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Sils Maria
note moyenne
3,5
2125 notes dont 242 critiques
11% (27 critiques)
33% (80 critiques)
23% (55 critiques)
19% (45 critiques)
10% (23 critiques)
5% (12 critiques)
Votre avis sur Sils Maria ?

242 critiques spectateurs

cinepassionforever

Suivre son activité 5 abonnés Lire ses 3 critiques

4,5Excellent
Publiée le 12/02/2015

SILS MARIA : Ou comment le jeu de Kristen Stewart sublime le long métrage d’Assayas Sils maria , dernier long métrage en date de Olivier Assayas raconte l’histoire de Maria Enders (alias Juliette Binoche) qui a connu le succès au theatre en incarnant Sigrid , jeune fille ambitieuse et charmeuse qui conduit au suicide une femme plus mûre Helena. 20 ans plus tard on lui propose de reprendre ce rôle mais de l’autre côté du miroir sous les trais d’Helena. Si l’idée de base est ambigu force est de constater que le long métrage suit parfaitement sa ligne de conduite basé sur les préludes cités précédemment . Mais je ne suis guère en train d’écrire ses lignes pour argumenter sur le film de manière globale qui lui est bon. J ‘analyserais ici, plutôt un jeu d’actrice, en particulier celui de Kristen Stewart alias « Valentine » dans le film qui permet de pousser ce film vers le haut du 7éme art en cette année 2014 . Mais qui est Valentine ?? Valentine ici est l’assistante de Maria Enders , on sent dès le départ une complicité indéniable entre ses 2 femmes. Passant de conseillère, à bonnes copines en finissant par amis fidèles le relationnel est poussé ici, à son paroxysme sans jamais dépasser toutefois le cadre amicale. Ce qui est très jouissif ici c’est que Stewart arrive par son jeux et tempérament à relancer l’intérêt d’une scène ou d’un passage du long métrage qui au demeurant aurait pu paraitre bien long et soporifique si nous la prenions « brut » et sans saveur ( La scène de confrontation lors de l’entraînement pour la pièce de théâtre en est un bon exemple puisqu’ici Valentine pousse Maria à la quintessence pour son futur rôle). Particulièrement jolie et jouxtant d’une pointe de sexisme sans jamais chercher le vulgaire Stewart aide le film à prendre « son envol » et tout son sens en amenant de la bonne humeur par son jeux et sa personnalité . Pour situer le contexte dans le long métrage Valentine étant toujours au côté de Maria Enders , symbolisant sa bonne étoile la rassurant et l’aidant lorsque cette dernière subsiste à un quelconque doute …. jusqu’au point de non retour mais ça chers lecteurs je vous laisserais le découvrir par vous même … Stewart malgré son jeune âge nous montre qu’elle sait jouer une « une femme mûre » son jeux de dialogue et de prise de positions et d’idéologie lors du film nous font découvrir une actrice qui mérite toute notre attention pour les années futurs !!!

Petitgraindesable

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1,0Très mauvais
Publiée le 21/08/2014

Et pourtant j'aurais aimé l'aimer, ce film. Hélas, rien, mais rien à sauver. La sublime Juliette Binoche ne parvient pas à donner vie à un personnage sans épaisseur et Olivier Assayas ne l'aime pas plus qu'il n'aime les autres protagonistes. On devine le talent de la jeune Kristen Stewart, mais que peut-elle faire d'un personnage à ce point stéréotypé et sans nuance, tout comme chacun des personnages annexes ? C'est chic et toc, plein de vide, avec une psychologie insistante et sans finesse aucune. Aucune émotion. Les supposées ambiguïtés sont sans équivoque, les enchaînements poussifs, la musique plombante. Même les somptueux paysages de montagne sont plats. Le film est IN-TER-MI-NA-BLE. Vraiment rien à sauver. Allez voir ou revoir Winter Sleep si vous voulez creuser la nature humaine et la nature spatiale. Une presse dithyrambique veut sans doute encourager à voir du film français, et se dévalorise, à l'exception de Pierre Murat (et quelques autres bien rares) qui, si je l'avais écouté, aurait évité le commentaire que je propose ici.

De smet M.

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3,0Pas mal
Publiée le 09/09/2014

Le Majola Snake ne meut avec légèreté pour dévoiler sous son épais manteau le petit village alpin de Sils [...] C'est aussi dans cette sucrée bonbonnière que fut édifié le monstre « Ainsi parlait Zarathoustra » par Nietzsche (à vos souhaits). Ce n'est pas anodin. Sacré et immortel abris qu'est cette vallée, creusée par le serpent, habituée maintenant à recevoir ces illustres personnages. L'équipe d'Assayas n'a pas démérité sa présence. Critique compète sur le blog "pours-culture". Pours-Cinéphilie.

vidalger

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1,0Très mauvais
Publiée le 21/08/2014

Le très médiocre Assayas nous confirme son absence de talent qui se mêle ici à une stupéfiante prétention. Le résultat procure un ennui profond. Sur une idée plutôt maligne à la base, même si déjà exploitée souvent au cinéma, de la mise en abyme de l'acteur et de son personnage et la pièce de théâtre comme objet du film, Sils Maria se perd dans des dialogues interminables, souvent surjoués et présentés comme plein d'intelligence et de grâce, alors qu'il s'agit en général de philosophie de comptoir ou de trivialités dites avec emphase. On ne sauvera du naufrage que le jeu plein de finesse de Kristen Stewart, la pétulance de Chloe Grace et les beaux paysages alpins, soulignés malheureusement avec peu de légèreté par une musique d'ascenseur.

leondev

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2,5Moyen
Publiée le 21/08/2014

Bobovardages sur le nombrilisme des People. Par contre bon numero d'actrice : Binoche fait du binoche et Stewart impecable lui vole l'affiche

Wikus83

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2,0Pas terrible
Publiée le 24/08/2014

Pas dans le bon état d'esprit à l'instant T, ou simplement pas pour moi, mais je me suis ennuyé. Trop bavard, trop théorique, trop cérébral, Sils Maria m'a tenu à distance, malgré une interprétation magistrale, notamment de Kristen Stewart qui laisse éclater un énorme potentiel d'héroïne dramatique, loin des niaiseries de Twilight.

Flaw 70

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3,5Bien
Publiée le 22/08/2014

N'étant pas familiariser avec le cinéma d'Olivier Assayas je ne savais vraiment pas à quoi m'attendre avec ce Clouds of Sils Maria surtout que le cinéaste à apparemment une filmographie très inégale et que je craignais le rôle over the top de Kristen Stewart pour casser encore plus son image de superstar pour adolescent comme elle l'avait pu le faire pour On The Road ou Welcome to the Rileys. Mais avec les excellents retours que le film a eu lors du dernier festival de Cannes notamment sur la prestation de Kristen Stewart je me suis laissé tenter par le film est ce fut globalement une bonne surprise. Je dis bien globalement car le film possède des hauts comme des bas surtout dans son écriture qui expose de façon judicieuse le milieu du show business et la fragilité du métier d'actrice qui plus que les hommes souffrent du temps qui passent. D'ailleurs le film pose une réflexion intéressante sur le temps qui passe et sur la perspective des choses qui évolue avec le temps ou le point de vue des personnes, ce qui permet de créer une figure principale ambigu au développement psychologique pertinent et cohérent. Le film se montrera aussi vraiment brillant dans cette habile jeu de miroir ou tous se croisent et se confronte les actrices qui joue dans le film se confronte à leurs propres images en incarnant ses personnages comme ses personnages du film qui doivent se confronter par les rôles qu'elles interprètent qui au final reflète leurs propres peurs et questionnements. Cela sera vraiment intéressant notamment quand on se confronte à l'image très hype de Stewart ou encore à la carrière passé de Binoche. De plus on a le droit à une satire intéressante de Hollywood, des blockbusters qui appauvrissent la qualité cinématographique et sur la presse people. Néanmoins au final le film ne nous apprendra pas grand chose sur cette univers qui est aujourd'hui assez connu de tous, surtout que d'autres films se sont attaqués a ce sujet avec plus de brio. Surtout qu'ici le film a trop tendance à faire dans le théorique et au final à trop vouloir faire compliquer il se perd lui-même et le film commence a traîner en longueur dans son dernier tiers, il devient inutilement complexe et ambigu et fini par ce conclure maladroitement perdant la force initiale du film. Sinon pour ce qui est de la réalisation on a une très belle photographie mais le tout est plombé par un montage qui devient parfois agaçant même si l'on découvre plus tard que c'est un procédé de mise en scène pour se rapprocher du théâtre avec cette succession de fondu au noir qui clôture chaque fin de scène. Cela ce justifie mais c'est finalement très handicapant pour le film car aucun rythme ne s'installe vraiment ce qui souligne une certaine platitude. Le film sera plus intéressant lors qu'il utilise le fondu enchaîné ce qui permet d'avoir quelques bonnes idées de mise en scène Spoiler: ( la scène ou Kristen Stewart revient à Sils Maria après une soirée est très réussi grâce à cela notamment ). Sinon on ne peut pas enlever à Assayas qu'il sait filmer, son film étant très beau même si un peu froid mais élégant avec une mise en scène souvent inventive. Pourtant la vrai force du film proviendra sans conteste de son trio d'actrices qui est impeccable, que ce soit Chloë Grace Moretz dans un rôle plus complexe qu'il n'y parait ou Kristen Stewart, la vrai révélation du film ainsi que Juliette Binoche qui est ici gracieuse et impeccable, elles sont toutes excellentes et transcendent le film. Elles jouent avec leurs images comme jamais ce qui est savoureux et intéressant surtout qu'elle sont soutenu par des seconds rôles exemplaires. En conclusion Clouds of Sils Maria est un bon film notamment par ses réflexions pertinentes, sa distribution impeccable et par sa mise en scène inspiré. Mais trop de petits défauts viennent entaché cette oeuvre pourtant singulière pour quelle puisse prétendre à plus. On passe donc un agréable moment devant ce film mais je doute qu'au final il ne marque vraiment les esprits. On se consolera en se disant que Juliette Binoche a enfin un rôle à sa hauteur après avoir si longtemps été oublier et que Kristen Stewart est non seulement une excellente actrice mais qu'elle engage sa carrière dans une voie prometteuse.

Alex*56*

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4,0Très bien
Publiée le 06/10/2014

Avec le film que j'ai vu la veille (Equalizer) le contraste est donné, la profondeur de l'histoire est plus aboutie, plus travaillée. On apprécie les messages délivrés lors du déroulement de ce récit captivant. La place d'une actrice dans le monde du cinéma, autant la plus expérimentée qui a déjà une carrière derrière elle et apprend difficilement les codes d'aujourd'hui qui ne sont radicalement plus les mêmes, ou encore la starlette, qui elle, joue avec ces fameux codes (paparazzis, films de science-fiction, une des tabloïds, excès en tout genre pour faire le buzz etc). Clouds of Sils Maria me fait penser à Maps To the stars, le film de Cronenberg. Cette satyre d'Hollywood a énormément de point communs avec le film de Assayas, la relation entre l'actrice vieillissante et son assistante, les jeunes premiers qui débutent avec fracas dans le métier de comédien, les dessous du cinéma sont aussi dévoilé, les coulisses de se cercle très fermé, bien que dans Couds of Sils Maria il est plus question d'une pièce de théâtre. Une bonne ressemblance puisque j'ai aimé le Cronenberg autant que le film d'Assayas ! Les lieux de tournages sont idéalement choisis pour instaurer des scènes intimistes et rapprocher le spectateur de ses protagonistes. Quoi de mieux que les lacs SUISSEdes Alpes, le paysage de montagne de Sils Maria (qui est un village des Alpes à 1800 mètres d'altitude), ou encore les points de vue surélevés qui laissent placent à de magnifiques paysages et au "serpent de maloja", se banc de nuages qui s'effile sur des kilomètres en s'enlaçant autour des montagnes. Non, la mise en scène est bien léchée, les transitions fondus sont mis au bon moment. D'ailleurs les dialogues entres les actrices (surtout entre Stewart et Binoche) sont d'une forte intensités ! Les nombreuses ambiguïtés du film font participer le spectateur, ainsi que sont imagination. J'adore car entre les monologues captivants et les paysages somptueux on sent une touche de poésie qui flotte sur le film, un mixe mélancolique... Les actrices ni sont pas pour rien, au contraire, je redécouvre Kristen Stewart (qui d'ailleurs, en ayant pris l'exemple de Maps to the stars pour faire la comparaison, voit les deux comparses de Twilight sous un nouveau jour. Pattinson (nouvel acteur fétiche?) chez Cronenberg et cette dernière chez Assayas), qui donne la réplique avec talent à une Juliette Binoche très théâtrale. Quant à Chloë Moretz sont rôle est moins récurrent, mais sont personnage de fausse écervelée est subtil et très bien incarné par notre jeune américaine, qui à l'image de son personnage, est en pleine expansion dans le business hollywoodien. Un casting féminin de choix que Olivier Assayas a su mettre ne valeur. Et la fin qui nous amène à la première représentation de la pièce est excellente, on voit le vrai visage et l'évolution des personnages. Je vais pas trop raconter la tournure, car j'en ai déjà dis pas mal, mais l'interprétation que je m'en suis fait me va parfaitement, et j'adore cette fin, surtout le plan final qui marque l'accomplissement d'une de nos héroïnes. En bref ce film est porté par des actrices talentueuses, on apprécie la Kristen Stewart des films d'auteurs ! Les dialogues et les opinions sur lesquels Valentine et Maria débattent sont passionnants et tellement vrais. Le côté poétique de la montagne apporte un plus au script, c'est directement lié à la pièce Maloja Snake qui justement tire son nom d'un phénomène naturel montagneux. Un drame avec un double sens de lecture !

Olympiakos

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 25/08/2014

Un duo hors pair incroyablement bien mené par Binoche et Stewart, sans qui le film n'aurait probablement pas eu la même intensité. Elles servent avec brio l'ambiguïté et la perte des repères entre la fiction et la réalité. Durant la deuxième partie du film, on assiste en quelque sorte à un huis clos entre Maria et Valentine (son assistante dévouée et très attachante) qui vivent une relation privilégiée, et les personnages de la pièce, Helena et Sigrid : Tout se mêle et se confond au travers de dialogues très naturels, pertinents et surtout captivants. Rien ne semble laissé au hasard dans ce film aux maintes réflexions. Le tout est accompagné d'une belle leçon sur l'interprétation subjective de chacun des spectateurs qui permet à l'œuvre quelle qu'elle soit d'être en perpétuel mouvement, et de dévoiler des nouvelles facettes, comme une ressource inépuisable : c'est le regard du spectateur qui lui donne vie. Spoiler: Grandiose et très osé que ce choix de faire "disparaître" Valentine juste après ce discours, laissant ainsi libre cours à notre interprétation tout en entrainant une certaine frustration. Un coup de génie.. Clouds of sils maria explore de nombreuses pistes et c'est ce qui en fait son indéniable richesse : de l'omniprésence des technologies de communication et d'internet, en passant par la fossé creusé entre deux générations qui mêlent des points de vue différents sur l'Art (un conflit entre une vision classique et un point de vue plus moderne sur le cinéma et le théâtre, sans pour autant donner raison à l'une plus qu'à l'autre), pour en arriver au thème majeur du temps qui passe, fatalité difficile à accepter pour Maria (aussi bien en tant qu'actrice, qu'en tant que femme). Pour finir, une très belle mise en scène poétique et douce (les séquences sont ponctuées de fondus au noir rappelant la fermeture des rideaux au théâtre) agrémentée de magnifiques scènes situées dans les montagnes désertes de Sils Maria qui semblent resserrer les liens entre Maria et Valentine habitées par la pièce de théâtre, happées par les personnages et seules au coeur de ce paysage grandiose. Une bande originale bien choisie et qui amplifie l'aspect lyrique du film, une esthétique de l'image maîtrisée avec des plans qui captent le regard et qui nous immergent dans l'atmosphère si particulière du film. Bref, un long-métrage extrêmement touchant, qui donne a réfléchir, et ce, sans être pompeux ni hermétique (de plus en plus rare ces derniers temps. À mon humble avis, c'est un film à voir, et à revoir.

brunetol

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1,5Mauvais
Publiée le 24/08/2014

Sur le temps qui passe, voyez "Boyhood" (ma précédente critique). Sur le star system, voyez "Maps to the Stars", dont le sujet est curieusement assez proche - mais tellement mieux traité. Sur les paysages des Alpes, voyez "Le mur invisible". Que reste-t-il à voir dans "Sils Maria" ? A peu près rien. Si. Kristen Stewart, dont j'ignorais tout, et qui est la seule lueur de vie dans ce pensum surgelé, et justifie l'étoile et demie de ma note. Pour le reste, Assayas continue son travail de théoricien - niveau classe terminale. Il a l'air très pénétré de son sujet, aussi passionnant que la thèse d'Agnès Jaoui dans "On connait la chanson" (pour mémoire : "Les Chevaliers-paysans de l'an mil au lac de Paladru"). Là, ce sont "Les états d'âmes d'une star vieillissante". Comme dans le très exécrable "Trois couleurs : Bleu" de Kieslowski, où Binoche était également égarée, Assayas invente un faux auteur connu et des fausses actrices adulées dans des fausses pièces à succès. Tout ce bazar s'englue dans des dialogues sans fin entre l'actrice et son assistante, tandis qu'un faux metteur en scène génial a proposé à la fausse actrice célèbre quinquagénaire (Binoche) de rejouer la fausse pièce en endossant le rôle de la vieille alors qu'elle avait joué la jeune quand elle l'était (jeune). Ça pouvait faire un roman (du genre que je ne lis jamais). Au cinéma c'est juste insignifiant. Ennui mortel.

alain-92

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4,5Excellent
Publiée le 22/08/2014

Un film fort et passionnant. Le thème sur le temps qui passe, les marques d'un premier rôle pour une actrice à la renommée internationale. Sa confrontation avec le présent. L'auteur aussi mystérieux que le "serpent" de Maloja. La mise en scène audacieuse, un rien fantastique, ne manque pas de finesse et offre de vrais et beaux moments de magie pure. La photographie est remarquable. Les dialogues sont brillants. Sils Maria, reparti bredouille au dernier festival de Cannes, devrait trouver la plus belle des récompenses auprès du public. Celui qui aime le grand et beau cinéma. Un autre point fort, et non des moindres, le remarquable trio d'actrices. Juliette Binoche est excellente, belle et parfaitement convaincante. Kristen Stewart d'un incroyable naturel. Chloe Grace Moretz, dans de courtes apparitions, est tout simplement magnifique.Bref, un grand coup au cœur.

Christian Wacrenier

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 23/08/2014

Allez voir ce film. C'est un régal de sensibilité et d'intelligence. Si j'excepte quelques longueurs et deux ou trois scènes répétitives, il n'y a rien à jeter.Je voudrais insister sur un aspect du film dont je ne trouve pas l'écho dans les critiques. La deuxième partie, le huis-clos entre Maria Anders et Valentine. L'actrice et sa secrétaire répètent la pièce jouée vingt ans plus tôt par une Maria Anders au début d'une carrière brillante. Elle jouait alors Sigrid, la jeune fille ambitieuse qui séduisait Héléna, femme mûre et vulnérable. Maintenant, Maria Anders doit jouer à son tour Héléna et ce rôle l'angoisse, il le renvoie à son âge, au temps qui a passé, à l'évolution d'un monde qu'elle ne comprend plus et qu'elle juge superficiel. Maria Anders est à l'image d'un temps qui a fait son temps, celui d'une culture exigeante et élitiste qui convoque les grands textes et la musique classique, celui d'un cinéma sans 3D, sans clips, sans héros lasérisés. Sa jeune secrétaire, Valentine saisit avec gourmandise tout ce modernisme. Elle ne le juge pas; elle en garde ce qu'il a de fort et qui correspond à la sensibilité de la jeunesse. C'est donc avec ce regard jeune qu'elle comprend la pièce pour laquelle elle donne la réplique à la grande actrice. Mais ce qu'il y a de plus étonnant et qui crée un suspense dans cet acte pirandellien du film, c'est que Valentine qui dit les répliques de Sigrid, la jeune fille de la pièce, éprouve des sentiments proches de ceux d'Héléna, la femme mûre. Elle admire, elle aime. Elle espère de toutes ses forces recevoir un regard admiratif ou du moins compréhensif. Maria anders ne voit rien de cette présence exigeante et amoureuse. elle n'écoute rien des conseils de Valentine. Au fond, elle ne la voit pas. Deux scènes disent bien cet aveuglement. Elles se font écho. Anders et Val sont allées dans la montagne regarder la vallée et le fameux nuage "serpent" qui se faufile entre les parois. Elles se sont endormies. Il se fait tard, il faut redescendre. Anders connaît un raccourci En fait, elle s'égare. "Il suffit de descendre" dit-elle, il y aura une route.A la fin de la 2ème partie, c'est Val qui conduit Anders dans la montagne. Elle connaît le chemin. Anders est persuadée qu'elle se trompe. Val ne se trompe pas et conduit Anders là où l'on peut découvrir le serpent de nuages. Anders la contredit encore. Il n'y aura pas le serpent. Elle regarde. Elle scrute le col et soudain, le serpent de nuages apparaît. Elle se retourne vers Val. Personne. Val a disparu et ne réapparaîtra pas. Cette disparition fait écho à celle de la pièce où c'est la femme jouée, la femme rejetée qui s'en va et disparaît.Il y a eu entre les deux femmes une ultime dispute sur le sens de cette fin de la pièce. Pour Anders, Héléna allait se suicider; Pour Val, elle partait, elle quittait un lieu mortifère pour se reconstruire, plus loin, plus haut.Fin de ce deuxième acte où Anders passe à côté d'une admiration amoureuse qui aurait pu lui redonner confiance, en elle et conscience d'une réalité jeune et riche où elle avait sa place.L'épilogue qui n'est pas le plus réussi à mon point de vue se termine néanmoins sur une mise en scène glacée, déshumanisée de la pièce avec une Anders-Héléna funèbre, une loque comme lui dit la jeune actrice qui interprète Sigrid et qui n'a pas sur elle le regard régénérateur et généreux de Val.Il faut dire la justesse de Binoche et de K. Stewart. Il faut dire la souffrance à fleur de peau mais si bien cachée sous le sourire mondain et les rires de l'une, l'attente nerveuse et amoureuse de l'autre...Il faut dire la beauté des images et des visages.L'auteur de la pièce avait choisi pour mourir ce lieu dans la montagne d'où l'on pouvait voir, venu des lacs italiens le serpent de nuages, spectacle à la fois hors du temps et dans le temps. C'est ce prodige que nous donnent à voir les grandes oeuvres d'art et les fims d'exception. C'est ce serpent de nuages, si réel et si intemporel que nous offre ce film.

tixou0

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1,5Mauvais
Publiée le 03/09/2014

Olivier Assayas a-t-il été (bien) inspiré par Sils Maria, en Suisse, qui sert de cadre principal à son dernier film (écrit et réalisé - en langue anglaise) ? Ce village des Grisons a vu passer d'illustres visiteurs, tous écrivains, certains pour plusieurs séjours, de Nietzsche à Cocteau, en passant par Thomas Mann ou Moravia. Assayas en imagine un autre, autochtone, Wilhelm Melchior, un dramaturge. Alors qu'il vient de disparaître (en Romain), un metteur en scène fameux presse Maria Enders (Juliette Binoche) de jouer dans la reprise d'une pièce du disparu qu'elle créa 20 ans plus tôt. La comédienne, devenue plutôt actrice (et à la limite du "has been"), devrait assurer le rôle d'"Helena", frôlant la quarantaine, quand elle avait à l'origine celui de "Sigrid", 18 ans. Le titre complet du film est "Clouds of Sils Maria", mais les "Nuages" ont disparu pour l'exploitation en France. Dommage, car la dimension météo-passionnelle de ce "Maloja Snake" donne bien (involontairement) le ton. L'histoire est cotonneuse à souhait, comme le phénomène naturel de l'Engadine ! Heureusement bien photographié, comme l'ensemble de cette nature helvète superbe (sommets, forêts et lacs) - au moins un atout, esthétique ! Cotonneuse, brumeuse, filandreuse, verbeuse - hélas ! Cette montagne n'a rien de "magique". Les discours qu'on y tient sont convenus et creux, qui se prétendent "intellos". Et que c'est long ! Et que c'est pompeux ! Binoche est assez mauvaise (et que diable, elle a 50 ans, les fait, et n'est donc pas crédible en femme de 38 ans !). Son "assistante personnelle" n°1 (Kristen Stewart) et la nouvelle Sigrid (Chloë Grace Moretz) étant, elles, bien meilleures, et sauvant (un peu) ce brouet prétentiard et vain.

elbandito

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1,0Très mauvais
Publiée le 02/10/2015

Olivier Assayas s’intéresse aux effets du temps qui passe sur la vie de trois femmes appartenant au monde du théâtre, une actrice célèbre sur le retour, sa jeune secrétaire audacieuse et une jeune actrice de cinéma au futur prometteur. Toutes trois gravitent autour d’une pièce de théâtre d’un célèbre auteur décédé, remis en scène 20 ans plus tard. L’idée est intrinsèquement inédite et originale, mais l’aspect élitiste et les tergiversations et états d’âme de trois femmes qui passent leur temps à surfer sur internet ou discuter au téléphone n’est guère captivant. Le pire reste le jeu surfait de Juliette Binoche, qui joue à jouer l’actrice, mais n’y parvient jamais… un comble. Pourtant, si l’on est sensible aux métiers artistiques, à cet environnement snob et fermé ou aux paysages de montagne sur fond de Haendel, on peut trouver quelques belles séquences néanmoins dans Sils Maria.

Benji S.

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3,0Pas mal
Publiée le 15/02/2015

C'est un jeux de miroirs entre Juliette Binoche alias Maria comédienne et Kristin Stewart alias Valentine son agent. Qui tout au long du film se donnent la réplique pour sa futur pièce de théâtre, difficile pour elle, car elle doit tenir le rôle d'une dame facilement manipulable de la même pièce qui la rendu célèbre 20 ans auparavant. Mais à l'époque elle joué la fille manipulatrice envers la dame. C'est donc une réel difficulté pour elle de ce confronter au temps et d'accepter de changer les rôles. Le jeux des acteurs est redoutable, il nous trouble des fois à savoir si Juliette Binoche s’exerce pour son futur rôle de la dame Héléna ou si elle est elle même. Tout comme Kristin Stewart. Elle a beaucoup de mal à jouè Helena c'est femme fragile, et son agent et la pour la pousser des ces retranchement.. Une jalousie s'installe alors envers celle qui reprend son rôle il y a 20ans qui est Chloé Moretz. Spoiler: Il reste un point à éclaircir, qui est assez ambiguë entre la relation réel de Maria et Valentine. Valentine la pousse dans ses retranchement pour l'aider ou bien en a t-elle mare de son travail, ses craintes ses peur et sa jalousie certaine pour Jo-an la jeune actrice qui à repris son ancien rôle? mais la vrais énigme je dirais c'est, existe t-elle vraiment? Car j'ai pu voir que certain se posé la question et il en ressort des fois que Valentine son agent est purement fictive, fruit de l'imagination de Maria pour l'aider à décrocher le rôle, chose que je rejoint. Très crédible par moment sur le passage ou valentine abandonne maria à la montagne, maria s'en rend compte en même pas une minute et la comme par magie elle est plus la, ce qui me parait peut probable sur un laps de temps aussi court de disparaitre ainsi, moment ou elle commencer a parfaitement assimiler son personnage. De même on a vue qu'une seul fois Valentine seul dans le film est c’était assez mystérieux ce passage entre brume, superposition des images, couleur sombre...Une fois que tout les doutes de Maria se dissipent, Valentine par avec celle-ci.. Un casting 3 étoiles qui tient son rend pour un film modeste. Je suis pas un grand fan de Juliette Binoche et pourtant elle campe bien "ses" personnages. Simple et porté par un paysage sublime(Suisse). Je regrette ce-pendant les 20 voir 30 premiers minutes du film bien trop poussif voir inutile, on apprend pas grand chose surtout la scène dans le train... je lui met 12,5/20

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