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PascJC
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4,0
Publiée le 9 novembre 2025
j'ai aimé cette réalisation pour son originalité, sa créativité et son rythme à la fois lent et jamais ennuyant. La richesse de chaque vie d'être humain !
Beau docu-fiction, si tendre et touchant, on est vraiment pris dans cette investigation, ces tranches de vies, ces témoignages. On se sent proches de cette famille grâce aux photos, aux reconstitutions. Le film ne tombe jamais dans le pathos et est si doux à visionner.
Une vraie curiosité Cet objet filmique non identifiable oscille entre documentaire, fiction et expérimentation pour nous questionner en profondeur sur la mémoire et la trace laissée par chacun d’entre nous une fois passé à trépas. Tout part d’une boite à chaussure contenant des photos de famille trouvée chez un brocanteur. Déjà, comment peut-on jeter des photos de famille, toute la mémoire d’une famille ? Ensuite les deux réalisateurs vont partir à la recherche d’un jeune homme apparaissant de manière récurrente sur ces tranches de vie des années 80. Sur ce projet, Florent Varrault, documentariste, va partir enquêter plusieurs années pour reconstituer le vie de ce jeune homme. Et Zabou Breitman va lui inventer une fiction jouée par des acteurs. Ce film très original est un travail sur la mémoire et l’oubli ouvrant la réflexion sur le temps qui passe, le souvenir que l’on laisse derrière soi et à quoi se résume une vie. Ce jeu de pistes est un régal, un vrai travail de Sherlock Holmes conduisant à un crescendo émotionnel au fur et à mesure que l’on se rapproche réellement de ce parfait inconnu. Passionné d’histoires intimes et familiales, j’ai été touché par le destin d’un monsieur tout le monde qui démontre au combien le passé est universel mais un destin est très individuel ; c’est l’histoire d’un héro ordinaire. Ce film interroge sur l’instantané de la photo : sa futilité et sa subjectivité. La photo ne livre qu’une partie de la vérité, sa vérité ; mais une fois toutes ces vieilles photos mises bout à bout, une partie assez juste de la vie des individus en étant les acteurs se révèle à nous. Dans ce film dispositif, on est passionné par l’enquête, j’ai plus de réserves sur les parties de fiction souvent purement illustrative et faisant office de bégaiement avec le réel. Zabou, pour ces parties, a repris les dialogues réels que lui donnait son acolyte Florent ; pour une plus-value plus que limité. Un format atypique pour un sujet prenant… surprenant qui mérite d’être vu.
Un concentré de belle humanité… Des gens ordinaires… Une famille, des amis, des vivants, des défunts… A la fois documentaire et fiction : un petit bijou initié par BREITMAN… L’idée est malicieuse, prétexte à philosopher sur nos vies éphémères, l’oubli générationnel. Tout au long du film, les photos originales se superposent aux images de la fiction. Quelle belle idée !
Une docufiction audacieuse qui nous emporte et nous questionne sur notre rapport à la vie, à la mort, à la famille, à nos relations, à nos lieux de vie, et surtout à la place de la photographie. L'ambition du film est géniale et atypique, car à partir d'un paquet de photographies trouvées dans une brocante, les réalisateurs entremêlent un documentaire d'investigation et une fiction qui raconte l'histoire d'un inconnu. Les photographies prennent vie, et nous emporte dans des directions, parfois imaginaires, mais souvent réelles. Ces différents regards nous ramènent à nos propres souvenirs. Grâce notamment à un casting hors pair (Nicolas Berléand), ce film est touchant, drôle et poétique.
Ce film à 4 mains aurait pu ne jamais voir le jour en fonction de l'enquête, cela lui donne une portée encore plus forte.
Zabou Breitman et Florent Vassault, nous offrent une forme cinématographique unique, à la croisée du documentaire et de la fiction. Tout commence avec une simple enveloppe trouvée dans une brocante : à l’intérieur, des photographies de famille, toutes centrées autour d’un garçon au regard mystérieux. D’un côté, Vassault part sur les traces de cet inconnu, glanant les souvenirs qui lui permettront de reconstituer un passé. De l’autre, Breitman met en scène, à l’instinct, des fragments de vie autour de ce garçon, en respectant un pari fou : ne rien savoir des découvertes de son complice au moment du tournage. Le montage tisse alors une lente fusion entre réalité et fiction, jusqu’à former un tout bouleversant. "Le Garçon" est voyage infiniment touchant, qui donne chair à l’oubli, à la mémoire, à la beauté d’un anonymat retrouvé.
Suite à la découverte dans une brocante d’une série de photos mettant en scène la vie ordinaire d’une famille naît un documentaire et un film. Le Garçon s’attache donc à retrouver la trace d’un inconnu au doux regard énigmatique à travers une œuvre totalement originale se déployant simultanément sur deux supports : le fictionnel et le réel. Un film attachant qui parle du temps qui passe et qui montre que la photographie fixe nos vies et nous rend d’une certaine manière éternel.
Voilà une idée originale que de partir de quelques photos d'une famille d'anonymes pour imaginer autour, leur histoire, leur vie et en particulier celle d'un garçon. Entre fiction de reconstitution et documentaire d'investigations, le résultat est à la fois son défaut, pouvant donner un projet décousu et déstabilisant. Curieux du dénouement, la démarche de Zabou reste sincère et pleine de tendresse.
Le pari était osé de réaliser un film basé sur une "enquête photos". Si le démarrage intrigue (positivement) et le jeu d'acteur séduit, le film s'essouffle assez rapidement et ne m'a pas touché. L'entremèlement de doubles voire triples personnages dessert la narration et l'on s'y perd. Il en ressort de profondes questions sur la vie, la famille, le sens de tout cela, mais cela a manqué pour moi d'une structure peut-être plus commune qui aurait permis de mieux apprécier ce film.
Un film à part, d'une grande originalité en proposant une dualité documentaire/fiction au service d'une œuvre commune. Ceci est une vraie réussite. L'intrigue est passionnante. Ce film contribue à la richesse du cinéma français.
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4,0
Publiée le 30 juin 2025
« Je ne sais pas qui ça va intéresser toutes ces photos quand y'aura plus personne. » À partir d'une pile de photos d'une famille inconnue, Zabou Breitman décide à la fois de faire une fiction pour tenter d'imaginer l'histoire de cette famille tout en effectuant des recherches pour les retrouver. L'actrice et réalisatrice nous fait entrer dans la vie de ces gens que l'on apprend à connaître au fil des découvertes. Il y a des interrogations, des questions, de l'inquiétude et un peu de jugement. Zabou Breitman et Florent Vassault font parfaitement vivre leur projet et on se laisse tranquillement porter par l'histoire de ce petit garçon. Le mélange entre fiction et documentaire fonctionne très bien. Les témoignages des proches ou encore les analyses des inconnus qui deviennent des dialogues, c'est une très bonne idée. D'ailleurs, quand les acteurs les prononcent puis qu'on les entend de la bouche des gens, ça donne une autre dimension à ces paroles. Au-delà de l'idée géniale de départ de tenter de découvrir l'histoire d'une famille à partir de rien, "Le garçon" est aussi un très bon film sur les souvenirs, sur ce qu'on laissera après notre mort et donc aussi sur l'oubli. C'est à la fois doux, mélancolique, nostalgique et profondément humain. Je ne m'attendais à rien d'autant plus que je me suis laissé tenter uniquement parce qu'il y avait quelques têtes connues au casting et je ne regrette pas, car c'est une œuvre aussi fascinante que bouleversante.
Le garçon : jouissif va et vient fiction/documentaire. Reconstitution d'une vie à partir de quelques photos de famille trouvées dans une brocante. Délicieux dialogues tour à tour réels et interprétés. Original, drôle et tragique. Un petit bijou cinématographique.
C’est très bien… mais très dérangeant de se rendre compte en voyant le film - ce que je ne savais pas en achetant ma place - que l’idée (géniale) du scénario est intégralement pompée de l’excellent livre d’Isabelle Monnin « Les gens dans l’enveloppe » qui ne figure pas au générique. Choquant. De ce fait, je ne peux pas mieux noter le film qui doit évidemment beaucoup (tout ?) au livre. Renseignements pris, il y a procès en cours. À suivre.
De Zabou Breitman (2025). Dès le début du film, le questionnement de la famille , de qui on est est posée au détour d'un lot de photos un peu jaunies que l'on explore . Car oui le vrai mot est explorer . Qui ne le fait pas à l'occasion de la disparition d'un être cher (parent, ami et autre) de découvrir des photos sinon inconnues , du moins oubliées . Zabou Breitman nous livre un film documentaire à a fois singulier et intéressant en questionnant qui on est, en questionnant le souvenir . Tout tient dans cette question à savoir combien de temps dure le souvenir d'une personne . Bien documenté à la manière d'un jeu de piste . Profondément humain mais aussi un peu déprimant . Notamment au travers d'une réflection d'un intervenant relevant que le souvenir d'une personne s'efface rapidement au plus quarante ans . A toutes et tous qui pensez que notre passage sur terre marquera , c'est un peu une douche froide mais réaliste . Avec Damien Sobieraff, Nicolas Avinée, Isabelle Nanty.