À l’origine, Michael et Danny Philippou sont des Youtubeurs australiens connus sous le nom de RackaRacka, spécialisés dans les comédies d’horreur. Leur premier long-métrage, La Main, a généré 92 millions de dollars au box-office mondial et est devenu le 2e plus gros succès du distributeur, A24.
Michael et Danny Philippou devaient développer au départ une nouvelle adaptation de Street Fighter mais ont abandonné le projet au profil de Substitution — Bring her back.
Le tournage a démarré en juin 2024 en Australie, sur les terres d’origines des cinéastes, principalement à Adélaïde et Lightsview. Il a duré 41 jours.
Après leur premier long-métrage, La Main, les frères Michael et Danny Philippou se sont inspirés de faits réels pour Substitution — Bring her back, tant dans des histoires de société que dans des histoires personnelles. S’ils se sont documentés sur les horreurs qui peuvent se produire dans certaines banlieues résidentielles américaines, ils ont également puisé dans une anecdote personnelle pour construire le personnage de Piper, comme dit Danny Philippou : "La petite sœur d’un de nos amis est aveugle et un jour, elle a voulu aller prendre le bus par elle-même. Ses parents se sont alarmés et ont refusé. Elle essayait de leur faire comprendre qu’elle allait devoir apprendre à se débrouiller seule, qu’ils devaient arrêter de la couver. Elle voulait être indépendante."
Après avoir puisé dans l’univers de Parasite de Bong Joon-Ho pour La Main, Michael et Danny Philippou se sont inspirés de Qu’est-il arrivé à Baby Jane ? de Robert Aldrich (1962), qui sonde deux sœurs anciennes stars recluses dans leur maison et vivant dans le souvenir de leur passé : "Ces femmes ont vécu des choses terribles et les ont intériorisées. Pour Laura, ce qui nous intéressait, c’était de composer un personnage pour lequel on ressentirait une forme d’empathie, auquel on pourrait s’identifier, de façon malaisante." disent-ils. Pour les non-dits présents dans le film, ils ont convoqué l’imaginaire de Shining de Stanley Kubrick, avec cette fin pleine de mystère.
Pour le rôle de Piper, les réalisateurs souhaitaient caster une vraie actrice malvoyante et ont donc lancé des auditions. Sora Wong, 12 ans, qui n’avait alors jamais fait de théâtre ou de cinéma, s’est présentée au casting grâce à sa mère, qui a repérée l’annonce sur Facebook, et a impressionné l’équipe.
Au 6 juillet 2025, Substitution — Bring her Back a rapporté 23 millions de dollars au box-office mondial en comptabilisant les pays où il est déjà sorti.
Pour préserver le plus possible la jeune Sora Wong, Michael et Danny Philippou ont privilégié les scènes les plus fortes émotionnellement à la fin du tournage, afin qu’elle puisse déjà trouver ses marques sur le plateau.
Les réalisateurs avaient déjà voulu travailler avec Billy Barratt pour La Main mais malheureusement, cela n’avait pas pu se faire. Ils ont donc rattrapé cet acte manqué dans Substitution — Bring her back.
Substitution — Bring her back ayant une grande part de gore, il a fallu faire appel à une grosse équipe de maquillage. Michael et Danny Philippou ont donc à nouveau travaillé avec Larry Van Duynhoven, qui avait déjà collaboré avec eux sur La Main.
Si la transformation physique du personnage d’Oliver est importante dans le récit, il a été impensable pour les cinéastes de soumettre un enfant à 5 heures de maquillage par jour. Ils ont donc simplifié le processus en peignant les prothèses en amont et de fabriquer des tatouages à coller sur le corps pour imiter les veines apparentes. Ils ont également demandé au jeune acteur de porter un ventre de femme enceinte pour simuler sa gloutonnerie.