SPOILERS - Attention, l'article ci-dessous dévoile de potentiels spoilers. Si vous ne souhaitez pas en connaitre la teneur, merci de ne pas lire ce qui suit...
Vous êtes fans de Breaking Bad et vous n'avez encore jamais pris le temps de regarder Better Call Saul ? Vous êtes loin de mesurer le bonheur qui vous attend.
Tous ceux qui ont donné leur chance aux aventures de Jimmy McGill (futur Saul Goodman) pourront vous le dire : ce prequel en 6 saisons est au moins aussi réussi que la série originale, peut-être même encore meilleur. Absolument jubilatoire, écrit avec une précision d'enlumineur, servi par une mise en scène virtuose et par des comédiens impeccables, il offre aux fans de Breaking Bad exactement ce qui pouvait leur manquer, et les emmène encore plus loin.
Better Call Saul, ce n'est pas simplement un petit dessert, un bonus pour consoler les nostalgiques de Walter White. C'est une oeuvre à part entière, aussi profonde et riche que la première, un élément désormais indispensable de l'épopée criminelle composée par Vince Gilligan sous le soleil du Nouveau-Mexique.
Si vous n'avez encore jamais regardé cette série exceptionnelle, par pitié, ne lisez pas les lignes qui suivent. Si en revanche, vous avez savouré jusqu'à la dernière goutte les aventures de Jimmy McGill et de Kim Wexler, vous savez à quel point leur conclusion est magistrale.
Saul au monde
Intitulé Saul au monde, l'épisode 13 de la saison 6 met en effet un point final à la série de manière parfaite. Ponctué de séquences flash-back irrésistibles, et notamment un savoureux face-à-face ultime entre Saul et Walter White, il se situe principalement après les événements de Breaking Bad, comme c'est le cas des 4 derniers épisodes de la série.
En toile de fond de ce dénouement : un dernier procès, celui de Jimmy. Et une ultime escroquerie, la sienne aussi. Sauf qu'après 6 saisons à mentir, à duper, à jouer la comédie et à tordre la réalité pour tromper son monde, la dernière arnaque de Saul Goodman consiste à dire la vérité.
Avec panache et virtuosité, usant de sa gouaille habituelle mais en la mettant cette fois-ci au service de sa rédemption, il parvient une fois de plus à prendre le contrôle du tribunal et à faire tourner la situation à son avantage pour obtenir ce qu'ils souhaite : en l'occurrence, la disculpation totale de Kim et sa propre condamnation à... 86 ans de prison.
AMC
Un épilogue proche de la perfection
Brillante, cette dernière scène de procès boucle d'une magnifique manière la légende de Saul Goodman. Suivront deux dernières séquences sous forme d'épilogue. La première, dans laquelle Jimmy est acclamé par tous les autres détenus dans le bus qui l'emmène au pénitencier, a très probablement donné des frissons à de nombreux spectateurs, tout en dessinant sur leur visage un sourire ému.
Mais avec la dernière, qui se déroule plusieurs mois après, et dans laquelle Kim vient lui rendre visite en prison pour fumer une dernière cigarette avec lui, difficile de retenir ses larmes.
La conclusion de Breaking Bad était légendaire. Celle de Better Call Saul l'est tout autant. Essayez, vous verrez.
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