Cliff554
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2 - Pas terrible
Troisième et dernier volet de la saga "Pirates des Caraïbes" réalisé par Gore Verbinski, "Jusqu'au Bout du Monde" commence mieux que les autres, premièrement par cette scène d'introduction qui malgré quelques clichés hollywoodiens (tout les pirates se mettent à chanter et les pions de la compagnie des Indes commencent à trembler de tous leurs membres) impose directement un style sombre qui retombera aussitôt une fois la séquence passée. Dommage... Bon, à vrai dire on est aussi dans le gratin du film hollywoodien. Trop de côtés sombres tuerait l'aspect grand public.
Découpé en deux parties distinctes, la première étant le secours de notre cher capitaine Jack Sparrow et la seconde la bataille finale contre les forces de Davy Jones, les deux moitiées laissent toutefois à désirer. Autant dire que la première est la plus réussie car simple et moins abracadabrantesque que le reste. L'objectif est clair: sauver Jack Sparrow de l'antre de Jones. Le récit n'emprunte pas mille chemins et fonce droit au but. A noter l'apparition de Chow Yun-Fat dans le rôle du grand méchant de cette première partie, le pirate Sao Feng. Et là je crie au blasphème! Car Sao Feng avait un immense potentiel de méchant tout autant que Jones et consort, mais sa place est négligée et traitée vite fait mal fait. Ainsi on a droit à toutes les carricatures du sale pirate avide de pouvoir, d'argent, et ne possédant aucune humanité (enfin, quasiment...). Une fois la première heure passée, temps total de cette première partie, la seconde merde complètement. A vouloir insérer sous-intrigues sur sous-intrigues, le récit se perd dans une confusion telle qu'à un moment, on se reprend sans rien comprendre à certains points (qui est avec qui? pourquoi? comment?). Un beau bordel donc qui aurait grandement mérité meilleur traitement, car l'impression que donne ce "Jusqu'au Bout du Monde", c'est d'avoir été réalisé à la va-vite histoire de conclure l'arc scénaristique démarré dans "Le Secret du Coffre Maudit", se remplir les poches via les recettes obtenues et crier victoire d'avoir baclé un long-métrage tout en amassant du pognon, comme l'aurait fait un pirate. Les vrais pirates seraient-ils en fait l'équipe de Verbinski et de Bruckheimer?
De plus, le jeu des acteurs devient ici complètement ridicule, comme si ils n'étaient plus dirigés et voguaient en roue libre totale. Entre Depp et ses éternelles mimiques qu'il s'empresse de faire à chaque seconde, entre Bloom qui montre à quel point il est tiraillé entre son amour pour Elisabeth et sa volonté de sauver son papounet en fronçant les sourcils, et Knightley qui prouve une nouvelle fois qu'elle est une mauvaise actrice avec ses expressions faciales digne d'un cachalot, c'est à se demander si il y a eu un véritable travail derrière tout cela ou si le tournage s'est résumé à une rencontre d'amis visant à faire un film pour s'éclater sans se soucier du moindre détail technique.
Après deux premier épisodes corrects, ce "Jusqu'au Bout du Monde" représente une véritable déception par sa connerie affluente à tous les niveaux. Et à ce qu'il parraît, le quatrième et dernier opus est encore pire...
Ajoutée le 21 mai 2012 à 12h06
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