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    Cannes 2021 : Spike Lee fustige les dirigeants politiques lors de la conférence de presse
    6 juil. 2021 à 17:15
    Thomas Desroches
    Thomas Desroches
    -Journaliste cinéma et séries
    Les yeux rivés sur l’écran et la tête dans les magazines, Thomas Desroches se nourrit de films en tout genre dès son plus jeune âge. Animé par les œuvres engagées, les films de genre, les documentaires ou encore l’univers de Xavier Dolan, il partage également sa passion sur le podcast d'AlloCiné.

    La 74e édition du Festival de Cannes commence officiellement dans quelques heures, mais Spike Lee, président du jury, et les autres membres se sont rassemblés pour la traditionnelle conférence de presse. Extraits des meilleurs moments.

    JACOVIDES-MOREAU / BESTIMAGE

    Après un rendez-vous manqué, la Croisette retrouve ses amoureux du cinéma. La 74e édition du Festival de Cannes s’apprête à commencer. Le soleil et la chaleur ont répondu à l’appel de la fête, comme le jury de la compétition qui s’est réuni pour la première conférence de presse, ce 6 juillet à 14h30. C’est dans l’enceinte du Palais des festivals que Spike Lee, président de cette édition très spéciale, s’est présenté devant les micros et caméras des journalistes du monde entier.

    Le réalisateur, scénariste et acteur américain n’était pas seul. Autour de lui, les autres membres du jury : l’acteur français Tahar Rahim, l’actrice française Mélanie Laurent, l’actrice américaine Maggie Gyllenhaal, la chanteuse franco-canadienne Mylène Farmer, la réalisatrice sénégalaise Mati Diop, le réalisateur brésilien Kleber Mendonça Filho, la réalisatrice autrichienne Jessica Hausner, et l’acteur sud-coréen Song Kang-Ho. Huit personnalités très différentes, mais partageant tous une connexion avec le grand écran.

    Trump, Bolsonaro et Putin dans la ligne de mire

    Cannes est le plus grand des festivals de cinéma, sans vouloir manquer de respect aux autres, commence Spike Lee. J’ai toute une histoire avec cet endroit. Il y a trente-cinq ans, j’étais là avec She’s Gotta Have It en 1986. J’ai fait quelques apparitions depuis et je suis honoré d’être ici, j’ai hâte.” Engagé, dans ses films comme dans la vie, le réalisateur n’a pas hésité à envoyer quelques messages, notamment lorsqu’il évoque le 32e anniversaire de son classique Do The Right Thing.

    J’ai écrit le scénario en 1988. Regardez mon frère Eric Garner (un New-Yorkais noir et père de famille, tué lors d’une arrestation le 17 juillet 2014, NDLR), regardez “king” George Floyd. Trente putain d’années plus tard, les Noirs espèrent encore ne plus être chassés comme des animaux.” Par la suite, le cinéaste s’en est pris aux dirigeants de ce monde, comme Donald Trump, Jair Bolsonaro et Vladimir Poutine. “Nous sommes dirigés par des gangsters. Ils vont faire ce qu’ils veulent. Ils n’ont ni morale, ni scrupule et c’est le monde dans lequel on vit. On doit porter nos voix contre des gangsters pareils.

    Bestimage
    Les membres du jury, de g. à d. : Mylène Farmer, Kleber Mendonça Filho, Maggie Gyllenhaal, Jessica Hausner, Mati Diop, Spike Lee, Mélanie Laurent, Tahar Rahim et Song Kang-Ho.

    À côté de certains membres plus discrets, comme Mylène Farmer ou Song Kang-Ho, l’Autrichienne Jessica Hausner explique son attrait pour le festival : “Ce que j’aime par-dessus tout ici, c’est l’art de la mise en scène. Il ne s’agit pas seulement de divertissement. Il est aussi question d’inventer de nouvelles idées dans les films, inventer des langages et essayer d’apporter d’autres choses dans le cinéma.

    Maggie Gyllenhaal, quant à elle, n’a pas mis les pieds dans un cinéma depuis 15 mois. Lorsqu’elle a reçu l’invitation pour participer au jury, elle finissait le mixage de son premier long métrage, The Lost Daughter, avec Olivia Colman et Dakota Johnson. “J’ai eu l’e-mail et pendant trois jours je fantasmais sur ce que j’allais voir ici. Je suis heureuse et honorée d’avoir été invitée”, s’enthousiasme-t-elle.

    Jusqu’au 17 juillet, date de la clôture, les membres du jury découvriront les 24 œuvres en compétition et les nombreuses surprises que leur réserve la Croisette. En attendant, tous les yeux sont tournés vers Annette de Leos Carax, film d’ouverture, projeté dès 20h30 dans le Grand Théâtre Louis Lumière.

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    Commentaires
    • felson
      Tous les Blancs, sans exception LOL c'est pas mal. Et bien entendu, c'est moi qui triture vos propos si purs, si irréprochables et indiscutables... le jour où vous comprendrez que tout ce que vous pouvez dire n'est pas parole d'Evangile, vous aurez fait un pas de géant.
    • Mad Man In The Blue Box
      Ce qui chez lui dérange les gens comme vous, c'est le fait qu'il dénonce sans arrêt les tensions raciales - dont tout le monde connaît les origines -Laissez-moi deviner, tous les blancs, sans exception, j'ai bon ? Je l'ai senti un peu dans vos messages précédents donc je me permets de vous le demander. Le reste, bof, c'est encore une fois triturer des propos pour qu'il cadre à votre discours. On peut effectivement en rester là... .
    • Mad Man In The Blue Box
      C'est officiel: vous ne voulez pas comprendre un point de vue différent du votre. Il vaut mieux en rester là en effet. C'est drôle, mais il y a des limites.
    • felson
      Et moi je pardonne votre hauteur et votre hypocrisie. Oui, tout le monde sait que Spike Lee n'est pas un dieu, mais vous continuez à fantasmer comme un enfant sur son compte comme s'il devait effectivement l'être. 'On fait ci, on ne fait pas ça, on prétend faire ci, on fait semblant d'être ça'... Encore une fois (parce que vous avez la tête dure) ce n'est qu'un réalisateur de films, pas le révolutionnaire, le Dieu que vous voudriez qu'il soit. Du coup, pour les 'actes concrets' lol vous pouvez toujours attendre et rêver. Il faut être très fort pour dire que Lee est LE SEUL à se prétendre militant (une belle vanne) et d'une mauvaise foi insondable pour dire qu'il fait semblant de combattre quoi que ce soit et de militer, quand il sort des films comme Malcolm X ou Black Klansman. Vous dites donc qu'il ne prend aucun risque? Même quand il s'en prend en direct aux gangsters qui nous dirigent? Même Oliver Stone ne ferait pas ça, et n'importe qui à sa place n'aurait rien dit. Quoi, il s'agit du Festival de Cannes où on parle d'abord cinéma, mais non, il aurait dû partir recta en croisade et sortir tout un tas de chiffres maousses et de preuves accablantes contre tout et tout le monde, pour vous satisfaire? S'il fait tellement semblant, s'il tape dans le vide, expliquez-moi donc pourquoi il est si controversé. Parce qu'il fait semblant, parce qu'il tape dans le vide aussi? lol Non, il ne donne pas son avis sur les problèmes du monde, en tout cas, pas tous. Du coup il n'a pas à s'en occuper, et s'il le fait, pas question qu'il y aille tout seul et qu'il se brûle pour qu'ensuite des énergumènes comme vous puissent sortir des bêtises du genre 'il est allé trop loin, fallait qu'il la ferme'. Comme je l'ai dit, ce n'est pas Dieu le Père. C'est pourtant simple.Bref, pour vous le vrai militantisme tend vers l'extrémisme vu que ça équivaut à prendre tout le poids du monde sur ses épaules et à presque y laisser sa peau, et Lee n'est ni Jésus ni Dieu ni Goliath, il ne se brûlera pas pour vos beaux yeux. Et tant pis pour vous si vous n'êtes pas fichu de faire la différence entre réalisateur et révolutionnaire, c'est votre problème. Maintenant c'est bon, le débat est clos, vous m'ennuyez.
    • felson
      Là c'est vous qui donnez des leçons - en plus de vous défendre bec et ongles comme si votre vie en dépendait ;) -, donc à votre place je commencerais par ne pas blâmer les autres pour ce que vous faites vous-même. Déjà Lee ne donne pas de leçons, et il n'a jamais prétendu être quelqu'un de bien, c'est uniquement dans votre petite tête. Il dit ce qu'il pense et il le fait à sa manière, il lui arrive aussi de dire n'importe quoi mais ça arrive à tout le monde. Si à vos yeux ce n'est pas un militant - sans doute parce qu'il ne prend ni les risques ni les positions que vous voudriez qu'il prenne - très bien, c'est votre affaire, pas la mienne. Et contrairement à ce que vous vous êtes mis dans le crâne, je ne m'arrête pas du tout à sa couleur de peau, je m'en fiche. Je dis que quand on dénonce frontalement un problème global, universel, comme le racisme, on finit toujours par l'incarner soi-même. C'est exactement ce qui arrive à Spike Lee. Expliquez-moi comment il pourrait 'éteindre les braises' alors que vous savez très bien qu'il ne peut pas le faire, il y aura toujours des tragédies, des horreurs pour en allumer. Ce qui chez lui dérange les gens comme vous, c'est le fait qu'il dénonce sans arrêt les tensions raciales - dont tout le monde connaît les origines -, que ce soit dans ses films ou dans ses déclarations. Et quand il passe à autre chose, comme fustiger les dirigeants politiques, il serait plus timide, du coup il peut se brosser pour son militantisme. C'esr du flan, ça. Vous lui voulez quoi au juste? Il doit résoudre tous les problèmes et faire le ménage partout, il doit aller en Chine, en Russie, etc. et virer tous les méchants? Il aurait dû virer Trump aussi? Et dans votre optique, il s'en tirerait peinard à chaque fois? Votre folle naïveté m'amuse beaucoup. C'est donc ce genre de truc de kamikaze qui est censé faire de lui un 'grand homme' militant et tolérant qui fait le bien et blablabla, mais ça doit donc passer par une mise en accusation en règle de la Chine, et de tout ce qui vous déplaît, en tant que président du jury cannois et dès le premier jour? Vous voulez plutôt qu'il s'auto-détruise en direct, là ce serait parfait. Car au cas où vous ne le sauriez pas, un engagement trop prononcé équivaut à un suicide personnel. Son image est déjà assez écornée comme ça, vous voulez qu'il en rajoute? Je ne vous reproche pas de le critiquer, mais de lui demander la lune puis de vous défouler sur lui à la première occasion, ce qui n'est pas tout à fait pareil. Si vous avez tant de mal à comprendre ça, là encore ce n'est pas mon affaire. Merci de m'exposer toutes vos valeurs morales, mais je ne suis pas votre élève, je ne suis pas un gamin non plus, je n'en ai donc pas besoin. Comme vous l'avez dit plus haut, vous ne me persuaderez de rien - surtout avec ça.
    • Mad Man In The Blue Box
      Je pardonne vos écarts de langage et de comportement. Je trouve bien que vous reconnaissiez que Spike Lee n'est pas un Dieu, qu'il peut donc aussi commettre des erreurs. Cela dit justement, le seul qui prétend être militant et qui donc peut être mis au pied du mur si son discours ne cadre pas avec la réalité... c'est lui. C'est donc un peu facile de dire il ne peut pas s'occuper des problèmes du monde lorsque lui passe son temps à donner son avis sur... les problèmes du monde. Il ne s'agit donc pas non plus de se taire mais de porter avec un peu plus de sérieux son discours, par des actes concrets, des prises de risques. Autrement, comme nous le soulignons, c'est trop facile de parler. Et avant de me sortir un argument tarte à la crème comme et bien vous n'avez qu'à le faire vous même, moi, je ne prétends rien. Lui, si. Donc c'est sa responsabilité s'il prétend vouloir dénoncer des gangsters. Qu'il y aille, je ne demanderais que cela, qu'il prenne des risques, peut être que c'est grâce à des gens comme lui que la société pourrait avancer. Sauf que... non. On prétend. On tape dans le vide. On se sert des sujets pour son propre discours, pour entretenir un climat qui permettra de dire je suis un militant dans un combat alors qu'on entretient ce combat, sachant très bien que si demain, des solutions sont trouvés, les premiers à être dépossédés de quelque chose, ce seront ceux qui luttaient. Spike Lee veut une société de conflits parce qu'elle entretient son personnage et sa carrière. C'est un hypocrite. C'est ce que je déplore. Mais si vous préférez vivre dans une vision simpliste de l'existence, avec des gentils qui sont tous gentils parce qu'ils prétendent être gentils et des méchants qui sont méchants parce qu'on dit qu'ils sont méchants, allez-y, je ne vous en empêche pas. C'est juste que vous participez à ce que vous prétendez combattre sans même vous en rendre compte.
    • Mad Man In The Blue Box
      Croire qu'on ne peut avoir que des discours racisés qu'en étant noir, c'est avoir une vision très étrange de l'existence. On peut aussi ne pas être noir et avoir des propos racisés. Le fait qu'il soit noir n'est donc absolument pas pertinent. J'en reviens à ce que je dis. Vos tournures de phrases laissent à penser que vous êtes encore très jeune donc je vous excuse sans problème, vous allez mûrir, peut être aurez vous une autre approche à l'avenir, plus nuancé. Mais j'ai vraiment beaucoup de mal à vous comprendre. Je vous parle de valeurs morales, d'opinions et vous me répondez par les exemples que je cite. Comme s'il fallait que Spike Lee critique la Chine, spécifiquement, pour qu'il remonte dans mon estime. Vous ne comprenez pas que c'est sa position de pseudo-militant qui me dérange. Sa manière de donner des leçons, de prétendre être quelqu'un de bien qui me gêne. La Chine, Le Venezuela, ou autre chose... . Est-ce si difficile d'accepter l'idée qu'il puisse se servir du bien pour faire le mal ? Que lui-même montre trop souvent des positions qui semblent à prouver qu'il a un sérieux problème avec tout ce qui n'est pas noir ? Que résumer le monde au prisme noir-blanc, comme vous le faites et pas moi, c'est évoluer dans un monde de clivages ou l'idée d'être dans un clan devient plus important que résoudre les problèmes, même si pourtant, on le prétend en façade ? Que Spike Lee est donc de ce genre d'individus, à mon sens, qui souffle sur les braises de la discorde plutôt qu'à chercher à les éteindre. Et surtout, surtout, est-ce si difficile d'admettre que des gens peuvent ne pas aimer Spike Lee ? Parfois je jalouse les gens comme vous qui ne voit les choses que manière binaire mais j'ai appris que la bêtise, la méchanceté n'avait ni couleur, ni sexe, ni religion, ni genre. Je ne m'arrêterais donc jamais à la peau d'un individu pour en faire un saint ou un démon. Mais franchement, là, dans le cas qui nous occupe, désolé: Spike Lee n'est pas quelqu'un de bien à mes yeux. Ce n'est sans doute pas le mal incarné mais pas non plus quelqu'un que j'admire. Un défouloir ? Parce que j'ose, crime odieux, le critiquer ? Non plus. Il y a bien d'autres personnes que je n'apprécie pas. Il y en a aussi des blancs, pour que ça puisse atteindre votre vision de l'existence qui doit résumer les gens à des attributs physiques. Soyez rassuré.
    • felson
      C'est pourtant simple le professeur, Spike Lee n'est pas Dieu le Père. Vous voulez qu'il dézingue les Chinois, Daggett veut qu'il dise comme ils protègent bien le Vénézuela. Il n'a pas de temps à perdre avec vos petits désirs d'adolescent. Et lorsqu'on n'a pas d'idées, on peut couper dans les commentaires des autres et ensuite feindre l'ignorance, comme vous le faites.
    • felson
      Bien sûr. C'est pourtant vous qui dites que son discours est racisé. Et maintenant vous jouez les vierges effarouchées. C'est donc moi qui 'bloque sur sa couleur de peau'? C'est plutôt vous qui bloquez sur tout ce qu'il peut dire. Ainsi, vous dites qu'il est 'intolérant' et en même temps, vous lui reprochez de ne pas attaquer tous ceux que vous n'aimez pas, notamment les Chinois MDRR bref vous lui reprochez tout et n'importe quoi, en plus de faire semblant de ne pas savoir que ses films dénoncent les tensions raciales. Du coup, c'est raciste et malaisant de dire qu'il est noir. Bref, vous êtes franchement drôle.
    • Mad Man In The Blue Box
      Comme je l'ai dit, chacun ses cibles. Spike Lee est noir, il fustige donc d'abord le racisme, pas la corruption et l'impérialisme occidental. [...]Lee a suffisamment de chats à fouetter avec ça sans en plus en rajouter une couche avec la politique extérieure américaine. Oui, c'est pas si il traitait tous les politiciens, dont Poutine et Bolsonaro, de gangsters... ou alors c'est vous qui dites tout et son contraire d'une phrase sur l'autre, on ne sait plus trop en fait.^^
    • Mad Man In The Blue Box
      Oui bon, lorsqu'on n'a pas de véritables idées, on peut jouer sur les mots. Révolutionnaire, militant... Spike Lee dit ce qu'il veut, ça ne m'empêchera pas de penser que c'est un hypocrite et une personne intolérante. Je remarque juste que vous bloquez beaucoup sur la couleur de peau du monsieur, le résumant bien trop souvent à cela. De là à trouver cela très raciste, il n'y a qu'un pas que je ne franchirais pas mais vos propos sont un peu malaisants, je dois le reconnaître.
    • felson
      Je pense que tu te doutes que les premières personnes victimes de racisme - et des crimes et discriminations qui vont avec - sont les Noirs et de loin. En tant que premier président noir du jury cannois, il est de bon ton pour Spike de le rappeler, tout en rappelant aussi qu'en effet nous sommes dirigés par des gangsters et que le cinéma est la meilleure des vitrines pour les attaquer.
    • Good guy
      Effectivement car je n’ai pas envie de rentrer dans de la politique mais juste : les crimes commis sur des noirs sont aussi commis sur des blancs par des personnes noirs ( moins communiqués et aussi moins fréquents ). Et la neutralité doit faire partie de ta ligne de mire, si tu t’appelles Spike Lee et qu’un film du même style de BlacKkklansman sort, il a toutes ses chances.
    • felson
      Bien sûr, sans aucun doute. Mais bon, en même temps les Noirs ne pratiquent pas la discrimination raciale tous azimuts je crois. Et les flics noirs ne commettent pas de crimes racistes à la George Floyd, à la Breonna Taylor ou à la Rodney King - et le 'positionnement' de Lee, c'est quoi au juste? C'est un réalisateur militant, et en tant que président du jury à Cannes il a le droit de se positionner tout de suite, en tant que tel . Laissons tomber, c'est mieux.
    • felson
      Quand je vous vois partir en vrille (au point de prendre Lee pour un 'révolutionnaire' alors que ce n'est qu'un cinéaste militant), j'en conclue qu'en réalité, vous lui reprochez de prendre une certaine position - celle qui vous déplaît le plus - et de faire du cinéma politisé, point. Il ne devrait rien dire du tout, en tout cas il ne devrait surtout pas dénoncer la haine raciale des Blancs (mais il le fait, du coup c'est lui qui devient un raciste farci de haine, le discours classique). Il devrait donc soit rentrer dans le lard de tout le monde (surtout celui des Chinois), soit se taire, ce qui serait d'ailleurs, j'imagine, beaucoup moins facile et 'lâche'. Et quoiqu'il puisse faire ou dire, ce ne sera donc jamais suffisant. Vous faites juste une fixette sur lui, et tout ce que vous dites tient du gros fantasme.
    • felson
      Comme je l'ai dit, chacun ses cibles. Spike Lee est noir, il fustige donc d'abord le racisme, pas la corruption et l'impérialisme occidental. Il y a plein d'autres réalisateurs pour dénoncer ça, notamment votre Oliver Stone vénéré. Et je pense que Lee est bien plus controversé aux Etats-Unis que Stone. Ce sont bien les Etats-Unis qui multiplient les actes racistes contre les Noirs malgré l'élection d'Obama et son double mandat. Lee a suffisamment de chats à fouetter avec ça sans en plus en rajouter une couche avec la politique extérieure américaine. Oliver Stone et compagnie n'ont jamais fait de film anti-raciste, et Lee n'est pas censé rentrer dans leur moule. Il ne peut pas être partout à la fois. Ce que tu reproches à Lee, tu peux le reprocher à n'importe quel autre réalisateur américain militant qui ne serait pas un clone d'Oliver Stone.
    • Agent Doggett
      Désolé mais si Spike ignore que son propre pays pratique un embargo economique et sanitaire contre le Venezuela et qui penalise le peuple afin d'avoir accés à des soins de santé de base en pleine Pandémie, sans parler des attaques informatiques americaine contre les centrales éléctrique de ce même pays afin de soulever le peuple contre le président, alors Spike Lee devrait mieux se taire. Le seul pays qui aide le venezuela actuellement c'est la Russie, Cuban la Chine et l'Iran. Sans la Russie les occidentaux et leur allié auront déjà mis la Syrie en piéce comme en Irak, en Libye, en Afganistan. Tout cela Oliver Stone l'a suffisament exposé de même que certains acteur pourtant americain comme Robert Redford, Danny Glover, Ben Affleck et etc ....
    • Mad Man In The Blue Box
      Je suis parfaitement éveillé au fait que Spike Lee enfonce des portes ouvertes parce que c'est plus facile que de prendre position. Au courant qu'il se sert de tas de choses pour son propre discours, racisé, porté vers la haine. Vous faites semblant de ne pas comprendre ce que je dis (ou vous ne le comprenez pas, tout court). Woody Allen n'est peut être pas un dirigeant politique mais l'idée reste la même: il y a de la lâcheté chez cet homme. S'il tremble devant des gens planqués derrière leurs ordinateurs, je ne vois pas en quoi il est crédible pour rouler des mécaniques devant des dirigeants politiques (enfin devant... loin quand même et avec assez de généralité pour, finalement, ne froisser personne). Le marché chinois ? Peut être qu'il s'en fout (ce n'est pas sa cause après tout, la seule qui ait de la valeur à ses yeux) mais les studios avec qui il peut bosser lui rappelleront bien à l'occasion qu'il ne doit pas les chatouiller. Et comme il est pas trop bête, il évite le sujet, c'est plus facile alors que s'il était vraiment un révolutionnaire, ça serait à des gens comme lui de prendre position. Après, soyez rassuré, je ne cherche pas à vous convaincre, contrairement à vous. J'évoque mon point de vue pour éventuellement toucher ceux qui seraient abusés par l'hypocrisie du bonhomme mais surtout pour donner un point de vue (qui n'a aucunement vocation à être LE point de vue). Vous, j'ai très bien compris que ça ne servait à rien de vous persuader de quoique ce soit (et dites vous bien que c'est pareil pour moi ;-)).
    • Good guy
      Je te rassure que j’ai vu assez de films politiques comme d’ailleurs tous les films de Spike Lee et oui l’homme me dérange non pas pour me rappeler le racisme mais de son positionnement mais quand je vois ton commentaire je comprends à qui j’ai à faire. Ah oui les noirs font des crimes aussi grave que les blancs :)
    • felson
      Woody Allen n'est pas un dirigeant. Tu te trompes de cible ;) Et Lee tape sur les dirigeants depuis belle lurette, il n'a pas attendu d'être président du jury à Cannes pour le faire. Réveille-toi.
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