"On m'en a parlé pendant des années" : depuis 31 ans, cette réplique culte colle à la peau de cet acteur aux 3 César
Partager cet article

Film culte par excellente, La Haine a dynamité le cinéma français il y a 31 ans. Un comédien bien connu du grand public a obtenu un tout petit rôle dans le film, mais sa réplique culte a retenu l'attention de millions de spectateurs.

Sorti en 1995, La Haine est devenu un grand classique du cinéma français, toujours aussi puissant 31 ans après. Mis en scène par Mathieu Kassovitz, il réunit un trio devenu culte : Vincent Cassel, Hubert Koundé et Saïd Taghmaoui. À l'époque, il avait réuni 2 millions de curieux en salles.

La Haine
La Haine
De Mathieu Kassovitz
Avec Vincent Cassel, Hubert Koundé, Saïd Taghmaoui
Sortie le 31 mai 1995
Presse
4,6
Spectateurs
4,1
Voir sur france.tv

Une oeuvre mythique

Le film s’ouvre au lendemain d’une nuit d’émeutes dans une cité de la banlieue parisienne, où des affrontements ont opposé des jeunes aux forces de l’ordre. À l’origine des tensions, la bavure d’un inspecteur de police ayant grièvement blessé Abdel Ichaha, un habitant du quartier.

Ensuite, le film suit, sur un peu plus de 24 heures, le parcours de trois jeunes hommes, Vinz, Saïd et Hubert. D’abord ancrée dans leur cité, leur errance les conduit jusqu’à Paris, où ils poursuivent la nuit, entre tensions, dérives et désillusions.

Invité du vidéoclub de Konbini en mai dernier, Benoît Magimel a fait une révélation insolite au sujet de La Haine : c'est lui qui aurait dû jouer le rôle du leader skinhead lors d'une séquence choc.

"Mathieu Kassovitz voulait me proposer de jouer le skin. Mais je lui ai dit : Si je fais le skin, on va m'emmerder toute ma vie, je ne vais avoir que des problèmes", a confié l'acteur aux 3 César.

Magimel, au centre StudioCanal
Magimel, au centre

Une phrase culte

"Je vais prendre le métro, je vais me faire taper, les mecs vont vouloir me mettre à l'amende en permanence. Je lui ai dit : Non, je ne le ferai pas. Il me dit : Moi, je vais le faire. J'ai répondu : C'est tout à honneur, c'est normal, tu ne risques rien. Finalement, il m'a donné un petit rôle sur le toit", a poursuivi Benoît Magimel.

Franchement, le keuf qui a perdu le flingue, j'le connais pas, j'sais pas c'est qui, mais le mec qui a trouvé le flingue, j'aimerais bien savoir c'est qui.

"La phrase c'est : 'Franchement, le keuf qui a perdu le flingue, j'le connais pas, j'sais pas c'est qui, mais le mec qui a trouvé le flingue, j'aimerais bien savoir c'est qui.' On la retrouve sur l'album du film, et c'est une phrase dont on m'a parlé pendant des années. Elle est assez marrante", a conclu le comédien de 52 ans.

Âgé d'une vingtaine d'années à l'époque, Benoît Magimel s'était fait connaître en incarnant Momo Groseille dans La vie est un long tranquille en 1988. Par la suite, il deviendra l'un des acteurs français les plus demandés, remportant notamment 3 César pour La Tête haute, De son vivant et Pacifiction.

À noter que Benoît Magimel, après avoir été à l'affiche des films sur De Gaulle cet été, reviendra au cinéma le 16 septembre dans Histoires de la nuit. L'histoire est la suivante :

Nora, Thomas et leur fille Ida vivent dans une ferme isolée avec pour seule voisine, Cristina, une peintre italienne. Alors que tout le monde prépare une soirée d’anniversaire surprise pour Nora, trois hommes rôdent autour de la maison et s’invitent à la fête, faisant surgir des secrets bien gardés…

Vincent Formica
Vincent Formica
-Journaliste cinéma
Bercé dès son plus jeune âge par le cinéma du Nouvel Hollywood, Vincent découvre très tôt les œuvres de Martin Scorsese, Coppola, De Palma ou Steven Spielberg. Grâce à ces parrains du cinéma, il va apprendre à aimer profondément le 7ème art, se forgeant une cinéphilie éclectique.
Sur le même sujet