Présenté en Compétition au Festival de Cannes 2018, Under the Silver Lake avait tout pour affirmer David Robert Mitchell comme l'un des grands réalisateurs américains contemporains, après le succès public et critique d'It Follows. Mais l'accueil pour le moins frais, chose qui ne pardonne pas sur la Croisette, suivi par une sortie directement en VOD aux États-Unis sont venus éteindre nos espoirs alors que sa relecture du film noir portée par Andrew Garfield méritait bien mieux.
Huit ans plus tard, le cinéaste est enfin de retour avec son quatrième long métrage, La Fin d'Oak Street (ex-Flowervale Station), dans lequel on retrouve son goût du rétro présent dans The Myth of the American Sleepover (et un peu Under the Silver Lake), mais dans un registre très très différent, qui mêle science-fiction (avec un très probable voyage dans le temps) et dinosaures (!), avec une énorme dose de mystère. Ce qui n'est pas franchement une surprise quand la bande-annonce affiche "par le producteur J.J. Abrams" dans ses premières secondes.
L'atmosphère de ces premières images n'est d'ailleurs pas sans rappeler celle des productions Amblin, auxquelles J.J. Abrams avait rendu hommage dans Super 8, jusque dans la musique digne de celle d'un film d'aventures des années 80 et 90, signe que David Robert Mitchell va peut-être tenter de ressusciter un esprit hollywoodien que l'on pensait, non pas perdu mais mis en sourdine par la franchisation à tout-va.
"Notre maison, notre quartier, notre rue... Tout s'est déplacé", dit le personnage joué par Anne Hathaway dans ces images. Également attendue dans Le Diable s'habille en Prada 2 et L'Odyssée, la comédienne sera ici aux côtés d'Ewan McGregor dans la peau d'une mère de famille que cette épreuve va peut-être rapprocher des siens, elle qui paraît triste et en décalage avec la bonne humeur affichée par les autres sur certains plans.
"Notre maison, notre quartier, notre rue... Tout s'est déplacé"
On peut alors se demander si l'isolement de sa rue et de sa maison va se présenter comme un écho à sa propre solitude intérieure, même si la principale question que l'on se pose devant cette bande-annonce est : mais comment diable vont-ils se retrouver à l'époque préhistorique, face à des dinosaures que l'on aperçoit très brièvement au détour d'une image ? Une interrogation à laquelle nous n'aurons sans doute pas de réponse avant le 12 août, jour de sortie de La Fin d'Oak Street dans les salles françaises.
Mais le film sait déjà grandement nous intriguer, ce qui est une première victoire, et la capacité de son auteur à créer une ambiance et du mystère ne peuvent que nous rendre confiants quant à ce qu'il nous réserve au coeur d'un été dont il est désormais, et très clairement, un opus à suivre de très très près.
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