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    Les Nouveaux sauvages
    note moyenne
    4,1
    6480 notes dont 556 critiques
    répartition des 556 critiques par note
    85 critiques
    277 critiques
    137 critiques
    38 critiques
    8 critiques
    11 critiques
    Votre avis sur Les Nouveaux sauvages ?

    556 critiques spectateurs

    benoitG80
    benoitG80

    Suivre son activité 2477 abonnés Lire ses 1 408 critiques

    4,5
    Publiée le 19 janvier 2015
    "Les Nouveaux sauvages" se reçoit telle une gifle en pleine figure par la violence qui explose dans chacun des sketches qui constituent ce film... Si c'est bien ce thème central qui est à la base de ces six histoires, on retient surtout l'analyse et la construction habile et très précise du mécanisme qui fait surgir cette violence, par l'accumulation de petits riens qui font basculer la balance d'un seul coup, tel un couperet impitoyable ! Chaque histoire est en fait très bien traitée sous un angle d'attaque très différent du déséquilibré dangereux embarqué dans une spirale sans fin, comme on nous le présente depuis quelques faits divers récents, jusqu'au personnage lambda qui va craquer à partir d'un détail qui va finir par le dévorer et l'engloutir complètement ! Le réalisateur argentin Damian Sczifron a donc eu l'idée et l'intelligence de mettre dans son panier tout un tas de maux de notre société moderne, jalousie, moquerie, individualisme, persécution, sentiment d'injustice,... comme points de départ à chacune des situations mises en place et le résultat est tout simplement incroyable au niveau de l'efficacité de son film... Même s'ils ne sont pas reliés entre eux, le passage de l'un à l'autre sketch semble fluide comme si chaque petit film appelait le suivant pour aborder ce thème différemment mais avec toujours le même panache ! Et on appréciera certainement plus certains que d'autres, car il faut bien avouer que certaines histoires très kafkaïennes sont proches de ce que l'on peut vivre dans sa vie et qu'on a donc forcément connu sans aller jusqu'à ce point de non retour forcément... Quoique rien ne peut nous dire ce qui nous sera un jour réservé ? L'identification joue donc en plein et le ressenti est dans ce cas d'autant plus fort ! Et si l'on rit très nerveusement de ces règlements de compte, pétages de plomb, en tous genres, c'est sans doute pour mieux exacerber cette violence qui est contenue au fond de tout un chacun, mais qu'heureusement on maîtrise en général le mieux possible en personne apparemment civilisée que l'on essaie d'être aux yeux des autres ! L'humour très noir est dans tous les cas, vraiment excellent, et l'imagination débordante de Damian Sczifron pour arriver à tous ces rebondissements spectaculaires, est franchement de haut vol ! C'est tout simplement fou à ce niveau... Tous les comédiens dans ces rôles complexes sont d'ailleurs franchement remarquables. Certaines leçons sont assurément à tirer de ces histoires, en particulier celle de l'accident dans un milieu où règnent l'argent et le pouvoir, quant à celle de notre pauvre ingénieur, on se met tout à fait à sa place, car tout bon parisien risque de connaître cette situation identique avec sa propre voiture... Maintenant, quoiqu'il arrive, on n'oubliera pas de rester bien sûr prudent, courtois et même aimable sur la route, alors que toute invitation à un mariage sera soupesée en mesurant les risques comme il se doit... À réfléchir donc ! Du cinéma cruel, drôle et pertinent avec un fond de vérité évident !
    EricDebarnot
    EricDebarnot

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    3,5
    Publiée le 10 février 2015
    Le titre français de "Relatos Salvajes", "les Nouveaux Sauvages", a introduit une fausse référence dans l'esprit des cinéphiles français, celle des "Monstres" et "Nouveaux Monstres" de l'âge d'or de la comédie italienne. Contre-sens assez grave à mon sens, même si "l'italianité" de la culture argentine peut prêter à confusion, puisque, alors que Risi faisait dans la critique sociale, voire politique, ce n'est nullement le propos de Damián Szifron, qui nous offre plus modestement une série de sketches à la fois dérangeants et jouissifs, combinant une justesse psychologique impressionnante - on est donc loin de la pantalonnade italienne, aussi drôle soit-elle - avec une démesure dans la violence très actuelle, qui louche évidemment du côté de Tarantino (pour le meilleur), voire de Guy Ritchie ou Matthew Vaughn. Quand ça marche, c'est tout simplement remarquable, comme lors du sketch mettant en scène brillamment le combat à mort de deux automobilistes. ou comme lors du magnifique mariage final, grand moment de perdition et de désespoir vraiment sauvage. Bien entendu, ça ne fonctionne pas toujours, le pire étant atteint avec le segment interprété par le grand Ricardo Darín, segment que l'on peut facilement accuser de poujadisme anarchisant vu de France, tandis que Szifron semble en perdre sa maîtrise et nous fait un peu n'importe quoi avec sa caméra. Même si par sa nature de film à sketches, "Relatos Salvajes" est donc inégal, il propose assez de moments intenses pour faire notre bonheur.
    Zoé B.
    Zoé B.

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    4,5
    Publiée le 19 février 2015
    Maintenant je sais : le mot "jubilatoire" a été inventé tout exprès pour ce film. Je ne me souviens pas d’avoir déjà été habitée d’une joie pareille, d’avoir ressenti un plaisir aussi constant tout au long d’une projection. Damian Szifron nous attrape dès le pré-générique avec cette séquence brillantissime de l’avion, où le rire monte irrésistiblement en même temps que s’installe entre les passagers, révélation après révélation, l’effroyable compréhension de leur communauté de destin, et il ne nous lâche plus jusqu’à la dernière scène, le mariage, catharsis démente qui clôt en apothéose cette chronique du pétage de plomb. Je ne sais pas ce qu’il faut admirer le plus : l’originalité de l’inspiration, la qualité d’écriture, l’aisance de la mise-en-scène, Szifron s’affirme en tout cas comme un très grand et on aurait tort de chipoter sur l’évidence de son talent au prétexte qu’il s’exerce sur un genre mineur, le film à sketches. Au contraire, il faut le remercier de redonner enfin ses lettres de noblesse à ce format trop longtemps galvaudé par les producteurs en mornes compils et autres films-programmes. Le film à sketches est l’équivalent cinématographique du recueil de nouvelles, un auteur peut y faire œuvre aussi bien que dans la forme longue, et "Les nouveaux sauvages" en est un exemple magistral. Individuellement, tous ses segments sont des bijoux de courts-métrages (chacun pourrait concourir à l’aise pour les plus hautes récompenses), mais ensemble, agencés par Szifron avec un sens très sûr du raccord et de la progression, ils forment un tableau d'une impressionnante cohérence et, osons le, d’une classe folle. On notera au passage - signature ou tic de style ? - que le réalisateur argentin aime à parsemer son découpage de points de vue singuliers, l’action vue par un objet (compartiment à bagages, frigo, distributeurs de journaux, trou de cheville ou coffre de voiture… ). Petites coquetteries virtuoses qui ont encore rajouté à mon plaisir de spectatrice, pourtant déjà happée par ce festival d’humour noir et sa puissance euphorisante.
    Dimitri McClane
    Dimitri McClane

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    4,0
    Publiée le 20 janvier 2015
    Hilarant, jubilatoire, un poil violent. Cela faisait longtemps que je n'avais pas autant ri au ciné. Ce film est composé de six court-métrages sans lien les uns avec les autres, du moins sur le plan narratif. Rien n'est redondant, les dialogues sont percutants et les acteurs assez impressionnants. Mention spéciale pour le mariage, le sixième et dernier court métrage de la folie pure. GENIAL
    Christoblog
    Christoblog

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    5,0
    Publiée le 16 janvier 2015
    Cela faisait longtemps (Pulp fiction, Femmes au bord de la crise de nerf ?) que je n'avais pas éprouvé ce plaisir inouï d'une déflagration cinématographique mêlant à la fois maîtrise totale du rythme, mauvais goût et éclats de rire. Et d'abord, évacuons l'antienne du film à sketches, qui serait systématiquement moins bon (ou bien meilleur) qu'un film normal. Les nouveaux sauvages est seulement un excellent film : les histoires s'enchaînent avec une science consommée de l'assemblage. On n'est pas du tout ici dans la morne succession de vignettes indépendantes les unes des autres (type Paris je t'aime), mais dans l'oeuvre d'un créateur qui nous présente un tableau raisonné du genre humain. Le film de Damian Szifron respire la classe à l'état pur, que ce soit pour agencer des trames scénaristiques difficilement prévisibles, installer en quelques plans une ambiance, ou entretenir sur la durée un atroce suspense. Les scènes d'anthologie se succèdent, pour finir dans un tourbillon de folie insensé et jouissif lors du sketche du mariage, un chef d'oeuvre. Le cinéaste argentin dégage alors une puissance énergisante incroyable, et son cinéma apparaît comme tout à coup neuf. Il a fait souffler un vent salutaire de jeunesse dans la sélection officielle de Cannes 2014, en replaçant le plaisir du spectateur au coeur de son projet. La vision que Szifron offre de nos congénères est à la fois cruelle, drôle, et terriblement réaliste : on en redemande. Aux 1000 articles :
    Edgar L.
    Edgar L.

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    3,5
    Publiée le 21 janvier 2015
    Le film a connu un réel succès en Argentine puisqu’il a fini l’année en tête du box-office devançant tous ses concurrents américains. Il était donc normal que le film traverse les frontières et vienne nous apporter une bonne dose de fraîcheur nécessaire dans cette période des plus moroses. Il dresse une toile vivante de la société argentine qui trouve un fort écho chez nous. [...] Le film est divisé en plusieurs histoires plus ou moins longues et plus ou moins efficaces. On en voit en tout cas de toutes les couleurs dans ces différentes histoires revanchardes. Le cynisme est assumé et poussé à l’extrême. Le film est une véritable ode au sadisme humain réprimé par une société moderne souvent injuste. On peut le regarder comme un défouloir un peu à la manière dont le réalisateur a imaginé lui-même le film. [...] Voilà donc une comédie pleine d'énergie et de fraîcheur ! On en prend plein la tête et ces différentes histoires ont chacune leur charme. La vengeance est un plat qui se mange froid, mais pas seulement ...
    yakos
    yakos

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    5,0
    Publiée le 4 février 2015
    La vengeance n'a jamais été aussi jouissive. Le film est séquencé en six histoires où le fil conducteur est que faire quand on est au bout du bout. La réponse apportée est souvent radicale. Mais ne croyez pas, que les séquences sont ficelées à la va vite. Oh non, c'est scénarisé à l'extrême avec un récit qui démarre par un constat, une frustration et enfin la dite vengeance.C'est excellent, drôle et terriblement efficace. On frôle souvent l'absurde, ce qui décale encore le tout. Tous les acteurs ont des "tronches" et un jeu qui apporte un soutien à la trame dramaturgique. Je recommande tout particulièrement la troisième histoire(celle avec les deux conducteurs), c'est à mourir de rire. Bravo, on en redemande encore et encore. Surtout que le thème est presque inépuisable. Vivement un n°2
    tixou0
    tixou0

    Suivre son activité 286 abonnés Lire ses 1 699 critiques

    5,0
    Publiée le 17 février 2015
    Un "film à sketches", genre bien oublié et dans la tradition italienne, de "Les Monstres" (1963) et "Les nouveaux Monstres" (1978), que "Relatos Salvajes" ("Récits Sauvages" - platement traduit, mais avec clin d'oeil aux Transalpins, en "Les Nouveaux Sauvages"), réalisé comme le modèle le plus ancien, par un seul metteur en scène ("Les Monstres" était dû au seul Dino Risi). Une tragi-comédie en... 6 tableaux, d'une rare férocité de trait (pour moi, le "2" le moins bon, et le "6", de loin, le meilleur). Une chronique sans pitié de la société argentine (plutôt du côté des nantis), façon Danse macabre, montrant combien la plus policée des collectivités peut, à tout moment, faire "déraper" ses membres, la plupart du temps les plus inoffensifs, les rendre esclaves, pour un instant (ou beaucoup plus), de leurs instincts élémentaires les moins recommandables (vengeance, colère, passion, jalousie, appât du lucre, etc.), les muer de citoyens respectueux, à primitifs déchaînés. C'est du brut, voire du "brutal", pas vraiment un "conte moral", en tout cas classique.... C'est jubilatoire dans l'"hénaurme", admirablement maîtrisé et diversifié - d'un humour délicieusement noir. Le à peine quadra Damiàn Szifron réussit (aussi, seul, à l'écriture, et même, en partie, au montage - excellent) des petits bijoux de cinéma, aussi incorrects (ne pas y emmener un jeune public - risques de "1er degré" !), que revigorants. La distribution est impeccable - que du bonheur.
    alain-92
    alain-92

    Suivre son activité 244 abonnés Lire ses 1 078 critiques

    4,5
    Publiée le 17 janvier 2015
    Je ne connaissais pas Damián Szifrón. La plus grande partie des membres du casting m'étaient également totalement inconnus. Une curiosité donc, largement récompensée par le plaisir ressenti du début à la toute fin du film . Une très grande et belle surprise. Un vrai coup en plein cœur. L'intelligence du tout jeune scénariste et réalisateur lui permet tout. Mêler avec brio le démoniaque, la jalousie, l'amour aussi, un mariage mémorable, la bêtise, le pouvoir et les compromis qui vont avec, la prise de tête avec les méandres de l'administration sans oublier la corruption. Avec, comme trait d'union entre chaque séquence, l'exaspération et la violence, provoquées par des tracas quotidiens, qui paraissent dans ce long-métrage totalement démesurées. Le tout mis en scène avec brio. Derrière la farce se dessine une sévère critique de la société argentine, certes, mais également de nos sociétés libérales qui n'en sont que le parfait reflet. Avec ce détail, entre autres, celui de l'argent qui améliorerait les rapports entre coupables et la justice. Mais ça, on fait semblant de ne pas y croire ! Que dire des comédiens ? Il faudrait les citer tous. Un casting de premier ordre. Damián Szifrón est un virtuose qui balaie tout sur son passage, un cinéaste argentin à suivre. Ses Nouveaux sauvages vont vite, décoiffent et font un bien fou.
    Caine78
    Caine78

    Suivre son activité 988 abonnés Lire ses 6 874 critiques

    3,0
    Publiée le 30 juin 2015
    Qui dit film à sketchs dit presque inévitablement inégal, et « Les Nouveaux sauvages » n'échappe pas vraiment à la règle. Malgré tout, on a vu bien pire niveau hétérogénéité et chaque histoire est suffisamment grinçante et provoc pour qu'on y adhère un minimum, quitte à ce qu'on tombe parfois un peu trop dans la vulgarité gratuite, dont le mariage apocalyptique concluant l'œuvre est le meilleur exemple. Reste qu'après un premier récit court mais franchement réjouissant, les suivants nous apparaissent moins mordants et drôles, si bien que l'on garde paradoxalement un souvenir assez vague de chacun. Bref, loin d'être déplaisant et même parfois savoureux dans son cynisme, voilà un film qui s'avère toutefois nettement moins marquant que promis : fréquentable donc, mais sans plus.
    vincenzobino
    vincenzobino

    Suivre son activité 79 abonnés Lire ses 390 critiques

    4,5
    Publiée le 17 janvier 2015
    Quel jubilatoire "films à sketches" sur un thème clair : comment peut-on dérailler sans avoir d'antécédents psychiques (au sens médical) à cause de situations nous faisant perdre le contrôle de nous-mêmes. 6 récits (ou sketches qui au sens propre s'avère effectivement correct) composent le film et autant de conseils spoiler: - faites attention à ne pas insulter un camarade de classe publiquement - si vous êtes mafieux, surveillez vos arrières - si vous roulez sur une route déserte, ne laissez personne vous dépasser - si vous avez offensé quelqu'un, ne vous arrêtez pas sur son lieu de travail - si vous avez un important rendez-vous, ne vous parquez pas hors limites - et surtout, si vous vous mariez, veillez à ce que votre ex ne se soit pas auto-invitée. Tout du long, on rit de bon cœur et l'unique regret serait peut-être d'avoir eu les 6 récits à la suite et non simultanément. On sent la patte d'Almodovar et l'inspiration de Tarantino voire d'Oz. A recommander vivement...
    lhomme-grenouille
    lhomme-grenouille

    Suivre son activité 1245 abonnés Lire ses 3 095 critiques

    4,0
    Publiée le 17 janvier 2015
    S’il y a bien une réserve que j’ai à l’égard de ce film, c’est bien le format de son intrigue. Six épisodes indépendants mis bout à bout avec une seule thématique et un seul état d’esprit en guise de liant. D’habitude c’est le genre de trucs qui me fait sortir du film. Alors qu’on est bien avec une histoire et des personnages, soudainement, elle s’arrête ; on passe à autre chose ; et il faut refaire l’effort de s’immerger dans une nouvelle intrigue qui ne sera peut-être pas à la hauteur de la précédente. Mais bon, pour ces « Nouveaux sauvages » l’effet ne s’est pas trop fait ressentir me concernant. Pourquoi ? D’abord parce qu’il y a une belle progression dans l’enchainement des histoires. La première est courte et pose tout de suite l’état d’esprit. La seconde créé la rupture juste après le générique pour poser le propos. Et ensuite je dois avouer que ça sait maintenir un niveau d’exigence élevé. Parce que l’air de rien, même si les intrigues sont bien déconnectées les unes des autres (…et c’est d’ailleurs dommage de ne pas avoir tenté de légers ponts à la « J’ai toujours rêvé d’être un gangster ») il y a quand même une vraie unicité dans cet humour noir féroce et surtout dans la rigueur formelle. Ce film a clairement une patte, un ton, une atmosphère qui lui est propre, auquel s’ajoute un très bon savoir-faire pour amorcer chacune des histoires et les vivifier tout le long de ces deux heures. Donc oui, au final j’ai totalement adhéré, pour mon plus grand plaisir. Une belle surprise que voilà pour ce début d’année…
    Julien D
    Julien D

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    2,5
    Publiée le 18 janvier 2015
    Rien que dans le titre et dans son concept de film à sketchs, on devine que c’est un hommage aux Nouveaux monstres qu’a voulu faire le réalisateur argentin Damián Szifron, qui a reçu pour l'occasion le soutien non négligeable de Pedro Almodovar, une collaboration surprenante tant cet humour désespéré est loin de l'univers du réalisateur espagnol. Le défi à relever se montrait énorme tant la comédie de Dino Risi est une référence en matière de d’humour noir et politiquement incorrect. A partir six petites histoires, d’une qualité inéluctablement inégale, Szifron parvient à alterner entre un ton trash et des dénonciations de la situation de son pays. Mais là où le classique italien tapait sur des institutions alors jugés inattaquables ou s’attaquait à des sujets très sensibles tels que, respectivement, le pouvoir de l’église et le négationnisme, celui-ci ne semble ne pas trouver de cible plus pertinente que la corruption de l’administration. Des gags inoffensifs donc, mais surtout terriblement prévisibles même si, certains d’entre eux, restent des explosions de violence gratuite plus cathartiques que réellement amusantes. Sans doute Est-ce là la conséquence directe de la difficulté des six saynètes de s'achever dans une chute mémorable (seule le plan de fin de la première, qui fait office de pré-générique, est littéralement percutante). Coté interprétation, on ne retiendra que celle Ricardo Darin, et sa classe légendaire, du fait qu'il incarne le personnage le plus nuancé de l'ensemble du film.
    anonyme
    Un visiteur
    2,5
    Publiée le 17 mai 2016
    On connait tous les inconvénients des films à sketchs : il faut à chaque fois faire l'effort de se replonger dans une histoire une fois que l'autre est finie, ce qui nuit à l'insertion. C'est bien sûr l'un des principaux problèmes de ce film, malgré la thématique commune qui l'habite et qui est la vengeance. L'autre problème du film, c'est que, malgré l'humour acide qu'il s'évertue à déployer, les histoires sont très inégales. Autant je trouve la première et la troisième excellentes et la seconde passable, autant les autres ne me passionnent pas outre mesure, et m'ennuient même. C'est dommage car je pense que ça aurait pu me plaire si le réalisateur l'avait joué façon film choral, mais cette structure de film à sketchs m'a perdu en chemin.
    Ramm-MeinLieberKritiker-Stein
    Ramm-MeinLieberKritiker-Stein

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    3,0
    Publiée le 30 mars 2015
    "Relatos Salvajes" est un projet tellement beau, ambitieux et complexe à la fois... On se laisse porter dans un univers aux touches singulières, celles-ci présentement liées à la folie. Entre destruction de bâtiment, empoisonnement ou tromperie, la bande d'acteurs réunie pour le meilleur et pour le pire propose une symbiose enivrante et puissante, faisant régner sur un trône l'injustice d'une situation et d'un moment, juste avant de faire péter ce siège! Mais Damian Szifron ne reste pas bien longtemps sur un acquis. Il inaugure d'abord, lui et son équipe technique, une fresque génialissime de plusieurs sociétés espagnols, décrivant un cercle rouge autour d'une seule destinée : la vengeance. Mais il se garde bien de ne pas garder que cette ligne droite. Justement : toutes ses scènes sont parfaitement bien écrites, ses personnages mis en valeur et sa ligne technique puis directive choisie et dirigée dans l'excellence. Rien n'est laissé au hasard, tout mise sur l'importance d'un détail et sa profonde définition. Comme cette caméra GoPro accrochée à une porte , ouverte à l'arrache par un époux arroseur puis arrosé, ou ce subtil arrêt sur image laissant apparaître des vieux parents médusés puis vite écrasés. Ce film peut mettre trop de temps à se mettre en marche, il peut parfois trop se maintenir sur une même position, mais tout ce dont on se souvient, c'est cette violence osée et hilarante qui réside d'abord dans l'écriture, puis dans la mise en scène et les gestuelles d'un casting qui se déshabille pour notre plus grand plaisir. Magnifique.
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