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Les Incorruptibles
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Les Incorruptibles" et de son tournage !

Les vrais Incorruptibles

Brigade légendaire de la police américaine, les Incorruptibles étaient chargés de combattre la pègre et le trafic d'alcool à Chicago, au début des années trente. Leur chef se nomme Eliot Ness, un jeune agent de 26 ans, qui persuade le procureur des Etats-Unis de lui laisser les mains totalement libres et de choisir lui-même ses hommes au sein d'une brigade autonome, afin d'éviter de tomber sur une "pomme pourrie" corrompue des services de police.
Ness retiendra neuf hommes de confiance pour l'assister dans sa mission : mettre Al Capone, parrain de la pègre à Chicago, sous les verrous. Ils mèneront une véritable guerre contre son gang, et le criminel sera finalement condamné à 11 ans de prison et 80 000 dollars d'amende... pour fraude fiscale ! Incorruptibles, intouchables, intègres, souvent seuls dans une ville gangrenée par la corruption, ces agents auront amassé de nombreuses preuves pour confondre Capone en cas de non-condamnation pour fraude, et considérablement affaibli le réseau de trafic d'alcool. Une prohibition qui sera abolie le 5 décembre 1933, après treize ans de guerre des gangs...

Al Capone à l'écran

Célèbre baron de la pègre américaine, Al "Scarface" Capone a forcément inspiré de nombreux cinéastes, avec une trentaine de films et téléfilms. Outre Robert De Niro dans Les Incorruptibles, on retiendra parmi ses incarnations Rod Steiger (Al Capone, 1959), Jason Robards (L'Affaire Al Capone, 1967), Maurice Barrier (Salut l'artiste, 1973), Ray Marioni (non crédité dans L'Homme au pistolet d'or, 1974), Ben Gazzara (Capone, 1975), et F. Murray Abraham (Dillinger and Capone et Baby Face Nelson, 1995). Sans oublier Neville Brand dans la série Les Incorruptibles, tournée de 1959 à 1963.

Quant à son cousin et bras droit/homme de main Frank Nitti, il a été notamment incarné par Sylvester Stallone (Capone, 1975), Billy Drago (Les Incorruptibles, 1987), et Stanley Tucci (Les Sentiers de la perdition, 2002).

Basé sur le livre d'Eliot Ness

Les Incorruptibles est basé sur les mémoires d'Eliot Ness, qui ont été publiées peu de temps après sa mort, en 1957, sous la forme d'un livre co-écrit avec l'auteur Oscar Fraley : The Untouchables. Le célèbre agent y racontait la véritable histoire des "Incorruptibles", cette brigade légendaire de la police américaine avec laquelle il est parti en guerre contre le crime organisé pour faire respecter la Prohibition, dans le Chicago de la fin des années 1920 et du début des années 1930. En France, l'ouvrage a été édité pour la première fois dans la collection Un Mystère en 1964 (n°723). Avant le film de Brian De Palma, les "Incorruptibles" avaient inspiré une série télévisée a très grand succès emmenée par Robert Stack, diffusée pour la première fois de 1959 à 1963. En 1993, une autre série avait été mise en chantier, et dura deux saisons : Le Retour des Incorruptibles avec Tom Amandes dans la peau du célèbre agent déterminé à faire tomber Al Capone.

Robert De Niro remplace Bob Hoskins

Brian De Palma, qui avait offert à Robert De Niro les trois premiers rôles importants de sa carrière avec Greetings (1968), The Wedding party (1969) et Hi, Mom! (1970), le choisira à nouveau pour le rôle d'Al Capone, offrant au comédien, qui se cherchait alors un second souffle et qui se consacrait majoritairement au théâtre, un retour flamboyant au premier plan.
Craignant au départ que De Niro ne soit pas disponible (car approché au même moment pour Ironweed, film qui sera finalement interprété par Jack Nicholson), le cinéaste avait engagé Bob Hoskins (préféré par les producteurs) pour incarner Al Capone. Quand De Niro accepta et se métamorphosa en ennemi public n°1, les producteurs acceptèrent le choix de De Palma. Bob Hoskins fut tout de même dédommagé et reçut un cachet compensatoire de 200 000 dollars.

Robert De Niro perfectionniste

Pour donner plus de crédibilité à son personnage d'Al Capone, Robert De Niro s'est rendu en Italie en amont du tournage, et s'est nourri uniquement de plats locaux assez caloriques dans le but de gagner douze kilos en cinq semaines. Le comédien habitué à jongler avec son poids se rasa également le front pour ressembler davantage au célèbre criminel. Il est même parvenu à contacter des tailleurs qui avait habillé Al Capone et leur a commandé des vêtements sur mesure identiques à ceux du truand. De Niro a aussi convaincu les producteurs du film de lui procurer des sous-vêtements de soie fabriqués par Sulka (fournisseur officiel de Capone), même s'ils ne sont pas visibles à l'écran.

Robert De Niro et la mafia

Interprète d'Al Capone dans Les Incorruptibles, Robert De Niro poursuit son chemin au coeur du syndicat du crime. Il a ainsi incarné l'apprenti mafieux "Johnny Boy" Civello dans Mean streets (1973), le Parrain Vito Corleone dans sa jeunesse dans Le Parrain, 2e partie (1974), le gangster juif "Noodles" Aaronson dans Il etait une fois en Amerique (1984), l'inoubliable Jimmy Conway des Affranchis (1990), sans oublier le mafieux-rigolo et déprimé Paul Vitti, dans Mafia blues (1999) et Mafia blues 2 - la rechute (2002).

Kevin Costner superstar

Révélé avec Silverado au début des années quatre-vingt, Kevin Costner obtiendra son statut de nouvel enfant chéri d'Hollywood grâce aux Incorruptibles. Il enchaînera notamment avec Sens unique, Jusqu'au bout du rêve, Danse avec les loups, Robin des Bois, prince des voleurs (où il retrouvera Sean Connery), JFK, Bodyguard et Un monde parfait. Le "scandale" Waterworld en 1995 arrêtera net cette ascension fulgurante, l'acteur, quelque peu boudé par le public, ayant du mal à donner un nouveau souffle à sa carrière.

Un Oscar pour Sean Connery

Le rôle de l'Irlandais Jim Malone valut à Sean Connery le Golden Globe du Meilleur second rôle masculin, et le seul et unique Oscar (et la seule nomination) de sa longue carrière (!).
Le film fut également nommé pour les statuettes des Meilleurs décors, des Meilleurs costumes et de la Meilleure musique, et pour le César du Meilleur film étranger. Il remporta notamment le BAFTA (les Oscars britanniques) de la Meilleure musique.

Andy Garcia : des incorruptibles à la mafia

Propulsé vedette montante d'Hollywood grâce à son rôle du "bleu" George Stone dans Les Incorruptibles, Andy Garcia est ensuite passé du mauvais côté de la loi à de nombreuses reprises. Mafieux latino par excellence, il est notamment apparu dans Le Parrain, 3e partie (1990), Dernières Heures a Denver (1995), Les Seigneurs de Harlem (1997) et Ocean's eleven (2001).

Des costumes signés Armani

Afin de matérialiser à l'écran le chic caractéristique des policiers et des gangsters durant la Prohibition, la production s'est attachée les services du couturier Giorgio Armani, qui a fourni de nombreux costumes utilisés dans le film.

Une première collaboration Morricone / De Palma

Avec Les Incorruptibles, le maître Ennio Morricone composait pour la toute première fois pour Brian De Palma. Les deux hommes collaboreront à nouveau à deux reprises : en 1989 sur Outrages, et en 2000 sur Mission to Mars.

Stephen H. Burum : un fidèle de Brian De Palma

Les Incorruptibles marque la seconde collaboration du directeur de la photographie Stephen H. Burum avec Brian De Palma, après Body double en 1984. Fidèle du cinéaste, il le retrouvera à six reprises : Outrages (1989), L'Esprit de Caïn (1992), L'Impasse (1993), Mission: impossible (1996), Snake eyes (1998) et Mission to Mars (2000).

La scène de la gare

Devenue une scènes-culte du septième art, la "séquence de la gare" n'existait pas initialement ! Dans le scénario original, la bataille finale devait mettre aux prises Eliot Ness (Kevin Costner) et George Stone (Andy Garcia) et les hommes de Capone dans un train arrêté. La construction d'un tel décor coûtant trop cher, Brian De Palma décida de situer l'action dans la gare Union Station de Chicago.
Cette séquence fait explicitement référence à la séquence des escaliers du Cuirassé Potemkine. Comme chez Sergei Mikhailovich Eisenstein, un landau échappe à une mère de famille et dévale les escaliers d'Odessa. Seules différences : la scène des Incorruptibles est filmée au ralenti, se déroule dans une gare, et la mère survit.

Des accessoires véridiques

La panoplie du barbier d'Al Capone, aperçue lors de la scène d'ouverture du film, contient quelques articles ayant véritablement appartenu au criminel.

Clin d'oeil à "Scarface"

La scène d'ouverture du film, durant laquelle le barbier entaille malencontreusement Al Capone (Robert De Niro) en le rasant, est une référence au véritable surnom du truand, "Scarface" (le balafré), qu'il tient d'une blessure à la joue gauche qu'il reçut d'un barbier à l'âge de 16 ans.

L'alcool tue...

Message subliminal dénonçant les ravages de l'alcool ? Oscar Wallace (Charles Martin Smith) et Jim Malone (Sean Connery) meurent peu après avoir bu une rasade de "breuvage interdit"...

Gibson et Ford en Eliot Ness ?

Avant d'être confié à Kevin Costner, le rôle d'Eliot Ness passa entre les mains de plusieurs acteurs très connus, dont Mel Gibson, qui a été contraint de refuser la proposition du fait de son engagement sur un autre film Warner sorti en 1987 : L'Arme fatale.

Une version raccourcie pour la Belgique

Le film sortit dans une version raccourcie de quelques minutes en Belgique, amputée de la scène dite "de la batte de base-ball" dans laquelle Al Capone (Robert De Niro) fracasse le crâne de l'un de ses lieutenants en plein repas (un fait véridique !). La scène sera réintégrée deux semaines plus tard, dans une version "non-censurée"...

Un western à Chicago

Bien qu'il soit considéré comme l'un des polars majeurs du cinéma moderne, Les Incorruptibles emprunte de nombreux éléments au western, comme l'explique Leonardo Gandini dans son ouvrage Brian De Palma (éditions Gremese). Batailles armées entre défenseurs de la loi et bandits, attaque d'un chargement d'alcool à cheval, plan final du héros se mêlant à la foule filmé en contre-plongée (rappelant l'image du cavalier solitaire s'éloignant à l'horizon) : de nombreuses scènes tendent à faire du film une sorte de western à Chicago. Du propre aveu du cinéaste, "je n'ai jamais considéré ce film comme un film de gangster, il est plus proche selon moi des Sept mercenaires".

Un succès au box-office

Produit pour 25 millions de dollars, Les Incorruptibles fut un véritable succès. Le film rapporta plus de 76 millions de dollars de recettes aux Etats-Unis (soit le triple de son budget), et attira plus de 2,4 millions de spectateurs en France.

Une suite abandonnée

Il a été question, en 2005, que Brian De Palma réalise une suite à son film sous forme de préquelle. Nicolas Cage puis Gerard Butler avaient été évoqués pour se glisser dans la peau d'Al Capone. Finalement, les choses ne se sont pas concrétisées.
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