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    Paul Wesley (Tell Me a Story) : "Après Vampire Diaries, jouer Stefan encore et encore ne m'intéressait pas" [INTERVIEW]
    Par Jérémie Dunand (@JejeSeries), propos recueillis à Paris le 2 mai 2019 — 2 juin 2019 à 06:00
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    À l'occasion de l'arrivée ce dimanche 2 juin à 21h sur 13ème Rue de la série "Tell Me a Story", créée par Kevin Williamson ("Scream", "Dawson"), rencontre avec Paul Wesley, qui nous a parlé de son rôle à mille lieux de Stefan dans "Vampire Diaries".

    AlloCiné : Avec Tell Me a Story vous retrouvez Kevin Williamson, le créateur de Vampire Diaries, qui officie là encore en tant que showrunner. C'était une évidence pour vous de travailler à nouveau avec lui ?

    Paul Wesley : Totalement, parce que tout s'est très bien passé avec lui sur Vampire Diaries et parce que c'est toujours agréable de travailler avec des amis. Croyez-moi, quand on se retrouve coincé avec des gens qu'on n'apprécie pas, c'est compliqué (rires). Kevin est quelqu'un qui a un talent de scénariste fou, et en plus de ça je l'adore en tant que personne. Donc lorsqu'il m'a proposé le rôle d'Eddie dans Tell Me a Story, j'ai évidemment tout de suite dit "oui".

    Qu'est-ce qui vous a plu dans le scénario de Tell Me a Story lorsque vous avez lu le script du premier épisode ?

    Le concept de la série est très intéressant. On prend des contes de fées, on les modernise, et on les tord pour en faire un thriller psychologique pour adultes. C'est finalement un concept assez simple et je suis surpris que ça n'ait jamais été fait auparavant dans le cinéma d'horreur notamment.

    Votre personnage apparaît dans le segment inspiré des Trois petits cochons. Comment décririez-vous ce célèbre conte revu et corrigé à la sauce Tell Me a Story ?

    On connaît tous Les Trois petits cochons, mais dans cette version-là les petits cochons sont trois mecs qui font le mauvais choix et décident de braquer une bijouterie. Et ils portent des masques de cochons pour dissimuler leur identité. Évidemment, quelque chose de dramatique finit par se produire. Et le grand méchant loup est cet homme qui décide de les traquer afin de se venger. Ce que je trouve génial dans cette série c'est que rien ne se passe jamais de la manière attendue. On est surpris en permanence, et tous les personnages subissent une sorte de métamorphose en cours de route. À tel point que celui qui est présenté comme le héros finit par devenir un meurtrier. La limite entre les gentils et les méchants devient parfois assez floue.

    Eddie est très différent du personnage que vous incarniez dans Vampire Diaries. C'était important pour vous de vous défaire de cette image rapidement ?

    Absolument. Eddie est à l'opposé de Stefan et c'est très bien comme ça. C'est ce qui m'a le plus donné envie de jouer dans Tell Me a Story à vrai dire. Après Vampire Diaries, jouer Stefan, ou une variante de ce personnage, encore et encore ne m'intéressait pas. Il était primordial pour moi de ne pas me répéter et de jouer dans des projets très différents, comme celui-ci.

    James Dimmock/CBS

    Tell Me a Story se déroule à New York et on a presque l'impression que la ville est un personnage à part entière de l'histoire, ou tout du moins qu'elle rend crédible ces différentes histoires très sombres et très tordues...

    C'est vrai que New York est une ville si "vivante" qu'elle devient comme un personnage. On peut faire des choses horribles à New York et disparaître, se fondre dans la masse. Il y a tellement de monde. Et puis c'est une ville un peu dangereuse, d'une certaine façon, car il peut se produire n'importe quoi à n'importe quel moment. C'est une ville imprévisible. Je vis à New York et je me dis souvent que les choses que je vois en l'espace d'un pâté de maisons correspondent à ce que la plupart de gens mettraient des kilomètres et des kilomètres à voir. C'est une ville fascinante.

    La première saison est composée de seulement 10 épisodes. Après plusieurs années passées à jouer dans une série dont les saisons comprenaient 22 épisodes, c'était un argument en plus pour vous faire signer ?

    Complètement. Quand on produit plus de 10 épisodes par saison, on se retrouve vite à court de choses à raconter. C'est vite fatigant. Pour Tell Me a Story, 10 épisodes c'était parfait. Dès qu'une série a plus d'épisodes que ça, il y a forcément des scènes qui se trouvent là et qui au fond n'ont aucune raison d'être. Mais ça arrive sur toutes les séries qui produisent 22 épisodes par saison.

    Vous avez eu cette impression sur Vampire Diaries ? Qu'il était difficile de maintenir la qualité avec des saisons aussi longues ?

    Absolument. Particulièrement vers la fin de la série, c'était compliqué... La série était devenue quelque chose d'autre. Mais ce n'est pas facile pour un scénariste de maintenir la qualité sur plusieurs saisons. C'est un challenge immense.

    Tell Me a Story a été renouvelée pour une saison 2, qui racontera une toute nouvelle histoire avec de nouveaux personnages. Est-ce que vous savez déjà si vous ferez à nouveau partie du casting, à la façon d'American Horror Story ?

    Je ne sais pas encore. Je ne peux malheureusement rien vous dire à ce sujet pour l'instant.

    CBS

    Il y a quelques mois, votre société de production, Citizen Media, a passé un accord avec Kapital Entertainment afin de développer plusieurs séries dans lesquelles vous pourriez aussi jouer, en plus d'avoir la casquette de producteur. Vous avez l'impression qu'aujourd'hui c'est en produisant que vous arriverez à trouver des projets intéressants en tant que comédien ?

    C'est une super opportunité car en tant qu'acteur c'est un grand privilège de pouvoir être impliqué dans un projet dès sa conception et d'avoir son mot à dire. J'ai toujours eu envie d'être impliqué davantage et de pouvoir participer à la vision qu'un scénariste à de la série qu'il est en train d'écrire. C'est quelque chose d'assez rare finalement dans notre métier et je dois avouer que ça m'évite aussi d'être mis dans des cases, surtout après Vampire Diaries. Car je reçois encore beaucoup de scripts qui ressemblent à cette série et, comme je vous le disais tout à l'heure, j'essaye de me tenir le plus loin possible de ces rôles-là.

    Vous avez récemment réalisé un épisode de la première saison de Legacies, le spin-off de Vampire Diaries et de The Originals. Qu'est-ce que ça vous a fait de retrouver cet univers le temps d'un épisode ?

    C'était assez bizarre. Ils ont gardé certains décors de Vampire Diaries. Notamment la maison des frères Salvatore. J'ai débarqué dans ce décor et ça m'a vraiment procuré une sensation étrange. Je me souviens m'être dit "Euh, je ne sais pas si j'ai vraiment envie d'être ici" (rires). Mais au bout de quelques heures, cette impression étrange s'est dissipée et tout est devenu très normal. C'était vraiment génial de travailler avec tous ces jeunes acteurs.

    Est-ce que vous pensez que, secrètement, Julie Plec [la créatrice de Vampire Diaries et des spin-off] espère que vous accepterez un jour de reprendre le rôle de Stefan dans Legacies ?

    Je suis sûr qu'elle serait partante mais malheureusement, non, Stefan est mort. Mais Julie est parvenue à créer un univers à part de Vampire Diaries. Centré sur une génération de héros plus jeunes. Ce serait assez étrange que Stefan revienne. Ça n'aurait pas vraiment de sens.

    Vous avez envie en tout cas de vous consacrer de plus en plus à la réalisation ?

    Oui, absolument. J'ai vraiment réussi à trouver une autre manière de m'exprimer créativement grâce à la réalisation. Je crois que le fait d'observer les réalisateurs sur le tournage des différentes séries dans lesquelles j'ai joué m'a vraiment donné envie de m'y essayer moi aussi. On m'a tout d'abord donné l'opportunité de réaliser quelques épisodes de Vampire Diaries et je trouvais ça marrant de revenir ensuite vers cet univers le temps d'un épisode de Legacies. Et je suis content des épisodes de Legacies, de Roswell, New Mexico, de Shadowhunters, et de Vampire Diaries que j'ai réalisés. Maintenant j'aimerais bien m'essayer à d'autres genres et à d'autres formats. Mais je prends mon temps et je continue d'apprendre.

    Tell Me a Story est diffusée dès ce dimanche 2 juin à 20h55 sur 13ème Rue au rythme de deux épisodes par semaine.

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    Commentaires
    • Joanny972
      Je vis à New York et je me dis souvent que les choses que je vois en l'espace d'un pâté de maisons correspondent à ce que la plupart de gens mettraient des kilomètres et des kilomètres à voir.Cette phrase n'a aucun sens ou c'est moi ?
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