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    Walt Disney, le génie, la controverse : 5 choses que vous ignorez sur l'homme et son empire
    Par Olivier Pallaruelo (@Olivepal) — 29 mars 2019 à 23:00
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    Tout le monde connait Walt Disney, génial bâtisseur d'un empire culturel tentaculaire. Mais il y a aussi l'homme de la controverse, le concepteur d'un étrange masque à gaz, sa collaboration avec un ex scientifique nazi de renom... Voici 5 anecdotes.

    Qui n'a jamais fredonné dans sa jeunesse (ou plus tard !) une des nombreuses chansons cultes qui parsèment le répertoire de ses films d'animation ? Qui ne connais pas Mickey, Pluto ou Donald ? Qui n'a jamais vu ne serait-ce qu'une seule de ses oeuvres, dont nombre d'entre elles sont devenues des classiques du cinéma ? Très peu de monde en vérité, tant l'empreinte -et l'emprise- de Walt Disney sur le monde culturel est proprement gigantesque, sans commune mesure.

    Si le grand public connait sans doute certaines anecdotes liées au papa de Mickey Mouse, mettant en avant son génie créatif, son esprit visionnaire et son sens aiguë des affaires, bien qu'il ait mis plus d'une fois son entreprise en difficulté financière, qui sait par exemple que Disney, fasciné par la conquête spatiale, a collaboré avec un ex scientifique nazi qui deviendra la figure de proue de la conquête spatiale américaine ? Qu'il a aussi fait appel pour décorer son château de Cendrillon de Disneyworld à un homme qui fut le plus célèbre interrogateur de l'armée allemande durant la Seconde guerre mondiale, reconverti en artiste de la faïence de réputation mondiale ? Ou encore que la firme Disney batailla farouchement pour ne pas perdre les droits concernant sa mascotte fétiche Mickey, menacée de tomber dans le domaine public ?

    Voici cinq anecdotes sur Walt Disney et son empire.

    Mickey Mouse, la souris qui ne voulait pas tomber dans le domaine public

    Créé par Walt Disney en duo avec l'animateur Ub Iwerks, Oswald le lapin chanceux (Oswald the Lucky Rabbit) était une série de dessins animés américains tournant autour du personnage du même nom et distribués par Universal Pictures, qui en détenait les droits. Le personnage d'Oswald le lapin a commencé sa carrière en 1927, juste après la fin des Alice Comedies. Une série de courts métrages d'animation assez inconnue en France, dans lesquels des personnages de dessins animés y côtoient des humains véritables. Une sorte de Roger Rabbit avant l'heure.

    Voici à quoi ressemblait les aventures d'Oswald le lapin chanceux...

     

    Malheureusement pour Disney et son co-créateur, après quelques épisodes, Universal confie la production de Cartoons d'Oswald à d'autres studios que celui de Disney, dont ceux de Charles B. Mintz et de Walter Lantz. L'année suivante naîtra celui qui deviendra l'emblème, la mascotte des studios Disney : Mickey Mouse. Et, contrairement à sa création précédente, il n'était pas question pour Disney de se laisser dépouiller juridiquement de sa création une seconde fois... C'est là qu'entre en scène les amendements américains en matière de copyrights, qui, notamment à la faveur d'un lobbying de la firme Disney (mais pas que, bien entendu), empêchera Mickey Mouse de tomber dans le domaine public.

    Lorsque les premières lois en matière de Copyrights entrèrent en application aux Etats-Unis, la durée de ces droits de propriétés était d'à peine 14 ans. Aujourd'hui, les droits en matière de copyrights peuvent atteindre plus d'une centaine d'années aux Etats-Unis, dans des cas bien précis. En 1790, les premières lois en matière de copyrights prévoyaient donc une durée de 14 ans, avec la possibilité de prolonger une fois cette durée, de 14 ans supplémentaires, à la condition que l'auteur soit en vie au terme des 14 premières années. Et encore. La loi ne s'appliquait qu'aux cartes, règlements et livres. S'enregistrer et enregistrer sa création étaient aussi nécessaire. En cas d'oubli, la création / l'oeuvre tombait directement dans le domaine public. En 1831, la loi porta la durée de la période initiale de 14 à 28 ans, avec un renouvellement possible de 14 ans supplémentaire. En 1909, la durée initiale du copyright fut de 28 ans, avec un renouvellement de 28 ans supplémentaires. Très peu de travaux tombèrent sous le coup des copyrights durant cette période sur une telle durée; principalement parce que de nombreuses personnes ne pensaient absolument pas à enregistrer leurs créations, quand ils n'omettaient pas de prolonger les droits.

    Lorsque Steamboat Willy, le premier Cartoon de Mickey Mouse, sorti en 1928, le dessin animé de Disney tombait sous les coups de la loi de copyright de 1909. Avec le renouvellement possible, le Cartoon était protégé pour une durée de 56 ans, pour expirer normalement en 1984. Devenue entre-temps la mascotte de son géniteur et plus largement l'emblème de son empire, autant dire qu'il n'était pas question pour Disney d'en perdre les droits...

    Mais, en 1976, le Congrès américain autorisa une profonde modification des lois en vigueur concernant les copyrights. Au lieu d'une période de 56 ans (incluant les renouvellements donc), les auteurs individuels virent leurs créations protégées jusqu'à leur décès, avec la possibilité d'une extension de cette période de copyright de 50 ans. Pour les oeuvres dites collectives, la législation de 1976 a garanti un renouvellement rétroactif pour les oeuvres publiées avant que le nouveau système ne prenne effet. Ainsi, la durée maximale des copyrights pour une oeuvre collective passa de 56 à 75 ans, ce qui a contribué à repousser les droits de Mickey Mouse jusqu'en 2003. Tout ce qui fut publié en 1922 ou avant tomba dans le domaine public. En 1998, à cinq ans à peine de l'arrivée à échéance de ses droits concernant Mickey Mouse, la firme Disney sonna le tocsin pour faire un intense lobbying pour empêcher cela. Les efforts payèrent. Sous l'appelation The Sonny Bono Copyright Term Extension Act, le Congrès révisa encore la durée des copyrights. Ceux-ci furent allongés, pour les oeuvres créée à partir du 1er janvier 1978 ou après, pour une durée équivalant à la vie de leurs auteurs, avec un prolongement de 70 ans. Les droits des oeuvres collectives furent portés à 95 ans depuis l'année de leur première publication, ou 120 ans depuis l'année de leur création. Dans ce cadre, Mickey Mouse est ainsi protégé jusqu'en 2023... Pour Disney, la question qui prévaut désormais est la suivante : à quatre ans de l'échéance, comment encore empêcher que Mickey tombe pour de bon dans le domaine public ?

    Walt Disney, l'homme controversé

    Si Walt Disney est unaniment reconnu pour son génie visionnaire et créatif, l'homme possède aussi sa part d'ombre, au-delà des traits de misogynie qu'on lui prête - à juste titre- volontiers. Epousant les défauts de son époque, très conservateur, Disney fut en outre plutôt complaisant envers les nazis, au moins jusqu'en 1941.

    Déjà, en 1933, dans une première version des Trois petits cochons, le loup est représenté sous les traits utilisés alors pour caricaturer les juifs. Dans une biographie controversée publiée en 1985, Disney's World, Leonard Mosley dépeint un Disney antisémite et explique que son frère Roy s'est rendu en 1937 en Allemagne pour assurer la distribution de Blanche Neige et les 7 nains auprès de Joseph Goebbels, ministre de la propagande d'Hitler. Ce film d'animation figure d'ailleurs, de manière notoire, parmi les oeuvres préférées d'Hitler, au point qu'il fit même des dessins retrouvés par hasard en 2008. L'année suivante, Walt Disney fut le seul talent hollywoodien, avec Hal Roach, à recevoir à Hollywood Leni Riefenstahl, la fameuse cinéaste au service des nazis, pour lui faire faire un tour de ses studios. Une visite qui tombait quelques jours à peine après la terrible "nuit de cristal" déclenchée par les Nazis, pogrom déclenché contre les juifs dans la nuit du 9 au 10 novembre 1938, et le jour qui suivit. Le bilan, encore discuté, fait état de 2000 à 2500 morts dans le Reich Allemand, plus de 25.000 personnes envoyées dans les camps de concentration nazis, comme Dachau (10 911 dont environ 4 600 en provenance de Vienne), Buchenwald (9 845 personnes) et Sachsenhausen (au moins 6 000). Ces dramatiques événements horrifièrent la communauté internationale, et la communauté hollywoodienne tourna le dos à Riefenstahl lorsqu'elle y débarqua en 1938 peu après les événements.

    Si au début des années 1940, il s'oppose publiquement à l'engagement américain dans la guerre, il contribue malgré tout à l'effort de guerre à partir de l'entrée en guerre des Etats-Unis. Une partie du studio Disney est monopolisée par le gouvernement pour en faire un dépôt d'armes, ou encore un hôpital, tandis que Disney maintient une équipe en place chargée de continuer à faire des longs métrages, dans des conditions difficiles d'ailleurs, comme Dumbo. Disney continue donc à produire, mais son travail n'est cette fois pas uniquement destiné à être diffusé auprès du grand public. Il créé notamment des films de propagande pour les Américains, ou des films tactiques pour former les militaires, sur l’importance de l’aviation pendant la guerre, ect. Parmi ces oeuvres de propagande, on trouve notamment quelques pépites, comme Der Fuehrer's Face (1942), dans lequel un Donald obsessionnel, asservi dans une usine d'armement comme Charlot dans Les Temps modernes, répète "Heil Hitler"...

    Ci-dessous, le Cartoon en question...

    Membre de la Motion Picture Alliance for the Preservation of American Ideals («Alliance cinématographique pour la préservation des idéaux américains»), organisation fondée en 1944 dans le but déclaré de défendre l'industrie cinématographique et le pays dans son ensemble contre ce que ses fondateurs considéraient être une infiltration fasciste et communiste, Disney aurait été de surcroît un collaborateur zélé du FBI dans la chasse aux sorcières mise en place durant le maccarthysme dans la première moitié des années 1950. C'est en tout cas la thèse défendue par Marc Eliot dans son sulfureux ouvrage Walt Disney: Hollywood's Dark Prince, publié en 1994. A l'inverse, pour certains, tel l'universitaire américain Karl F. Cohen, qui enseigne l'histoire du cinéma d'animation, ces accusations, y compris celle d'antisémitisme, ne sont qu'un tissu de mensonges, comme il l'expliquait dans un billet publié en 2002, et intitulé Was Walt Disney A Saint, An Evil Sinner Or The Devil Incarnate? The Truth About Some Of Those Nasty Disney Stories !

    Sa collaboration avec l'ex scientifique nazi Wernher von Braun

    Né en 1912 en Posnanie, et mort le 16 juin 1977 à Alexandria, en Virginie, Wernher von Braun fut pendant la Seconde Guerre mondiale l'un des principaux ingénieurs qui permettent le vol des fusées allemandes de type V2, le premier missile balistique de l'histoire. Elevé dans l'administration du Troisième Reich au grade de SS-Sturmbannführer, Von Braun fut transféré aux États-Unis après la capitulation allemande lors de la fameuse opération Paperclip, qui visait à exfiltrer et recruter près de 1500 scientifiques allemands issus du complexe militaro-industriel de l'Allemagne nazie pour lutter contre l'URSS, et récupérer les armes secrètes du Troisième Reich. Naturalisé américain en 1955, Braun joua un rôle majeur dans le développement des fusées, notamment celles qui ont permis la conquête spatiale américaine lors du programme Appollo.

    Entre mars 1952 et avril 1954, von Braun publie, aux côtés d'autres scientifiques, une série d'articles dans un fameux magazine du nom de Collier's. Une revue qui sera lue jusqu'à 4 millions d'américains, où il expose notamment sa vision de la conquête spatiale. Ces articles tapent dans l'oeil de Ward Kimbal (1914-2002), un des principaux collaborateurs de Walt Disney. A cette époque, avec l'impressionnant essor de l'arrivée de la télévision dans les foyers américains, Disney souhaite produire des programmes à la fois divertissants, mais aussi éducatifs; ce qu'il appellera d'ailleurs de "l'edutainment". Des émissions qui connaîtront un énorme succès. Succès d'autant plus massif qu'on estime qu'en 1952, 15 millions de foyers américains possèdent la télévision. En 1954, ils sont 26 millions.

    Walt Disney posant avec Wernher von Braun.

    Cette année là, Ward Kimbal convainc Walt Disney de consacrer une émission (qui changera d'ailleurs plusieurs fois de noms au cours de son existence) à l'Homme dans l'espace. Disney engage alors Wernher von Braun, le plus grand expert au monde en matière de fusée, comme conseiller technique sur trois émissions, épaulé par Heinz Haber, spécialiste de la médecine spatiale naissante. Si von Braun est donc conseiller technique, il présentera même certaines séquences. La première émission, intitulée Man in Space, d'une durée de 49 min, est diffusée le 9 mars 1955. Plus de 42 millions d'américains restèrent scotchés devant leur écran, des étoiles pleins les yeux, à rêver de conquête spatiale. Le succès de l'émission fut tel qu'elle sera rediffusée trois mois plus tard, le 15 juin, puis à nouveau le 7 septembre. Une version abrégée, cette fois-ci en Technicolor, sera même diffusée au cinéma, peu avant la projection du film Davy Crockett et les pirates de la rivière, en juillet 1956. Au total, on estime que plus de 100 millions d'américains verront cette émission.

    Ci-dessous, un extrait de l'émission "Man in Space" en version Technicolor, avec Wernher von Braun...

    La seconde émission, Man and the Moon, qui évoque notamment la construction d'une station spatiale, fut diffusée le 28 décembre 1955. La troisième émission, Mars and Beyond, sera diffusée le 4 décembre 1957, deux mois après le lancement du satellite Spoutnik 1 par l'URSS. Elle relatait notamment les spéculations autour d'une supposée présence de vie intelligente sur Mars, et décrivait une expédition habitée sur la planète rouge. Didactiques, ludiques, scientifiquement inattaquables, ces émissions étaient de grandes qualités. On raconte d'ailleurs que le président des Etats-Unis de l'époque, Dwight D. Eisenhower, demanda une copie de la première émission pour la montrer à ses collaborateurs.

    En avril 1965, dix ans après leur première collaboration, Wernher von Braun invita Walt Disney et son frère Roy (entre autres guests) à visiter les trois principaux centres spatiaux de la NASA : le centre des vols spatiaux habités situé à Houston au Texas; le centre spatial Kennedy situé en Floride, et le centre spatial Marshall situé à Huntsville, en Alabama, et dont von Braun est le directeur. "Il y a quelques années seulement j'ai eu le plaisir de travailler avec vous sur un projet qui s'est avéré des plus prophétique. Je sais que vous avez gardé un vif intérêt pour notre programme spatial, et en particulier pour les vols spatiaux habités. C'est la raison pour laquelle vous pourriez trouver intéressant de venir constater par vous-même à quel point vous fûtes prémonitoire" adressa von Braun à Walt Disney. Qui ne pouvait que s'enorgueillir d'une telle collaboration et marque d'estime.

    Walt Disney fut le créateur d'un étrange masque à gaz... En forme de Mickey !

    En janvier 1942, Walt Disney est venu à washington pour y rencontrer des responsables chargés de la Défense civile ainsi que des responsables chargés des affaires ayant trait à la guerre chimique. Le but de sa visite ? Il voulait s'assurer des progrès de la création d'un masque à gaz qu'il avait créé. Mais pas d'une forme conventionnelle; loin de là même : larges ouvertures pour le champ visuel, simili oreilles rondes, un nez tenant davantage du museau... Un masque à gaz ayant le visage de sa mascotte fétiche, Mickey Mouse !

    Le but, louable, était que ce visage, si familier pour les enfants, devait les aider à calmer leurs angoisses et leurs craintes, en cas d'attaque chimique et / ou de bombardement. Environ 1000 unités de ce masque furent produites par la manufacture Sun Rubber Co. Au-delà de son design "ludique" si l'on peut dire, l'intérêt pour les Autorités concernant ce masque était surtout que les masques à gaz traditionnels étaient beaucoup trop grands et lourds pour les enfants. De fait, le masque à gaz en forme de Mickey était censé être parfaitement adapté pour le visage d'enfants dont l'âge allait de 18 mois à 4 ans.

    Le voici :

    frankieleon/Flickr/CC BY 2.0
    Walt Disney a fait appel à un fameux ex interrogateur allemand de la Luftwaffe pour décorer Disneyworld

    Si vous avez eu la chance de vous rendre à Disneyworld, le parc d'attraction créé par Walt Disney en Floride, situé à Orlando, vous avez sûrement pu découvrir, en vous attardant dans le château de Cendrillon, ces énormes fresques de mosaïques recouvrant les murs intérieur du château sur près de cinq mètres, racontant l'histoire de Cendrillon.

    En voici un petit aperçu :

    Ces mosaïques sont l'oeuvre d'un artiste de renommée mondiale dans son domaine, du nom de Hanns-Joachim Gottlob Scharff, dont le nom ne parlera sans doute qu'à très peu d'entre vous. Etrange et fascinant destin que celui de cet homme né en 1907 à Rastenburg, en Prusse, au sein d'une famille aisée. Son grand-père maternel était le propriétaire - fondateur d'une grosse entreprise de textile, réputée. Après des études d'Art et formé pour travailler un jour au sein de l'entreprise familiale, Scharff s'installa en Afrique du Sud où il se maria, et d'où il gérait l'antenne locale de l'entreprise familiale. Peu avant que la Seconde guerre mondiale n'éclate, il se trouve en vacances en Allemagne avec sa femme, en 1939. Scharff doit être expédié sur le Front russe. Sa femme, soucieuse de le maintenir en vie, tente, avec succès, de convaincre les autorités de laisser son mari comme interprète, car il parle couramment l'anglais. Ses supérieurs finissent par l'envoyer à Oberursel, où se trouve un centre interrogatoire de la Luftwaffe, dans lequel on interrogeait les pilotes américains capturés par les allemands.

    C'est là qu'il gagnera sa réputation de Master Interrogator. En effet, contrairement aux pratiques interrogatoires où la torture était le plus souvent utilisée pour arracher des informations, Scharff cherchait à gagner la confiance des prisonniers, jamais en les torturant ni en les menaçant, mais toujours en usant de techniques psychologiques quasi infaillibles. Scharff devint le plus célèbre interrogateur de l'armée allemande. Le 16 avril 1945, il fut fait prisonnier par les Alliés, et fut relâché deux mois plus tard. En fait, son contact était si humain qu'il se lia même d'amitié avec d'ex prisonniers Alliés qu'il avait eu en charge d'interroger. En 1948, il fut invité par les Autorités américaines à venir interroger un certain détenu du nom de Martin James Monti, un pilote de l'US Air Force qui déserta auprès des forces de l'Axe en octobre 1944. Les autorités militaires américaines furent si impressionnées par ses méthodes et techniques interrogatoires qu'elles sont encore enseignées de nos jours.

    Scharff finit par obtenir la citoyenneté américaine et se reconverti avec succès en artiste spécialisé dans les faïences et mosaïques. En 1955, il obtient au sein du prestigieux magasin de luxe New Yorkais Neiman Marcus de décorer un peu l'intérieur avec son travail de mosaïques. En 1956, il s'installe à Los Angeles et y installe son atelier. Mélangeant le verre, la pierre et le marbre, Scharff s'inspire d'un art et de techniques mésopotamiennes en vogue datant de plusieurs millénaires. En dépit de ses créations, qui vont de tables aux fresques murales, il se refuse à se qualifier d'artiste : "Je suis un copiste, pas un artiste créatif. Ca c'est mon art. De copier. Pas de créer" déclara-t-il un jour au Los Angeles Times. Un copiste ? Peut être. Mais dont les oeuvres sont visibles jusqu'à la mairie de Los Angeles, dans le bâtiment du capitole de l'Etat de Californie, à Epcot Center et à Disneyworld, sans compter les divers bâtiments officiels à travers le pays, comme les écoles, universités, les maisons de particuliers, les hôtels, les centres commerciaux, ect... Aux quatre coins du monde. Pas mal pour quelqu'un qui, modestement, ne se voyait pas comme un artiste.

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    Commentaires
    • Sicyons
      Sauf que personne ne dit ici que Walt Disney a cherché à faire du mal. Encore une fois tu divague totalement. Et un mois après le débat, c'est comme qui dirait un peu tardif...
    • Cévenole30
      Moi aussi j'aime bien la vérité. Quand quelqu'un a fait du mal à autrui, qu'il y a des victimes, je la veux aussi. Est-ce le cas ? Si ce ne l'est pas, ce n'est pas la vérité mais juste de la malveillance.
    • Cévenole30
      Drôle d’idée ce masque à gaz en forme de Mickey. Aussi effrayant que les poupées maléfiques ou les clowns des films d' horreur.
    • Cévenole30
      De toutes façons, collaborer avec ces scientifiques ne fait pas de Walt Disney un nazi, même si certains essaient sournoisement de l'insinuer. Les USA eux-mêmes avaient récupéré ces scientifiques pour utiliser leurs compétences. Les USA, des nazis ? Oups !
    • Polterbrick
      Note à l'auteur : et caetera se note etc et non pas ect.
    • Sicyons
      Sauf que c'est toi qui y voit une volonté de salir la mémoire, de la malveillance , de la jalousie & co. Personne ne détruit son image, il s'agit juste de faits. Si l'image ne correspond pas aux faits, il faut peut-être te poser des questions sur le fait que tu préfères t'accrocher aux apparences et te conforter dans l'idée qu'un génie doit aussi avoir l'image d'un homme bon, vertueux et bien lisse sous tous rapports.Personnellement je préfère la vérité. Car elle permet de mieux comprendre l'homme et n'enlève rien à l'oeuvre. Le débat n'est pas récent (cf Céline ou Bertrand Cantat), mais pour moi l'honnêteté et la vérité sont les priorités.
    • Cévenole30
      Je ne vois pas l'intérêt de ce qui semble être la mode actuellement de salir la mémoire de tous ceux qui ont fait quelque chose de beau, voire d'inoubliable ni la motivation de ceux qui s'y acharnent. Enfin si, je la vois, mais elle n'est pas une bonne motivation. Walt Disney est décédé, il a laissé une oeuvre merveilleuse, très belle et d'un très bon esprit. Il n'était pas un homme politique et n'avait donc aucune influence en ce domaine. Pour ma part, je vois juste de la malveillance, de la jalousie très certainement et une certaine perversité dans cette façon de faire, de fouiller dans la vie de quelqu'un qui a laissé un beau souvenir et surtout une belle oeuvre pour déterrer tout ce qui peut lui faire du tort, nuire à son image et faire de la peine à ceux qui l'aiment. A quoi bon ? Je veux bien croire que W.D. était un humain, et qu'il avait de ce fait des défauts mais ce n'est pas une raison pour détruire son image alors que tous ces faits ne devaient pas être très importants, sinon ils auraient été connus plus tôt.
    • Sicyons
      Connaître un maximum de facettes d'une personne est la seule manière de pouvoir espérer la comprendre et qui plus est comprendre ce qu'elle a fait ou dit. Ne vouloir voir que la part lumineuse est toujours plus facile et nous conforte dans nos confortables clichés. Dire qu'une recherche de la vérité (si vérité il peut y avoir sur une personne) est un besoin de salir, est au mieux une incompréhension totale, au pire de la malhonnêteté intellectuelle.Il faut accepter que ceux qu'on admire sont aussi par certains côtés imparfaits, ridicules, détestables ou mesquins. Humains en fait.
    • Cévenole30
      Toujours ce besoin de salir, de dénoncer. Je ne vois pas ce que cela apporte de positif. La part d'ombre de Walt Disney ne m'intéresse absolument. Il a fait quelque chose de magnifique, point barre. Triste époque que la nôtre où l'on plaisir à jeter inutilement des ordures sur la beauté.
    • Hunnam29
      Oui tu as raison, quelque chose qui dénature complètement le masque à gaz aurait pu être une bonne idée :)
    • David D.
      Je ne fais pas a proprement parlé parti du grand publique, mais c'est vrai que cet aspect prononcé d’antisémite dans l'article est plutôt nouveau pour moi, enfin a ce niveau extrême.EDIT: je me dis bien-sur que vers 40 ou un peu avant il fait un peu n'importe quoi et mm encore après comme tout l monde a Hollywood entre les nazi et les soit disant coco... mais pas qu'il y prend part.
    • riqueuniee
      C'est effectivement intéressant et très bien fait. Mais, si ce texte contient des détails qui ont pu échapper à beaucoup (du moins dans le grand public), le côté antisémite et disons proche du fascisme n'est pas un scoop.Quant à Von Braun, le problème est plus vaste, : il fait partie des ex-nazis recrutés par les autorités US, guerre froide et peur du communisme (entre autres) obligent...
    • riqueuniee
      Un masque à gaz est en soi une chose flippante. Et en faire un Mickey ou toute autre figure censée amusante ou rassurante n'arrange rien. Peut-être ça aurait mieux marché en le faisant ressembler à un masque de plongée (ou quelque chose comme ça)?
    • David D.
      Il faut que je double check tout ça mais si tout est vrai c'est un bon article qui montre une part de Walt Disney que je ne connais pas (if true = shame on me).A ceci prés que ça parle quand même beaucoup des mauvais cotés du bonhomme et moins des bons (vous me direz, combien on peut compter d'articles le glorifiant sur le net?).
    • M3TT3WS F4RR4LL
      N’importe qui ayant écouté le rire de Mickey en VO se convaincra que Walt Disney, son doubleur, est un psychopathe en puissance. Hahahaha hahahahaSinon selon les simpsons, Walt Disney était l’incarNation de Lucifer. Vu que les simpsons ont eu raison sur pas mal de choses , en avance, je me pose des questions.
    • Sicyons
      Encore un article intéressant et témoignant d'un vrai travail rédactionnel. Encore pour le week-end. A croire que c'est plus facile pour les rares vrais journalistes ciné restant à Alobedia de fournir un vrai travail le week-end sans que ça se voit trop ? C'est vrai qu'à côté des spoils (sic) des prochains épisodes de Plus Belle La Vie ou Demain Nous Appartient ça fait tâche.Merci donc à Mr Olivier Pallaruelo pour un tel article qui devrait être la norme sur un site soit-disant de référence comme Allociné.Après, pas sûr que ce message va rester très longtemps, moi, comme d'hab... :)
    • Lccf
      Cette … chose est en effet assez cauchemardesque. ( Pour les fans de Doctor Who, imaginez l'épisode The empty child avec ce truc … facteur flippe multiplié par 10, je dirais ).
    • Pierre C.
      Mort de rire *rire de Mickey*.
    • dockino
      article interessant .. change des cameos de star wars
    • Hunnam29
      Le masque à gaz était sensé calmer les enfants, mais il est plutôt (Pluto) flippant haha.
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