The Dog Stars est l'adaptation du roman d'anticipation La Constellation du chien écrit par Peter Heller et publié en 2012. Ridley Scott s'est emparé du scénario rédigé par Mark L. Smith et Christopher Wilkinson au début de l'année 2025, décidant de faire de ce projet son film suivant après le report imprévu de son biopic consacré au groupe The Bee Gees.
Initialement, Ridley Scott souhaitait confier le rôle principal du pilote Hig à Paul Mescal, poursuivant ainsi leur collaboration fructueuse après Gladiator II. Cependant, l'acteur irlandais s'étant engagé sur les biopics consacrés aux Beatles, le cinéaste s'est tourné vers Jacob Elordi, séduit par le profil très terre-à-terre du comédien et son aisance naturelle avec les animaux.
Ce tournage est l'occasion pour Ridley Scott de retrouver plusieurs visages familiers. Côté casting, il dirige à nouveau Josh Brolin (American Gangster), Guy Pearce (Prometheus) et Benedict Wong (Prometheus, Seul sur Mars). En coulisses, il collabore une nouvelle fois avec le compositeur Harry Gregson-Williams et la chef costumière Janty Yates.
Bien que l'intrigue du livre prenne place dans les paysages sauvages du Colorado, la production s'est principalement installée en Italie. L'équipe a posé ses caméras dans la région du Frioul, sur le plateau de Cansiglio et dans les environs de Rome, utilisant notamment les mythiques studios de Cinecittà et la forêt de Manziana pour recréer ce monde post-apocalyptique.
Ridley Scott a fermement tenu à s'éloigner des clichés habituels du genre. Refusant de céder aux récits trop sombres ou aux figures d'infectés façon World War Z, le réalisateur a abordé cette histoire sous un angle poétique et optimiste, centré sur la reconstruction du lien humain et l'espoir plutôt que sur la pure déchéance de la civilisation.
Pour donner vie à Jasper, le chien fidèle qui accompagne le héros tout au long de son périple, l'équipe du film a fait appel à trois canidés différents. Chaque chien possédait sa propre spécialité sur le plateau : l'un était réservé aux scènes d'action et d'attaque, un deuxième aux séquences d'interaction au sol, et un dernier restait parfaitement calme en cabine d'avion aux côtés de Jacob Elordi.
Fidèle à ses méthodes de mise en scène, Ridley Scott a disposé jusqu'à huit caméras simultanément sur le plateau lors des prises de vues. Ce dispositif massif lui a permis de favoriser la spontanéité du jeu d'acteurs et d'encourager de nombreuses improvisations, notamment lors des confrontations intimistes entre les personnages de Jacob Elordi et Josh Brolin.
Porté par Scott Free Productions et distribué par 20th Century Studios, le long-métrage bénéficie d'un budget confortable estimé à 110 millions de dollars. Une enveloppe imposante gérée avec la rapidité légendaire du metteur en scène britannique, qui a bouclé la totalité du tournage en un peu moins de trois mois.