Si le Titanic de James Cameron a très longtemps été un insubmersible absolu du côté du box office mondial, au moins jusqu'à ce que l'intéressé se succède à lui-même avec Avatar, le légendaire navire a dramatiquement fait mentir sa réputation d'insubmersibilité en coulant dans la nuit du 14 au 15 avril 1912, moins de trois heures après sa collision avec un iceberg.
"Voir un film américain, c'est la peine de mort" : comment Titanic a sauvé la vie d'une femme fuyant la Corée du NordS'enfonçant dans les profondeurs des eaux glacées, il s'échoua à 3843 mètres de profondeur, à 650 km au sud-est de Terre-Neuve. Entre 1490 et 1520 personnes trouvèrent la mort, ce qui fait de cet événement l'une des plus grandes catastrophes maritimes survenues en temps de paix et la plus grande pour l'époque.
Depuis l'année de la sortie du film de Cameron, il y a déjà 28 ans, on imagine que vous avez logiquement dû le voir, et très certainement pleuré à chaudes larmes devant l'amour tragiquement contrarié par le destin entre Rose et Jack, incarnés par Kate Winslet et Leonardo DiCaprio.
"Je vais souffrir pour le reste de ma vie !"
Une femme du nom de Samantha Kennedy a, elle aussi, versé des torrents de larmes. Mais pas tout à fait pour les mêmes raisons...
En 2012, soit 15 ans (!) après la sortie du film (aux Etats-Unis), l'intéressée a en effet porté plainte contre Paramount Pictures au motif que le scénario du film Titanic s'inspire illégalement de sa biographie inédite et de l'histoire de sa famille. En février 2012, elle a donc intenté un procès contre Paramount Pictures pour violation du droit d'auteur. On se pince pour le croire, et pourtant.
Affirmant avoir écrit son autobiographie entre 1990 et 1992, Samantha Kennedy expliquait notamment que Jack et Rose étaient inspirés de membres de sa famille. Sa sœur n'était nulle autre que le personnage de Rose, tandis que le personnage de Jack était inspiré de son père. Qui plus est, Samantha Kennedy revendiquait le titre de princesse, rien de moins. Ayant grandi à Memphis, sa mère lui disait qu'elle était apparentée à la reine d'Angleterre...
Pour cette violation présumée, elle a exigé que toutes les copies du film soient détruites, en plus de réclamer sans rire la totalité des recettes générées par le film. Pour rappel, le film avait rapporté 1,8 milliard de dollars rien qu'au box-office mondial après sa sortie en 1997. A la date de sa plainte, l'ensemble des recettes générées par le film entre ses différentes exploitations (diffusions TV, DVD, etc...) s'élevait alors à 3 milliards de dollars.
"Ils m'ont exploitée. Leurs actes sont délibérés, intentionnels. Je vais souffrir pour le reste de ma vie" a-t-elle déclaré dans sa plainte déposée auprès du tribunal fédéral de première instance de San Diego.
A ceux qui se sont étonné de voir une telle plainte, déjà extravagante, débouler 15 ans après la sortie du film, sa réponse fut toute trouvée, affirmant qu'elle n'avait découvert le film Titanic que lors d'une diffusion TV en 2011 :
"Je ne suis pas allé au cinéma depuis 1995 et j'ai récemment découvert cette contrefaçon. J'ai des centaines de pages de comparaisons côte à côte qu'un élève, un enfant, pourrait facilement lire pour constater la contrefaçon, et que je présenterai au tribunal. J'ai la preuve que Paramount Pictures a eu accès à mon travail par écrit de leur part".
Le 27 mars 2013, le couperet est tombé : le tribunal a finalement rejeté l'affaire avec préjudice, notant, parmi les motifs, que la plaignante "ne parvient pas à démontrer de manière convaincante que le scénariste de Titanic avait accès aux œuvres protégées par le droit d'auteur en question". Une affaire quand même sacrément lunaire...
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