Tient-on l'un des ovnis de 2025 avec Hurry Up Tomorrow ? Ou est-ce sa bande-annonce qui, en ne dévoilant pas ce que le film raconte, donne cette impression ?
Officiellement, le long métrage sorti ce vendredi 16 mai, aux États-Unis et en France, suit la rencontre entre un musicien insomniaque et une inconnue, qui le plonge dans une odyssée au cours de laquelle il sera amené à tout remettre en question le concernant. Mais ça n'était pas vraiment clair dans les images dévoilées en amont, qui insistent davantage sur l'ambiance.
Sur ce plan, c'est réussi, car le pouvoir de fascination qui émane de ce projet est grand. Et on le doit aussi à la mise en scène de Trey Edward Shults, qui semble rester dans la veine inquiétante de son thriller horrifique It Comes at Night avec une esthétique proche de celle du drame aux accents expérimentaux Waves, sorti dans nos salles il y a cinq ans.
Exit The Weeknd, place à Abel Tesfaye
Inspiré de l'album homonyme disponible depuis quelques mois, et qui signe la fin de son personnage construit pendant deux décennies, Hurry Up Tomorrow marque surtout les premiers pas de The Weeknd au cinéma.
Sous son vrai nom, Abel Tesfaye, avec lequel il devrait désormais se produire, comme il le faisait déjà dans la série The Idol, dont il était le co-créateur avec Sam Levinson et Reza Fahim, qui co-écrit le film avec Trey Edward Shults et lui.
Si la trame paraît encore floue aujourd'hui, c'est peut-être aussi parce qu'il n'y en aura pas vraiment et que, comme dans les longs métrages inspirés d'albums, un fil rouge ténu liera entre eux des séquences basées sur les titres que l'on retrouvera dans la bande-originale.
A première vue, Hurry Up Tomorrow paraît donc aussi mystérieux qu'envoûtant, et il doit une partie de sa force d'attraction à son casting, dans lequel Jenna Ortega et Barry Keoghan donnent la réplique à Abel 'The Weeknd' Tesfaye, dans ce qui a tout pour être l'une des expériences cinématographiques marquantes de 2025.