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    Abbas Kiarostami

    État civil

    Métiers Réalisateur, Scénariste, Monteur plus
    Nationalité Iranien
    Naissance 22 juin 1940 (Téhéran - Iran)
    Décès 4 juillet 2016 à l'age de 76 ans (Paris - France)

    Biographie

    Abbas Kiarostami quitte ses parents à 18 ans après avoir réussi le concours de la Faculté des Beaux-Arts de Téhéran. Il finance ses études en travaillant la nuit comme employé de la circulation routière, puis est engagé au début des années 60 par la société Tabli Film pour qui il réalise près de 150 spots publicitaires.

    En 1969, il fonde le département cinéma de "l'Institut pour le développement intellectuel des enfants et des jeunes adultes", et y réalise plusieurs courts-métrages dont Le Pain et la Rue, remarqué dans des Festivals en 1970. Il signe son premier long métrage Le Passager en 1974, et continue durant les années 70 et 80 à créer autour du thème de l'enfance avec Les Elèves du cours préparatoire (1984) et Ou est la maison de mon ami? (1987).

    L'histoire de l'Iran et par extension, celle du cinéma de Kiarostami sont bouleversées en 1979 avec la révolution iranienne. Contrairement à ses confères du 7ème art, le cinéaste choisit de rester dans son pays, assumant alors les contraintes dictées par la nouvelle politique du pays. Cette décision fut l'une des plus importante de sa carrière : son cinéma n'aurait selon lui pas supporté le déracinement. Devenu directeur du Kanun où il tourne ses films, Kiarostami revient aux courts métrages avec Rage de dents et Le Choeur. Mais 1987 marque un tournant pour le cinéaste. Avec Ou est la maison de mon ami?, Kiarostami attire l'attention des cinémas étrangers. Dans ce film il dépeint avec talent les croyances des campagnards iraniens et use du paysage iranien comme soutien poétique à sa narration. C'est le premier opus de ce que les critiques nomment la "Trilogie de Koker", dont fait partie Et la vie continue (1992) et Au travers des oliviers (1994). Bien que ces trois films ne constituent en rien une suite narrative, cette trilogie est ainsi nommée en raison du village de Koker où se situent chaque histoire.

    Les années 90 sont marquées pour le réalisateur par une véritable reconnaissance de son travail dans les festivals internationales. Devenu une figure emblématique de la culture iranien, le cinéma de Kiarostami revête également un intérêt diplomatique en montrant un visage nuancé de l'Iran. Marque de son succès à l'étranger : Close up (1991) relate les motivations d'un imposteur se faisant passer pour le réalisateur Mohsen Makhmalbaf. Ce film qui fleurte avec le documentaire sur la société iranienne fût applaudi par Quentin Tarantino, Martin Scorsese, Jean-Luc Godard et Nanni Moretti...

    Kiarostami connaîtra la reconnaissance suprême en 1997 en recevant (ex æquo avecL'Anguille de Shohei Imamura) la Palme d'Or au festival de Cannes pour son film sur le suicide: Le Goût de la cerise. Le film qui était jusque là interdit en Iran fut autorisé la veille de la remise des prix, avec quelques variantes plus conforme à la politique islamique. Avec Le Vent nous emportera, primé à la Mostra de Venise, Kiarostami aborde le thème de la dignité au travail, entre rural et urbain, entre femmes et hommes. En 2000, c‘est le festival du Film de San Francisco qui remet au cinéaste un prix pour l'ensemble de sa carrière et son style poétique. Quelques années plus tard, il entraîne le spectateur au coeur du processus créatif de ses films avec 10 on ten, avant de participer au collectif de Chacun son cinéma, avec tous les autres palmés à l'occasion de l'anniversaire du festival de Cannes de 2007. C'est là qu'il propose à Juliette Binoche de tenir le premier rôle de sa future Copie conforme (2010). Egalement en 2010 sort en salles Shirin, contant l'histoire de 140 personnes assistant à l'adaptation théâtrale d'un poème iranien du 12ème siècle.

    En 2012, Kiarostami dirige une production franco-japonaise avec le film Like Someone in Love, qui est par ailleurs présenté à Cannes cette même année. Deux ans plus tard, il préside le Jury de la Cinéfondation et des Courts Métrages du festival de Cannes 2014, montrant une fois de plus à quel point sa carrière est indissociable du célèbre festival.

    Ses premiers pas à l'écran

    Le Pain et la rue
    Le Pain et la rue
    1970
    La Récréation
    La Récréation
    1972
    Expérience
    Expérience
    1973
    Le Passager
    Le Passager
    1974

    Ses meilleurs films et séries

    Close Up
    Close Up
    1990
    Le Goût de la cerise
    Le Goût de la cerise
    1997
    Le Vent nous emportera
    Le Vent nous emportera
    1999
    Ten
    Ten
    2002

    Sa carrière en chiffres

    46
    Années de carrière
    3
    Récompenses
    50
    Films
    0
    Série
    44
    Nominations
    1,7 M
    Entrées ciné

    Genres de prédilection

    Drame : 56 %
    Documentaire : 28 %
    Comédie dramatique : 9 %
    Divers : 6 %

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    Commentaires
    • Critical in the dark
      Nul à déféquer ce réalisateur.
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