Jeremy Allen White chante lui-même dans les différentes scènes chantées du film. En outre, le comédien a également joué de l’harmonica pour les besoins du long-métrage.
Springsteen : Deliver Me From Nowhere est distribué par 20th Century Studios. Le studio a acquis le projet lors d’une enchère animée avec une autre célèbre société de distribution américaine, A24, qui devait initialement s’occuper du film dès l’étape de la préproduction.
Dans le film, le personnage d’Adele Springsteen, la mère du chanteur, est interprétée par l’actrice Gaby Hoffmann qui n’a que neuf ans de plus que Jeremy Allen White qui joue Bruce Springsteen. En réalité, l’artiste avait vingt-quatre ans de différence avec sa mère.
Il s’agit de la cinquième collaboration entre le réalisateur Scott Cooper et le directeur de la photographie après Les Brasiers de la colère (2013), Strictly Criminal (2015), Hostiles (2017) et The Pale Blue Eye (2022).
Le film a été tourné à New York ainsi que dans plusieurs localités du New Jersey (Rockaway, West Orange et Asbury Park). Des scènes ont également été tournées à Memphis et Los Angeles. Le tournage s’est déroulé à l’automne 2024.
Springsteen : Deliver Me From Nowhere est adapté de l’ouvrage Deliver Me from Nowhere : The Making of Bruce Springteen’s Nebraska de Warren Zanes qui racontait l’enregistrement de l’album Nebraska, sorti en 1982.
Le réalisateur, Scott Cooper, est un grand amateur de la musique de Bruce Springsteen depuis de nombreuses années et notamment de l’album Nebraska. Il écoutait d’ailleurs ce disque en boucle au moment de la réalisation de son film Les Brasiers de la colère (2013).
Scott Cooper considère Springsteen : Deliver Me From Nowhere comme son film le plus personnel. En effet, son père est décédé la veille du premier jour de tournage. C’est d’ailleurs lui qui lui a fait découvrir la musique de Bruce Springsteen et l’album Nebraska.
Alors qu’il finissait le tournage de Springsteen : Deliver Me From Nowhere, Scott Cooper a appris que sa maison de Los Angeles avait été ravagée par les flammes, dans les terribles incendies qui ont secoué la ville en janvier 2025. Apprenant que la femme et les filles du réalisateur s’étaient réfugiées à l’hôtel à la suite du drame, Bruce Springsteen s’est proposé de les accueillir chez lui. L’artiste a même offert l’une de ses propres guitares à l’une des filles du cinéaste puisqu’elle avait perdu la sienne dans le sinistre.
Jeremy Allen White et Bruce Springsteen se sont rencontrés pour la première fois lors d’un concert de l’artiste donné au stade de Wembley en juillet 2024.
Pour s’entraîner à la pratique du chant, Jeremy Allen White a pu bénéficier des conseils d’un professeur de chant réputé, Eric Vetro. Ce dernier a coaché de nombreux acteurs pour des films musicaux tels que Jonathan Bailey (Wicked de Jon M. Chu – 2024), Austin Butler (Elvis de Baz Luhrmann – 2022), Timothée Chalamet (Wonka de Paul King – 2023 et Un parfait inconnu de James Mangold – 2025), Angelina Jolie (Maria de Pablo Larraín – 2025) ou encore Renée Zellweger (Judy de Rupert Goold – 2019).
Dans le film, Jeremy Allen White utilise une guitare particulière, une Gibson G-200 de 1953, qui n’est autre que celle qu’utilisait Bruce Springsteen à l’époque où il a enregistré Nebraska.
Avec Springsteen : Deliver Me From Nowhere, Scott Cooper dirige pour la seconde fois le comédien Jeremy Strong après Strictly Criminal en 2015.
L’équipe du film a réellement tourné dans une maison dans le New Jersey appartenant à un vieux couple et dont la structure est restée inchangée depuis les années 1950. En revanche, pour les scènes dans lesquelles Jeremy Allen White enregistre et chante ses chansons dans sa chambre, il a été décidé de tout reconstituer en studio afin de contrôler au mieux la qualité de l’image et du son.
Afin de donner un air rétro au film, les scènes qui se déroulent dans les années 1980 ont été tournées pour la plupart avec d’authentiques objectifs Nikon de l’époque, fabriqués dans les années 1970-1980.
Pour le personnage de Faye Romano, que joue Odessa Young, l’équipe du film s’est inspirée d’une célèbre artiste des années 1980 qui n’apparaît pourtant pas dans le film : Debbie Harry, la chanteuse du groupe Blondie. La cheffe maquilleuse Jackie Risotto s’est servie de cette inspiration pour construire le look du personnage que ce soit son maquillage, sa couleur de cheveux ou encore ses vêtements.