L'année 2026 fera date dans l'histoire du cinéma d'horreur. Deux films américains, Obsession et Backrooms, signés par de jeunes réalisateurs - Curry Barker et Kane Parsons -, se sont imposés comme de véritables phénomènes. Des succès qui ont mis en lumière la créativité d'une nouvelle génération de cinéastes pleine d'idées. Mais Hollywood n'est pas le seul vivier de jeunes talents.
En Italie, Paolo Strippoli, 33 ans, s'est lui aussi imposé comme un nouveau regard à suivre dans le cinéma d'horreur de son pays. Avec The Holy Boy, il met en scène une histoire originale qu'il a lui-même coscénarisé et mêle ainsi le récit d'apprentissage à l'horreur. Le résultat est surprenant et mérite le coup d'œil.
De quoi parle le film ?
L'intrigue se déroule à Remis, un petit village de montagne réputé pour être le plus heureux d'Italie, au point d'être surnommé "la vallée des sourires". Les habitants se réunissent autour de Matteo (Giulio Feltri), un adolescents capable d'absorber la douleur des autres. Ces rituels attisent la curiosité de Sergio (Michele Riondino), un enseignant hanté par son passé bien décidé à lever le voile sur ce phénomène inhabituel.
Avec une mise en scène inspirée, Paolo Strippoli emporte avec lui les spectateur·rices au gré de l'enquête de son personnage principal. The Holy Boy puise dans plusieurs références, du film d'horreur religieux semblable à L'Exorciste de William Friedkin aux personnages torturés dotés de pouvoirs télékinésiques, comme la Carrie de Stephen King ou dans le film Thelma de Joachim Trier.
Un film personnel
Pour la figure centrale de The Holy Boy, Matteo, le réalisateur s'est inspiré de lui-même. "J’étais vraiment très semblable à Mateo, explique-t-il à Eye For Film. J’avais l’air plus heureux que lui, mais j’avais du mal à trouver mon identité, notamment du point de vue de ma sexualité. J’étais un garçon gay dans une petite ville du sud de l’Italie, alors ce n’était pas toujours facile. Quand on laisse son enfance derrière soi et qu’on commence à ressentir les instincts d’un adulte, on a un peu l’impression d’être un monstre."
Alors que ce film sort au cinéma en France, Paolo Strippoli présentera déjà son prochain long-métrage, L’Estranea, à la Mostra de Venise - qui commence dès ce 2 septembre. Une histoire de famille, horrifique bien sûr, avec entre autres Valeria Bruni Tedeschi.
The Holy Boy, actuellement au cinéma