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    Camille
    note moyenne
    4,3
    440 notes dont 80 critiques
    46% (37 critiques)
    35% (28 critiques)
    11% (9 critiques)
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    80 critiques spectateurs

    Yves G.
    Yves G.

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    3,5
    Publiée le 16 octobre 2019
    Camille Lepage était une jeune journaliste de guerre. À vingt-six ans seulement, en mai 2014, elle est morte en République centrafricaine au cours d’un reportage. Le biopic que lui consacre Boris Lojkine raconte les six derniers mois de sa vie. Boris Lojkine avait réalisé un très beau premier film : "Hope" sur la migration semée d’embûches d’une Africaine vers l’Europe. Il a mis près de cinq ans à sortir son second film qui tangente encore avec le documentaire. "Camille" est en effet un mausolée à une jeune femme trop tôt décédée. Comment ne pas être séduite par cette journaliste, l’oeil collé à son appareil, les Ray Ban en casquette, le sac au dos, qui essaie de capter « l’instant décisif » ? Quelques séquences en France pendant les fêtes de Noël permettent de comprendre le milieu dont elle vient : une famille provinciale et aimante (on reconnaît Mireille Perrier, qu’on aime depuis Un monde sans pitié, dans le rôle de sa mère) qui n’a jamais contrecarré ses rêves d’ailleurs. "Camille" est aussi un film sur la Centrafrique et sur la sanglante guerre civile qu’elle a traversée entre 2013 et 2015. Elle opposait des milices chrétiennes et musulmanes. Mais seule une lecture simpliste y verrait un conflit de civilisations similaire à ceux prophétisés par Samuel Huntington. Camille Lepage, qui avait rencontré des étudiants à l’université de Bangui et les avaient suivis après leur enrôlement aux milices anti-balaka, en fut une victime collatérale. Mais "Camille" est aussi un film sur la rencontre entre cette femme-là et ce pays-ci. Une rencontre impossible tant le fossé est immense entre une jeune fille blanche et les habitants d’un pays parmi les plus pauvres de la planète. On craint un temps que, avec un angélisme surfait, ce fossé soit nié, que "Camille" raconte – comme "Out of Africa" ou "La Massaï blanche" – une histoire d’amour et une épiphanie comme les Occidentaux en rêvent quand ils vont en vacances au Club Med du Cap Skirring. Mais "Camille" ne sombre pas dans ce travers. Il interroge la distance : distance entre le photographe et son sujet, distance entre le Blanc nanti et le Noir pauvre, distance entre le journaliste de passage et la victime de guerre à laquelle nul avion, nul visa ne permettra de quitter son pays.
    ffred
    ffred

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    4,5
    Publiée le 19 octobre 2019
    Vu un peu par hasard. Surtout pour Nina Meurisse que j'aime bien depuis Complices. Mais sa carrière tarde à décoller. Peut être un nouveau souffle grâce à ce film. Elle est plus que convaincante dans le rôle de Camille Lepage, photo-reporter assassinée (toujours pas élucidé aujourd'hui) en Centrafrique en 2014. Je me souvenais pas du tout de cet évènement. A la limite du documentaire, le scénario, au plus près de la réalité, même si quelques personnages sont inventés, est aussi dur que poignant. Il nous tient en haleine de la première à la dernière minute, même si on en connait l'issue dès le départ. La mise en scène est sèche, directe, maitrisée. Aucun superflu, aucune diversion sentimentale, aucun pathos, aucun temps mort. On est au plus près du personnage, ressentant parfaitement pourquoi elle est là et pourquoi elle continue d'avancer malgré le danger. Un très beau portrait de femme, sobre, sensible et tragique. Tout autant que celui d'un pays et d'un continent en constante ébullition. Bouleversant.
    Olivier Barlet
    Olivier Barlet

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    4,5
    Publiée le 15 octobre 2019
    (...) C’est ce qui intéresse Boris Lojkine : cette femme puissante, en quête de sens au milieu de la violence du monde. Tout en construisant une fiction, il tente de respecter sa démarche, de s’effacer derrière elle. De même, il donne à comprendre le drame centrafricain, complexe lui aussi, qui ne se résout pas à une opposition religieuse. (...) Lojkine a trouvé chez Nina Meurisse la naïveté et la détermination à faire face qui animaient Camille. Il est vrai qu’elle crève l’écran, extrêmement présente. Le choix d’inclure les photos de Camille Lepage dans le récit montre à quel point elle était en phase avec l’énergie des jeunes qu’elle côtoyait. On y capte son regard, moments de respiration alors que le film est chaos. Du coup, tout le film est en format photo (1:5), parfaitement inhabituel. Ces photos sont une éruption particulière de la réalité dans la fiction et amènent une réflexion sur le contenu des images. Cela fait du film tout sauf un biopic. Ce n’est pas une biographie que nous livre Lojkine mais une relation, la mise en avant de ce qui le touche dans le personnage de Camille Lepage. C’est ce qui fait qu’alors que nous en savons dès le départ la fin tragique, le destin de Camille reste imprévisible et d’autant plus passionnant, faisant exploser stéréotypes et préjugés. (lire l'intégralité de la critique sur le site d'Africultures)
    Nadia A.
    Nadia A.

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    5,0
    Publiée le 16 octobre 2019
    Un magnifique film à voir absolument. Boris Lojkine y décrit avec beaucoup de justesse et de pertinence le parcours de Camille, photoreporter passionnée par son métier et par "ses frères humains", en Centre Afrique, pays en guerre. Nina Meurisse incarne très justement Camille. Un film fort, puissant, qui ne peut laisser indifférent.
    traversay1
    traversay1

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    3,5
    Publiée le 19 octobre 2019
    Idéaliste, candide et courageuse : ainsi (sans doute) était Camille Lepage, tuée en 2014 en pleine guerre intestine centrafricaine. Le film de Boris Lojkine, qui raconte les derniers mois de sa courte existence, est un hommage à sa personnalité et à son métier de reporter de guerre mais fort nuancé, sensible et sobre et sans inutiles trémolos dans sa narration. C'est une manière aussi de parler de cette Afrique déchirée par les luttes intercommunautaires et qui ne fait l'actualité en France que quand nos soldats s'en mêlent. Camille raconte le parcours d'une femme obstinée et inconsciente des dangers, naïve dans sa compréhension du continent mais pas dupe de son image de femme blanche qui sera toujours une étrangère. Le plus intéressant, dans le film, réside dans la non-distance de Camille avec ce qu'elle photographiait, son implication, si l'on préfère, et son empathie qui en faisaient davantage qu'une journaliste mais qui la prédisposait au malheur. Constamment, Boris Lojkine s'insinue entre fiction et réalisme avec de vrais plans d'actualités insérés, des photos prises par Camille Lepage et un casting entièrement centrafricain, en dehors de Nina Meurisse, remarquable dans le rôle titre. Au milieu des milliers de morts du conflit centrafricain, celle de Camille, qui aurait voulu être davantage qu'un témoin, est à la fois anecdotique et infiniment importante, comme un symbole tragique de notre regard d'occidentaux qui sera toujours partagé entre humanisme, moralisme et incompréhension.
    dominique P.
    dominique P.

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    4,0
    Publiée le 16 octobre 2019
    C'est un film bouleversant avec une actrice remarquable. C'était une femme formidable, engagée et dont il faut se souvenir.
    fesse_loquace
    fesse_loquace

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    4,5
    Publiée le 18 octobre 2019
    Une incroyable reconstitution ! On se demande comment l'équipe a fait pour nous plonger dans ce climat propre à l'Afrique francophone, ou les angoisses sont à la hauteur des émerveillements
    poet75
    poet75

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    4,0
    Publiée le 19 octobre 2019
    Morte à 26 ans pour avoir voulu photographier au plus près les combattants de la guerre civile qui s’est déchaînée au Centrafrique en 2013-2014, Camille Lepage était non seulement une jeune photoreporter aimant son métier, mais une femme si passionnée par ce pays qu’elle ne craignait pas de le parcourir malgré les risques encourus. En réalisant un film librement inspiré par l’expérience vécue par la photographe, Boris Lojkine ne se contente pas d’un hommage, mais il propose un film impressionnant, criant de vérité et n’ignorant aucune des questions que pose la présence des journalistes sur des terrains de conflits armés. Au départ, pourrait-on dire, il y a une question de style. Avant même de quitter la France, un rédacteur de journal à qui Camille (remarquablement interprétée par Nina Meurisse) montre quelques-unes de ses photos lui suggère de faire des choix quant à la manière de les prendre. On ne peut pas tout montrer indifféremment, lui dit-il, il faut choisir un angle, une approche, un point de vue, un style. Cette question, qui peut paraître secondaire lorsqu’il s’agit de photographier un pays en guerre, ne manque pas, en vérité, de pertinence. Elle sera présente au long du périple de Camille en Centrafrique, quoique formulée différemment. La présence d’une jeune femme blanche dans un pays d’Afrique noire en guerre n’a, en effet, rien d’anodin. Camille, cependant, reste déterminée, malgré les dangers, à aller au plus près du vécu des habitants, y compris de ceux qui ont pris les armes. Les autres journalistes présents ont beau lui expliquer qu’il convient de garder une distance, ce n’est pas ainsi que la jeune femme conçoit son métier. Est-ce de l’idéalisme ? Peut-être. Mais Camille est aussi et surtout quelqu’un d’entier, qui ne peut faire les choses à moitié, et qui s’est prise d’une réelle empathie pour le pays. Boris Lojkine montre parfaitement l’ambiguïté de sa démarche. Elle essaie d’être en symbiose avec tous les évènements, elle est parfois témoin de violences extrêmes, elle cherche à se lier le mieux possible avec les Centrafricains, elle n’en reste pas moins une étrangère, une européenne, qui est censée faire des photos avant de quitter le pays pour s’en retourner chez elle. Un des Centrafricains le lui dit : « Tu fais des photos et tu t’en vas ! ». Sans doute est-ce précisément pour corriger sa position incertaine qu’elle souhaite s’engager davantage, jusqu’à se rendre sur le théâtre des opérations, là où ont lieu les combats, tout en sachant qu’elle peut le payer de sa vie. Son portrait par Boris Lojkine est à la fois admirable et émouvant, tout en laissant le spectateur quelque peu circonspect.
    Valerie C
    Valerie C

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    5,0
    Publiée le 5 novembre 2019
    J’ai enfin vu Camille, que je recommande vivement. Ayant parcouru le monde depuis 20 ans en tant qu’humanitaire, ce film a réveillé en moi beaucoup de souvenirs et d’émotions. Je l’ai trouvé particulièrement juste sur les glissements, les lignes rouges qu’on peut franchir sans s’en apercevoir, sur l’ambiguïté de l’engagement et du témoignage, sur la difficulté de communiquer nos expériences intenses. Tant de choses universelles d’ailleurs et non spécifiques à ce type de contexte. La finesse du réalisateur et le superbe jeu des acteurs (français et centrafricains) donnent aux personnages, à commencer par celui de Camille, toute la profondeur qu’ils méritent. Le tableau de la guerre en RCA est très réaliste et les images sont somptueuses. A ne pas manquer !
    sophieB
    sophieB

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    5,0
    Publiée le 1 octobre 2019
    Entre fiction et documentaire. La violence et la colère pure sans artifice. Contraste avec l'amour de Camille pour la Centrafrique. Interprété avec pudeur et profondeur. A voir absolument.
    kostislerouge
    kostislerouge

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    5,0
    Publiée le 16 octobre 2019
    Waow. Grosse claque lors de l'avant-première lundi au UGC des Halles. Une plongée si vraie au cœur de la beauté et de la violence des hommes. Et un petit bout de femme qui n'a pas peur au milieu de tout ça, incarnée avec grâce par Nina Meurisse. Boris LOJKINE nous emporte dans un tourbillon ultra-réaliste et nous fait voir le monde tel qu'il est dans toute sa splendeur et son désarroi.
    Jojo15
    Jojo15

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    5,0
    Publiée le 17 octobre 2019
    Un film poignant, d'une grande justesse sur le destin emblématique d'une photographe de guerre. Porté par l'interprétation fabuleuse de Nina Meurisse, qui redonne avec justesse et conviction vie à Camille Lepage, le film ne cesse d'interpeler le spectateur et de le placer face à une réalité aussi terrible qu'actuelle. Un long métrage à ne rater sous aucun prétexte.
    Lucie C.
    Lucie C.

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    5,0
    Publiée le 18 octobre 2019
    Courez voir Nina Meurisse, dans "Camille" de Boris Lojkine. Saisissante dans le rôle de l'incroyable photographe Camille Lepage, auquel le film rend hommage. Elle incarne son courage, sa passion, sa détermination sans faille pour nous raconter la guerre civile qui a déchiré le Centrafrique en 2014. L'audace de cette actrice, de cette photographe, nous submerge et nous transporte.
    Francis Blanchet
    Francis Blanchet

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    3,5
    Publiée le 10 novembre 2019
    Très intéressante, et dure, description de la guerre civile en Centrafique entre Seleka et anti Balaka. La terrible répression des selaka lorsqu'ils sont au pouvoir est bien montrée et donne l'occasion de montrer la clairvoyance et le courage de Camille. Comme souvent, lorsque les anti Balaka renversent les Selaka, les roles s'inversent et camille le fait remarquer à ses anciens protégés.pour la fin du film, camille accompagne un commando anti Balaka à la poursuite de selaka. Pourquoi se prète t elle à cet acte de guerre civile avec las anciennes victimes? Rien n'est dit ni suggéré pour le savoir. C'est dommage, cela rend l'attitude de Camille ambigue et sa position à la fin du film ambigue.
    fredtcd
    fredtcd

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    2,0
    Publiée le 21 octobre 2019
    Inconscience! voilà le premier mot qui m'est venu à l'esprit. J'en avais froid dans le dos de la voir déambuler seule dans les rues de Banghi en pleine nuit. Effaré de la voir se jeter dans la gueule du loup au milieu de ces rebelles. Quelque chose cloche dans la tête de Camille car son attitude est suicidaire et son action inutile au fond car elle ne changera rien au destin de ce pays. Si les politiques de tous bords ne font rien (ou si peu) que peut faire Camille avec son numérique?
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