Ce film est présenté en hors-compétition au Festival de Cannes 2025.
La Femme la plus riche du monde marque la seconde collaboration de Thierry Klifa et Marina Foïs après Les Yeux de sa mère (2011).
Le film de Thierry Klifa est très librement inspiré de l’Affaire Bettencourt à laquelle le réalisateur a commencé à s’intéresser lorsqu’elle est devenue publique. Plus qu’un long-métrage sur un fait-divers, le cinéaste voulait surtout raconter ici le destin de ces grandes familles industrielles françaises dont une partie du pouvoir s’est construite sur des zones d’ombre. En l’occurrence, ici, la collaboration.
Pour le personnage de Marianne Farrère, qu’interprète Isabelle Huppert, Thierry Klifa a beaucoup travaillé sur les costumes, en compagnie de Jürgen Döering et Laure Villemer. L’idées était de suggérer l’extrême richesse du personnage sans la surligner. À l’écran, la comédienne porte ainsi 70 costumes différents et jamais deux fois la même tenue.
Pour le personnage du majordome qu’il interprète, Raphaël Personnaz s’est surtout inspiré des comédies shakespeariennes dans lesquelles les domestiques ont un rôle aussi discret qu’essentiel, comme c’est le cas dans le film.
Avec La Femme la plus riche du monde, le journaliste et chroniqueur de Quotidien Paul Gasnier fait ses premiers pas au cinéma. Comme une évidence, il joue ici le rôle d’un journaliste télé.
La musique du film est signée Alex Beaupain, compositeur fétiche de Christophe Honoré, avec qui Thierry Klifa avait déjà collaboré sur son dernier long-métrage, Les Rois de la piste (2023).
Avec La Femme la plus riche du monde, Isabelle Huppert et André Marcon sont mari et femme pour la troisième fois, après l’avoir été au théâtre (Le Dieu du carnage de Yasmina Reza au Théâtre Antoine en 2008) et au cinéma (L’Avenir de Mia Hansen-Løve – 2016).
Le film a été essentiellement tourné en Belgique (Bruxelles, La Hulpe et Charleroi) à l’été 2024.
Si Thierry Klifa n’a jamais caché sa passion pour les grandes actrices françaises (il a notamment fait tourner Nathalie Baye, Catherine Deneuve, Fanny Ardant, Danielle Darrieux, Emmanuelle Béart…), il a écrit le rôle de Marianne Farrière pour Isabelle Huppert avec qui il n’avait jamais travaillé jusqu’à présent. Pour le réalisateur, la comédienne était une vraie évidence pour ce personnage inspiré de Liliane Bettencourt.
Pour La Femme la plus riche du monde, Thierry Klifa a eu différentes inspirations. D’une part, Phantom Thread de Paul Thomas Anderson (2018) pour son raffinement mais aussi, d’autre part, Les Liaisons Dangereuses de Stephen Frears (1988), en raison des joutes verbales entre les personnages. Enfin, le réalisateur cite, parmi ses références, la série Succession, qui évoque également les luttes internes d’une famille richissime.