Mon AlloCiné
Batman, le défi
note moyenne
3,8
21084 notes dont 820 critiques
44% (361 critiques)
31% (252 critiques)
13% (105 critiques)
8% (62 critiques)
4% (33 critiques)
1% (7 critiques)
Votre avis sur Batman, le défi ?

820 critiques spectateurs

Benjamin A

Suivre son activité 296 abonnés Lire ses 1 897 critiques

4,5Excellent
Publiée le 09/03/2014

Trois ans après "Batman", Warner Bros confie le projet d'une suite à Tim Burton, d'abord réticent (surtout que la Warner voulait ajouter le personnage de Robin) mais qui accepta après avoir eu la certitude de bénéficier d'une totale liberté. Il met ici son héros face au Pingouin, monstre génétique abandonné lorsqu'il était bébé et vivant dans les égouts. À nouveau Tim Burton nous emmène dans son univers gothique et sombre et met en place une atmosphère adéquate et envoûtante. Dès le début, son esthétisme si particulier et macabre mais tellement génial prend le dessus et nous transporte dans ce Gotham sombre et expressionniste, sublimé par des décors grandiloquents, des costumes et maquillages adéquate ou quelques effets de style, donnant lieu à quelques magnifiques tableaux comme celui de ce Gotham enneigé. Mais la réussite du film tient tant au personnage toujours torturé de Bruce Wayne s'ennuyant dans son manoir mais prenant une tout autre dimension lorsqu'il devient Batman qu'aux autres personnages. Face à lui se dresse un Pingouin aussi affreux que revanchard et pathétique ainsi qu'un riche industriel manipulateur et véritable salaud. C'est aussi à travers le personnage ambigu de Catwoman que Burton rajoute une touche aussi romantique que sexy et sensuelle avec sa combinaison toute de cuir vêtu. Avec ses personnages, Burton dépasse le simple cadre du bien contre le mal et à travers les relations ambigu qu'ils entretiennent, dresse une guerre d’ego où l'image renvoyée est au centre des intentions (symbolisé par cette scène où Catwoman propose au Pingouin de faire de Batman ce qu'il déteste le plus, c'est-à-dire eux). Mais Burton dresse aussi un constat politique et écologique à travers le personnage de Christopher Walken, déversant ses déchets dans les égouts et dirigeant la ville d'une main de maître, qu'importe le maire. Qualité d'écriture au niveau des personnages mais aussi des relations qu'ils entretiennent ainsi que des dialogues et de l'histoire. Tim Burton nous emmène à travers ce Gotham enneigé que ce soit dans la ville ou sous la ville de manière parfois surprenante mais toujours passionnante et braquant en permanence sa caméra sur les protagonistes. Ils bénéficient tous d'excellentes interprétations, que ce soit Michael Keaton qui campe un justicier mis à mal ou les géniaux Danny DeVito et Michelle Pfeiffer qui, quitte à en faire trop, sont excellents et jouissifs. Christopher Walken est aussi génial dans la peau du salopard industriel. A noter l'excellente bande-originale de Danny Elfman qui vient magnifier l'ensemble. À mes yeux une suite qui dépasse le premier opus. Burton nous transporte à nouveau dans son Gotham si particulier en mettant en scène un quatuor de personnages qui reste aussi fascinant qu'inoubliable.

MaCultureGeek

Suivre son activité 725 abonnés Lire ses 1 008 critiques

4,0Très bien
Publiée le 02/08/2013

Voici LA seule suite du Batman de Tim Burton qui soit valable. On le retrouve d'ailleurs derrière la caméra, et ce pour notre plus grand bonheur. Par où commencer? Le casting. Michael Keaton est toujours aussi bon et attachant en Bruce Wayne/Batman, Danny DeVito est la figure même du Pingouin au cinéma et Michelle Pfeiffer fait une Catwoman tout à fait convaincante. La bande son, le scénario et les dialogues sont toujours autant de qualité, nous offrant à quelques occasions des jeux de mots bien venus. Les deux volets qui suivront seront tous les deux catastrophiques, sans qu'aucun ne puisse racheter l'autre. Concentrez-vous plutôt sur la trilogie de Christopher Nolan, si vous voulez voir du vrai cinéma.

MattBD

Suivre son activité 108 abonnés Lire ses 467 critiques

4,5Excellent
Publiée le 25/05/2013

Burton décide de considérer le mot "pingouin" au sens propre : il fait de ce vilain un monstre de foire sortant des égoûts et dont les seuls amis sont de vrais pingouins. Attention à vos enfants, le bonhomme est un peu effrayant pour la jeunesse, j'en avait fait quelques cauchemars à l'âge relativement avancé de 10 ans ! Dans un univers sombre et enneigé, qui de mieux que Catwoman pour compléter le tableau face à un Batman légèrement en retrait. Choix judicieux des deux vilains qui abordent parfaitement le virage gothique, une prise de risque qui ne sera pas du goût de tous les fans.

Akamaru

Suivre son activité 519 abonnés Lire ses 4 332 critiques

5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 28/05/2010

Un éclatant conte gothique,où Tim Burton va au bout de son idéal,transformant Gotham City en un repaire de bestioles extravagantes en quête d'identité."Batman le défi" est peut-être le meilleur des 6 Batman au cinéma(il y a duel avec"The Dark Knight").Au niveau du ton,volontiers ironique et cruel,il y a un vrai attachement de Burton pour des personnages en marge,des exclus.Les méchants n'en sont pas vraiment,ils sont victimes de la société.Si le Pingouin menace de faire sauter la ville,c'est qu'il demande la reconnaissance de son humanité,malgré sa difformité physique.Si la gentille Selima devient Catwoman après avoir été défénestré,c'est pour illustrer toute la sensualité débordante de la femme,et contrer la misogynie générale.A l'inverse,Max Schreck(Christopher Walken,au sang-froid glaçant),businessman très dur en affaires,prêt à empoisonner toute une population de ses déchets,est un véritable monstre à visage découvert.Batman a de quoi s'employer,d'autant qu'il est lui-même tourmenté par une mission à laquelle il ne donne pas toujours un sens.On appréciera l'interprétation excentrique de Michael Keaton.Les décors,costumes,partitions(de Danny Elfman)sont typiquement burtoniens,et resplendissent de noirceur macabre et d'acidité intense.Le Pingouin(Danny De Vito,possédé),bête des égouts déshumanisé par un geste malheureux;et Catwoman(Michelle Pfeiffer,plus sexy,c'est impossible),chatte de cuir torride,débordante de fureur trop longtemps contenue,sont 2 méchants extraordinaires,du niveau du Joker.Fabuleuse vision.

Sylvain. V

Suivre son activité 60 abonnés Lire ses 371 critiques

5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 27/06/2015

Voila une suite digne d'un Batman, avec Tim Burton au commande, ce deuxième volet est une réussite en toute catégorie. Très différent du premier opus, cette histoire est plus sombre et plus rythmé, par un casting de choix et de scène d'action survitaminé et d'une qualité sans précédentes. Le scenario est original, on pourrait même dire transcendant, écrit par Sam Hamm, le scénariste du premier Batman de Tim Burton. Doté de séquences d'actions très satisfaisantes et spectaculaire pour un film des années 92. La mise en scène est impeccable, a part quelque faux raccord, elle est très réussite. Et par dessus tous, les effets spéciaux, très stupéfiant, inouï. Batman, le défi est un film phénoménal, d'une qualité technique épatante. Encore meilleur que le premier ! 5/5 *****

puce6386

Suivre son activité 377 abonnés Lire ses 1 074 critiques

4,5Excellent
Publiée le 22/10/2013

Un film dans la même veine sombre et décalée que le premier Batman de Tim Burton, au cours duquel le chevalier noir se trouve opposé au Pingouin et à Catwoman. Le réalisateur soigne encore une fois magnifiquement ses personnages, bons comme méchants, dans des décors et une atmosphère encore plus glauque et noire. L'esthétique gothique correspond parfaitement à l'univers de l'homme chauve souris. Et, Danny DeVito offre une immense et mémorable interprétation. Prenant et surprenant ! Une réalisation qui, avec le premier volet, constitue indéniablement la saga Batman la plus réussie !

.Jurassic

Suivre son activité 85 abonnés Lire ses 21 critiques

5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 25/07/2014

Bon ben chef d’œuvre… La vache, je m’y attendais pas. Surtout venant de Tim Burton, un réalisateur que je trouve très inégal et qui n’a cessé de me décevoir ces dernières années. J’ai honte. C’est la deuxième fois que je vois ce film. La première, c’était quand j’étais gosse, à 8 ans. Je l’avais profondément détesté et j’ai alors jeté mon dévolu sur les deux chef d’œuvres de Joel Schumacher, dont « Batman & Robin » en particulier que je matais en boucle (non, vraiment). Puis, il y a peu, j’ai eu envie de visionner le premier grand film de l’homme chauve-souris « Batman ». J’en avais également des souvenirs assez moyens bien que vagues, et ce second visionnage m’a permis de découvrir que Tim Burton était un bonhomme sacrément couillu pour réussir à imposer une vision aussi loufoque et sombre du chevalier noir à un film destiné principalement aux enfants, ce qui m’a donc poussé à visionner le deuxième opus de la franchise, « Batman : Le Défi », que certains dressent comme étant le plus grand film de superhéros de l’histoire du cinéma. « HA ! HA ! HA ! » m’esclaffais-je, jamais Tim Burton ne pourrait surpasser la maîtrise du « Dark Knight » de Nolan ! Ben, ta gueule, prends-toi la quintessence du style burtonien dans les dents en ouverture. Une Gotham enneigée, sombre à l’esthétique magnifiquement gothique, dans la droite lignée de l’expressionnisme allemand des années 20, un bébé, dont on ne verra jamais le corps, enfermé dans une cage dévore un chat, dans une chambre d’hôtel à l’architecture étrange, ce qui pousse les parents du nouveau-né à le jeter dans les égouts. S’en suit un plan absolument dantesque où l’on voit le panier flotter jusqu’au bout d’un tunnel mystérieux, froid, porté par la musique exceptionnelle de Danny Elfman, aux mélodies surprenantes, mêlant plusieurs nouveaux thèmes aux allures de berceuses, mais marquées par ces chœurs étranges, presque effrayants. Une atmosphère malsaine, dérangeante, glaçante, envoûtante se dégageait de cette séquence. Bigre ! Dès lors, j’ai compris que je m’attaquais à du lourd. Et j’avais raison ! Le film ne s’essoufflera plus, enchaînera les scènes d’anthologie avec une virtuosité rare à en faire pâlir les réalisateurs de blockbusters actuels, Burton allant jusqu’au bout de sa démarche sans faire un faux pas. Que ce soit la naissance de Catwoman, la première rencontre entre les deux antagonistes, la scène du bal, la séquence finale… Chaque scène est mémorable et multiplie les trouvailles de mise en scène de génie. Je pense que ce qui m’a définitivement convaincu du génie de ce film, c’est la facilité avec laquelle Burton opère à une déconstruction du conte de fées. Tout au long du film, chaque personnage exprimera ses désirs, ses rêves, et tous ces rêves seront finalement déçus. La naïveté n’a pas sa place à Gotham, si l’on veut réussir, il faut agir durement. La première à en subir les conséquences, c’est la timide et maladroite Selina Kyle, se lamentant sur ses mésaventures amoureuses, espérant un brin de reconnaissance de la part de son employeur et habitant dans un appartement extravagant à la décoration enfantine. Ce qui la conduira inexorablement à la mort, puis à la résurrection, la transformant en femme sensuelle, objet de tous les vices, qui va alors détruire sa vie passée, en saccageant son appartement, déchirant ses peluches, repeignant de noir la peinture rose bonbon de son salon. Le puéril « Hello There » affiché dans sa chambre est désormais « Hell There ». Mais la métaphore ne s’arrête pas là. L’intelligence du film est aussi d’avoir intégré une intrigue politique à l’histoire. Le diabolique Max Shreck va s’allier Oswald Cobblepot, alias le Pingouin, désireux de vengeance sur la société qui l’a répudié. Ils vont alors mettre en scène une fable moderne du vilain petit canard (véhicule du Pingouin d’ailleurs) afin de jouer avec les sentiments des citoyens de Gotham dans l’optique que le Pingouin devienne maire de la ville. Mais l’issue sera malheureuse. Les desseins machiavéliques du Pingouin seront découverts, et il sera à nouveau exclu et contraint à se cacher dans les égouts de Gotham. On peut également citer la manière dont Bruce Wayne/Batman, idéaliste et naïf, se fera manipuler tour à tour par ses deux ennemis, ne pouvant les vaincre qu’en leur infligeant des coups de poignard dans le dos, le baiser mortel final (scène absolument magnifique), le destin tragique de chaque personnage, les deux méchants du film dont les surnoms de pingouin et de chatte sont assez naïfs… Ce qui ressort de cette idée finalement, c’est qu’à l’inverse du premier film, « Batman : Le Défi » n’est en rien un film pour enfants. Bien que gothique et sombre, « Batman » comportait un bon lot d’éléments insérés pour les enfants. Les gadgets fous de Batman, les blagues du Joker, ne le rendant pas « trop » antipathique, la romance entre Vicky Vale et Bruce Wayne, le journaliste rigolo Knox… Le film a une identité burtonnienne, mais l’on voit clairement que ses producteurs lui ont donné de nombreuses contraintes. Le succès de ce film a donc encouragé les patrons de la Warner à donner carte blanche à Tim Burton pour la réalisation du deuxième Batman. Je surinterprète peut-être mais j’ai vu ce film comme une mise en abîme de ce contexte de production. Alfred amenant Vicky Vale dans la Batcave sans l’autorisation de son maître ? Personnellement, j’avais trouvé ça bête. Bruce Wayne aussi, il le reproche à son majordome au milieu du film. Le fait que seuls les méchants mouraient dans le premier film (à l’exception d’une présentatrice télé mais dont le sourire cadavérique pourrait prêter à faire sourire les enfants) ? Ici, on veut tuer des enfants et quand quelqu’un exprime son désaccord, une belle abeille de métal dans le bide ! Ça c’est fait ! C’est fou de voir à quel point Burton est décomplexé dans ce film. Les sous-entendus sexuels, mêlés à des blagues de mauvais goût explicites parcourent le film du début à la fin, les personnages sont moralement douteux, Batman tue sans aucun complexe ses ennemis, il les brûle, les jette dans le vide, les explose, les écrase en Batmobile, les morts sont on ne peut plus malsaines… C’est un pur film d’auteur que nous livre Tim Burton, sa mise en scène est exceptionnelle et les symbolismes sur l’identité cachée prenant le dessus sur l’identité officielle sont ici beaucoup plus développés sans la lourdeur passagère du premier volet (Bruce qui dort la tête en bas tel une chauve-souris). On retiendra surtout cette scène du bal costumé où Bruce et Selina se vêtissent de leurs costumes de ville (je ne sais pas quoi dire, magnifique !). Le scénario du film est exceptionnellement écrit, parfaitement structuré, aux enjeux clairs, allant jusqu’au bout de chacune de ses idées, doté de personnages saisissants, mémorables, superbement interprétés. Je pense avoir rarement vu une équipe d’acteurs jouant de manière aussi cohérente avec le ton du film. Michael Keaton, Danny DeVito, Michelle Pfeiffer, Christopher Walken… Ils sont tous éblouissants. L’esthétique du film est bluffante, surpasse en tout point la pourtant très bonne direction artistique du premier volet, les décors enneigés apportant un supplément d’ « âme » à Gotham City. La bande originale est parfaite, accompagnant parfaitement chaque séquence et chaque scène du film avec la grande virtuosité qu’on connaît chez Danny Elfman. Il reprend et réadapte ses travaux sur le premier film pour rendre la musique encore plus saisissante de mystère et de souffle, notamment dans le climax final. Ce film est riche, de loin le meilleur film de son auteur à mon sens, et c’est sans frémir que j’accorde à « Batman : Le Défi » le statut de chef d’œuvre absolu du film de superhéros.

Chuck Carrey

Suivre son activité 183 abonnés Lire ses 563 critiques

4,0Très bien
Publiée le 18/09/2013

Batman, le défi : un très bon film sur Batman même s'il n'équivaut pas la trilogie Dark knight de Nolan. Tim Burton reprend la caméra pour tourner la seule et unique suite au film "Batman" de 1989 qu'il avait lui même réalisé. Cette suite n'est pas très spectaculaire mais les acteurs sont excellents notamment Danny DeVitto, effrayant en Pingouin et Michelle Pfeiffer sexy et agressive en Catwoman. La BO est également excellente et colle parfaitement avec l'ambiance du film, à la fois sombre et réalise. Il y a tout de même peu d'action pour un film de super-héros mais ça prouve qu'il est possible de faire de très bon films sans en faire de trop.

B-Lyndon

Suivre son activité 47 abonnés Lire ses 44 critiques

5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 23/12/2011

C'est au milieu d'un ciel bleu parsemé de nuage qu'il nous apparaît tout d'abord, comme d'habitude. Puis, la musique se lance, partition à l'image du film : gothique, déviante, lancinante ; et tout s'assombrit. Une couleur noire s'empare de l'écran, embrassant le "W" du logo bien connu. Les flocons se mettent à se déverser, à tomber par milliers, dans la nuit, sous la lueur de la lune. Changement de plan, la caméra se hisse soudain au dessus d'un grand portail, ignorant les barreaux repoussant et nonobstant la vue de cet antre sans doute fermé. Toujours dans le noir, se dessine un grand manoir. Une fenêtre immense, où la lumière se libère de l'intérieur. Un cri résonne, soudain, terrifiant, dans une autre pièce, encore. Un homme sort, le visage halluciné, terrifié, mouchoir à la main. Un docteur, sans doute. Car c'est un cri de bébé qui retentit, cette fois. Un nouveau-né. Un petit poupon. Un poupon cassé. Plus tard, un homme et une femme fixent tous deux leur enfant. Ils se désolent, sans parler, de celui-ci. Celui qu'ils ont mis au monde, et qu'ils s'apprêtent à abandonner. L'on perçoit, quelques secondes, un peu de l'enfant. Nageoires en guises de mains boudinées, et silhouette assombrie par le noir de la cage où il demeure enfermé. Là, la musique se relance, au dessus d'un petit ponton, où coule en dessous une petite rivière à l'eau glacée. A la surface, un landau noir tombe, éclaboussant de partout avec de multiples flocons d'eau. C'est le Pingouin qui naît, à ce moment là. Pendant que s'écrivent les premières lettres du générique, sur les murs des égouts où il se fait emporter se dessinent de partout la silhouette du landau. Trente-trois hivers plus tard, les silhouettes demeurent, à Gotham. Elles s'inscrivent, déviantes, tourbillonnantes, sur les murs de la ville. Les ombres de mystère se projettent sur le parterre des rues glauques et peu sûres. L'inconnu rôde, fantomatique, dans la pénombre menaçante. Le danger demeure, les crimes pullulent, dans la nuit noire, sous la lueur de la lune... Pour ce film magnifique, et sans doute l'un de ses meilleurs, Burton, sous la couverture du simple divertissement qu'il fait mine de réaliser, se montre travaillé par des désirs d'extravagances, des fantasmes tourmentés. Il façonne un Gotham à son image, étrange, mystérieux. Parmi les grattes ciels, il invente un cimetière vieillot, tombales pullulantes envahis par un long manteau blanc. Il montre un Batman effacé, plus seul et méditant que jamais, se tenant debout dans la pénombre. Il l'accompagne par d'autres animaux : une femme chat, Catwoman (Michelle Pfeiffer, extraordinaire) et un homme pingouin, (Danny De Vito). Une ménagerie de cirque que l'on regarde se "chamailler" - en quelques sortes - avec immense plaisir. La folie cartoonesque du truc n'empêche nullement à Burton de se faire plus psychologue, parfois. Tel un Dickens très inspiré, il s'en va puiser les fêlures des personnages, au plus profond des souvenirs d'enfance. Il y a toujours cette ironie sur le sujet, chez lui : ressors-t-elle, ici, de la plus flagrante des manières. Tout les personnages semblent atteint d'un désir d'amusement, d'aventure, tout droit sorti des contes que l'on nous racontaient enfants. Tous, partagés entre les idées concrètes de la désillusion du monde, et les rêves de notre jeunesse. Exemple flagrant : Selina Kyle, et sa maison de poupée qu'elle brisera en deux, et noircira à la bombe, marquant finalement la perte de son innocence et de sa naïveté, donc de sa transformation en Catwoman, personnage torturé, malade et sexué. Et il y a le Pingouin, bien sûr, avec son enfance volée, brisée. Avec ses désirs de réinsertion dans le monde de "là-haut", dit-il, doublée d'une folie douteuse, il se fera voeu d'enlever et d'assassiner tous les enfants de la ville dans leur sommeil. Mélancolique, nostalgique et ambiguë, cette vision là fait de ce film l'un des plus aboutis de Burton. D'une certaine façon, également, l’un des plus riches, les plus fouillés et peut être l’un des plus drôles, aussi... Hormis son extravagance fellinienne, le cinéaste fait preuve d'un étonnant sens de l'humour et du second degré, et parfois, ici et là, donne à son Batman des airs de satire politique....Délire halluciné ? Hymne aux rêves ? Méditation mélancolique et psychologique sur l’enfance ? Satire politique ? Conte macabre ? Simple divertissement, peut-être...Batman Returns est sans doute tout cela à la fois. Mais Burton ne réussi finalement rien de mieux que de filmer ces défis, ces duels, entre tous les personnages, comme s'ils étaient des animaux enfermés dans des cages, une ménagerie étrange où l'instinct animal de l'être deviendrait son seul et unique état. Tout ce principe de mise en scène donne un côté théâtrale au film, mais qui n'efface jamais la noirceur du propos et sa mélancolie mystérieuse. Parce que c'est ce Tim Burton là qu'on aime. Le poète macabre. Le créateur délirant. Le fou. 18/20.

maxou599

Suivre son activité 255 abonnés Lire ses 261 critiques

5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 27/05/2015

Après le succès du premier "Batman" de Tim Burton en 1989, la Warner a décidé de lui laisser carte blanche pour réaliser le second opus de cette nouvelle saga pleinement lancé : "Batman : Le Défi". Par conséquent, nous avons retrouvé l’équipe principale du film précédent avec Keaton qui remballait son costume d’homme chauve-souris, Michael Gough en Alfred et Danny Elfman toujours à la musique. Autant dire que le public était très enthousiaste pour ce second volet. Toutefois, quand il est sorti en salle, les réactions n’ont pas été aussi positives qu’avec le premier film de la franchise : s’il a été un succès au box-office mondial, le public a critiqué la noirceur du film et l’aspect extrêmement sombre que Burton a adopté sachant que le public cible de la Warner était les enfants. Comme pour le précédent Batman, je l’ai revu pour pouvoir pleinement l’apprécier. Et malgré l’avis que les gens peuvent en avoir c’est très certainement mon Batman préféré, je le trouve même meilleur que le précédent que j’adore. Aujourd’hui le film a gagné un statut de film de super-héros culte auprès des fans, mais pour l’époque ça n’avait pas forcément plu à tout le monde et quand on le voit, on comprend pourquoi. Cela dit, l’avantage pour Burton d’avoir une liberté totale sur ce film c’est qu’il a pu mettre toute sa patte artistique dans l’univers du film et la mise en scène.Dés l'introduction du Pingouin lors de l’ouverture, on sent clairement que le ton sera beaucoup plus grave que dans le précédent, la froideur ainsi que la noirceur et la beauté de son univers et par l’occasion celui de Batman est rapidement retrouvé. Les plans penchés sont plus rares, les plans vus du dessus sont aussi moins nombreux mais visuellement et artistiquement le gothique reste un élément phare de ce Batman version Burton, ça se sent avec les costumes des personnages, ça se sent avec Gotham qui reste une ville toujours aussi menaçante et noire mais avec la neige en prime pour rendre la ville plus froide, et ça se sent également avec les décors. La musique de Danny Elfman aussi prend plus de liberté dans ses morceaux, en plus de reprendre comme il faut le thème principal du précédent film. Le thème de Batman est toujours aussi agréable à entendre, celui de Catwoman est très bon aussi et rend les apparitions de cette dernière assez fascinante, celle sur le Pingouin très envoûtante avec les chœurs qui viennent s’ajouter à certains morceaux. Une profonde mélancolie se fait sentir dans plusieurs morceaux et ça n’est pas plus mal. Encore une fois, un excellent travail que je qualifie même de supérieur au premier film. Du côté du casting, on retrouve Michael Keaton dans le rôle de Batman, qui est encore une fois toujours aussi bon et charismatique en homme chauve-souris. Et Burton en profite pour creuser un peu plus Batman face à ses nouveaux ennemis qui sont présent ici, à savoir Catwoman dont on retrouve la relation amour/haine que beaucoup d’aficionados de comics adorent, et bien sur le fameux Pingouin, un des principaux adversaires de Batman dans les comics qui est traité de manière très particulière par le réalisateur. Ce qui est étonnant ici d’ailleurs, avec les méchants c’est que, là ou le Joker était un bandit complètement cinglé,le traitement du Pingouin est tout autre ici. Danny DeVito en Pingouin était d’ailleurs un choix difficilement discutable. Quand on voit son physique, et quand on le voit dans la peau du personnage, on imagine difficilement un autre acteur dans la peau de ce fameux gangster. Ses mimiques sont excellentes, sa démarche fidèle au personnage, et en soi le Pingouin bien que criminel de première catégorie, est avant tout un personnage aux allures tragiques. Il est victime de ses parents et de sa différence physique et il inspire à être accepté (dans un premier temps en tout cas), mais on retrouve aussi ce qui caractérise si bien le méchant, avec ses armes. Bon après son apparence n’aide pas les enfants à aimer le film, je l’accorde, mais personnellement j’ai pas vraiment eu peur en le voyant la première fois (je suis un peu glauque des fois). Catwoman aussi est excellemment interprétée, ici par Michelle Pfeiffer qui s'amuse même une fois derrière la combinaison. Ici c’est une secrétaire timide qui n’arrive pas à exister auprès de ses patrons et se retrouve, malgré elle, impliquée dans les affaires de Max Shreck et qui, après que ce dernier l’ait balancé du sommet du building, meurt et revient à la vie après que ses meilleurs amis, les chats, lui redonnent un second souffle pour qu’elle bascule dans la démence et le crime.. Christopher Walker incarne un personnage inédit, en la personne de Max Shreck, un entrepreneur milliardaire véreux qui sera le point d’évolution du Pingouin et de Catwoman. Croyez-moi, vous allez le détester très vite et ça ne fera que s’empirer au fur et à mesure. L’écriture autour de ces trois personnages est bien plus profond et flexible qu’on pourrait l’imaginer au final et apporte des thématiques que Burton soulève grâce à l’univers de l’homme chauve-souris. Michael Gough reprend le rôle d’Alfred et le fait parfaitement bien, l'acteur inspire toujours un réel capital sympathie de la part du spectateur. Quoiqu’il en soit, le casting est particulièrement solide, encore plus que dans le premier film, ce qui est un réel exploit quand on voit à quel point Burton avait élevé la barre haute avec son premier film. Terminons avec le point qui a fâché le public avec Burton et la Warner, à savoir le scénario qui a fait scandale à l’époque auprès du public. Non seulement ça a fait hurler de nombreux fanatiques en criant au fait que Batman ne tuait pas ses ennemis tandis que de l’autre côté, certains avaient fait la remarque qu’il tuait dans les anciens comics. Mais surtout, la noirceur de ce film avait énormément fâché les gens car la Warner voulait proposer ces films au jeune public, peu importe à quel point le film est bon et apprécié par beaucoup aujourd’hui, dont certains youtubeurs populaire comme le Joueur du Grenier ou Linksthesun. Là ou dans les comics, Selina Kyle et Oswald Cobblepot sont des criminels populaire et ennemis principaux de Batman, ils sont ici avant tout victime de la société de Gotham : Selina est victime de son patron après avoir découverte la vérité sur ses projets secrets, et Oswald alias le Pingouin victime de sa propre apparence, abandonné par ses parents bourgeois et élevé par des animaux avant d’être exploité par Shreck pour le faire devenir maire et avoir une main basse sur Gotham. On en vient même à tomber sur un triangle criminel intéressant, car ces actes se retourneront contre Shreck, chacun des deux criminels finira par s’en faire une cible (pour des raisons justifié : l’une a failli se faire tuer par son patron, l’autre a perdu son partenariat et l’appréciation du public de Gotham et il a été de nouveau abandonné, on peut comprendre qu’ils aient les boules), en plus d'avoir Batman en ennemi commun. En fin de compte, que ça soit dans le passé et les événements qui touchent les deux méchants, leur mort qui arrive même à nous faire exprimer de la sympathie à leur égard, Batman qui tombe amoureux de Selina et découvre son identité mais n’arrivera pas à la raisonner malgré ses dissemblances avec elle, ou les thématiques principaux qui sont l’apparence et la société dans lequel Burton nous présente Gotham, un milieu dominé par la puissance politique et industriel grâce au personnage de Shreck et qui jouit d’une notoriété puissante alors que c’est l’une des plus gros enflures auquel on puisse penser, là ou le Pingouin et Catwoman ont des origines dans leur criminalité, le drame et la mélancolie sont constamment présent. On pourra reprocher au final que Batman soit plus mis en retrait par rapport aux autres personnages. Néanmoins, sa réaction face au Pingouin et Catwoman n’est pas inintéressante, dans le premier cas il se méfie non pas du personnage en apparence mais de ses attentions et de ses agissements, dans le cas de Catwoman il reste un justicier amoureux influençable par la beauté de cette dernière et sa liaison avec elle n’en reste pas moins intrigante. De plus, le fait que le duo de criminel tente d'en faire un monstre comme eux, ça se tient très bien, après tout son apparence fait déjà de lui une bête de foire en apparence. Au-delà de ça, Burton arrive même à ajouter un ton ridicule qui s'encre très bien à tout cette noirceur avec les clowns de cirque qui font du karaté, le cirque, ou son discours qui se veut héroïque en fin de film avec les pingouins censé aller bombarder Gotham, et ça reste beaucoup plus crédible que la Bat-Carte de crédit de cette daube de "Batman et Robin". Je vais pas m’éterniser, ce "Batman : Le Défi" est à mes yeux une œuvre à part dans les films de super-héros. La touche de Burton est là, l’univers de Batman aussi, l’interprétation est excellente, la BO de Danny Elfman splendide, l’histoire forte et enrichi davantage et j’ai aimé le fait que ce film prenait une direction très réaliste par moment. Si la Warner n’avait pas confié la suite du projet à Schumacher (je le remercie pas pour ses bouses) par la suite, qui sait ce que Burton aurait pu faire de plus ensuite. Quoiqu’il en soit, n’hésitez pas à le voir ou le revoir, la version Burton sur un personnage aussi iconique dans les comics que Batman vaut toujours le coup d’œil.

Le Loubar

Suivre son activité 20 abonnés Lire ses 146 critiques

4,5Excellent
Publiée le 15/08/2016

J'ai beau ne pas trop être fan de la vision de Batman de Tim Burton, ce film reste pour moi très intéressant. D'abord je trouve la direction artistique encore plus aboutie que dans le précédent opus : un Gotham City gothique, burtonienne, glaçante et mise magnifiquement en scène (j'adore les passages avec la neige). Les costumes sont très réussis, même si on pourrait reprocher à celui de Batman d'avoir vieilli. Maintenant en ce qui concerne le film, on peut trouver certains passages ridicules Spoiler: (Selina Kyle maîtrisant subitement l'acrobatie et les techniques de combat, le Pingouin qui pirate la Batmobile, les enregistrements de Batman sortis de presque nulle part...) mais pour moi il faut plus voir ce film pour ses personnages que pour son scénario. Burton capte ici l'essence-même du cinéma fantastique avec Batman Returns car il y représente à divers niveaux la monstruosité, et même la bestialité ; Max Shreck (Christopher Walken) est le politicien pourri que la société toute aussi pourrie adule, amenant le film à une critique politique et écologique de la société (là où le premier film Batman n'avait aucun réel propos), le Penguin (Danny DeVito) est l'enfant renié ayant trouvé refuge chez les manchots Spoiler: qui va chercher vengeance mais va vite se faire manipuler par Max et tomber complètement dans son côté animal (lorsqu'il veut tuer des bébés), Catwoman (Michelle Pfeiffer) était une femme innocente et ratée, Spoiler: tuée par son patron, qui va renaître (grâce aux chats) et chercher à se venger de cette société qui l'a tuée (toute la subtilité du personnage réside dans le fait qu'elle hésite entre son côté humain et animal, car de son côté Spoiler: Selina Kyle va tomber amoureuse de Bruce Wayne). Batman, quand à lui, a trouvé cet équilibre et ne sert ici que de point de repère pour les autres personnages (c'est pour cette raison qu'il n'est pas très présent à l'écran, du moins c'est la vision que Burton a voulu). On peut constater cette sorte de gradation animale sur l'affiche du film : au bas de l'image, le Penguin, qui va sombrer totalement dans son côté bestial, juste au-dessus Catwoman, vengeresse n'étant toutefois pas dépourvue d'amour, et enfin Batman, le héros droit, parfois presque boy-scout, n'ayant en aucun cas sombré dans la monstruosité. Ces 4 personnages vont à la fois se contrarier et se compléter, entrant ainsi dans une sorte de cercle vicieux : Spoiler: Le Penguin et Catwoman vont s'associer pour se venger de Max, mais vont aussi s'associer contre Batman en voulant le faire comme criminel aux yeux de Gotham (réel méchant du film, représenté par Max). D'un autre côté, Batman et Catwoman éprouvent une attirance mutuelle l'un pour l'autre, entre sensualité et admiration. Si l'on aborde le long-métrage sous cet angle, il devient beaucoup plus travaillé en temps qu’œuvre de cinéma. En temps que fan de Batman, je trouve ce film moyen (Batman qui tue ses ennemis, ce qui va d'ailleurs à l'encontre de son image de héros droit) mais c'est un Burton tout à fait abouti (là où le premier film hésitait trop entre l'univers de Batman et la vision d'auteur de Burton). D'ailleurs, un plan représente parfaitement cet esprit : lorsque Catwoman lèche son propre costume, tel un chat se toilettant. Ce que personnellement je rechercherai dans un film Batman est un souci de réalisme (lécher sa panoplie n'a absolument aucun intérêt) mais par ce plan, Burton montre de façon très caricaturale la bestialité de Selina Kyle. Il faut prendre ces personnages comme des allégories vivantes pour apprécier pleinement Batman Returns. Pour les amateurs de contes fantastiques et gothiques, au ton plutôt sombre et pessimiste, et au traitement des personnages analysant la dualité humanité/bestialité.

Antony.M

Suivre son activité 116 abonnés Lire ses 642 critiques

5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 06/03/2016

Une Pure Merveille. Aprés un Premier Episode Mythique au succès colossal, le cinéaste Tim Burton met la barre encore plus haut avec ce Second Volet Plus Noir et Plus Mouvementer que le précédant. Grace a une Mise en Scène virtuose qui dispose d'une remarquable reconstitution de Gotham City en période hivernale dont l'ambiance Gothique et la Noirceur qui guettent sur la ville sont plus présent que jamais et qui est accompagnée d'une BO magistral de Danny Elfman qui fournit un travail de qualité en correspondant parfaitement au long métrage. Ensuite le Scénario est plus Audacieux et Captivant en parvenant a monter d'un cran les enjeux a travers un rythme parfaitement soutenue au cours duquel on ne s'ennuie jamais au cours des 2h00, ajouter a cela des Effets Spéciaux révolutionnaire ainsi que des Séquences D'Actions plus nombreuses qui se révèlent au passage plus Epique avec une note d'Humour Noire parsemé de Répliques Cultissimes ainsi qu'une note de Romance et de Poésie intelligemment intégré au film. Enfin le Casting est quand a lui Majestueux dont on retrouve avec joie l'excellent Michael Keaton qui endosse a nouveau le costume de Batman qui reste toujours Charismatique et Ténébreux tout en assurant avec nuance dans la peau de son alter égo le milliardaire Bruce Wayne qui voit la ville de Gotham City plus menacé que jamais qui cette fois de multiples Antagonistes plus menaçants et machiavélique qui possedent une psychologie trés appronfodies et fascinant qui donnent énormément du fil a retordre a notre homme chauve souris a commencer par le répugnant et intriguant Pingouin alias Oswald Cobblepot qui est merveilleusement interpréter par Danny De Vito dont on parvient malgré a éprouver un peu de pitié a ce Criminel Difforme qui possède un passé tragique, a ses cotés la séduisante et énigmatique Catwoman alias Selina Kyle qui fait une entrée fracassante en y apportant une relation pimenter et complexe dans la vie de notre justicier milliardaire sous les traits de la ravissante Michelle Pfeiffer qui excelle avec panache dans la peau cette Femme Chat dangereuse et imprévisible et pour combler le tout le troisième antagoniste est une belle ordure sous les traits du Businessman Max Shreck dont le comédien Christopher Walken y est excellent dans la peau de cet industriel lâche et sournois sans oublier les dévoues majordome Alfred et le Commissaire Gordon qui viennent prêter main forte a notre Justicier Masqué avec les performances sans fausse note et respectives de Michael Gough et Pat Hingle qui viennent enrichir cette belle distribution. En Conclusion, Batman Le Défi est une remarquable suite qui surpasse a tous les niveaux son prédécesseur en entrant au panthéon des meilleurs films de Super Héros dans l'histoire du Cinéma ainsi qu'aux rangs des Chefs D'Oeuvres les plus marquantes des années 90 et qui s'avére a la fois plus Sombre,Poétique,Spectaculaire et Intimiste qui rivalisent tout se complétant brillamment avec la mythique trilogie de Christopher Nolan qui est également a la hauteur de la mythologie Batman dont les amateurs du genre tout comme les réfractaires seront littéralement aux anges par ce énorme bijou cinématographique a redécouvrir d'urgence.

cylon86

Suivre son activité 426 abonnés Lire ses 4 364 critiques

4,0Très bien
Publiée le 28/02/2008

Une suite encore plus sombre et plus gothique que le premier opus, Tim Burton se fait plaisir et nous offre de superbes décors d'un Gotham enneigé, s'intéressant plus aux méchants qu'à Batman lui-même. Danny DeVito est méconnaissable en pingouin, méchant pathétique et affreux en manque de sexe face à une Michelle Pfeiffer plus sensuelle que jamais en Catwoman. Même Christopher Walken campe un salaud redoutable, éclipsant Michael Keaton, pourtant très convaincant en Batman avec son côté décalé. "Batman, le défi" est un petit bijou, le scénario est très bien écrit avec une relation troublante entre Batman et Catwoman et la mise en scène de Burton est rythmée et efficace avec les excellents thèmes de Danny Elfman.

Movies97

Suivre son activité 100 abonnés Lire ses 471 critiques

5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 27/03/2014

Le premier n'était pas mal mais cette suite est pour moi largement supérieure à son prédécesseur ! Là, on reconnait à 100% le travail de Tim Burton avec un univers s'orientant légèrement vers ce qui est un peu gothique grâce à une remarquable direction artistique ! Batman, le Défi est un opus mettant en scènes des antagonistes hypers intéressants et surtout très développés ! Je pense que tout le monde a adoré Catwoman qui est l'antipode de Selina Kyle qui pourtant est la même personne et que tous les fans ont étés marqués par Oswald Cobblepot dont le triste passé l'a poussé à devenir Le Pingouin. Quant à Bruce Wayne alias Batman, ce dernier est très approfondit ! Encore une fois, un casting vraiment séduisant ! Le célèbre Michael Keaton, Danny DeVito -dont la nomination aux Razzie Awards 1993 pour le pire second rôle masculin est dégueulasse- et la très belle Michelle Pfeiffer sont parfaits, parfaits, parfaits et Christopher Walken ainsi que Michael Gough sont très bons ! Pour un film âgé de 22 ans, les effets spéciaux sont supers et bien qu'assez sombres, les décors sont excellents ! Comme dans le premier opus, les maquillages et les costumes sont irréprochables ! Pour ce qui est de la bande originale, c'est la meilleure de toute la saga ! Niveau scénaristique, je suis vraiment content que le studio Warner Bros ait fait confiance aux talents du réalisateur en lui donnant une totale liberté sur le script car ça a vraiment bien fonctionné (on accroche tout de suite et il y a des petits rebondissements), certaines idées sont tellement originales ! Enfin, il y a une petite pointe d'humour noire que j'ai vraiment apprécié ! C'est trop différents pour être comparé avec la saga The Dark Knight mais en tout cas, c'est clairement le meilleur de la saga Batman (1989-1997) !

Ramm-MeinLieberKritiker-Stein

Suivre son activité 82 abonnés Lire ses 538 critiques

5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 24/11/2013

C'est depuis la scène où l'on voit Michelle Pfeiffer péter les plombs sous une musique entraînante que je suis devenu fan non pas seulement de cette dernière; mais aussi de Tim Burton; de Danny Elfman; de la sombreté; de Batman; et ce jusqu'aux super-héros, tous autant qu'ils sont. Mais là, dès que j'ai commencé à visionné cet "ancien Burton", l'emprise qu'à le cinéma sur moi s'est profondément resserré. C'est une chose rare, à l'époque, de voir un réalisateur affirmer son style dans un long-métrage dont le budget provient de studios Hollywoodiens. Mais la patte de noirceur et d'originalité connues à Burton auront eu le dessus. Et c'est tant mieux, vu la véritable œuvre d'art (qui vieillit certes) qui reste toujours aussi moderne. Un coup de maître.

Les meilleurs films de tous les temps
  • Les meilleurs films de tous les temps selon les spectateurs
  • Les meilleurs films de tous les temps selon la presse
Back to Top