"C'est comme les pièces d'un puzzle, et là il manque une pièce" : l'émotion reste toujours aussi vive pour Gérard Jugnot depuis la disparition de ce pilier de la bande du Splendid
Olivier Pallaruelo
Olivier Pallaruelo
-Journaliste cinéma / Responsable éditorial Jeux vidéo
Biberonné par la VHS et les films de genres, il délaisse volontiers la fiction pour se plonger dans le réel avec les documentaires et les sujets d'actualité. Amoureux transi du support physique, il passe aussi beaucoup de temps devant les jeux vidéo depuis sa plus tendre enfance.

Gérard Jugnot s'est tout récemment installé dans le fauteuil de l'émission Legend. Entre anecdotes personnelles et considérations sur la célébrité, l'acteur - réalisateur évoque encore avec émotion la disparition de son vieux complice Michel Blanc.

C'est peu dire que le décès aussi prématuré que brutal de Michel Blanc, à l'âge de 72 ans en octobre 2024, a suscité une bien vive émotion. Non seulement au sein de ses compagnons de la bande du Splendid, mais aussi parmi les spectateurs et les cinéphiles, qui ont été bercés par les films de ce grand acteur - réalisateur.

Une émotion collective à la hauteur des circonstances de son décès : alors qu'il passait un examen médical de routine, Michel Blanc a été victime d’un choc anaphylactique et d'un œdème de Quincke.

Le premier à avoir réagi fut Gérard Jugnot. "Putain, Michel... Qu'est-ce que tu nous as fait...", avait d'abord posté son complice de toujours sur Instagram, avant de réagir en direct sur la chaîne LCI et de raconter sa touchante rencontre avec Michel Blanc, en cours d'allemand : "C’était quelqu’un de très angoissé, très tourmenté, mais terriblement drôle. C’était le plus grand dialoguiste du groupe, un Woody Allen français."

"C'est quelque chose d'assez terrible"

A la faveur de son nouveau film Mauvaise pioche, une comédie librement inspirée de l'arrestation erronée d'un homme confondu avec Xavier Dupont de Ligonnès, Gérard Jugnot s'est tout récemment installé dans le fauteuil de l'émission Legend.

Entre anecdotes personnelles et considérations sur la célébrité, l'acteur - réalisateur souligne l'importance de l'humour comme rempart contre le drame, et décrit son métier comme une passion vitale qui le lie au public depuis plusieurs décennies. Sans oublier d'évoquer avec nostalgie ses collaborations marquantes, notamment avec le regretté Michel Blanc.

"C'est quelque chose d'assez terrible. J'étais avec mon producteur Marc-Etienne Schwartz qui présentait A Bicyclette !, qui est un film assez douloureux lui aussi. Et il y avait une projection le soir à Nice, et Josiane Balasko m'appelle et me dit : "Voilà, Michel a eu une crise cardiaque". Je dis "Oh merde !"

J'appelle un ami urgentiste qui s'en occupait un peu, et qui me dit "On l'a ranimé, le coeur est reparti". Dix minutes après, il m'envoie un message, en me disant que ca se présente mal. Je vais voir le film [A Bicyclette], et à la sortie, il [le médecin urgentiste] me dit "le coeur est reparti, mais le cerveau est mort".

Le [lendemain] matin, on me confirme qu'il est décédé. Je pense qu'il a dû avoir une autre crise cardiaque. [...] Ca été tellement soudain, tellement absurde... [...] Le Splendid, c'est comme les pièces d'un puzzle. Aucune ne se ressemble, mais elle s'emboîtent parfaitement. Et là, il manque une pièce". Deux films de Michel Blanc sont sortis à titre posthume : la comédie La Cache, et Le Routard, dans lequel il retrouvait son vieux complice de la bande, Christian Clavier.

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