Anonymous :)
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3 - Pas mal
Film-phare de la bonne période action movies de Stallone durant les 90's, Demolition Man est avant tout une satire de la société américaine des années 90. Demolition Man est un film d'action futuriste, où l'humour décalé et les violences verbales et physiques omniprésentes constituent une critique de la société occidentale à la fin du XX° siècle. Parallèlement, il donne une illustration de la société étouffante de perfectionnisme dans laquelle sa recherche constante de sécurité pourrait la mener. C'est aussi un postcyberpunk, c'est-à-dire un futur proche, hyper-technologique et réaliste qui ne soit pas une dystopie.
Dans le film : fumer, l'alcool, la caféine, la viande, les sports de contact, les vulgarités, le chocolat, l'essence, les jouets non éducatifs, la nourriture épicée, le sel, le sexe par contact physique, l'avortement et la grossesse sans autorisation préfectorale sont considérés comme mauvais et sont interdits. Los Angeles, 1996. Simon Phoenix, alias Wesley Snipes, un psychopathe traqué par la police, s'est emparé d'une trentaine d'otages avant de se réfugier dans une planque pleine d'armes et d'explosifs. Alors que ses supérieurs hésitent quant aux méthodes à employer, le sergent de police John Spartan, surnommé Demolition Man en raison de ses méthodes expéditives, décide de passer à l'action et parvient à s'introduire dans le repaire de Phoenix. Ce dernier refuse de se rendre et déclenche une formidable explosion durant laquelle les 30 otages trouvent la mort. John Spartan alias Sylvester Stallone est accusé d'homicide par imprudence et est condamné à une longue peine d'hibernation. Wesley Snipes est également condamné à une longue peine de détention. 2032, la société est désormais non-violente, Simon Phoenix est décongelé plus tôt que prévu et, s'avérant nullement guéri de ses pulsions agressives, parvient à s'échapper de la prison après avoir tué plusieurs personnes. La police, ne sachant plus comment lutter contre de tels criminels, décide de recourir à un policier plus expérimenté en la matière : Sylvester Stallone. Elle sort Spartan de son hibernation et, en échange de sa libération, le charge d'arrêter son ennemi de longue date. Au fil de son enquête, Spartan découvrira un monde aseptisé, où dire des gros mots est passible d'amende et où l'on fait l'amour par ordinateurs interposés. Le Dr. Raymond Cocteau, père de cette civilisation aseptisée, a déguisé l'évasion de Simon Phoenix afin qu'il tue le chef des rebelles. Nous découvrons donc deux personnages de cette société violente et sans pitié de Los Angeles dans une ville débarrassée de toute violence et quasiment d'émotion, où le papier toilette est désuet, où sel, épices, injures et relations sexuelles sont prohibées. C'est donc principalement sur ces nouveaux changements que se base le premier long-métrage du fils de pub italien Marco Brambilla, pas très doué pour les scènes d'action efficaces mais suffisamment convaincant pour livrer un film d'action futuriste désopilant lorsqu'il s'agit de contraster deux dinosaures bourrins du XXe siècle à une société déshumanisée intrigante. Côté casting c'est parfait, Wesley Snipes est méconnaissable en déjanté, abusant aussi bien des armes de destruction massive que des jeux de mots foireux. Stallone continue de son côté à serrer les dents et à foutre des tatanes avec classe et humour. Le scénario est sympathique, bien pensé. L'action est également au rendez-vous. Ainsi, sans être un chef-d'oeuvre science-fiction ni un action movie du tonnerre, Demolition Man demeure encore aujourd'hui une agréable série B un poil trop centrée sur la réflexion mais sacrément fendarde.
Ajoutée le 02 févr. 2013 à 11h55
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