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    Batman, le défi
    note moyenne
    3,8
    21684 notes dont 740 critiques
    41% (303 critiques)
    32% (240 critiques)
    14% (104 critiques)
    8% (59 critiques)
    4% (27 critiques)
    1% (7 critiques)
    Votre avis sur Batman, le défi ?

    740 critiques spectateurs

    Benjamin A
    Benjamin A

    Suivre son activité 344 abonnés Lire ses 1 055 critiques

    4,5
    Publiée le 10 novembre 2014
    Trois ans après "Batman", Warner Bros confie le projet d'une suite à Tim Burton, d'abord réticent (surtout que la Warner voulait ajouter le personnage de Robin) mais qui accepta après avoir eu la certitude de bénéficier d'une totale liberté. Il met ici son héros face au Pingouin, monstre génétique abandonné lorsqu'il était bébé et vivant dans les égouts. À nouveau Tim Burton nous emmène dans son univers gothique et sombre et met en place une atmosphère adéquate et envoûtante. Dès le début, son esthétisme si particulier et macabre mais tellement génial prend le dessus et nous transporte dans ce Gotham sombre et expressionniste, sublimé par des décors grandiloquents, des costumes et maquillages adéquate ou quelques effets de style, donnant lieu à quelques magnifiques tableaux comme celui de ce Gotham enneigé. Mais la réussite du film tient tant au personnage toujours torturé de Bruce Wayne s'ennuyant dans son manoir mais prenant une tout autre dimension lorsqu'il devient Batman qu'aux autres personnages. Face à lui se dresse un Pingouin aussi affreux que revanchard et pathétique ainsi qu'un riche industriel manipulateur et véritable salaud. C'est aussi à travers le personnage ambigu de Catwoman que Burton rajoute une touche aussi romantique que sexy et sensuelle avec sa combinaison toute de cuir vêtu. Avec ses personnages, Burton dépasse le simple cadre du bien contre le mal et à travers les relations ambigu qu'ils entretiennent, dresse une guerre d’ego où l'image renvoyée est au centre des intentions (symbolisé par cette scène où Catwoman propose au Pingouin de faire de Batman ce qu'il déteste le plus, c'est-à-dire eux). Mais Burton dresse aussi un constat politique et écologique à travers le personnage de Christopher Walken, déversant ses déchets dans les égouts et dirigeant la ville d'une main de maître, qu'importe le maire. Qualité d'écriture au niveau des personnages mais aussi des relations qu'ils entretiennent ainsi que des dialogues et de l'histoire. Tim Burton nous emmène à travers ce Gotham enneigé que ce soit dans la ville ou sous la ville de manière parfois surprenante mais toujours passionnante et braquant en permanence sa caméra sur les protagonistes. Ils bénéficient tous d'excellentes interprétations, que ce soit Michael Keaton qui campe un justicier mis à mal ou les géniaux Danny DeVito et Michelle Pfeiffer qui, quitte à en faire trop, sont excellents et jouissifs. Christopher Walken est aussi génial dans la peau du salopard industriel. A noter l'excellente bande-originale de Danny Elfman qui vient magnifier l'ensemble. À mes yeux une suite qui dépasse le premier opus. Burton nous transporte à nouveau dans son Gotham si particulier en mettant en scène un quatuor de personnages qui reste aussi fascinant qu'inoubliable.
    anonyme
    Un visiteur
    5,0
    Publiée le 28 janvier 2014
    les suites sont souvent mal faite à la va vite mais cette suite de Batman est un pure chef d'oeuvre totalement baroque , emmené par un Keaton et une Pfeiffeur bien ancré dans leur personnage , décors encore plus travaillés et aussi le nouveau costume de batman je 'lai revu dernièrement et je me prend toujours une claque surtout avec Devitto et et Walken enormissime
    anonyme
    Un visiteur
    5,0
    Publiée le 24 janvier 2014
    quand je vois les daubes que Nolan à fait avec Batman je me dit que ce Batman est un chef d'oeuvre , Nicholson au sommet de son art , Burton a bien compris voguant en tre comics et ambiance sombre , je 'lai revu et il a pas trop vieillit Kim Basinger est superbe une résussite totale
    MaCultureGeek
    MaCultureGeek

    Suivre son activité 784 abonnés Lire ses 581 critiques

    4,0
    Publiée le 2 août 2013
    Voici LA seule suite du Batman de Tim Burton qui soit valable. On le retrouve d'ailleurs derrière la caméra, et ce pour notre plus grand bonheur. Par où commencer? Le casting. Michael Keaton est toujours aussi bon et attachant en Bruce Wayne/Batman, Danny DeVito est la figure même du Pingouin au cinéma et Michelle Pfeiffer fait une Catwoman tout à fait convaincante. La bande son, le scénario et les dialogues sont toujours autant de qualité, nous offrant à quelques occasions des jeux de mots bien venus. Les deux volets qui suivront seront tous les deux catastrophiques, sans qu'aucun ne puisse racheter l'autre. Concentrez-vous plutôt sur la trilogie de Christopher Nolan, si vous voulez voir du vrai cinéma.
    Akamaru
    Akamaru

    Suivre son activité 559 abonnés Lire ses 4 294 critiques

    5,0
    Publiée le 28 mai 2010
    Un éclatant conte gothique,où Tim Burton va au bout de son idéal,transformant Gotham City en un repaire de bestioles extravagantes en quête d'identité."Batman le défi" est peut-être le meilleur des 6 Batman au cinéma(il y a duel avec"The Dark Knight").Au niveau du ton,volontiers ironique et cruel,il y a un vrai attachement de Burton pour des personnages en marge,des exclus.Les méchants n'en sont pas vraiment,ils sont victimes de la société.Si le Pingouin menace de faire sauter la ville,c'est qu'il demande la reconnaissance de son humanité,malgré sa difformité physique.Si la gentille Selima devient Catwoman après avoir été défénestré,c'est pour illustrer toute la sensualité débordante de la femme,et contrer la misogynie générale.A l'inverse,Max Schreck(Christopher Walken,au sang-froid glaçant),businessman très dur en affaires,prêt à empoisonner toute une population de ses déchets,est un véritable monstre à visage découvert.Batman a de quoi s'employer,d'autant qu'il est lui-même tourmenté par une mission à laquelle il ne donne pas toujours un sens.On appréciera l'interprétation excentrique de Michael Keaton.Les décors,costumes,partitions(de Danny Elfman)sont typiquement burtoniens,et resplendissent de noirceur macabre et d'acidité intense.Le Pingouin(Danny De Vito,possédé),bête des égouts déshumanisé par un geste malheureux;et Catwoman(Michelle Pfeiffer,plus sexy,c'est impossible),chatte de cuir torride,débordante de fureur trop longtemps contenue,sont 2 méchants extraordinaires,du niveau du Joker.Fabuleuse vision.
    anonyme
    Un visiteur
    5,0
    Publiée le 6 janvier 2014
    les suites sont souvent mal faite à la va vite mais cette suite de Batman est un pure chef d'oeuvre totalement baroque , emmené par un Keaton et une Pfeiffeur bien ancré dans leur personnage , décors encore plus travaillés et aussi le nouveau costume de batman je 'lai revu dernièrement et je me prend toujours une claque surtout avec Devitto et et Walken enormissime
    Sylvain. V
    Sylvain. V

    Suivre son activité 75 abonnés Lire ses 88 critiques

    5,0
    Publiée le 30 juin 2015
    Voila une suite digne d'un Batman, avec Tim Burton au commande, ce deuxième volet est une réussite en toute catégorie. Très différent du premier opus, cette histoire est plus sombre et plus rythmé, par un casting de choix et de scène d'action survitaminé et d'une qualité sans précédentes. Le scenario est original, on pourrait même dire transcendant, écrit par Sam Hamm, le scénariste du premier Batman de Tim Burton. Doté de séquences d'actions très satisfaisantes et spectaculaire pour un film des années 92. La mise en scène est impeccable, a part quelque faux raccord, elle est très réussite. Et par dessus tous, les effets spéciaux, très stupéfiant, inouï. Batman, le défi est un film phénoménal, d'une qualité technique épatante. Encore meilleur que le premier ! 5/5 *****
    cylon86
    cylon86

    Suivre son activité 478 abonnés Lire ses 2 991 critiques

    4,0
    Publiée le 19 mars 2012
    Une suite encore plus sombre et plus gothique que le premier opus, Tim Burton se fait plaisir et nous offre de superbes décors d'un Gotham enneigé, s'intéressant plus aux méchants qu'à Batman lui-même. Danny DeVito est méconnaissable en pingouin, méchant pathétique et affreux en manque de sexe face à une Michelle Pfeiffer plus sensuelle que jamais en Catwoman. Même Christopher Walken campe un salaud redoutable, éclipsant Michael Keaton, pourtant très convaincant en Batman avec son côté décalé. "Batman, le défi" est un petit bijou, le scénario est très bien écrit avec une relation troublante entre Batman et Catwoman et la mise en scène de Burton est rythmée et efficace avec les excellents thèmes de Danny Elfman.
    Puce6386
    Puce6386

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    4,5
    Publiée le 25 octobre 2013
    Un film dans la même veine sombre et décalée que le premier Batman de Tim Burton, au cours duquel le chevalier noir se trouve opposé au Pingouin et à Catwoman. Le réalisateur soigne encore une fois magnifiquement ses personnages, bons comme méchants, dans des décors et une atmosphère encore plus glauque et noire. L'esthétique gothique correspond parfaitement à l'univers de l'homme chauve souris. Et, Danny DeVito offre une immense et mémorable interprétation. Prenant et surprenant ! Une réalisation qui, avec le premier volet, constitue indéniablement la saga Batman la plus réussie !
    .Jurassic
    .Jurassic

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    5,0
    Publiée le 25 juillet 2014
    Bon ben chef d’œuvre… La vache, je m’y attendais pas. Surtout venant de Tim Burton, un réalisateur que je trouve très inégal et qui n’a cessé de me décevoir ces dernières années. J’ai honte. C’est la deuxième fois que je vois ce film. La première, c’était quand j’étais gosse, à 8 ans. Je l’avais profondément détesté et j’ai alors jeté mon dévolu sur les deux chef d’œuvres de Joel Schumacher, dont « Batman & Robin » en particulier que je matais en boucle (non, vraiment). Puis, il y a peu, j’ai eu envie de visionner le premier grand film de l’homme chauve-souris « Batman ». J’en avais également des souvenirs assez moyens bien que vagues, et ce second visionnage m’a permis de découvrir que Tim Burton était un bonhomme sacrément couillu pour réussir à imposer une vision aussi loufoque et sombre du chevalier noir à un film destiné principalement aux enfants, ce qui m’a donc poussé à visionner le deuxième opus de la franchise, « Batman : Le Défi », que certains dressent comme étant le plus grand film de superhéros de l’histoire du cinéma. « HA ! HA ! HA ! » m’esclaffais-je, jamais Tim Burton ne pourrait surpasser la maîtrise du « Dark Knight » de Nolan ! Ben, ta gueule, prends-toi la quintessence du style burtonien dans les dents en ouverture. Une Gotham enneigée, sombre à l’esthétique magnifiquement gothique, dans la droite lignée de l’expressionnisme allemand des années 20, un bébé, dont on ne verra jamais le corps, enfermé dans une cage dévore un chat, dans une chambre d’hôtel à l’architecture étrange, ce qui pousse les parents du nouveau-né à le jeter dans les égouts. S’en suit un plan absolument dantesque où l’on voit le panier flotter jusqu’au bout d’un tunnel mystérieux, froid, porté par la musique exceptionnelle de Danny Elfman, aux mélodies surprenantes, mêlant plusieurs nouveaux thèmes aux allures de berceuses, mais marquées par ces chœurs étranges, presque effrayants. Une atmosphère malsaine, dérangeante, glaçante, envoûtante se dégageait de cette séquence. Bigre ! Dès lors, j’ai compris que je m’attaquais à du lourd. Et j’avais raison ! Le film ne s’essoufflera plus, enchaînera les scènes d’anthologie avec une virtuosité rare à en faire pâlir les réalisateurs de blockbusters actuels, Burton allant jusqu’au bout de sa démarche sans faire un faux pas. Que ce soit la naissance de Catwoman, la première rencontre entre les deux antagonistes, la scène du bal, la séquence finale… Chaque scène est mémorable et multiplie les trouvailles de mise en scène de génie. Je pense que ce qui m’a définitivement convaincu du génie de ce film, c’est la facilité avec laquelle Burton opère à une déconstruction du conte de fées. Tout au long du film, chaque personnage exprimera ses désirs, ses rêves, et tous ces rêves seront finalement déçus. La naïveté n’a pas sa place à Gotham, si l’on veut réussir, il faut agir durement. La première à en subir les conséquences, c’est la timide et maladroite Selina Kyle, se lamentant sur ses mésaventures amoureuses, espérant un brin de reconnaissance de la part de son employeur et habitant dans un appartement extravagant à la décoration enfantine. Ce qui la conduira inexorablement à la mort, puis à la résurrection, la transformant en femme sensuelle, objet de tous les vices, qui va alors détruire sa vie passée, en saccageant son appartement, déchirant ses peluches, repeignant de noir la peinture rose bonbon de son salon. Le puéril « Hello There » affiché dans sa chambre est désormais « Hell There ». Mais la métaphore ne s’arrête pas là. L’intelligence du film est aussi d’avoir intégré une intrigue politique à l’histoire. Le diabolique Max Shreck va s’allier Oswald Cobblepot, alias le Pingouin, désireux de vengeance sur la société qui l’a répudié. Ils vont alors mettre en scène une fable moderne du vilain petit canard (véhicule du Pingouin d’ailleurs) afin de jouer avec les sentiments des citoyens de Gotham dans l’optique que le Pingouin devienne maire de la ville. Mais l’issue sera malheureuse. Les desseins machiavéliques du Pingouin seront découverts, et il sera à nouveau exclu et contraint à se cacher dans les égouts de Gotham. On peut également citer la manière dont Bruce Wayne/Batman, idéaliste et naïf, se fera manipuler tour à tour par ses deux ennemis, ne pouvant les vaincre qu’en leur infligeant des coups de poignard dans le dos, le baiser mortel final (scène absolument magnifique), le destin tragique de chaque personnage, les deux méchants du film dont les surnoms de pingouin et de chatte sont assez naïfs… Ce qui ressort de cette idée finalement, c’est qu’à l’inverse du premier film, « Batman : Le Défi » n’est en rien un film pour enfants. Bien que gothique et sombre, « Batman » comportait un bon lot d’éléments insérés pour les enfants. Les gadgets fous de Batman, les blagues du Joker, ne le rendant pas « trop » antipathique, la romance entre Vicky Vale et Bruce Wayne, le journaliste rigolo Knox… Le film a une identité burtonnienne, mais l’on voit clairement que ses producteurs lui ont donné de nombreuses contraintes. Le succès de ce film a donc encouragé les patrons de la Warner à donner carte blanche à Tim Burton pour la réalisation du deuxième Batman. Je surinterprète peut-être mais j’ai vu ce film comme une mise en abîme de ce contexte de production. Alfred amenant Vicky Vale dans la Batcave sans l’autorisation de son maître ? Personnellement, j’avais trouvé ça bête. Bruce Wayne aussi, il le reproche à son majordome au milieu du film. Le fait que seuls les méchants mouraient dans le premier film (à l’exception d’une présentatrice télé mais dont le sourire cadavérique pourrait prêter à faire sourire les enfants) ? Ici, on veut tuer des enfants et quand quelqu’un exprime son désaccord, une belle abeille de métal dans le bide ! Ça c’est fait ! C’est fou de voir à quel point Burton est décomplexé dans ce film. Les sous-entendus sexuels, mêlés à des blagues de mauvais goût explicites parcourent le film du début à la fin, les personnages sont moralement douteux, Batman tue sans aucun complexe ses ennemis, il les brûle, les jette dans le vide, les explose, les écrase en Batmobile, les morts sont on ne peut plus malsaines… C’est un pur film d’auteur que nous livre Tim Burton, sa mise en scène est exceptionnelle et les symbolismes sur l’identité cachée prenant le dessus sur l’identité officielle sont ici beaucoup plus développés sans la lourdeur passagère du premier volet (Bruce qui dort la tête en bas tel une chauve-souris). On retiendra surtout cette scène du bal costumé où Bruce et Selina se vêtissent de leurs costumes de ville (je ne sais pas quoi dire, magnifique !). Le scénario du film est exceptionnellement écrit, parfaitement structuré, aux enjeux clairs, allant jusqu’au bout de chacune de ses idées, doté de personnages saisissants, mémorables, superbement interprétés. Je pense avoir rarement vu une équipe d’acteurs jouant de manière aussi cohérente avec le ton du film. Michael Keaton, Danny DeVito, Michelle Pfeiffer, Christopher Walken… Ils sont tous éblouissants. L’esthétique du film est bluffante, surpasse en tout point la pourtant très bonne direction artistique du premier volet, les décors enneigés apportant un supplément d’ « âme » à Gotham City. La bande originale est parfaite, accompagnant parfaitement chaque séquence et chaque scène du film avec la grande virtuosité qu’on connaît chez Danny Elfman. Il reprend et réadapte ses travaux sur le premier film pour rendre la musique encore plus saisissante de mystère et de souffle, notamment dans le climax final. Ce film est riche, de loin le meilleur film de son auteur à mon sens, et c’est sans frémir que j’accorde à « Batman : Le Défi » le statut de chef d’œuvre absolu du film de superhéros.
    B-Lyndon
    B-Lyndon

    Suivre son activité 52 abonnés Lire ses 45 critiques

    5,0
    Publiée le 23 décembre 2011
    C'est au milieu d'un ciel bleu parsemé de nuage qu'il nous apparaît tout d'abord, comme d'habitude. Puis, la musique se lance, partition à l'image du film : gothique, déviante, lancinante ; et tout s'assombrit. Une couleur noire s'empare de l'écran, embrassant le "W" du logo bien connu. Les flocons se mettent à se déverser, à tomber par milliers, dans la nuit, sous la lueur de la lune. Changement de plan, la caméra se hisse soudain au dessus d'un grand portail, ignorant les barreaux repoussant et nonobstant la vue de cet antre sans doute fermé. Toujours dans le noir, se dessine un grand manoir. Une fenêtre immense, où la lumière se libère de l'intérieur. Un cri résonne, soudain, terrifiant, dans une autre pièce, encore. Un homme sort, le visage halluciné, terrifié, mouchoir à la main. Un docteur, sans doute. Car c'est un cri de bébé qui retentit, cette fois. Un nouveau-né. Un petit poupon. Un poupon cassé. Plus tard, un homme et une femme fixent tous deux leur enfant. Ils se désolent, sans parler, de celui-ci. Celui qu'ils ont mis au monde, et qu'ils s'apprêtent à abandonner. L'on perçoit, quelques secondes, un peu de l'enfant. Nageoires en guises de mains boudinées, et silhouette assombrie par le noir de la cage où il demeure enfermé. Là, la musique se relance, au dessus d'un petit ponton, où coule en dessous une petite rivière à l'eau glacée. A la surface, un landau noir tombe, éclaboussant de partout avec de multiples flocons d'eau. C'est le Pingouin qui naît, à ce moment là. Pendant que s'écrivent les premières lettres du générique, sur les murs des égouts où il se fait emporter se dessinent de partout la silhouette du landau. Trente-trois hivers plus tard, les silhouettes demeurent, à Gotham. Elles s'inscrivent, déviantes, tourbillonnantes, sur les murs de la ville. Les ombres de mystère se projettent sur le parterre des rues glauques et peu sûres. L'inconnu rôde, fantomatique, dans la pénombre menaçante. Le danger demeure, les crimes pullulent, dans la nuit noire, sous la lueur de la lune... Pour ce film magnifique, et sans doute l'un de ses meilleurs, Burton, sous la couverture du simple divertissement qu'il fait mine de réaliser, se montre travaillé par des désirs d'extravagances, des fantasmes tourmentés. Il façonne un Gotham à son image, étrange, mystérieux. Parmi les grattes ciels, il invente un cimetière vieillot, tombales pullulantes envahis par un long manteau blanc. Il montre un Batman effacé, plus seul et méditant que jamais, se tenant debout dans la pénombre. Il l'accompagne par d'autres animaux : une femme chat, Catwoman (Michelle Pfeiffer, extraordinaire) et un homme pingouin, (Danny De Vito). Une ménagerie de cirque que l'on regarde se "chamailler" - en quelques sortes - avec immense plaisir. La folie cartoonesque du truc n'empêche nullement à Burton de se faire plus psychologue, parfois. Tel un Dickens très inspiré, il s'en va puiser les fêlures des personnages, au plus profond des souvenirs d'enfance. Il y a toujours cette ironie sur le sujet, chez lui : ressors-t-elle, ici, de la plus flagrante des manières. Tout les personnages semblent atteint d'un désir d'amusement, d'aventure, tout droit sorti des contes que l'on nous racontaient enfants. Tous, partagés entre les idées concrètes de la désillusion du monde, et les rêves de notre jeunesse. Exemple flagrant : Selina Kyle, et sa maison de poupée qu'elle brisera en deux, et noircira à la bombe, marquant finalement la perte de son innocence et de sa naïveté, donc de sa transformation en Catwoman, personnage torturé, malade et sexué. Et il y a le Pingouin, bien sûr, avec son enfance volée, brisée. Avec ses désirs de réinsertion dans le monde de "là-haut", dit-il, doublée d'une folie douteuse, il se fera voeu d'enlever et d'assassiner tous les enfants de la ville dans leur sommeil. Mélancolique, nostalgique et ambiguë, cette vision là fait de ce film l'un des plus aboutis de Burton. D'une certaine façon, également, l’un des plus riches, les plus fouillés et peut être l’un des plus drôles, aussi... Hormis son extravagance fellinienne, le cinéaste fait preuve d'un étonnant sens de l'humour et du second degré, et parfois, ici et là, donne à son Batman des airs de satire politique....Délire halluciné ? Hymne aux rêves ? Méditation mélancolique et psychologique sur l’enfance ? Satire politique ? Conte macabre ? Simple divertissement, peut-être...Batman Returns est sans doute tout cela à la fois. Mais Burton ne réussi finalement rien de mieux que de filmer ces défis, ces duels, entre tous les personnages, comme s'ils étaient des animaux enfermés dans des cages, une ménagerie étrange où l'instinct animal de l'être deviendrait son seul et unique état. Tout ce principe de mise en scène donne un côté théâtrale au film, mais qui n'efface jamais la noirceur du propos et sa mélancolie mystérieuse. Parce que c'est ce Tim Burton là qu'on aime. Le poète macabre. Le créateur délirant. Le fou. 18/20.
    anonyme
    Un visiteur
    5,0
    Publiée le 3 novembre 2013
    les suites sont souvent mal faite à la va vite mais cette suite de Batman est un pure chef d'oeuvre totalement baroque , emmené par un Keaton et une Pfeiffeur bien ancré dans leur personnage , décors encore plus travaillés et aussi le nouveau costume de batman je 'lai revu dernièrement et je me prend toujours une claque surtout avec Devitto et et Walken enormissime
    anonyme
    Un visiteur
    5,0
    Publiée le 6 mars 2016
    Une Pure Merveille. Aprés un Premier Episode Mythique au succès colossal, le cinéaste Tim Burton met la barre encore plus haut avec ce Second Volet Plus Noir et Plus Mouvementer que le précédant. Grace a une Mise en Scène virtuose qui dispose d'une remarquable reconstitution de Gotham City en période hivernale dont l'ambiance Gothique et la Noirceur qui guettent sur la ville sont plus présent que jamais et qui est accompagnée d'une BO magistral de Danny Elfman qui fournit un travail de qualité en correspondant parfaitement au long métrage. Ensuite le Scénario est plus Audacieux et Captivant en parvenant a monter d'un cran les enjeux a travers un rythme parfaitement soutenue au cours duquel on ne s'ennuie jamais au cours des 2h00, ajouter a cela des Effets Spéciaux révolutionnaire ainsi que des Séquences D'Actions plus nombreuses qui se révèlent au passage plus Epique avec une note d'Humour Noire parsemé de Répliques Cultissimes ainsi qu'une note de Romance et de Poésie intelligemment intégré au film. Enfin le Casting est quand a lui Majestueux dont on retrouve avec joie l'excellent Michael Keaton qui endosse a nouveau le costume de Batman qui reste toujours Charismatique et Ténébreux tout en assurant avec nuance dans la peau de son alter égo le milliardaire Bruce Wayne qui voit la ville de Gotham City plus menacé que jamais qui cette fois de multiples Antagonistes plus menaçants et machiavélique qui possedent une psychologie trés appronfodies et fascinant qui donnent énormément du fil a retordre a notre homme chauve souris a commencer par le répugnant et intriguant Pingouin alias Oswald Cobblepot qui est merveilleusement interpréter par Danny De Vito dont on parvient malgré a éprouver un peu de pitié a ce Criminel Difforme qui possède un passé tragique, a ses cotés la séduisante et énigmatique Catwoman alias Selina Kyle qui fait une entrée fracassante en y apportant une relation pimenter et complexe dans la vie de notre justicier milliardaire sous les traits de la ravissante Michelle Pfeiffer qui excelle avec panache dans la peau cette Femme Chat dangereuse et imprévisible et pour combler le tout le troisième antagoniste est une belle ordure sous les traits du Businessman Max Shreck dont le comédien Christopher Walken y est excellent dans la peau de cet industriel lâche et sournois sans oublier les dévoues majordome Alfred et le Commissaire Gordon qui viennent prêter main forte a notre Justicier Masqué avec les performances sans fausse note et respectives de Michael Gough et Pat Hingle qui viennent enrichir cette belle distribution. En Conclusion, Batman Le Défi est une remarquable suite qui surpasse a tous les niveaux son prédécesseur en entrant au panthéon des meilleurs films de Super Héros dans l'histoire du Cinéma ainsi qu'aux rangs des Chefs D'Oeuvres les plus marquantes des années 90 et qui s'avére a la fois plus Sombre,Poétique,Spectaculaire et Intimiste qui rivalisent tout se complétant brillamment avec la mythique trilogie de Christopher Nolan qui est également a la hauteur de la mythologie Batman dont les amateurs du genre tout comme les réfractaires seront littéralement aux anges par ce énorme bijou cinématographique a redécouvrir d'urgence.
    Shephard69
    Shephard69

    Suivre son activité 81 abonnés Lire ses 1 071 critiques

    4,0
    Publiée le 4 novembre 2013
    Peut-être le film le plus trash, le plus violent, le plus sombre, le plus décalé que j'ai vu. Très dérangeant si on prend l'univers si particulier de Tim Burton au premier degré. Un film toutefois impressionnant, Danny De Vito et Michelle Pfeiffer sont tous les deux très bons, Michael Keaton toujours aussi transparent.
    Attigus R. Rosh
    Attigus R. Rosh

    Suivre son activité 23 abonnés Lire ses 60 critiques

    4,0
    Publiée le 11 avril 2016
    Batman le défi, tout comme son prédécesseur, est très réussi et transforme l'essai. L'univers gothique de Burton marche toujours aussi bien, les effets spéciaux et les scènes d'action sont au rendez-vous. Le scénario est plutôt intéressant même s'il est assez prédictible. Les plans du Pingouin sont moins maléfiques ou imprévisibles que ceux du Joker, mais reste efficace. Les touches d'humour sont bien amenés, notamment par le personnage du Pingouin (se distançant ainsi un peu de sa version dans les comics) afin de compenser l'absence du Joker. Le casting est excellent. Michael Keaton est toujours crédible en Batman / Bruce Wayne, Danny DeVito est à la fois drôle et effrayant en Pingouin spoiler: (sa fin n'en est que plus décevante, il meurt un peu comme un merde) . Michelle Pfeiffer est absolument sexy en femme fatale. Christopher Walken et Michael Gough sont également très bons. La musique de Danny Elfman est toujours aussi percutante, diffère suffisamment de celle du précédent volet pour être originale sans pour autant oublier le thème mythique de Batman. Un Batman réussi, dommage que la collaboration entre Warner Bros et Tim Burton s'arrête là pour laisser place aux deux navets qui suivront.
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