Sorti au cinéma le 28 février 1996, L'Armée des 12 singes est un des films de science-fiction les plus marquants des années 90 ! Au fil du temps, il s'est imposé comme une référence du genre et il a largement sa place parmi les 10 longs-métrages de SF à voir dans sa vie. Réalisé par le savant fou Terry Gilliam, le récit nous transporte en 2035.
Un classique de la SF
La majorité de la population mondiale a été décimée par un mystérieux virus. Les survivants espèrent qu’un voyage dans le temps leur permettra de découvrir les causes de la catastrophe puis de l’empêcher.
James Cole (Bruce Willis), un prisonnier condamné à perpétuité, est désigné pour cette mission : envoyé en 1996, il doit recueillir des informations sur l’Armée des 12 Singes, suspectée d’être l’organisation à l’origine de la pandémie.
L’idée qui a donné naissance à L’Armée des 12 singes a germé dans l’esprit du producteur exécutif Robert Kosberg. Ce dernier était un grand admirateur du court-métrage expérimental La Jetée, mis en scène par le cinéaste français Chris Marker. Il a persuadé Universal d’en acheter les droits pour en faire un remake.
Ensuite, le producteur Charles Roven est allé cherché Terry Gilliam pour la réalisation du film. Il estimait que le style baroque et loufoque du metteur en scène britannique était parfait pour ce récit complexe impliquant notamment le voyage dans le temps.
Cependant, avant de tourner avec Bruce Willis, choisi pour incarner le rôle principal, Terry Gilliam n'était pas un admirateur de la star de Die Hard, et il l'a dit ouvertement au micro d'Inverse en 2021, pour les 25 ans du film.
Universal
Terry Gilliam n'aimait pas trop Bruce Willis
"Je n'avais jamais été un grand fan de Bruce avant L'Armée des 12 singes, mais j'ai aimé discuter avec lui, j'ai réalisé qu'il était intelligent et drôle. Je lui ai fait part de mes préoccupations à son sujet en tant qu'acteur", a-t-il indiqué.
"Je détestais la bouche 'à la Donald Trump' qu'il fait dans les films. Cette bouche rectale. C'est comme regarder dans le trou du cul de quelqu'un", a ajouté le réalisateur, utilisant un langage pour le moins fleuri. Cela n'a pas empêché le cinéaste de jeter son dévolu sur le comédien, dont la performance viscérale a été unanimement saluée.
Je détestais la bouche 'à la Donald Trump' qu'il fait dans les films. Cette bouche rectale. C'est comme regarder dans le trou du cul de quelqu'un.
Toujours avec la franchise qui le caractérise, Terry Gilliam a aussi évoqué les coulisses du casting pour l'incarnation de James Cole : "Il fallait une grand star pour le film. C'était l'époque où j'étais encore un réalisateur bankable, les gens voulaient être près de moi et me toucher. Ils venaient donc avec tous ces noms. Et je disais juste non. Tom Cruise, Nicolas Cage, ils m'ont tous été proposés", a confié le metteur en scène.
A noter que le rôle de James Cole aurait aussi pu être confié à Brad Pitt, qui envisageait au départ de l’interpréter à l’écran. L’acteur figure finalement au casting du classique de science-fiction, mais dans le rôle de Jeffrey Goines, un patient de l'hôpital psychiatrique où Cole est interné.
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