Michel Audiard a signé parmi les meilleurs dialogues du cinéma français durant les années 50 à 80. Trente ans au cours desquels il a notamment beaucoup fait parler Jean-Paul Belmondo et son acteur fétiche Jean Gabin. L'une de leurs collaborations parmi les plus foisonnantes est sans doute Le Pacha, réalisé par Georges Lautner.
Gabin/Audiard, duo gagnant !
Gaumont
Dans ce film, le commissaire divisionnaire Louis Joss est mis sur une affaire de hold-up dont le cerveau a commencé à éliminer les participants, en commençant par Albert Gouvion (Robert Dalban), un inspecteur de police corrompu. Joss part alors dans une vengeance personnelle pour faire tomber le coupable.
Et si Le Pacha contient nombre de répliques culte dont celle-ci sur les "cons" chers à Audiard, il comporte une autre phrase dont l'universalisme laisse encore pantois.
On peut l'entendre dans une séquence située à environ 1 heure de film, le commissaire Joss joué par Jean Gabin discute au poste avec Nathalie Villar (Dany Carrel), maîtresse d'Albert "les galoches" et lié à un hold-up qui a coûté la vie à un inspecteur de police ami de Joss.
Le commissaire décide d'utiliser Nathalie pour piéger le chef de toute la combine, Quinquin (André Pousse). Pour cela, il propose à la jeune femme de se rendre chez le truand et de lui proposer de toucher "2 milliards".
"Vous croyez qu'il m'écoutera ?" répond d'un air résigné Nathalie, persuadée qu'elle va se "faire buter". Ce à quoi le commissaire Joss répond, avec la gouaille et la confiance inébranlable que Gabin pouvait transmettre :
"Oh, tu sais, quand on parle pognon, à partir d'un certain nombre tout le monde écoute."
Il faut reconnaître à Michel Audiard non seulement le sens de la formule, mais la capacité à trouver des phrases qui franchissent les époques. Ainsi, cette réplique d'un film de 1968 est encore parfaitement d'actualité, tant son universalité parlera à toutes et tous.
Quelle est votre réplique préférée de Jean Gabin ? Vérifiez, elle est sûrement signée Audiard !