7474 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
649 critiques spectateurs
5
161 critiques
4
273 critiques
3
114 critiques
2
50 critiques
1
28 critiques
0
23 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Shephard69
411 abonnés
2 259 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 10 avril 2018
Appartenant à une génération davantage bercée par la "Trilogie du dollar" de Sergio Leone que par les films avec John Wayne, je n'ai vu que peu de westerns mettant en scène des Amérindiens et la filmographie de John Ford, grand ponte du genre, me reste assez mystérieuse puisque je n'ai vu de lui que "La prisonnière du désert", "L'homme qui tua Liberty Valance" et "Je n'ai pas tué Lincoln". Mais contrairement à un western classique, Scott Cooper, pour sa quatrième réalisation, signe une belle fresque crépusculaire en forme de road-movie qui traite aussi bien du déracinement subi par les différentes tribus au profit de l'appropriation des terres par les colons américains que du besoin de retourner vivre ses dernières heures dans sa contrée natale ou encore.du respect mutuel entre deux guerriers ennemis. Un film sans parti pris, assez neutre dans son traitement des personnages qui écorne brillamment l'image traditionnelle du cow-boy en montrant à la fois une violence et une sagesse pleines d'ambiguïtés. Une mise en scène sobre, accessible mais impeccable, riche, une très belle photographie. Entre un Christian Bale toujours aussi magnifiquement monolithique, un Wes Studi toujours aussi charismatique, à la fierté altière et une Rosamund Pike de plus en plus convaincante dans ses rôles complexes, profonds et sans oublier une nouvelle prestation nerveuse, dérangeante de Ben Foster, un casting vraiment imposant et des acteurs superbement dirigés. A mi-chemin entre le lyrisme de "Danse avec les loups" et l'âpreté du film de Clint Eastwood "Impitoyable", un long-métrage à la fois très moderne dans son propos et chargé de références. Une belle sensation pour un récit puissant.
« Hostiles » n’est pas le western classique et galopant comme on l’entend, mais au contraire un film d’une profondeur assez peu courante dans ce genre, une véritable réflexion sur l’homme, sur le héros et ses paradoxes... Christian Bale est ici époustouflant par son jeu, par toute la palette de sentiments qu’il utilise pour traduire ses émotions, ses états d’âme qui seront le point d’orgue de ce western hors du commun ! On suivra toute sa progression aussi bien physique, que psychologique à travers ce périple en compagnie d’Amérindiens, de soldats et de cette rescapée interprétée avec subtilité par Rosamund Pike, assez bouleversante elle aussi dans ce qu’elle transmet ! Parmi des paysages impressionnants et somptueux, ces hommes et ces femmes passent par des moments de doute, de remise en question, de confrontation, voire de remords, sans cesse reconduits, accentués en fonction des événements, des rencontres que fera ce convoi. La modification de la perception d’autrui, le changement de regard et de considération de celui par qui la haine est apparue, devient en soi une étude franchement passionnante ! Tout n’est qu’observation, ressenti, sensation en nous immergeant dans une approche des relations humaines qui valent bien des discours ! Combien d’instants graves, douloureux parsèment ce périple en révélant ainsi des gestes et des yeux poignants, ce que chaque acteur met en œuvre à sa façon avec une grande retenue ! Tout cela est de plus décrit avec une lenteur apparente, qui renforce encore un équilibre fragile sur lequel repose cette assemblée, composée d’êtres ravagés et traumatisés dans leurs actes et dans leur vécu. Un film presque métaphysique sur la nature humaine, passant du tout au rien, de la brute à l’ange protecteur, ce que l’on absorbe de notre côté avec beaucoup de fascination et d’intérêt ! Une belle révélation de Scott Cooper que cette rédemption par le pardon, à la fois terrible et empreinte d’une grande humanité...
Un film lent et contemplatif (dans le bon sens), majestueux aussi, qui au lieu de montrer des fusillades à profusion, nous intéresse plutôt aux sentiments et aux rapports humains, et le pari est 100% réussi tant ça transperce l'écran. Christian Bale se surpasse une fois encore, épaulé par une Rosamund Pike poignante dans sa douleur. 2H14 où il ne se passe pas grand chose, et pourtant on en voudrait encore...
Malgré sa durée, le long-métrage n’ennuie jamais et raconte beaucoup sans trop en dire. Les regards et les silences nous parlent de pardon, de rédemption, de respect. C’est dans ces étendues sauvages que se transforme le coeur des hommes et au-delà de la haine de l’autre, on y découvre finalement beaucoup d’amour
Une épopée très classique dans sa forme, parfois très brutale, visuellement et techniquement parfaite, qui prend son temps pour faire évoluer ses personnages en profondeur. Très intérieur, voire minéral, Christian Bale porte littéralement ce western sur ses robustes épaules et lui redonne la force d’avancer pour accomplir son destin, sur le chemin de sa rédemption, lorsque le rythme tend à ralentir en milieu de parcours. De mémoire, jamais nous n'avons vu creuser autant de tombes à la pelle dans un western...
Pour son nouveau film, Scott Cooper livre un western implacable qui explore avec gravité les recoins sombres de la nature humaine sur fond de guerre, de pertes et de remords. Malgré ses longueurs déstabilisantes, Hostiles est porté par une tension brute, violente et captivante, à travers des paysages sauvages magnifiques et des silences lourds de sens. Déroutant, sombre et entêtant.
Si vous n'avez pas aimé "l'assassinat du lâche Jesse James par Robert Ford" je vous conseille peut être d'éviter ce film....C'est le même genre de fresque romanesque, avec lenteur du rythme et action très modérée.....Passé cet avertissement, on a sous les yeux à mon humble avis, un film magnifique, semi western, où les dialogues et leur gravité sont très forts, et où le rythme bien que lent permet de se concentrer sur l'histoire et l'action.....Deux atouts majeurs pour ce film sont indiscutables, les paysages du '"Montana" ? et la beauté de la musique, un passage à la fin allant jusqu'à paraphraser Terence Mallick....L'histoire sans être passionnante, monte crescendo, et la fin est tout simplement magique, avec des frissons d'humanité, et en quelque sorte une mise en exergue d'un sentiment très américain, la colère retenue dans le ventre....Le héros est très émouvant à la fois dans son jeu et sa personnalité , un peu à la pale rider. , justicier par la force du destin... Je n'ai pas senti les deux heures 20 passer, c'est en général très bon signe.....Je conseille
La lenteur de « Hostiles » à ces détracteurs bien sur, il n’empêche que ce rythme équivaut au long chemin qu’empruntent ces ennemis d’un passé qui les a vu s’affronter vers celui de la réparation, de l’acceptation de l’autre et du pardon. Il y a donc beaucoup de psychologie dans ce beau western crépusculaire de Scott Cooper et ce tempo permet d’en accroître les ressentis. L’excellent Christian Bale nous livre l’âme et le cœur de ce capitaine de cavalerie qu’avec parcimonie alors que de la bouleversante Rosamund Pike libère ses émotions sans la moindre retenue. Fort, authentique et humain.
Dieu sait que je ne suis pas un fan des histoires de Far-West, mais "Hostiles" a su me happer dès sa scène d'ouverture, d'une violence brute et poignante, d'une cruauté universelle dépassant le cadre du genre typiquement américain qu'est le western. Scott Cooper signe une réalisation maitrisée et soignée où les acteurs délivrent une performance étonnante et forte en émotions, à commencer par Rosamund Pike et Christian Bale, dont les interprétations toute en retenue finissent par nous bouleverser ! Sous des airs de road movie à cheval au travers de sublime paysages de déserts américains et ponctué par des scènes d'horreur imprévues allant à contretemps des scènes de dialogues plus posées, "Hostiles" surprend par l'écho de son propos dans notre société actuelle (les inégalités, les divisions dues à une couleur de peau) et par la véracité troublante de ses acteurs. Dans ce périple lent où les personnages sont complexes et où le danger et l'émotion sont omniprésents, le rythme global est toujours maintenu par un fil rouge intrinsèque, singulier, puissant et effrayant. La tragédie de la guerre entre les Amérindiens et les Blancs soude un groupe hétéroclite, aux cultures et aux passés différents, dans leur traversée du Nouveau-Mexique jusqu'au Montana. Les personnages, bien que régis par un paraitre, sont mis à nu grâce un casting d'une force insondable, créant des liens imprévus, impossibles, d'une profondeur rare. Rosamund Pike joue avec ses tripes, à l'image de sa performance glaçante dans "Gone Girl", et Christian Bale brise la carapace hiérarchique de son personnage pour en dévoiler son âme. En allant au-delà de l'apparence western, "Hostiles" est un film qui traite de l'existentiel, de l'humain, de sa folie égoïste et de ses peurs enfouies. Authentique, efficace, dépaysant, sensible, je ne peux que conseiller de foncer voir "Hostiles" !
L’excellent Christian Bâle continue son périple dans le cinéma américain fait de nombreux films cultes (Batman à tout jamais ) . Et Hostiles ne déroge pas à la règle . Ce western mise en scène par Scoot Cooper (réalisateur des brasiers de la colère déjà avec Christian Bâle ou encore du biopic Stricly Criminal avec le méconnaissable Johnny Deep) est une réussite . La réalisation fait un rappel au film de John Ford ou de Clint Eastwood.
A travers un roadmovie à cheval , le rythme avance lentement mais sûrement dans une histoire dure et conforme à une réalité de la fin du XIX siècle . Les morts s accumulent au fur à mesure du périple montrant la violence dès cette période et l’insécurité.
Christian Bâle campe un capitaine qui a traqué les indiens pendant toute sa vie et qui va , malgré lui sur le chemin de là rédemption. Son jeu avec peu de dialogue est impressionnant . Avec lui, le reste du casting est exceptionnel. On retrouve des seconds rôles superbes : Rosamund Pike en veuve traumatisée et complexe , Ben Forster en prisonnier enragé , Wes Studi en chef indien malade .
La bande son accompagne parfaitement le film et sa tension lancinante.
Le réalisateur ne prend pas parti en montrant de manière neutre les deux côtés, indiens et confédérés. Entre danse avec les loups et impitoyable , hostiles se fait une place en or au royaume des westerns culte !
Scott Cooper s’étonne que si peu de réalisateurs américains n’osent aller vers les westerns et le sujet des luttes amérindiennes. Et il a raison ! Parce que son film le prouve, il y a vraiment matière à raconter et à voir dans ces deux cents ans d’histoires de luttes acharnées pour le contrôle du territoire nord-américain. Dans le format CinemaScope qui sied si bien à l’immensité des paysages du Middle West, Scott Cooper nous embarque dans un périple hallucinant par la rudesse des relations humaines à cette époque (pas si lointaine au demeurant). Rancœurs et vengeances sont quelques-unes des valeurs omniprésentes de ce temps, que le réalisateur parvient à nous transmettre à la perfection. Aux paysages magnifiques, immensément calmes et apaisants, s’oppose la violence brute et décomplexée des hommes. En tant que spectateur on ressent en permanence cette menace qui rode partout. Et puis il y a Christian Bale. Tellement juste, tout en retenu et en intériorité, il parvient à transmettre à juste dose toute cette animalité, que garde au fond de lui ce personnage de capitaine qui a commis les pires exactions. C’est une prestation majeure, exceptionnelle, qui occulte largement les autres acteurs tellement il capte toute la lumière. Avec Hostiles, Scott Cooper dresse un tableau sans concession des traumatismes d’une époque, qui pèsent sur les épaules d’un homme incarné par ce génial Christian Bale. Avec la musique grandiose de Max Richter et quelques séquences iconiques, Hostiles est assurément un très grand film.
Hostiles de Scott Cooper est un film que j'attendais profondément, parce que c'est un western mais aussi parce que Scott Cooper est un metteur en scène que j'apprécie particulièrement. Les brasiers de la colère, Strictly Criminal et Crazy Heart sont des films forts à suivre et, pour les deux premiers, abordent la violence intelligemment par la haine qu'elle évoque. Hostiles avait l'air de s'ancrer de ce chemin où l'homme est piégé par son instinct primaire, et avait l'air de remettre le genre du western au goût du jour.
Hostiles est plus qu'un grand western moderne, il est aussi un grand film. Scott Cooper dépeint une Amérique post-guerre de Sécession qui essaye de se pardonner de ses erreurs en montrant le peuple détruit par ses actions. Les tensions ethniques entre les indiens et les américains étaient en effet présentes jusque vers les années 1920. Scott Cooper aborde alors un sujet rarement traité au cinéma avec une brutalité moderne. Longue descente aux enfers et voyage initiatique, Hostiles emmène ses personnages au cœur de cette Amérique destructrice, à l'instar des Brasiers de la colère, cherchant les méandres humaines dans ce crépuscule funeste. Joseph Blocker est un capitaine confronté à ses propres démons, ainsi qu'à ceux des autres et à ceux de sa propre nation. A la fois désespéré et rédempteur, ce road-trip est cristallisé par son écriture certes simple mais aucunement facile. On pourra rapprocher l'oeuvre de certaines de John Ford, d'Howard Hawk ou même de Clint Eastwood, mais s'il embrasse totalement ses références, il apporte également une nouveauté dans le cinéma de western.
Scott Cooper parvient à porter un regard intense sur ces hommes et sur son travail sur la violence, par le biais de l'écriture mais aussi avec sa caméra. La violence est montrée avec beaucoup de froideur, sans détourner ses yeux humanistes, rendant les scènes chocs ponctuant le film d'autant plus monstrueuses. Les mouvements de caméra du cinéaste américain sont parfaitement maîtrisés, au millimètre près, offrant une oeuvre contemplative et une esthétique grandiose grâce à une superbe photographie. La bestialité humaine se perd d'autant plus dans ces décors arides et imposants. Puissant, fort et tragique, Hostiles est une oeuvre sur la pardon qui fait voyager par sa beauté scénaristique et plastique parfaitement portée par la partition de Max Richter mais aussi par les acteurs.
Christian Bale campe le personnage principal, homme taciturne et monolithique, américain torturé, parfait pour l'acteur. Si Christian Bale incarne souvent les mêmes protagonistes, il est ici merveilleux de justesse où l'émotion se porte essentiellement dans le regard et dans l'absence d'émotions fortes sur le visage. Rosamund Pike est toute aussi forte et est déchirante durant certaines scènes. Ben Foster, Jesse Plemons, Paul Anderson, Wes Studi et Stephen Lang sont également habités par leurs rôles. Soumis à une violence inévitable, ils montrent cependant que ces hommes hostiles sont avant tout des hommes, rongés par la mal-être de l'Amérique dilapidée.
Scott Cooper démontre qu'il est un grand cinéaste en investissant un genre qui avait besoin d'un nouveau souffle. Hostiles est un film sincère, sur ce que les américains ont traversé et traversent toujours, un film tantôt de l'Âge d'or tantôt d'une modernité sidérante, car il est la synthèse d'un cinéma passionnant et brillant où la violence engendre la violence, une spirale infernale dont ces hommes essayent toujours de sortir des années après la fin de la guerre de Sécession. Au delà de se limiter à capter une Amérique, Scott Cooper tente avant tout d'atteindre une grâce cinématographique. Impactant les spectateurs et l'année 2018, Hostiles montre également les impacts brutaux sur le monde d'une humanité imparfaite. Beau, stupéfiant, authentique.
Très beau film, parfois violent, mais loin des westerns classiques. Dans ceux des années 50, les peaux-rouges sont des sauvages qui s'en prennent à de pauvres fermiers blancs, puis vint l'époque où les indiens vivent en harmonie avec la nature, alors que les américains tuent tous les bisons et accessoirement les indiens. Comme souvent la vérité historique est plus complexe... Ce film démarre sur des scènes manichéennes un peu longue parfois, mais au cours du périple, où nous traversons les états-unis naissants, les personnages évoluent comme dans un road movie. En bref, une aventure à l'humanité poignante sur fond de paysages magnifiques.
Le genre western n'est pas toujours "très grand public", mais celui-ci embarque le spectateur dans un voyage au sens propre puisque les héros doivent rejoindre les terres d'un chef Cheyenne mourant et au sens figuré dans la découverte de soi-même par delà les préjugés jusqu'à la reconnaissance de l'autre. "Je suis une partie de toi et toi même tu es une partie de moi". Un film fort, intense, une belle claque et un charme envoûtant. Magnifique prestation de la superbe Rosamund Pike. S il est une image de pionnière à retenir, c'est celle de cette femme,chevelure blonde au vent, farouche amazone qui affronte son destin. Une histoire où l'amour prend tout son sens.