L'AGENT SECRET - Kleber Mendonça Filho | ⭐ 8/10
"혉혳혦́혴혪혭, 1977. 혌혯 혱혭혦혪혯혦 혦혧혧혦혳혷혦혴혤혦혯혤혦 혥혶 혤혢혳혯혢혷혢혭 혥혦 혙혦혤혪혧혦, 혔혢혳혤혦혭혰, 혭혢 혲혶혢혳혢혯혵혢혪혯혦, 혵혦혯혵혦 혥혦 혧혶혪혳 혶혯 혱혢혴혴혦́ 혵혳혰혶혣혭혦 혦혵 혥혦 혳혦혯혰혶혦혳 혢혷혦혤 혴혰혯 혫혦혶혯혦 혧혪혭혴 혱혰혶혳 혴혦 혳혦혤혰혯혴혵혳혶혪혳혦. 혔혢혪혴 혥혦혴 혮혦혯혢혤혦혴 혥혦 혮혰혳혵 혷혪혦혯혯혦혯혵 혳혢혱혪혥혦혮혦혯혵 혢혴혴혰혮혣혳혪혳 혤혦 혧혳혢혨혪혭혦 혦혴혱혰혪혳 혥혦 혯혰혶혷혦혭혭혦 혷혪혦."
Il y a des films qui impressionnent dès les premières images, par leur ambition affichée et leur désir de produire du grand cinéma. L'Agent Secret, dont la mise en scène impressionnante et la liberté formelle justifient pleinement le prix reçu au Festival de Cannes, appartient clairement à cette catégorie. Un sens aigu du cadrage et du montage, porté par une esthétique vintage ultra séduisante, confèrent à l’ensemble une identité visuelle forte. La galerie de personnages, tous plus savoureux les uns que les autres, contribuent à cette jubilation. Un chat à deux têtes, une jambe tueuse : le film ose même certaines fantaisies, jusqu'à l'absurde, avec un culot réjouissant.
Mais cette profusion finit aussi par se retourner contre elle-même. Comme trop de films cette année, une question s’impose : pourquoi une telle durée ? À force d’accumuler les pistes, les digressions et les scènes superflues, le récit se distend, se brouille, pour donner le sentiment d’une œuvre désordonnée, au ventre mou, où l'ennui finit par gagner le spectateur.
Le film n’en demeure pas moins ambitieux dans sa manière de relier le Brésil des années 1970 au pays d’aujourd’hui, pour en dénoncer les dérives politiques. Dommage, alors, que l’épilogue, étonnamment fade, ne soit pas à la hauteur du souffle qui précédait.
Au final, on sort de ce film partagé entre admiration et frustration. L'Agent Secret est un film-fleuve d’une grande ampleur, fascinant autant qu’irrégulier, dont il faut accepter l’opacité et les débordements pour en apprécier pleinement la singularité, mais qui laisse tout de même le sentiment frustrant d’être passé à deux doigts d’un véritable chef-d’œuvre.
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