Depuis 56 ans, cette réplique inoubliable de Jean Gabin résonne encore et n'a pas pris une ride
Corentin Palanchini
Passionné par le cinéma hollywoodien des années 10 à 70, il suit avec intérêt l’évolution actuelle de l’industrie du 7e Art, et regarde tout ce qui lui passe devant les yeux : comédie française, polar des années 90, Palme d’or oubliée ou films du moment. Et avec le temps qu’il lui reste, des séries.

Jean Gabin était le roi du bon mot au cinéma, notamment grâce à Michel Audiard qui les lui écrivait. Retour sur une réplique culte du film "Le Pacha", signé Georges Lautner.

Michel Audiard a signé parmi les meilleurs dialogues du cinéma français durant les années 50 à 80. Trente ans au cours desquels il a notamment beaucoup fait parler Jean-Paul Belmondo et son acteur fétiche Jean Gabin. L'une de leurs collaborations parmi les plus foisonnantes est sans doute Le Pacha, réalisé par Georges Lautner.

Gabin/Audiard, duo gagnant !

Gaumont

Dans ce film, le commissaire divisionnaire Louis Joss est mis sur une affaire de hold-up dont le cerveau a commencé à éliminer les participants, en commençant par Albert Gouvion (Robert Dalban), un inspecteur de police corrompu. Joss part alors dans une vengeance personnelle pour faire tomber le coupable.

Et si Le Pacha contient nombre de répliques culte dont celle-ci sur les "cons" chers à Audiard, il comporte une autre phrase dont l'universalisme laisse encore pantois.

On peut l'entendre dans une séquence située à environ 1 heure de film, le commissaire Joss joué par Jean Gabin discute au poste avec Nathalie Villar (Dany Carrel), maîtresse d'Albert "les galoches" et lié à un hold-up qui a coûté la vie à un inspecteur de police ami de Joss.

Le Pacha
Le Pacha
Sortie : 14 mars 1968 | 1h 30min
De Georges Lautner
Avec Jean Gabin, Dany Carrel, Jean Gaven
Spectateurs
3,8
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Le commissaire décide d'utiliser Nathalie pour piéger le chef de toute la combine, Quinquin (André Pousse). Pour cela, il propose à la jeune femme de se rendre chez le truand et de lui proposer de toucher "2 milliards".

"Vous croyez qu'il m'écoutera ?" répond d'un air résigné Nathalie, persuadée qu'elle va se "faire buter". Ce à quoi le commissaire Joss répond, avec la gouaille et la confiance inébranlable que Gabin pouvait transmettre :

"Oh, tu sais, quand on parle pognon, à partir d'un certain nombre tout le monde écoute."

Il faut reconnaître à Michel Audiard non seulement le sens de la formule, mais la capacité à trouver des phrases qui franchissent les époques. Ainsi, cette réplique d'un film de 1968 est encore parfaitement d'actualité, tant son universalité parlera à toutes et tous.

Quelle est votre réplique préférée de Jean Gabin ? Vérifiez, elle est sûrement signée Audiard !

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