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    Les Hommes du Président
    note moyenne
    3,9
    1720 notes dont 156 critiques
    répartition des 156 critiques par note
    13 critiques
    68 critiques
    38 critiques
    34 critiques
    2 critiques
    1 critique
    Votre avis sur Les Hommes du Président ?

    156 critiques spectateurs

    Bertie Quincampoix
    Bertie Quincampoix

    Suivre son activité 17 abonnés Lire ses 35 critiques

    3,5
    Publiée le 6 novembre 2019
    Archétype du film d’enquête journalistique, Les hommes du président revient, sans fard ni chichi, sur l’histoire de Carl Bernstein et Bob Woodward, les deux jeunes reporters du Washington Post qui mirent à jour le scandale du Watergate, qui mènera à la destitution du président Richard Nixon en 1974. Porté par des Robert Redford et Dustin Hoffman au sommet de leur art, le long-métrage se concentre de manière factuelle mais passionnante sur leur méthode de recherches, entre faux-pas et vraies bombes médiatiques, plus que sur le fond du dossier. Le long-métrage est aussi une chronique intéressante d’un temps pas si lointain où Internet n’existait pas et où tout se consignait sur papier, et un tableau captivant de l’atmosphère des États-Unis dans les années 70.
    Florian Malnoe
    Florian Malnoe

    Suivre son activité 57 abonnés Lire ses 288 critiques

    4,5
    Publiée le 4 août 2019
    Du grand film d'espionnage rondement mené. Une enquête crédible, fidèle et prenante sur un scandale aux tenants et aboutissants complexes. C'est le genre de films, ceux qui n'ont pas besoin d'en faire des caisses (notamment dans les faux semblant pour captiver le spectateur) que j'aime beaucoup . Le jeu d'acteur, avec ce duo mythique, frise quant à lui la perfection. À ne pas louper.
    tuco-ramirez
    tuco-ramirez

    Suivre son activité 47 abonnés Lire ses 620 critiques

    3,5
    Publiée le 21 juin 2019
    Sorti du film, j’ai une impression très partagée de cette production. L’ambiance d’une salle de presse et le boulot de journaliste d’investigation sont super bien rendus. Mais malgré les 2h10 de film, on regrette qu’il n’ait pas duré 10’ de plus afin que les rebondissements de l’enquête autour d’une constellation de personnages en nombre ne nous perdent en route. Peut-être le désir de Pakula de travailler plus la forme que le fond, on est en 1976, et les détails de l’affaire ont tenus en haleine le pays depuis déjà plus de 2 ans. Un désir de ne pas être redondant qui rend le film quelquefois confus. Et pour illustrer ce beau film mettant à l’honneur le journalisme, sur le blog « leschroniquesdecliffhanger » : « Très immersif, faisant la part belle au réalisme, et mené par un duo d’acteurs au diapason, Les Hommes du Président est un véritable témoignage sur la mise en lumière de l’un des plus grands scandales politiques de l’histoire des Etats-Unis. Une réussite. Lorsque l’on analyse le cinéma américain des années 70, ce qu’il reflète du désenchantement d’une société qui s’interroge sur la persistance du rêve américain, sur ses injustices et la corruption de ses élites, trois évènements majeurs sont cités comme des traumatismes ayant profondément changé l’Amérique et donc nourri la noirceur de son cinéma: l’assassinat de John Figtzerald Kennedy, la guerre du Vietnam et le scandale du Watergate. Le 8 août 1974, quand Richard Nixon se présenta à la télévision pour annoncer sa démission, plus pour devancer l’humiliation que lui aurait fait subir sa destitution inévitable aux termes de la procédure d’impeachment, que pour expier sincèrement ses fautes, le travail de l’ombre et la ténacité de Carl Bernstein et Bob Woodward, ont eu raison de l’homme le plus puissant du monde et de la corruption de son administration. L’adaptation de leur livre, All The Président’s Men, sorti quelques semaines à peine avant cette retentissante démission et retraçant les mois d’enquêtes ayant permis de remonter la piste des cambrioleurs du Watergate jusqu’aux plus proches collaborateurs de Nixon, est devenu, par la grâce d’un parfait alignement de planètes/talents (Robert Redford à la production, William Goldman au scénario, Gordon Willis à la photographie et Alan J. Pakula à la réalisation), l’un des sommets de l’histoire du cinéma américain. Si l’intégrité de Robert Redford qui a tenu à ce que le film reste le plus fidèle possible au livre et le fantastique travail d’adaptation de William Goldman sont les fondations sur lesquelles repose en grande partie la réussite du film, il ne faut enlever aucun mérite à son metteur en scène, Alan J. Pakula lequel a eu pour son sujet la même patience et la même foi que ces deux journalistes qui ont renversé l’administration Nixon. Dans un refus salutaire de sur-dramatisation et évitant de tomber dans l’écueil pédagogique guettant les films dossiers, il cale le rythme de son récit sur celui de l’enquête de Carl Bernstein (Dustin Hoffman) et Bob Woodward (Robert Redford), ne s’appuie pas sur la béquille préférée de beaucoup de réalisateurs utilisant la musique comme des panneaux signalétiques à l’attention des spectateurs les plus paresseux. Comme eux, il tisse patiemment la toile qui va progressivement se refermer sur ceux qui sont derrière le scandale du Watergate qui finira par contraindre Richard Nixon à démissionner. Les dialogues, les acteurs et le rythme toujours le rythme, voici les seuls ingrédients utilisés par Alan J. Pakula. Avec eux et le tour de main d’un très grand chef, il parvient à donner à All The President’s Men la puissance dramaturgique d’un opéra sans ne jamais céder à la tentation du spectaculaire qui aurait été antinomique. S’il est besoin de démontrer que l’on peut traiter son sujet avec le plus grand des sérieux, sans se laisser prendre en otage par sa portée politique ou vouloir l’imposer au spectateur, All the president’s Men peut être cité en exemple, tant il parvient à être édifiant sans jamais être pontifiant. Ces deux journalistes sont des vrais personnages de cinéma, avec une épaisseur, un tempérament qui dépasse leur fonction. All The President’s Men est le récit d’un scandale politique mis à jour par leWashington Post, un manifeste pour la liberté de la presse et un brûlot contre l’administration Nixon, mais c’est aussi et avant tout un très grand film qui existe aussi en lui même comme un formidable thriller. Pour adapter le livre de Bob Woodward et Carl Bernstein, Robert Redford a fait appel à un grand maître du thriller, le romancier et scénariste William Goldman (Marathon Man, Butch Cassidy et le Kid) qui a abordé cette histoire comme un thriller dans lequel Carl et Bob mènent leur enquête comme les plus tenaces des détectives, leurs articles mettant à terre leurs cibles aussi efficacement qu’une rafale de mitraillette. Carl et Bob remontent la piste des responsables du Watergate, comme ils remonteraient la piste du responsable d’une organisation criminelle après que plusieurs de ses hommes de mains aient été arrêtés. Aussi détaillé soit le récit, respectueux de sa matière première, sa grande réussite est de ne jamais donner l’impression de se perdre dans une enquête qui a pourtant duré des mois et dont les ramifications sont nombreuses. Au moment où sort le film, deux ans à peine après la démission de Nixon, faisant suite à des mois d’un feuilleton en partie télévisé avec la diffusion des auditions de la commission d’enquête du congrès, le public américain avait envie de passer à autre chose. Robert Redford l’a parfaitement compris et intégré, pour surmonter les réticences de la Warner en veillant à ce que All The President’s Men ne soit pas qu’un film dossier ou procédural. Alan J.Pakula s’affranchit du style documentaire qui aurait été à priori indiqué pour ce type de récit. Il tire en permanence le meilleur de cette matière s’agissant notamment des rendez-vous de Bob avec son informateur, l’énigmatique Deep Throat. Ces rencontres nocturnes dans un parking souterrain font avancer l’enquête autant qu’elles ancrent le film dans le thriller et permettent d’en rendre palpables les enjeux et les conséquences. Le personnage de Deep Throat, de cet homme en imperméable, apparaissant dans la pénombre, allumant une cigarette avant de disparaître a même survécu au film, pour représenter l’archétype de l’informateur (notamment dans X Files). De même les longues scènes de bureau, à priori anti spectaculaires au possible, bien que filmées dans leur vérité, dans leur longueur, sans effet de montage ou de mise en scène, ni béquille musicale, sont captivantes. Alan J.Pakula en capte l’énergie notamment par l’utilisation de plans séquences dans lesquels le spectateur se trouve happé, suspendu aux coups de fils de Bob et Carl, à leurs discussions avec leurs supérieurs. Alan J.Pakula ne cherche pas à créer une tension artificielle dans ces scènes de bureau, très longues et dialoguées. C’est en s’attachant à ses personnages, à leurs échanges, en se branchant sur la même fréquence qu’eux sans se dire qu’il est nécessaire de souligner ou de dramatiser, qu’il parvient à rendre ces scènes passionnantes. Si le chef d’orchestre est brillant, il faut aussi saluer ses musiciens, dont les deux principaux: Robert Redfordet Dustin Hoffman, lesquels pour préparer leur rôle et rendre leurs échanges plus dynamiques et naturels, ont chacun appris la partition de l’autre. Le tempérament très différent de leur personnage (Bob le républicain modéré et cérébral, Carlle démocrate un peu chien fou qui ne recule devant rien pour obtenir des informations) se complète à merveille, formant un vrai beau duo de personnages de cinéma, permettant même au film d’explorer des tonalités plus claires et de nous faire rire. Dans un orchestre symphonique, même si certains sont plus mis en avant, c’est la parfaite partition jouée par chaque instrument qui concourt à la réussite de l’ensemble. En l’occurrence, des responsables du journal (Jack Warden et Jason Robards), aux témoins et responsables auprès desquels Carl et Bob essayent d’obtenir des informations précieuses ou de faire intelligemment pression, chaque personnage est porté par des acteurs en état de grâce. Il faut faire une mention spéciale à deux d’entre eux: Robert Walden, on fire et versatile, dans le rôle de Donald Segrett, spécialiste des coups tordus qu’on dirait sorti d’un comic book et la toujours très juste et trop rare Jane Alexander, dans le rôle de la comptable dépassée par l’ampleur de la magouille de ses responsables. Qu’on veuille le regarder comme un grand film politique ou comme un thriller, All The President’s Men est un véritable condensé de tout ce qui fait la grandeur du cinéma américain lorsqu’il s’élève à ce niveau d’exigence et réunit autant de compétences de l’écriture du scénario à la mise en scène et l’interprétation. » tout-un-cinema.blogspot.com
    Dick C
    Dick C

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    4,0
    Publiée le 3 mars 2019
    Ah la la voici un film très classique qui nous parle de deux journalistes du Whasinghton Post qui sont interprétés par Dustin Hoffman et Robert Redford qui enquêtent sur le scandale du Watergate, contrairement à beaucoup de personnes je ne me suis pas ennuyé devant le film, beaucoup lui reprochent d’être mou mais on peut dire qu’il prend son temps pour que l’on comprenne, il s’agit d’un film intéressant sur le journalisme d’investigation. A voir
    rocky6
    rocky6

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    3,0
    Publiée le 3 mai 2019
    Un film qui retrace l'affaire du watergate et l'enquête des journalistes du Washington post. Si le scénario est intéressant, il manque singulièrement de rythme. Le film est beaucoup trop lent pour le rendre passionnant. C'est dommage car le casting et l'histoire promettait un grand film. Je suis resté sur ma faim.
    gabdias
    gabdias

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    3,0
    Publiée le 8 août 2018
    Toute l’histoire qui a fait explosé le plus gros scandale politique aux USA avec le Watergate qui a entraîné la destitution de R.Nixon. Film sobre et efficace avec les doutes et les succès des 2 journalistes brillamment interprétés par Redford et Hoffman, la mise en scène renforce la tension et la nervosité ambiante. Une œuvre utile et brillante.
    Piotr W.
    Piotr W.

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    5,0
    Publiée le 7 avril 2018
    Un monument de film politique qui n'a prit aucune ride durant toutes ces années. A voir et a revoir sans moderation - le rythme, les acteurs, l'histoire... tout tout tout
    Nicolas L.
    Nicolas L.

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    3,5
    Publiée le 10 février 2018
    Histoire vrai incroyable que ces deux journalistes anonymes du Washington Post parviennent au final à révéler le scandale du Watergate qui fit démissionner Nixon de la présidence des USA ! Le film est complexe, je n'ai pas tout pigé mais il est symbolique du thriller paranoïaque du nouvel hollywood des 70's. Et vaut par son choix des acteurs, ses décors minutieux et parvient malgré tout à nous capter pendant plus de deux heures malgré le sujet qui nous est à nous français un peu étranger.
    mister
    mister

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    4,0
    Publiée le 21 janvier 2018
    le film est remarquable car il arrive à capter l'attention et l'intérêt tout au long des 2 heures que dure le film sans aucune scène d'actions et en parlant d'une affaire extrêmement retorse. Le mérite en revient au réalisateur, aux acteurs Hoffman et Redford et à l'incroyable affaire du Watergate elle-même. Je viens de revisionner le film après avoir regarder "Secret Man" , le Biopic sur Deep Throat, l'informateur de Bernstein et Woodward ("Woodstein" comme les appellent dans le film,Ben Bradlee, le rédacteur en chef du Washington Post) ,et "Pentagon Papers" qui relate l'histoire de la publication en 1971 des documents secrets sur la guerre du Viêt-Nam par le même Ben Bradlee et par Kathy Graham la propriétaire du Post. Ces deux films permettent de mieux comprendre beaucoup de dialogues, d'allusions et de sous-entendus "Des Hommes du Président". Robert Redford est vraiment étonnant d'authenticité dans ce film et Dustin Hoffman apporte une touche d'Humour bienvenue. Le film explique très bien comment l'espionnage du bureau démocrate du bâtiment Watergate n'était que la partie immergée d'un immense iceberg qui avait industrialisé la délation et la mise sur écoute de milliers de personnes à des fins politiques (une sorte de prélude à ce qu'est la NSA aujourd'hui). Mais on retiendra du film sa très grande rigueur et sa description presque documentaire du travail du journalisme d'investigation de cette époque, sans internet et sans informatique (la scène du tri des fiches de lectures dans la bibliothèque).
    Quentin E. V.
    Quentin E. V.

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    4,0
    Publiée le 23 avril 2018
    All the President's Men est une véritable leçon de journalisme, prêcher le faux pour avoir le vrai, surtout quand on sait que nous avons la bonne info mais que nous ne savons pas dans quel cadre et quelle juridiction elle peut être publiée... On voit parfaitement que ce film à inspirer le préquel de Spielberg, the post, mais celui-ci de 1976 lui est en tout point supérieur. Redford et Hoffman, même si ce n'était pas évident de les voir faire équipe, parviennent à envoyer du très lourd. J'approuve forcément !
    Nicolas S.
    Nicolas S.

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    2,5
    Publiée le 19 octobre 2017
    J'ai l'impression que je me situe assez en dehors de la perception moyenne sur ce film. Applaudi par les critiques, une excellente note sur les sites où le public peut s'exprimer, un Oscar du meilleur scénario adapté et une nomination à l'Oscar du meilleur film en 1977 ! Et malgré tout ça, je ne lui mets que la moyenne. Je reconnais que "Les Hommes du président" est une étape majeure pour le film de journalisme. Sans lui, on n'aurait peut-être pas eu "Spotlight" qui, lui, a décroché l'Oscar du meilleur film en 2016. Il a su proposer des gimmicks qui seront repris par la plupart des films de journalisme qui suivront. Ce n'est pas pour autant que je les approuve. Par exemple, il y a plusieurs plans où la caméra filme ce qui est en train d'être tapé à la machine à écrire. A mon sens, c'est une mauvaise idée car c'est difficilement lisible avec le tampon qui ne cesse d'imprimer les lettres sur le papier. Autant aujourd'hui ça fonctionne avec les ordis, autant à l'époque ça ne marchait pas vraiment avec les machines à écrire. Et ceci n'est qu'un exemple. C'est dommage car le film s'attaque à un assez gros morceau de l'histoire américaine récente et on sent que derrière tout cela il y a eu un vrai travail de recherche pour être le plus proche possible de la vérité historique. En outre, le fait d'embaucher deux pointures comme Robert Redford et Dustin Hoffman montrait l'intention des producteurs et du réalisateur de livrer un film qui soit le plus crédible possible. Seulement, le rythme n'est pas très bon. Certaines scènes tirent sur la corde ou ne sont pas très palpitantes. Ce qui fait que mon attention a joué le yo-yo durant la deuxième moitié du film. C'est dommage car, comme je l'ai souligné, "Les Hommes du président" a des qualités qui ne sont pas niables.
    Housecoat
    Housecoat

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    4,0
    Publiée le 15 octobre 2017
    C'est en 1976 qu'Alan J. Pakula atteint une véritable consécration avec son oeuvre la plus réputée et sûrement la plus aboutie et engagée: Les Hommes du Président. Un film au risque énorme de se consacrer sur l'enquête de Bob Woodward et Carl Bernstein du Washington Post sur le Scandale du Watergate alors même que ses lourdes répercussions politiques ont eu lieu il y a à peine 2 ans. Pakula comprend que la sensibilisation envers ses personnages est superflu à côté de l'affaire qui les dépasse, dépassement parfaitement représenté par ses choix de cadres les écrasant sous le décor au milieu du gigantesque réseau de bureaux du Washington Post en intérieur ou par les fréquents zooms arrières en extérieur passant d'un plan large au plan en altitude, révélateurs de l'ampleur nationale de leur enquête. Woodward et Bernstein tout deux incarnés avec sobriété par Robert Redford et Dustin Hoffman bénéficient d'une grande confiance de leur auteur qui les place dans des plans-séquences maîtrisés d'une main de maître quand il ne les dirige pas dans des scènes plus classiques mais plus étirées en longueur afin d'en retirer toute la complexité du système dont ils cherchent à éclairer les zones d'ombres. Ils ne sont que journalistes, le seul moyen qu'ils ont pour mener leur enquête n'est rien de moins que leur plus grand obstacle, les personnes ayant les moyens de fléchir la conspiration doivent seulement trouver le courage de témoigner face au pouvoir en place en pleine lumière car les informations voilées ne valent rien du tout, l'occasion pour les deux protagonistes d'user de toute leur finesse pour tout délier révéler l'une des plus grandes conspirations de l'histoire des Etats-Unis. Le film le plus rythmé et sans doute le plus réussit d'Alan J. Pakula.
    Shephard69
    Shephard69

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    4,0
    Publiée le 28 août 2017
    En revenant sur l'affaire du Watergate, peut-être le plus gros scandale de l'histoire de la politique américaine, le réalisateur Alan J. Pakula signe là son oeuvre la plus fameuse et par la même occasion l'un des meilleurs thrillers politiques que j'ai vu à ce jour. Un film au rythme assez lent pour une plongée extrêmement documentée, complexe à suivre, une enquête fastidieuse néanmoins passionnante à suivre. Une mise en scène très consciencieuse, solide sans trop de longueurs à défaut d'être exceptionnelle. Un casting de taille porté par Robert Redford et Dustin Hoffman avec de très bons seconds rôles de la stature de Jason Robards ou Hal Holbrook. Peut-être pas un chef d'oeuvre mais un long-métrage vraiment intéressant.
    Eselce
    Eselce

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    2,5
    Publiée le 24 juillet 2017
    L'enquête de deux journalistes qui vont persuader des gens de se laisser interviewer sans jamais être cités. J'ai moyennement aimé, on voit surtout la persévérance journalistique et la recherche par tous les moyens légaux d'obtenir une interview quand les gens ne veulent pas ou ne peuvent pas la donner.
    Ywan Cwper
    Ywan Cwper

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    3,5
    Publiée le 16 juillet 2017
    Cette reconstitution détaillée de l'affaire du Watergate s'est faite beaucoup d'ennemis : entre autres mais surtout la loi du "plus on en sait, moins on en sait". Le principe qui se cache derrière cette expression plutôt bête agit énormément en mal sur cette oeuvre :  la représentation des bureaux du Washington Post est faite avec une exactitude et un souci du détail énormes, qui offrent une ambiance immersive au possible. Mais ce soin est sélectif car représenter exhaustivement la profession de journaliste demanderait un film trois fois plus long. Résultat, ce qu'on voit du quotidien des reporters est certes troublant de crédibilité, mais les blancs qui sont laissés à la liberté du spectateur de deviner paraissent trop simplets par contraste : beaucoup de coups de téléphone, des sorties pour recueillir des témoignages, pas mal de rédaction... A l'issue de ce film, on a l'impression d'avoir suivi un stage complet, ce qui, en plus d'être bien entendu erroné, n'est pas pour faire de l'oeuvre un objet d'intérêt palpitant. Quelque part, en faisant tellement d'effort, le réalisateur nous laisse sur notre faim car on devine qu'il y a tellement plus à dire... Ensuite, c'est une histoire très américano-centrée car c'est le récit du Watergate quasiment pas romancé, et détaillé à tel point que des récapitulatifs sont nécessaires dans l'histoire, même à destination des natifs. Mais une fois relevés ces deux soucis hélas majeurs, l'oeuvre est un délice de composition : une scène de six minutes où lorsque Robert Redford se trompe de nom à la toute dernière ligne, il reste dans son personnage et se corrige, d'autres scènes où les acteurs bafouillent, baragouinent, s'interrompent d'une manière qui passe inaperçue sans même gêner tant c'est fait avec naturel... D'ailleurs, Robert Redford et Dustin Hoffman, qui interprètent Carl Bernstein et Bob Woodward, ne constituent pas le duo "Woodstein" par simple allusion au réel : ils avaient ni plus ni moins appris les dialogues l'un de l'autre ! Un perfectionnisme qu'on est obligé de saluer. c3porikrin.wordpress.com
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