Après Cinema Paradiso et The Fabelmans : La Dernière séance, une ode au cinéma pleine d’espoir
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Hymne lumineux au 7e art, La Dernière séance célèbre l’enfance, les sens et la magie des images. Le réalisateur indien Pan Nalin invite les spectateurs à profiter de l’émerveillement du grand écran, dès maintenant au cinéma.

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Un récit intime et universel, né dans l’ombre des salles de cinéma 

En 2010, dans l’Inde rurale, Samay (Bhavin Rabari), 9 ans, découvre le cinéma et en tombe éperdument amoureux. Grâce à son amitié secrète avec le projectionniste du village (Bhavesh Shrimali), il vit sa passion depuis la cabine de projection, alors que la fin de l’ère du 35 mm menace de faire disparaître la magie qui les unit.

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Pan Nalin, réalisateur indien qui s’est imposé sur la scène internationale grâce à Samsara, lui valant plus d’une trentaine de récompenses, et Déesses indiennes en colère – remportant le Prix du Public au Festival de Rome en 2015 – livre, avec La Dernière séance, une œuvre personnelle et sensorielle. Plus qu’un simple récit initiatique, ce long-métrage se présente comme une déclaration d’amour au cinéma, nourrie par les souvenirs d’enfance de son auteur. En effet, avec cette œuvre lumineuse, Pan Nalin propose un projet très personnel, un hymne semi-autobiographique à la magie du cinéma, expliqué ainsi : “je n’avais jamais été au cinéma avant mes huit ans. Et le jour où j’ai vu un film, avant d’avoir neuf ans, ce fut une illumination”. 

La Dernière séance
La Dernière séance
Sortie : 15 juillet 2026 | 1h 52min
De Pan Nalin
Avec Bhavin Rabari, Bhavesh Shrimali, Richa Meena
Presse
3,3
Spectateurs
3,4
Séances (65)

Cette ode au cinéma se déploie dans la campagne indienne en 2010 où la vie du jeune Samay bascule lorsqu’il découvre un film au Galaxy Cinema. Désormais passionné par le grand écran, il décide de monter sa propre projection en 35 mm, accompagné de ses amis et bravant les interdits, à commencer par ceux de son père, qui voit d’un mauvais œil cette fascination pour un art qu’il juge immoral. 

Pour mener à bien son projet, le réalisateur s’entoure de personnages forts et attachants. La découverte tardive du grand écran de Bhavin Rabari fait écho à celle de son personnage, Samay, qu’il incarne avec une sincérité et une émotion rare. Sa présence à l’écran, brute et lumineuse, apporte à l'œuvre une authenticité profondément touchante et pleine d’espoir. Avec sa bande d’amis, ils représentent une enfance libre, vibrante et universelle, où l’imaginaire devient un espace d’évasion et de partage. 

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Leur dynamique collective apporte au récit une énergie communicative où chaque rire, chaque tentative et chaque échec participe à la découverte de soi. “Je voulais absolument faire un film qui célèbre la légèreté et l’innocence, qui nous ramène à une manière de vivre naturelle, organique et intemporelle. C’est l’histoire très simple d’un héros très simple qui ne possède rien ; il n’a donc rien à perdre”, explique le réalisateur. 

Une célébration poétique du cinéma et de la lumière

La Dernière séance offre un voyage poétique dans l’univers du cinéma. C’est une célébration de l’art et de la magie du grand écran, comme le souligne Pan Nalin : “La Dernière séance est une fête du cinéma dans chaque image : lumières hantées, ombres, illusions d’optique, obscurité, puis grands espaces baignés de soleil. Au fond, c’est une montagne russe émotionnelle où chaque moment vient du cœur et où le traitement naît des tripes”. 

À la manière des grandes œuvres sur l’enfance et la cinéphilie, le long-métrage convoque une nostalgie douce, celle d’un temps où le cinéma se vivait comme une expérience presque sacrée, une sorte de poème sur l’intemporalité. Dès lors, la lumière devient un personnage à part entière dans ce récit, offrant aux personnages rêves et espoirs. “J'ai toujours su que l'histoire de La Dernière Séance ne pouvait être racontée sans célébrer le lyrisme et la lumière”, précise Pan Nalin. 

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À travers cette attention portée à la lumière, le long-métrage capte aussi un moment de bascule, celui du passage du 35 mm à une nouvelle ère technologique, où la matérialité même du cinéma semble s’effacer. Dès lors, la nostalgie pour cet art s’accompagne d’une conscience du changement, d’un monde en transformation, et de la disparition progressive d’un certain rapport au cinéma. 

Avec ce projet, Pan Nalin souhaite donner de l’espoir et partager un souffle d’air frais. Son œuvre dépasse le simple hommage au cinéma pour devenir une réflexion plus large sur notre rapport au monde et au temps qui passe. “C'est aussi une célébration de la nature et de notre capacité à vivre en harmonie avec la pluie, les éclairs, les lacs ou les lions. J'aimerais que les spectateurs soient émus, soulevés, et qu'à la fin ils soient baignés dans un monde coloré de conteurs”, souligne-t-il. 

En ce sens, son long-métrage s’élève au rang de parabole, où la quête de lumière devient une quête intérieure, apprenant aux personnages à comprendre, ressentir et transmettre. Le cinéma n’est alors plus seulement un objet de fascination, mais devient un langage, une manière d’habiter le monde et d’en préserver la beauté fragile. 

Dans la lignée de films comme Cinema Paradiso ou The Fabelmans, La Dernière séance rappelle avec délicatesse pourquoi le cinéma reste un art essentiel, offrant un lieu de mémoire, d’émerveillement et de transmission. Une œuvre remplie d’espoir, à découvrir dès maintenant au cinéma. 

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Juliette Mansart
Juliette Mansart
-Rédactrice cinéma séries
Amatrice de comédies en tout genre, surtout celles qui ne se prennent jamais au sérieux, Juliette passe avec autant de plaisir de l'absurde à la tendresse, avec un attachement particulier pour les répliques que l'on ressort à tous les dîners.