S’il a signé ses deux précédents films (Paris est à nous - 2019 et Années 20 en 2022) sous le pseudonyme d’Elisabeth Vogler, c’est la première fois que Laurent Slama reprend son vrai nom pour A Second Life. Pour l'anecdote, le nom d'Elisabeth Vogler, est inspiré du personnage de Liv Ullmann dans Persona de Bergman (1966).
Laurent Slama a placé son intrigue à Paris, pendant la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques en 2024 et a tourné son film à ce moment-là, en décors réels, malgré les interdictions de tournage de la mairie. Ce n’est pas la première fois qu’il utilise ce procédé. Son précédent long-métrage, Années 20, est un plan séquence d’1h30 à travers la Capitale.
Laurent Slama ne se contente pas d’être réalisateur de A Second Life. Il a également également écrit le scénario, l’a produit et en a assuré la photographie.
Laurent Slama a eu l’idée de faire un personnage malentendant mais aucune intrigue ne le satisfaisait. Avec l’approche des Jeux Olympiques, il a trouvé intéressant d’inclure son héroïne plongé dans un tel contexte "bruyant et frénétique". Il s’est alors beaucoup documenté sur la surdité et a rencontré des personnes malentendantes afin d’être le plus proche de la réalité possible.
Paris ayant interdit les tournages au moment des JO, Laurent Slama a utilisé l’équipe la plus réduite possible avec une petite caméra et des moyens techniques "miniaturisés". Cela lui a permis parfois d’improviser ou de déplacer des séquences au dernier moment.
En recevant le scénario, Agathe Rousselle, qui a notamment tourné dans Grave de Julia Ducournau (2016), a immédiatement accepté le projet et s’est lancé dedans à corps perdu.
Dans son esthétique et notamment sur A Second Life, Laurent Slama a puisé son inspiration dans les films de la Nouvelle Vague dans leur manière de voir Paris, et notamment Cleo de 5 à 7 d’Agnès Varda (1962).