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    Dracula
    note moyenne
    4,0
    15480 notes dont 669 critiques
    40% (265 critiques)
    30% (201 critiques)
    12% (82 critiques)
    11% (73 critiques)
    5% (35 critiques)
    2% (13 critiques)
    Votre avis sur Dracula ?

    669 critiques spectateurs

    elbandito
    elbandito

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    5,0
    Publiée le 6 mars 2007
    Cette version 1992 de Francis Ford Coppola du célèbre mythe de Dracula, inspirée du roman de Bram Stoker, est sans doute le film le plus réussi sur le thème du vampire. Le génial Gary Oldman parvient à insuffler à son personnage un charme fou qui exerce une fascination incroyable sur le spectateur. Pour donner la réplique au Comte Dracula, l’ingénue Winona Ryder (Mina Harker), le candide Keanu Reeves (Jonathan Harker), le tenace Anthony Hopkins (Van Helsing), et les troublantes Sadie Frost et Monica Bellucci… tous exceptionnels. Le savoir-faire (mise en scène théâtrale, décors somptueux et costumes magnifiques) et l’inventivité du cinéaste permettent ici une illustration romanesque inédite du célèbre mythe transylvanien, à la fois tragique, baroque et érotique. L’une des plus belles histoires d’amour et de mort jamais réalisées.
    jimmyc
    jimmyc

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    5,0
    Publiée le 6 août 2013
    Dans l'imaginaire collectif, le comte Dracula est représenté comme un aristocrate dans la force de l'âge, grand et svelte, avec des traits fins, le teint pâle et les cheveux noirs. Il est habillé d'un costume sombre et d'une grande cape noire à doublure rouge. En réalité, cette représentation a évolué dans le temps. Le Dracula originel, celui de Bram Stoker, ne correspondait pas à cette peinture : il s'agissait d'un vieillard (qui rajeunissait tout au long du roman )plutôt laid et repoussant, ayant un corps grand et maigre, un nez aquilin, des sourcils broussailleux, des cheveux rares aux tempes, une épaisse moustache, des doigts courts et forts, des paumes poilues et une haleine fétide. Il n'avait rien du bellâtre séducteur ! Stoker, pour faire le portrait de son monstre, s'est inspiré des thèses de Lombroso, très en vogue à l'époque : on croyait alors, en effet, que la forme du visage d'un homme indiquait son caractère et le portrait de Dracula correspond à celui du type criminel. Par ailleurs, David J. Skal, qui relève plusieurs références à l'œuvre de William Shakespeare dans le roman, apparente Dracula à Hamlet qui, lui aussi, était vêtu de noir. Dans les autres adaptations, le vampire apparaît avec des traits de caractère différents, dans Nosferatu, fantôme de la nuit, il est une véritable victime, prisonnier du temps qui ne le laisse pas en paix , il avoue ainsi à Jonathan sa douleur de ne pas pouvoir mourir. Dans les films de la Hammer, Dracula est certes un personnage cruel, mais il possède également un certain sens de la justice dans "Horror of Dracula" s’il décide de vampiriser la fiancée de Jonathan c’est, affirme Van Helsing, parce que ce dernier a tué la femme-vampire qui vivait avec lui , de même, dans "Une messe pour Dracula" le vampire entreprend de faire tuer les hommes qui ont assassiné celui qui lui a permis de renaître de ses cendres. Le Dracula de Francis Ford Coppola nous dévoile, lui, un personnage qui provoque franchement la sympathie du spectateur en renversant les symboles du bien et du mal : c’est en effet à cause de la cruauté de l'église que il accède à l’état de vampire. Son caractère attachant s’exprime également, paradoxalement, par son humanité il se révèle capable d’aimer, de pleurer, d’éprouver de la sympathie.... En 1992 donc ,Francis Ford Coppola dévoile un Dracula lui aussi lourdement chargé d’érotisme. Mais celui-ci dépasse le simple voyeurisme et se lie comme une dénonciation des interdits sociaux en matière de sexualité. Dans ce film, en effet, Mina, qui est promise à Jonathan, se comporte conformément aux bonnes mœurs , elle n’a aucune relation sexuelle avant son mariage, s’indigne quand un homme l’approche… Sa curiosité pour les choses du sexe est grande, mais elle la dissimule , si, au début du film, elle ouvre d’une main timide le Kamasutra qui se trouve proche d 'elle , elle le referme néanmoins violemment dès que elle entend son amie entrer dans la pièce. Lucy, est différente elle fait figure de dévergondée , elle courtise trois hommes à la fois, aborde plusieurs fois le thème de la sexualité avec Mina, l’embrasse avec passion… Mais c’est au contact du comte que Mina se libérera véritablement des carcans moraux qui la briment. Le film présente, ainsi, l’évolution progressive de la jeune femme vers l’acceptation de ses désirs .La réalisation de Francis Coppola est, il faut dire, aussi impressionnante que tentaculaire, virevoltante dans tous les sens avec tous les éléments faisant directement la renommée d'un classique hollywoodien .... effets spéciaux époustouflants, musique baroque et exacerbée, casting abondamment fourni, scènes d'anthologie, poésie, hémoglobine, érotisme… Absente dans tous les films mettant en scène le suceur de sang, la vision du conquérant qu'il fut avant que Stoker ne reprenne le personnage est enfin exploitée dans une intro flamboyante, où le sang et les larmes se rejoignent dans un trip baroque et gore, très proche de "Excalibur". Dans un ciel rouge, Vlad empale les ennemis à la chaîne, avant de voir sa vie s'écrouler après la mort de son épouse, noyée. Entre tragédie et peinture historique (excellent effet que sont ces ombres chinoises), le début du métrage frappe fort par ses images tonitruantes et blasphématoires (la croix qui saigne sous le coup d'une épée, l'ange pleurant du sang, le suicide d'Elizabetha…) et nous envoie l'un des plus beaux plans du film, montrant le comte rejoindre son château sur une route d'empalés. Ici pas d'images numérique et cela donne un cachet supérieur à la dite séquence, inoubliable... Exploitant divinement bien la personnalité du comte, Coppola fait subir à Gary Oldman(excellent ) de nombreuses transformations sidérantes, brillamment mises en images : vieillard, jeune aristocrate, loup-garou , rats, brouillard verdâtre et goule (bel homme chauve-souris belliqueux dont le look sera repris pour les vampires de "Une nuit en enfer"). L 'acteur est très à l'aise dans son rôle, incarnant un Dracula parfois sadique et cruel, parfois tourmenté et amoureux, voire romantique et effrayant. A déguster cependant en version originale pour goûter à toute l'essence de sa voix envoûtante et ténébreuse . Coté acteur, Winona Ryder et Sadie Frost occupent le casting féminin de manière très convaincante, illuminant le film de leur beauté radieuse, parfois sombre et déchaînée. Hopkins lui est assez pitoyable dans le rôle de Van Helsing ( chose rare) il cabotine beaucoup trop ,hélas !!!!!! Keanu Reeves lui, est également mauvais et surtout peu concerné par le projet ...n 'oublions pas les premiers pas de Monica Bellucci en femelle diabolique, déjà sacrément belle et hypnotique ,accompagnée d'ailleurs des deux autres femmes elle ne passe que fugitivement à l'écran mais chose étonnante elle se démarque déjà .... Coppola fait exploser sa narration le temps d'une longue séquence assez phénoménale où le comte arrive enfin dans la ville de Londres pendant une lourde tempête. la caméra accélère ses mouvements, tourne, s'égare, filme la folie... jusqu'à déboucher vers une image là encore assez courte mais impensable pour un film se voulant hollywoodien :le viol sauvage de Lucie par un lycanthrope soudain devenu libidineux, s'enfuyant après avoir déposé une délicate morsure sur le cou de sa victime...... Le cinéaste injecte un romantisme forcené mais étrangement inédit dans l'univers filmique du comte (excepté dans la version de Badham où Dracula devenait un amant séducteur et charmeur) et donc forcément intéressant. Une histoire d'amour se tissant rapidement autour de Mina et de Vlad, à travers deux magnifiques scènes ,les caresses échangées sur un beau loup blanc, et la découverte de l'absinthe. L'action explosera quant à elle lors du final expéditif, mais qui a le mérite de se terminer sur une séquence émouvante et sanglante, où tout se termine finalement là où tout a commencé. Un bémol cependant: la chanson du générique d 'Annie Lennox sabote un peu l'oeuvre ..choix curieux de la part du réalisateur .... Mais une chose est certaine .......ce Dracula est une réussite totale ..........
    L'homme le plus classe du monde
    L'homme le plus classe du monde

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    4,0
    Publiée le 4 juin 2015
    Bon, je dois vous avouer que j'ai eu vraiment très peur pendant la première demi-heure. Dès l'arrivée de keanue reeves en Transylvanie, Coppola nous impose à peu près 10 clichés à la seconde. C'est comme si il avait pris tous les trucs qui effrayaient le public des années 50 pour les balancer à l'arrache dans son film. Un château sur une falaise, des éclairs, des loups un mystérieux cocher... Bouuuuh que ça fait peur ! Les choses ne s'arrangent guère avec l'arrivée de Gary Oldman, méconnaissable derrière les 3 centimètres de maquillage et sa coiffure ridicule digne d'un travesti brésilien en pleine représentation d'un show burlesque. Un constat s'impose pendant cette première partie de film. Ça a méchamment vieilli. C'est kitsch au possible et placer des techniques de mise en scène des années 20 n'aide pas vraiment à moderniser l'ensemble. J'attendais de Coppola, qu'il nous donne une version un peu différente des versions de Murnau et de Browning, mais à part quelques paires de seins par ci par là, on ne peut pas dire que cette version de "Dracula" se démarque vraiment des autres... Heureusement tout s'améliore par la suite. En fait, à partir du moment ou Gary Oldman quitte son vieux manoir remplie de clichton et abandonne ce vieux look digne d'un déguisement d'halloween raté. C'est aussi là qu’apparaît Anthony Hopkins en un Van Helsing 100 fois plus cool que cette baltringue en imper' de Hugh Jackman. C'est peut-être le fait de m'être habitué à cette esthétique baroque, mais ce que je trouvait kitsch au début du film, devient étrangement sublime. Les couleurs y sont splendides, de même que la musique et on assiste à quelques scènes qui nous rappelle que Francis est dans la place. On y découvre des personnages beaucoup plus profond que ce qu'il semblait être au départ. Dracula n'y est pas juste représenté comme un monstre inhumain qui se glisse dans les chambres des jeunes filles pour leur sucer le sang. On ira même jusqu'à éprouver de la compassion pour le bonhomme. Ce n'est même plus un film d'épouvante, mais un film d'amour avec une petite pointe de gore et d'érotisme. Et contrairement à cette critique, la fin du film est absolument sublime. Voilà !
    Benjamin A
    Benjamin A

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    4,0
    Publiée le 21 mars 2014
    Commençant avec une introduction nous présentant les origines de Dracula datant de 1462, le film de Francis Ford Coppola se déroule en 1897 où il est peu à peu poussé à quitter son vieux manoir de Transylvanie pour Londres où il cherche l'amour à travers Mina, sosie de son ancienne femme qui le poussa involontairement à devenir ce qu'il est. Coppola nous livre une version romantique et baroque du célèbre vampire créé par Bram Stoker. La mise en scène est brillante, tout comme la reconstitution, les décors et les costumes qui donnent un air gothique au film. Que ce soit au niveau des plans, des cadres, des couleurs ou encore de la musique, le cinéaste Américain maitrise tous les éléments d'une main de maitres, nous permettant d'entrer dans l'ambiance du film, il rend aussi référence aux expressionnistes à travers un jeu d'ombre impeccable et inquiétant. Coppola axe son récit sur Dracula, capable de prendre diverses apparence, que ce soit en vieillard un peu androgyne au début du film, en loup ou en jeune et beau compte. Et finalement, il arrive à rendre son Dracula humain et complexe, torturé et amoureux, face à d'autres personnages, plus ou moins intéréssant parmi lesquels on retrouve Van Helsing ou encore Johnathan Harker, notaire qui va se rendre en Transylvanie pour conclure la vente d'une abbaye à Dracula et qui par la même occasion va involontairement lui faire découvrir Mina, sa femme. L'atmosphère sombre, gothique, romantique et finalement envoutante est impeccable. Les interprétations sont plutôt bonne, emmené par un terrifiant et envoutant Gary Oldman, superbe dans la peau du célèbre vampire, les compositions de Winona Ryder et Anthony Hopkins sont aussi impeccable. Une réussite, Coppola adapte le célèbre roman avec génie, que ce soit dans sa maitrise technique ou dans l’atmosphère qu'il lui donne, envoutant, romantique, sombre et baroque.
    Marc L
    Marc L

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    4,5
    Publiée le 19 juin 2014
    Le mythe de Dracula, revu par Bram Stoker, est une réussite pour Coppola. Le vampire est un damné rongé par la souffrance et guidé par son amour éternel. Il émeut autant qu'il épouvante. Le film nous entraîne aux confins de la sensualité, de l'angoisse, à travers des scènes merveilleusement réalisées, et incarnées par des acteurs sublimes. La sulfureuse Lucy, mordue dans un soupir charnel, et surtout la douce ténébreuse Mina, passion du puissant Dracula, sont délicieuses. Les dialogues font la réussite de cette romance poétique, dimension également due aux sombres décors mouvementés donnant des images tout à fait somptueuses. 18/20
    Eric C.
    Eric C.

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    5,0
    Publiée le 13 avril 2014
    Esthetiquement remarquable. Cette version de Dracula est sans aucun doute une des meilleures tant au niveau de l'histoire, du casting, que de la realisation. Decors, costumes, lumiere, photo, tout est parfaitement realise pour un film a l'atmosphere baroque, sensuelle et grandiose. Que dire du casting de tres haut niveau avec meme une apparition de la tres belle Monica Bellucci en concubine de Dracula.
    Maqroll
    Maqroll

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    5,0
    Publiée le 18 août 2010
    Quelle œuvre ! Puissant, inspiré, visionnaire, le Dracula de Coppola surpasse tous les films de vampires de l’histoire du cinéma. Le premier tour de force est que, collant fidèlement au roman de Bram Stoker (comme l’indique le titre), il est tout de même une partie intégrante de l’œuvre de Coppola, ce génie du cinéma, cet explorateur de l’âme humaine comme peu l’ont été dans l’histoire du septième art (je ne vois à cette heure qu’Antonioni pour lui être comparé dans cette catégorie). Loin des guignolades hollywoodiennes, il fait ressortir la puissante mystique de cette légende, née des terreurs humaines dans une contrée déchirée par les guerres incessantes et les atrocités afférentes. Le mythe des vampires repose sur une symbolique aussi forte qu’ancienne dans l’histoire de l’humanité, sur laquelle on ne cesse de s’interroger depuis des siècles. D’où vient ce besoin de sang ? Que signifie ce concept de mort vivant ? Pourquoi la croix a-t-elle le pouvoir de faire fuir un vampire ? La version originale, revue par la pensée en marche de Coppola, nous donne une interprétation où la vengeance et l’amour rédempteur jouent les premiers rôles. Elle nous console aussi évidemment de notre destinée mortelle, la vie éternelle n’étant qu’une voie destinée aux âmes égarées et torturées. Au niveau technique, soulignons le travail sur les images qui fait de chaque plan un tableau, surtout dans la dernière demi-heure, inoubliable. Le rythme, le montage précis, les couleurs, les musiques, tout transpire le cinéma dans son authenticité profonde et concourt à faire de ce film un chef d’œuvre universel. En voyant cette splendeur (comme en voyant L’Homme sans âge ou d’autres, éreintés par la critique), on ne peut s’empêcher de se demander comment Coppola a pu être autant dévalorisé voire méprisé par des incultes brailleurs, uniquement soucieux de rentabilité. La réponse est bien sûr dans la question… Saluons pour finir l’interprétation, d’une homogénéité exemplaire, de Winona Ryder flamboyante à Anthony Hopkins magistral, en passant bien sûr par Gary Oldman, le plus grand Dracula de l’histoire.
    Ricco92
    Ricco92

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    5,0
    Publiée le 28 août 2015
    Le Dracula de Coppola (dont le titre original est Bram Stoker's Dracula) est à la fois l'adaptation la plus fidèle et celle qui trahit le plus le livre de Bram Stoker. En effet, le réalisateur d'Apocalypse now respecte fidèlement la trame du livre du début à la fin même s'il est obligé de le compresser énormément. Il conserve aussi certains personnages qui généralement disparaissent des adaptations cinématographiques comme celui de Quincey Morris. Mais il est dans le même temps très différent dans le traitement des personnages. Débutons tout d'abord par le personnage de Lucy : si dans le roman, cette jeune femme possède de nombreux prétendants, elle reste toutefois assez respectable du point de vue de cette époque. Ici, elle est beaucoup plus libre au niveau des moeurs et possède des attitudes qui à l'époque pouvaient être considérées comme dépravées. Le personnage de Van Helsing devient lui également beaucoup plus farfelu que le personnage d'origine. Mais la véritable différence avec le roman provient du traitement du personnage de Dracula et de ses rapports avec Mina. Chez Stoker, Dracula est le mal absolu totalement dénué de sentiments et Mina n'est pour lui qu'une de victimes comme une autre. Ici, le célèbre vampire est un être capable de sentiments et qui va vivre une véritable histoire d'amour avec Mina, chose complètement absente de l'oeuvre originale et qui en modifie complètement le sens. Ainsi, Coppola offre une vision à la fois novatrice et passionnante d'un des personnages les plus adaptés au cinéma, qui possède ainsi une profondeur qu'il n'a jamais connu jusque là. Ce film raconte donc l'histoire d'une passion par un cinéaste passionné par le média qu'il utilise. En effet, pour illustrer son récit, Coppola utilise toute les ressources du cinéma que ce soit d'un point de vue visuel (les plans sont juste magnifiques), du montage (il utilise certains types de raccords qui avaient presque disparu en même temps que le cinéma muet) ou des effets spéciaux (superpositions d'images, ombres chinoises, maquettes...). Quant à la musique, il permet à Wojciech Kilar de nous livrer une composition tout bonnement éblouissante. Les interprètes sont tous excellents mêmes si certains pourraient leur reprocher un léger côté surjoué qui colle parfaitement avec l'aspect non réaliste du traitement général : on est au cinéma, pas dans la vraie vie. Coppola ne perd jamais cela de vue et s'autorise ainsi à multiplier les références au cinéma : on voit ainsi les premières séances du cinématographe et on peut noter de nombreuses citations aux précédentes adaptations du mythe ou plus généralement au cinéma fantastique (les réactions de Lucy possédée rappelle celles de la Regan de L'exorciste, le morceau Mina's photo peut faire penser à la musique d'Elephant man, les larmes se transformant en diamants comme dans La Belle et la Bête de Jean Cocteau, la glissade de Jonathan Harker le long du mur du château comme dans Le Testament d'Orphée du même cinéaste...). En plus, de rendre hommage à l'histoire du cinéma, Coppola se permet également d'intégrer son récit dans l'Histoire tout court en évoquant la vie et la légende du vrai Dracula : Vlad III Tepes dit Vlad l'Empaleur. Enfin, est-il nécessaire de rappeler que ce film a permis à une des actrices italiennes les plus connues de faire une de ses premières apparitions : Monica Belluci incarnant ici une des concubines de Dracula dans une scène mémorable portée répétons le encore une fois par une splendide partition de Wojciech Kilar. Film d'épouvante, histoire d'amour passionante et innovante, lettre d'amour au cinéma et à son histoire : le Dracula de Coppola est tout cela à la fois. Un film que l'on peut voir et revoir en étant à chaque fois éblouit par sa beauté.
    Roy Batty
    Roy Batty

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    5,0
    Publiée le 23 septembre 2014
    Le "Dracula" de Francis Ford Coppola est sans doute l'un des meilleurs films de vampires et l'un des plus fidèles au livre de Bram Stoker, par la forme comme par le fond. D'ailleurs, le titre original du film, "Bram Stoker's Dracula", manifeste le souhait du réalisateur d'être le plus fidèle possible au roman.
 Coppola retourne aux sources du mythe, reprend les éléments de la romance gothique, pour en faire un chef-d'oeuvre moderne. Il restitue des épisodes autrefois négligés, n'oublie aucune scène et réintroduit chaque personnage créé par Stoker.
 Ce respect de l'oeuvre originale, même s'il y a quelques différences avec le roman (comme le début, où Dracula renie Dieu et boit du sang parce que sa femme s'est suicidée ; l'histoire d'amour entre Dracula et Mina un peu trop accentuée ; et la fin) n'est pas le seul aspect remarquable de ce film. 
Les costumes de la célèbre designeuse japonaise Eiko Ishioka et la photo sublime de Michael Balhaus font du film de Coppola un trésor visuel sans pareil. 
La musique magnifique et envoûtante de Wojciech Kilar, à la fois inquiétante voire terrifiante à certains moments et romantique à d'autres, contribue grandement à la réussite et à l'atmosphère de ce film. 
Quant aux acteurs, ils sont très bons, pour la plupart. Gary Oldman est génial en Dracula, Anthony Hopkins campe un étonnant et exubérant Van Helsing (son jeu peut agacer dans ce film), Winona Ryder s'en sort assez bien. La seule ombre au tableau est Keanu Reeves, d'une fadeur et d'un manque de charisme terrifiant. On se demande comment il a pu percer au cinéma après ça...
 En conclusion, on peut dire que sa fidélité par rapport à l'oeuvre de Stoker, son incontestable beauté visuelle et sonore et les multiples réferences qui rendent hommage à ses prédécesseurs font du "Dracula" de Coppola l'un des plus grands films de vampires de l'Histoire du cinéma.
    Chuck Carrey
    Chuck Carrey

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    4,0
    Publiée le 4 juin 2014
    Après avoir bouclé sa trilogie du "Parrain", Francis Ford Coppola s'attaqua à un mythe : quinzième siècle, le prince Vlad Dracul (Gary Oldman) part combattre l'armée Turque au nom de l'Eglise. A son retour, il apprend que sa femme s'est suicidée en le croyant mort. Fou de rage, il se retourne contre Dieu et devient le célèbre vampire, Dracula. 4 siècles plus tard, il fait appel à un notaire, Jonathan Harker (Keanu Reeves) pour quitter sa Transylvanie natale et s'installer en Angleterre. Là-bas, il fait la rencontre de la fiancée de Jonathan Harker qui est la sosie de sa défunte épouse. Ce film "Dracula" (car il y en a eu des films "Dracula" !) est sûrement l'un des plus connus et également l'un des plus appréciés. Et pour cause ! Francis Ford Coppola réalise ici une œuvre majeure de sa filmographie qui a des qualités indéniables. Tout d'abord, son acteur principal,Gary Oldman qui joue Dracula, est absolument magistral dans ce rôle. Il est à la fois terrifiant et passionnant. Son interprétation mériterait presque à elle seule de voir le film tant elle est incroyable. Gary Oldman parvient à faire de ce Dracula un personnage complexe pour lequel on s'attache malgré ses crimes. A noter que le maquillage et les déguisements de Dracula sont très réussis. Ensuite, sa mise en scène inventive. Coppola s'amuse a de nombreuses reprises avec les ombres des personnages et c'est jeu d'ombre en révèlent beaucoup sur la personnalité des personnages mais aussi sur la suite du film. De plus, la façon dont Dracula se déplace parfois, comme s'il glissait sur le sol, est très bien rendue. Ce film mélange habilement les genres, on passe du drame à la romance en faisant un détour par le fantastique tout en lorgnant vers l'horreur. Le tout joue beaucoup sur la sensualité voir même parfois sur l'érotisme (en même temps, les vampires aiment sucer... le sang). L'amour est le sujet principal de ce long-métrage et il en question sous différentes formes (l'amour de Dieu, l'amour d'une femme...) et il en ressort que l'amour est plus fort que tout mais qu'il peut amener à commettre de terribles actes. Ce film "Dracula" de Coppola est donc un film sur l'amour mais qu'il vaut mieux ne pas confondre avec une comédie romantique. Gary Oldman y est excellent (il ne faut pas oublier Winona Ryder qui n'est pas mal non plus) et la mise en scène inventive.
    MaCultureGeek
    MaCultureGeek

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    4,0
    Publiée le 29 novembre 2014
    Il existe des films que l'on reconnait être des chefs-d'oeuvre, mais que l'on n'a pas réellement adoré. Et c'est ce qui m'est arrivé avec le "Dracula" de Coppola, dont j'avais longuement entendu parlé et pour lequel j'avais nombres d'attentes, notamment celle de voir ce que le génial Gary Oldman pourrait donner en Vlad Tépès. Au final, je n'ai pas aimé autant que je l'espérais, mais je suis obligé de vous concéder que l'on tient là un chef-d'oeuvre de beauté et de poésie. Franchement, je ne m'attendais pas à une telle réussite artisitque. En même temps, c'est du Coppola, alors fallait pas s'attendre à moins! En effet, ce "Dracula" ci concentre beaucoup plus sur le côté romantique du célèbre vampire plutôt que sur son côté attachant. S'il est devenu démon de la nuit, ce n'est que parce que sa femme est morte en le pensant lui même décédé, et qu'il a renoncé à croire en Dieu qui, bien sûr, l'a maudit. C'est à la fois triste et beau. Dracula n'est plus à présent l'être démoniaque et monstreux que l'on connaissait tous grâce au brillant Chritopher Lee. Non, en fait, il est un homme mort pour son amour envers sa femme, et la malédiction qui l'a rendu vampire a accentué son côté psychopathe, lui qui ne possédait pas déja toutes les cases lors de sa naissance. Ce côté humain de Dracula nous ferait presque l'apprécier, et personnellement, je me suis attaché à lui, à tel point que je voulais qu'il s'en sorte et vive heureux avec Mina Harker. spoiler: Mais la magnifique conclusion ne sera pas d'accord avec moi sur ce point, et brisera tous mes rêves. Une fin à la hauteur des attentes, et franchement très belle. Malgré quelques longueurs ( ça ne pétarade quand même pas dans tous les sens ) qui commencent à se faire ressentir dix minutes après que Jonathan Harker parvienne au château de Vlad l'empaleur, et après une excellente introduction à la hauteur des attentes, dramatiques et émouvantes, bien que certains la trouveront surement trop théâtrale. En fait, au début, après cette fameuse intro, on attendra avec tellement d'impatience que l'intrigue se mette en marche que l'on en viendra à s'impatienter, justement, de tous ces dialogues. Mais comment lui en vouloir puisque c'est la version la plus fidèle du génial bouquin de Bram Stocker, mythique écrivain? Il fallait bien un film comme celui ci pour dévoiler toute l'étendue de la beauté de son oeuvre ( bien qu'il y est ai eu quelques petits changements au passage ). Le film n'est donc pas manichéen, et je souhaitais plus la réussite de Dracula plutôt que celle de Van Helsing, brillamment interprété par l'inoubliable Anthony Hopkins, mémorable Hannibel Lecter. C'est donc Hopkins qui prend la place de l'immense Peter Cushing ( avec brio, il faut bien le préciser ) et parvient à nous livrer une prestation de haute-facture, comme à son habitude, ai-je envie de dire. C'est l'exact inverse du Van Helsing de Cushing : lui était tout en retenue, tandis qu'Hopkins présente un brin de folie des plus appréciables. Leur seul point commun est cette classe particulière que tous deux possèdent, la classe anglaise. Et tout comme l'affrontement Cushing/Lee, celui Hopkins/Oldman est tout simplement extraordinaire. Les deux hommes rivalisent de charisme et de talent dans un duo de dingue. Perso, j'ai préféré Oldman, parce que le gars est juste brillant dans son rôle, mais je comprends parfaitement que l'on ai pu lui préférer l'inimitable Hopkins. Pour le reste du casting, c'est vraiment bon, notamment pour Keanu Reeves ( ensuite révélé par "Matrix" ) et la très bonne Winona Rider ( que je ne connaissais pas avant de l'apercevoir dans le non moins bon "Alien Resurrection" de notre Jean-Pierre Jeunet à nous ). L'intrigue, quand à elle, est vraiment très bonne. Normal, me répondrez-vous surement, elle est tirée du bouquin. Oui, mais pas que. L'excellente idée d'en faire un démon rejeté de Dieu est tellement bonne et bien utilisée que l'on ne pourra que tirer son chapeau bas aux bien bons scénaristes. C'est de l'excellent travail, et je ne vois pas qui cela pourrait décevoir. Ah oui, après bien sûr, il ne faut pas s'attendre à un métrage basé sur l'horreur et l'épouvante : il explore la face hérotique du vampire, et ce au détriment des frissons qu'il aurait pu nous fournir. C'est un choix artisitique, et je l'ai préféré à des sueurs froides. Disons seulement qu'il avaitplus de chance d'être un chef-d'oeuvre de la sorte, en se concentrant plus sur son côté charnel que sur sa part d'horreur. Les maquillages sont d'ailleurs excellents, et ajoutent une certaine crédibilité et un réalisme indéniable à ce personnage fictif qu'est Dracula. Son physique âgé est extrêmement bien fait, aussi vrai que les phases où il passe du jeune au vieu sont extrêmement bien dosées, et que son costume ( ou maquillage ) en bête est extrêmement convaincant. Excellent choix d'avoir fait de Dracula autre chose spoiler: ( notamment un loup-garou ) que ce qu'il était auparavant. Nous sommes bien loin de la vision de Christopher Lee, et ce pour notre plus grand plaisir. Un bain d'air frai, un classique du septième art. Je lui ai préféré le dernier en date, "Untold", sur un point de vue divertissement, mais force est de constater que ce dernier ne parviendra jamais à l'atteindre au niveau de la mise en scène et de la beauté même de la chose. Encore que tous deux ne sont pas tout à fait comparables, "Untold" ne se déroulant pas au même moment dans l'histoire du compte. Un très bon film qui vaut principalement par sa réalisation, ses acteurs et sa direction artistique. A voir.
    Alain D.
    Alain D.

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    4,5
    Publiée le 27 octobre 2017
    Un film occulte réalisé par le maitre du septième Art qu'est Francis Ford Coppola. La mise en scène grandiose nous offre des scènes chocs et des effets spéciaux ingénieux. Le scénario bien écrit nous conte une histoire dramatique et étonnante, bien que reprenant tous les classiques du genre vampirique. Le rythme de cette histoire fabuleuse est soutenu et la croissance émotionnelle constante. Ce conte très esthétique nous offre des décors fantastiques ; il a été à juste titre Oscarisé pour ses magnifiques costumes et ses maquillages saisissants. La réussite de ce film tient aussi à l'énorme prestation de ses acteurs stars : Gary Oldman est très impressionnant en comte Dracula et Anthony Hopkins, extraordinairement impliqué dans le rôle du Professeur Van Helsing. Le couple Winona Ryder - Keanu Reeves fonctionne bien comme la remarquable interprétation de Tom Waits dans la peau du dément Renfield.
    SupraFeneK
    SupraFeneK

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    5,0
    Publiée le 19 mai 2008
    Seul point négatif: comme d'habitude avec Coppola, le film est un peu longuet (Même si aucune scene n'est inutile, attention). L'imagerie employée ici oscille sans cesse entre le morbide et le sensuel, et c'est ce qui fait tout le charme de cette histoire d'amour hors du commun. L'ambiance, souvent onirique, apporte au récit une dimension quasi surréaliste, et attise indéniablement la curiosité, comme pour nous hypnostiser, nous "vampiriser". Le personnage de Dracula, admirablement interprété par Gary Oldman, est présenté ici comme un être extrenement complexe: désabusé, irréductible, passionné, torturé, nostalgique, et in fine terriblement attachant. Cette richesse psychologique s'eloigne donc des poncifs du genre, et en ce qui concerne la représentation "graphique" du personnage, vous n'êtes pas au bout de vos surprises: le réalisateur a redoublé d'excentricités pour illustrer le caractère insaisissable et chageant de cette personnalité (costumes et visages jamais les mêmes, variétés dans ses métamorphoses...). A noter que certains costumes ou décors sont fortement inspirées des oeuvres de Gustav Klimt. Decision plutot originale vu le sujet, et qui plus est choix esthetique rarement adopté au cinéma. La bande originale ensuite, solennelle et mélancolique, funèbre et angoissante, englobe l'ensemble de manière crédible, non sans lui donner un coté "fresque historique", "histoire vraie". Enfin, le casting est plutôt bien senti: Winona Ryder et Keanu Reeves forment un couple de jeunes amants comme on aimerait en voir plus souvent(plus proche de la réalité), en plein questionnement, en constante évolution (et déchiré par la rencontre du "héros"). Anthony Hopkins campe ici un inquiétant chasseur de vampire: haut en couleur, impétueux, sans jamais tomber dans le cabotinage ou la caricature. La présence au casting du chanteur Tom Waits en interné psychiatrique est des plus réjouissante, tout comme l'apparition de Cary Elwes (Princes Bride). Film a voir, donc.
    lhomme-grenouille
    lhomme-grenouille

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    5,0
    Publiée le 3 janvier 2014
    Le chef d’œuvre de Coppola, du moins à mon sens… Suffisamment sulfureux, suffisamment malsain et surtout remarquablement mis en image. Il se dégage de ce film une atmosphère vraiment prenante, très cohérente, avec son petit côté ols school bien assumé, et dans laquelle je trouve Gary Oldman absolument époustoufiant. Une claque à chaque visionnage.
    bobmorane63
    bobmorane63

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    5,0
    Publiée le 5 décembre 2006
    Plusieurs films sur le mythe "Dracula", celebre vampire suceur de sang, ont deferlés sur plusieurs decennies, notamment ceux immortalisé par Christopher Lee. La version de Francis Ford Coppola est le mieux réussit en adaptant le fameux livre de Bram Stocker. Le début du film nous montre comment un guerrier nommé Vlad devient l'immortel suceur de sang en perdant sa bien aimée qui se suicide, jurant foi contre dieu. Quatre siecles plus tard, en 1897, un jeune clair de notaire nommé Jonathan se rend en Roumanie pour rencontrer un certain "D", qui le fera prisonnier lorsqu'il decouvre la photo de sa petite amie qui a une ressemblance avec la femme defunte qu'il aimait auparavant. Le comte Dracula decide d'aller en Angleterre pour seduire et envouter la jeune Mina pour un amour eternel.... Un trés bon film aux images sublimes qui, 13 ans aprés sa sortie n'a pas pris une ride. Je me suis laissé envouter par cette histoire à la poésie sanguinolante. Je regrettes que Francis Ford Coppola ne tourne plus ces dernieres années, lui qui a apporté sa lettre de noblesse au 7eme art en s'aventurant dans differents genres de films avec succés. Gary Oldman est l'acteur parfait pour jouer le comte Dracula amoureux de l'éblouissante Winona Ryder. Anthony Hopkins est impeccable dans la peau du celebre chasseur de vampires " Van Helsing". Bref un film magnifique a voir.
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