernier va obliger Batman à se regarder en face. Plus encore, le fait que Bruce se soit détourné de cette lumière a fait de lui un justicier plus violent et brutal, comme on peut le voir dans le film à de multiples reprises. Le deuxième rêve montre Bruce se rendant dans le caveau familial des Wayne pour y déposer un bouquet de fleurs. Il s’arrête devant la tombe de sa mère, Martha, d’où coule un liquide noir. Subitement, un démon chauve-souris surgit de la tombe et l’agresse au point de le tuer. Ce qui est intéressant, c’est que là où les chauves-souris ne faisaient qu’accompagner Bruce hors du puits dans le rêve précédent, là il se retrouve face à un démon qui veut le tuer. Le démon représente sa culpabilité d’avoir échoué dans sa mission de justicier et sa crainte d’échouer à nouveau face à Superman, ce qui signifie à ses yeux rompre le serment solennel fait sur la tombe de ses parents de lutter contre le crime. Et enfin, le troisième rêve se situe dans un futur post-apocalyptique où Superman a décidé de dominer le monde, plutôt que de l’aider. Au cours d’une mission pour récupérer de la kryptonite, Batman est capturé par des soldats sous les ordres de l’Homme d’Acier… et des paradémons de Darkseid. La lettre Oméga est visible et, si elle est le symbole de Darkseid, elle représente évidemment la fin de toute chose. Comme Jésus, Superman est l’alpha et l’oméga ; si une époque a débuté avec lui, elle s’achèvera par lui d’une façon ou d’une autre. Et à la vue de ce rêve, on comprend comment Batman voit les choses. La séquence qui suit cette vision cauchemardesque montre Flash, à travers un vortex, mettant Bruce en garde contre Superman et lui demandant de « nous retrouver », c’est-à-dire lui et les méta-humains, particulièrement ceux qui feront partie de la Ligue des Justiciers. Est-il possible que Bruce connaisse déjà Flash, Cyborg et Aquaman ? Possible, dans la mesure où lorsqu’il regarde les fichiers méta-humains de Luthor, il prend la peine de ne regarder que celui de Wonder Woman, et pas les autres. En tout cas, cela expliquerait pourquoi Flash se trouve dans son rêve. Néanmoins, il peut très bien s’agir d’une vision d’un futur possible que Flash, dans son aventure solo qui est prévue pour le cinéma, a pu vivre, créant une faille temporelle qui a trouvé écho dans l’esprit de Bruce. Ou bien la venue de Flash s’est réellement produite. La question reste ouverte, mais ce qui fait la force de cette séquence, c’est qu’elle peut s’interpréter de ces trois façons. Autre scène importante, cette fois entre Bruce et Diana qui se retrouvent lors d’une seconde soirée, dans un musée d’antiquités, près de la lame d’Alexandre le Grand qui a tranché le légendaire nœud gordien. Il s’agit d’une fausse, la vraie se trouvant ailleurs. Le nœud gordien désigne métaphoriquement un problème non résolu, finalement résolu par une action brutale. A ce moment du film, Batman sait qu’il en viendra bientôt aux mains avec Superman et qu’il n’aura qu’une solution : le tuer. Mais, la lame étant une fausse, n’est-ce pas une illusion pour Batman de croire qu’il doit impérativement neutraliser Superman ou a minima le considérer comme un ennemi ? Il s’agit d’un point de vue que tente de lui faire saisir Alfred, mais en vain. Il finira par comprendre bien sûr, mais une lame n’en reste pas moins une lame. Si l’affrontement entre Batman et Superman ne peut donner de vainqueur, alors c’est à Lex Luthor (son prénom, Alexander, nous renvoie évidemment à Alexandre le Grand) qu’il appartient de trancher dans le vif avec sa propre lame, Doomsday, ce qu’il fait comprendre en disant à Superman : « Si l’homme ne peut tuer dieu, alors le diable s’en chargera ». La place de la femme, plus spécifiquement celle de la mère, est également importante dans le film. La mère de Bruce et celle de Clark porte le même prénom, ce qui contribue à rapprocher les deux héros sur le plan émotionnel, au-delà de toutes les considérations idéologiques qui motivent leurs actes. La première, à travers le rêve du démon chauve-souris, incarne la culpabilité de Bruce, tandis que la seconde est un agent de réconciliation entre les deux héros. Il s’agit là d’une double facette de la divinité-mère qui châtie autant qu’elle pardonne, qui apporte la mort et la vie. Un autre aspect de la déesse mère est représenté via Wonder Woman, à savoir son sens aiguisé de la justice. Là où Alexander Luthor tranche brutalement le nœud gordien, Diana (la Diane chasseresse) ne sort son épée que pour servir, protéger et apporter la paix, avec un discernement digne d’Athéna. Ensuite, il y a également ce plan où Lois (qui symbolise au cours du film ce qui raccroche Clark à l’humanité, en plus de la mère de ce dernier) pleure sur le corps sans vie de Superman, avec à ses côtés Batman et Wonder Woman ; il s’agit là d’une référence aux nombreuses représentations artistiques de la Vierge Marie éplorée devant le corps de Jésus. L’image du père est également présente, mais souvent évoqué au passé, notamment lorsque Lex parle de son père, lorsque Clark fait comme s’il parlait à son père adoptif au Pôle Nord (suite aux événements survenus au Capitole), ou lorsque Bruce parle de l’origine des Wayne tel que le lui avait raconté son père de son vivant. La figure du père est ici oubliée, car déjà développée dans Man of Steel, pour laisser place à celle de la mère. D’autres détails sont aussi à mentionner. Le fait que nous voyons les événements de Man of Steel du point de vue de Bruce Wayne, donc à échelle humaine ; la lance de kryptonite symbolisant la lance de Longinus qui perça le flanc du Christ, symbole solaire également assimilable à Superman. Il y a aussi cette scène dans laquelle on voit une femme sur le toit d’une maison, au cours d’une catastrophe naturelle, qui tend la main vers Superman venu les sauver, clin d’œil à la Création d’Adam de Michel-Ange ; et une autre, au Mexique, au cours de la fête des morts, où les fidèles rentrent en adoration devant Superman qui vient de sauver une fille d’un incendie, renforçant la connotation christique du personnage. Ainsi que la scène finale où Superman se sacrifie pour vaincre Doomsday qui nous rappelle David contre Goliath. En définitive, tous ces éléments symboliques présents dans le film apportent du fond à la narration qui, sans l’intrigue initiée par Luthor, nous aurait donné qu’une simple opposition brutale entre deux icônes sans plus d’explication. De plus, bien que sérieux, le film ne peut pas être complétement défini comme sombre, notamment lorsqu’on sait que le réalisateur a fait beaucoup plus sombre en matière de super-héros, dont Watchmen. Avec un symbole solaire comme Superman, bien qu’obscurci par les interrogations, machinations et contestations terrestres à son encontre et condensées en la personne de Bruce Wayne, on ne peut pas dire que la tonalité symbolique de l’œuvre soit réellement sombre. Elle se situe entre lumière et obscurité, tout comme l’aspect visuel et sonore du film, ainsi que le jeu des acteurs. 3. Une esthétique visuelle pertinente fondée sur des tons clair-obscur, une musique digne d’un opéra wagnérien, un montage cohérent et un jeu d’acteurs très convaincants. Les critiques qui se sont abattues sur le film ont particulièrement visé le montage. Je ne suis pas cinéaste, donc je ne peux pas juger de l’aspect foncièrement technique de la chose, donc je vais m’en tenir à une définition classique. Le montage est l’action d’assembler des plans bout à bout pour former des séquences qui vont alors constituer le film. Le but du montage est de créer une transition fluide entre chaque scène tout en amenant du rythme. Et en ce qui concerne Batman v Superman niveau montage, j’ai beau avoir vu le film deux fois, je n’ai toujours pas ressenti les problèmes de mise en scène dont on parle. Toute la première partie du film traite des cinq premiers axes scénaristiques que j’ai développés plus haut, tandis que la seconde partie aborde le sixième et dernier axe qui résout les précédents et apportent une conclusion à l’histoire. Dans la première partie du film, les scènes sont volontairement agencées de telle sorte qu’on puisse suivre l’évolution de tous les personnages au fil de l’intrigue jusqu’au dénouement final : les principaux concernés sont Lois Lane, Bruce Wayne, Clark Kent, Lex Luthor et Diana Prince. Le but est ici de créer une intrigue qui puisse poser les bases de l’univers DC Comics au cinéma, tout en se focalisant plus particulièrement sur Batman et Superman. L’action est présente à travers la contextualisation de l’intrigue et les peurs que nourris Batman à l’encontre de l’Homme d’Acier (comment ne pas être fasciné par ce Chevalier Noir en guerrier du désert tout droit sorti d’un univers à la Mad Max ?). Une fois que tout est abordé et dit pendant plus d’une heure de film, la confrontation doit avoir lieu, mais est-ce qu’elle doit pour autant durer longtemps ? Cela a été l’objet de plusieurs critiques aussi, la durée jugée trop courte du combat entre Batman et Superman. En ce qui me concerne, elle n’avait pas besoin d’être plus longue (mais peut-être que la version longue annoncée va sans doute arranger ça), de s’achever sur un vainqueur tout indiqué ou sur un match nul. C’était écrit d’avance : les deux devaient finir par s’associer, passer d’une confrontation à une « Aube de la Justice ». Ce n’est pas uniquement l’apparition de Doomsday qui les pousse à s’associer, mais tout vient d’abord d’une prise de conscience de Bruce vis-à-vis de l’enlèvement de Martha Kent, car il voit en elle une possibilité de vaincre le démon chauve-souris, symbole de sa culpabilité sorti tout droit de la tombe de sa mère durant son second rêve, mais surtout, cela lui permet de s’identifier directement à Superman et d’enfin de ne plus voir la lumière comme un « sublime mensonge ». Sur le plan esthétique, les couleurs jouent un rôle important. On navigue presque constamment entre le clair et l’obscur, marque de fabrique de Zack Snyder déjà visible dans Sucker Punch, 300, ou encore Watchmen. Le clair-obscur est sur tous les plans pendant la première partie du film, révélant ainsi un Superman gêné et concerné par les interrogations qu’il suscite auprès de la population mondiale (la scène du sauvetage de la femme sur le toit montre un soleil perçant les nuages derrière Superman, donnant ici une image d’un héros assombri durant ce film), ou un Bruce Wayne qui souhaite se positionner en espoir pour le monde en s’enfonçant dans les ténèbres de sa colère qu’il ressent à l’égard de l’Homme d’Acier. Ce n’est que lorsqu’on aborde la seconde partie, particulièrement lors de l’affrontement contre Doomsday, que l’aspect visuel révèle un tout unifié entre les tonalités chaudes et froides reliées dans le costume de Wonder Woman. Sur le plan musical, les thèmes sont tous très bons. Celui de Lex Luthor pourrait coller parfaitement à un Frankenstein ayant la folie des grandeurs. Le thème de Wonder Woman nous indique clairement que c’est une guerrière amazone qui s’est battue pendant longtemps. Comme à son habitude, le thème de Batman respire la tragédie et la noirceur d’où émerge sa soif de justice, à l’inverse de la bande-son de Superman qui inspire l’espoir, mais un espoir éteint par moment. Le final, le sacrifice de Superman pour vaincre Doomsday, a tout d’un opéra wagnérien qui exalte la vertu suprême du héros et son exploit destiné à devenir légendaire. Côté interprétation, tout est juste à mon sens. Ben Afleck incarne un aussi bon Bruce Wayne, milliardaire le plus en vue de Gotham, qu’un excellent Batman post-Jason Todd inspiré de l’œuvre de Frank Miller (The Dark Knight Returns), à la fois sombre, violent et torturé. On le voit en artiste martial accompli, en mec intelligent sachant se faire passer pour ce qu’il n’est pas. Quand je pense aux flots de critiques qu’Afleck a subi alors que sa prestation est unanimement saluée par les critiques assassines, il y a quand même quelque chose qui ne tourne pas rond chez certains. Il fait une superbe paire avec Jérémy Irons, impeccable dans la peau de son majordome, Alfred. Gal Gadot est exceptionnelle, et il n’y a pas besoin d’en voir plus sur elle dans ce film ; sa fonction est claire et permet d’introduire les méta-humains. Henry Cavill est un magnifique Superman, digne successeur de Christopher Reeves en son temps, tandis qu’Amy Adams reste impeccable dans la peau de la reporter Lois Lane qui n’a peur de rien. Quant à Lex Luthor, Jesse Eisenberg nous offre une belle prestation ; on lui a reproché de faire de ce personnage une sorte de Joker, ce qui est complètement faux. Le Joker est un psychopathe, déguisé en clown, qui se réinvente quotidiennement en faisant sauter des trucs ou en commettant un mauvais coup : c’est l’archétype du chaos. Le Lex Luthor campé par Eisenberg n’a rien d’un Joker : il est certes dérangé, mais sa folie s’exprime différemment, et surtout, c’est un Lex Luthor en devenir, car ce n’est qu’à la fin qu’il est en train de devenir le personnage froid et calculateur que l’on connaît. Il se transforme lui aussi, à l’image de son Doomsday. En conclusion, j’ai adoré ce film pour toutes les raisons que je viens de développer. Il est juste, profond, pertinent et beau. C’est assurément un grand film de super-héros, très injustement critiqué par la presse.

Uranator

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5,0Chef-d'oeuvre • Publiée le 26/03/2016

J'ai pris mon pied. Le film ce fait descendre à cause de snyder et je trouve que c'est de la haine gratuite et à ce qui dise que c'est long etc... Et bah oui c'est pas Marvel avec des blague toutes les 5sec souvent relou la c'est dc comics c'est plus sombre plus sérieux et ya des vrais thème et sous thème je l'ai trouver intéressant et beau avec beaucoup de plan iconique. Oui tout n'est peut être pas parfait mais il ne mérite pas tout cet acharnement debile.

achilles3

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5,0Chef-d'oeuvre • Publiée le 23/04/2016

Avec cette suite du film Man of steel, Zack Snyder enrichit l’univers cinématographique DC en introduisant de nouveaux personnages forts. Ben Affleck est parfait en Batman et incarne un chevalier noir violent et bestial. Il est d’ailleurs introduit d’une très belle manière. Dans le rôle du méchant, Lex Luthor, encore jeune et excentrique, est très bien interprété par Jesse Eisenberg. La sublime Gal Gadot qui incarne Wonder Woman réalise des interventions assez courtes mais sensationnelles. Henry Cavill est toujours aussi convaincant dans le rôle de l’homme d’acier et campe un Superman très humain en plein doute. On retrouve également le personnage de Lois joué par la jolie Amy Adams. L’histoire ne se résume pas à une simple bataille entre Batman et Superman. Le film prend en effet le temps de développer les personnages, leurs motivations et les enjeux afin de rendre l’opposition crédible et explore aussi plusieurs thématiques liées aux super héros. Tout comme ceux de Man of steel, les affrontements font ressortir beaucoup de puissance. On assiste à quelques scènes d’action impressionnantes dont tout particulièrement le combat final qui est dantesque. Chaque moment fort est de plus sublimé par les magnifiques musiques composées par Hans Zimmer et Junkie XL. On retrouve dans l’ensemble la patte caractéristique du réalisateur : ton sombre, scènes stylisées, plans iconiques, visions et flashbacks. Tout en s’inscrivant dans la continuité de Man of steel, Snyder réussit donc avec brio la lourde tâche d’étendre l’univers en livrant à la fois un duel cohérent et épique. Hâte de voir la suite !

Rif37

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2,0Pas terrible • Publiée le 24/03/2016

Un film de Snyder avec ses qualités et ses défauts... Commençons par les qualités: - Un Batman qui tiens la route, même si je ne suis pas fan du costume, Affleck tiens bien le personnage et il a les meilleures scènes. - Un postulat de départ franchement réjouissant sur la position de superman vis à vis de la société. - Une réalisation très esthétique avec en point de référence le Excalibur de Boorman. Les défauts ensuite: - Un scénario à trous, comme pour Man of steel. Le film ne suit absolument pas les règles qu'il établit. Un exemple parmi tant d'autre: Spoiler: pourquoi avoir dit que la kryptonite était hautement radioactive si on voit batman et Lois Lane la manipuler à main nue par la suite? - L'exposition sans aucun intérêt des futurs membres de la justice league - Des scènes d'actions quasi intégralement présentes dans les bandes annonces - Un humour malvenu et qui tombe à plat - Wonder Woman dont le personnage n'est pas écrit et qui traverse le film sans qu'on sache vraiment pourquoi - Lex Luthor dont les motivations resteront assez vagues jusqu'au bout - Des raccourcis incroyables: la fin du duel entre les 2 protagonistes est tout simplement invraisemblable. Bref un film qui aurait certainement gagné à être plus ramassé et à s'en tenir à son arc narratif principal.

cylon86

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3,0Pas mal • Publiée le 24/03/2016

L'affrontement que tout le monde attendait est arrivé ! Et le résultat, à défaut d'être épique et grandiose, est tout à fait honnête, assez spectaculaire et bien écrit pour remplir son cahier des charges avec notamment une profondeur psychologie assez travaillée sur ces deux figures emblématiques que sont Batman et Superman. C'est d'ailleurs sur le travail des deux héros que le film est le plus réussi, avec une noirceur assumée et un Ben Affleck suprenant, composant un Bruce Wayne officiant depuis 20 ans à Gotham avec un charisme et un magnétisme qu'on ne lui soupçonnait pas. Côté casting, c'est d'ailleurs plutôt réussi (Jeremy Irons gagne notre respect en Alfred, Gal Gadot a ce qu'il faut en Wonder Woman) à l'exception de Jesse Eisenberg, cabotinant comme jamais dans le rôle de Lex Luthor. Un rôle de névrosé agaçant, pas loin de beaucoup de compositions d'Eisenberg mais englobé dans un blockbuster où il perd toute sa crédibilité. Exit donc le méchant charismatique. Et bonjour la confusion. Car en voulant rattraper son retard par rapport aux productions Marvel, "Batman v Superman" boucle tout un arc narratif en 2h30. D'où une sérieuse impression de fouillis, de désordre. A trop vouloir lancer d'intrigues et de personnages, le film a l'air d'un gros brouillon aux ambitions nobles, affichant sa volonté d'être fidèle aux comics mais en torchant tout ça très rapidement. Passée l'introduction impressionnante, on se retrouve alors pris dans des fils scénaristiques touffus et un brin clichés ou alors à la fin, on se retrouve carrément pris dans un combat qui en met plein les yeux mais qui donne l'air que le film jette trop de poudre aux yeux. C'est donc avec un sentiment mitigé que l'on sort de l'ensemble mais il faut bien avouer que Zack Snyder fait le job. On se prend au jeu, on se retrouve directement aux prises avec un Batman vieillissant (vivement le film solo avec Affleck, loin des monstruosités de l'univers de Superman), les combats sont bien foutus, les personnages travaillés, la noirceur vraiment bienvenue mais on ne peut cependant pas s'empêcher de se dire qu'en voulant traiter autant de choses à la fois (suite de "Man of steel", reboot de "Batman", prélude à la "Justice League"), Snyder s'égare plutôt que de concentrer son récit sur une vraie trame. Inégal mais diablement divertissant, on attend d'ailleurs la version plus violente et plus longue avec une certaine impatience...

FredArrow

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3,0Pas mal • Publiée le 23/03/2016

Le voilà donc ce choc des titans tant attendu entre les deux super-héros les plus connus de la planète, ce genre de projet fou que l'on n'aurait osé imaginer voir un jour se concrétiser sur grand écran à l'instar d'un "Avengers" ou d'un "Star Wars Épisode VII". Dans la continuité de l'excellent "Man of Steel", c'est à nouveau ce diable de Zack Snyder qui se charge d'orchestrer cette rencontre avec son indéniable sens de la mise en scène qui a souvent tutoyer des sommets par le passé. Autant le dire, on en salivait d'avance et le film n'a hélas comblé que partiellement nos plus vives attentes. Tout d'abord, "Batman V Superman" n'est jamais aussi bon que lorsqu'il se présente comme un "Man of Steel 2" prolongeant de manière passionnante les thématiques du premier film (comment l'humanité peut-elle gérer un dieu vivant et ses agissements ?) tout en y intégrant un Batman sombre, violent, assoiffé d'une justice manichéenne et qui trouve en Superman, un parfait exutoire à ses tourments intérieurs et, bien entendu, un adversaire. Bonne nouvelle, Ben Affleck est au rendez-vous et, s'il ne fait pas oublier un parfait Christian Bale, il arrive au moins à l'égaler, ce qui n'est déjà pas si mal. Au milieu de ses héros capés, un arbitre machiavélique, Lex Luthor, incarné par un Jesse Eisenberg qui, tout en cabotinant comme jamais, apporte cette folie malsaine et inhérente au personnage (on ne peut pas s'empêcher de l'appréhender comme une version dégénérée de son Zuckerberg de "The Social Network"). La dynamique entre ces trois personnages au cœur du film fonctionne terriblement bien et sera véritablement le principal atout de cette "Aube de la Justice". Mais le gros problème du film, c'est que Snyder va avoir la mauvaise idée de reprendre le même mode de narration que "Man of Steel", c'est à dire une construction éclatée où les ellipses interviennent trop souvent en donnant le sentiment que les scènes s'empilent sans véritable liant entre elles sinon cette intrigue dont la quasi-totalité nous avait été dévoilée avec les différentes bandes-annonces. Si cela marchait dans le premier volet qui se concentrait uniquement sur notre Kryptonien préféré, ici, la multitude de personnages secondaires (et de sous-intrigues que cela implique) s'en trouve trop souvent sacrifiée. Par exemple, Loïs Lane en est réduite à sa plus simple caricature : l'amoureuse qui a le don de se mettre dans des situations pas possibles pour être toujours sauvée in extremis par son super-héros de petit ami (au bout de la troisième fois, on sature). L'autre très gros souci de "Batman V Superman", c'est de vouloir se mettre à tout prix les fans de comics dans la poche en faisant à la fois référence à des aventures-clés des deux héros et en préparant le terrain à "Justice League". Toutes ces séquences semblent avoir été ajoutées au forceps dans le film, elles sonnent terriblement faux et, pire que tout, en cassent le rythme. L'allusion onirique (enfin...) à un monde dirigé par un Superman dictateur en est la plus parfaite illustration, en totale rupture avec le ton du reste du long-métrage qui se veut (dans une très moindre mesure, bien sûr) en continuité du néo-réalisme instauré par la trilogie Batman de Christopher Nolan (surtout l'apparition surprise d'un certain personnage qui va décontenancer plus d'un spectateur). De même, la présence attendue des autres membres de la future Ligue semble complètement superficielle (avait-on vraiment besoin de les montrer ? Les sigles n'étaient-ils pas suffisants ?). La grosse surprise vient par contre de la parfaite intégration de Wonder Woman (Gal Gadot, excellente), personnage à l'univers pourtant très particulier, qui, avec un thème musical génial, emporte tout sur son passage de manière jouissive et vole la vedette aux deux super-héros principaux lors de la dernière partie. Une dernière partie qui est clairement la meilleure du film et qui retrouve un souffle véritablement épique proche de "Man of Steel" lors de l'affrontement final contre un ennemi commun (quelle idée catastrophique d'avoir révélé sa présence pendant la promotion, l'effet de surprise aurait été une vraie plue-value). Même s'il n'atteint pas l'inventivité visuelle de celui dantesque contre Zod (d'ailleurs Snyder semble être un peu éteint de ce côté), ce combat en met incontestablement plein la vue et renvoie poliment tous ceux des petits collègues de chez Marvel dans les cordes. Pour résumer, "Batman V Superman" est une énorme baudruche qui se gonfle à l'excès lorsqu'elle poursuit les pistes de "Man of Steel" en se concentrant sur les interactions du trio Batman/Superman/Luthor (plus Wonder Woman in fine) mais que Snyder semble prendre un malin plaisir à crever avec une aiguille à chaque fois qu'il s'éparpille dans des intrigues secondaires ou le fan-service maladroit. Semi-réussite ou semi-déception, c'est selon.

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