Karma
Note moyenne
4,1
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346 critiques spectateurs

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Yves G.

1 894 abonnés 4 141 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 octobre 2026
Jeanne (Marion Cotillard) vit en Espagne avec Daniel (Leonardo Sbaraglia) et lui cache son passé. Une relation fusionnelle l’unit à son filleul, Mateo. Le jour où Mateo disparaît, la police soupçonne Jeanne qui s’enfuit brutalement, passe en France et retourne dans la communauté religieuse, dirigée d’une main de fer par Marc (Denis Ménochet), où elle a grandi.

Le dernier film de Guillaume Canet a été projeté à Cannes hors compétition. Le film a fait parler de lui. D’une part parce qu’il est l’œuvre d’un des couples les plus glamour du cinéma qui, à l’approche de la cinquantaine, vient de se séparer. D’autre part en raison des réactions pour le moins mitigées qu’il a suscitées : trop long, caricatural….

Aussi je redoutais le pire, d’autant que je n’ai jamais été un grand fan de Marion Cotillard. Ma fidélité à Guillaume Canet – qui en horripile certains mais que je trouve aussi séduisant devant la caméra ("La Belle Epoque", "Le Grand Bain"…) que doué derrière ("Ne le dis à personne", "Les Petits Mouchoirs"…) – a prévalu.

Le sujet de "Karma", le mal nommé, est l’emprise que les gourous des sectes religieuses exercent sur leurs fidèles. Le sujet n’est pas neuf. Le cinéma américain l’a traité avec brio : "La Nuit du chasseur" ou, plus près de nous "The Master" et "Martha Marcy May Marlene". Côté cinéma français, on se souvient des "Eblouis" avec un Jean-Pierre Darroussin à contre-emploi dans le rôle du gourou d’une secte.

Ici, c’est Denis Ménochet, son impressionnante stature, son cou de taureau, qui, en méchant absolu, vole la vedette à Marion Coutillard. Dès qu’il apparaît, le film prend une tout autre dimension.

Certes, les autres personnages sont un peu trop, caricaturaux : ainsi de ses deux acolytes, serviles et menaçants. Mais "Karma" est sauvé par son scénario ingénieux, riche en rebondissements, certes pas toujours crédibles, mais suffisamment surprenants pour tenir le spectateur en haleine pendant les deux heures vingt du film.
tony-76

1 161 abonnés 1 418 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 octobre 2026
Vous allez bien Marion Cotillard ?

Canet renoue le thriller noir - Ne le dis à personne (très bien, lui) - avec Karma sur fond d’abus spirituels.

C’est assez captivant sur 2h20 quoique un peu longuet mais le film se rattrape vers un dénouement des plus prenants dont une dernière scène (très) émouvante.

Il faut donc avoir le cœur accroché dans certains passages, public averti.

Cotillard s’en sort avec les honneurs tout comme l’imposant Denis Ménochet - remarquable dans Jusqu’à la Garde - interprétant un cruel antagoniste. 
Une mention spéciale pour l’argentin Leonardo Sbaraglia (des airs à Joaquin Phœnix) qui possède un excellent jeu d’acteur !

Pas le meilleur de sa filmo, juste un effort louable.
Naughty Doc

1 052 abonnés 548 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 mai 2026
Incroyable : Guillaume Canet revient au thriller, et réussit (presque) un bon film 20 ans après Ne le dis à personne. Photographié par Benoit Debie (le chef op' de Gaspar Noé), Karma prend place à la frontière entre la France et la Catalogne. Il se permet même de reprendre 2 acteurs de As Bestas : Luis Zahera et Denis Ménochet ! Ce dernier campe ainsi le chef d'une communauté sectaire, dont le personnage joué par Marion Cotillard s'est échappée 7 ans plus tôt. Mais lorsque son filleul est porté disparu, elle va devoir revenir au sein de cette communauté pour tenter de le retrouver.
C'est propre en mise en scène, le cast est von, mais après une 1e heure bien tenue le script convoque des codes un peu galvaudés dans le but de dépeindre cette secte religieuse autogérée. Un bon moment quand même, on en attendait pas autant de la part de Canet
Cinemadourg

928 abonnés 1 840 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 octobre 2026
Guillaume Canet, derrière la caméra cette fois, nous concocte ici un thriller psychologique d'abord troublant, puis radicalement glauque et oppressant !
Denis Ménochet y déploie un charisme aussi magnétique que menaçant, dans un récit suivant une femme (Marion Cotillard) qui abandonne sa vie en Espagne pour gagner le sud de la France, poussée par des motivations que le film prend soin de laisser dans l’ombre.
Après une première partie manquant de rythme (et tout en espagnol sous-titré), la deuxième moitié décolle enfin pour nous emporter vers un dénouement terrible et surprenant !
En conclusion, un drame de 2h20 à l'ambiance poisseuse et au suspense manifeste, dont la tension palpable ne suffit cependant pas toujours à masquer certaines longueurs.
Site CINEMADOURG . free . fr
Ufuk K

629 abonnés 1 773 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 octobre 2026
"Karma" mal noté par la critique, en compétition cette année au festival de Cannes est un thriller psychologique prenant. le réalisateur et acteur Guillaume Canet propose une œuvre intense et sombre sur les dérives sectaires, sublimée par les performances de Marion Cotillard (ancienne compagne de Guillaume Canet) en mère meurtrie et de Denis Ménochet, inquiétant en gourou manipulateur sadique, j'ai trouvé le scénario efficace malgré quelques longueurs (2H20 de film).
mat niro

475 abonnés 2 208 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 octobre 2026
Guillaume Canet signe un thriller de bonne facture avec comme tête de gondole son ancienne compagne, Marion Cotillard. Celle-ci est accusée du pire sur un enfant en Catalogne où elle vit avec son compagnon. Elle va s'enfuir et trouver refuge dans la communauté de son enfance dirigée par le terrible Denis Ménochet. Malgré quelques passages capillotractés, le cinéaste installe une noirceur que l'on ne lui connaissais pas (peut-être dans "Ne le dis à personne").La relative réussite du film repose en grande partie sur le jeu des acteurs, mais aussi cette ambiance poisseuse qui imprègne cette "secte". Au final, on passe ces deux heures trente en restant suspendu à cette intrigue nébuleuse. Sombre mais efficace.
Direct-actu.fr

409 abonnés 583 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 octobre 2026
Guillaume Canet plonge Marion Cotillard dans un thriller psychologique où la disparition d'un enfant fait ressurgir les traumatismes d'une femme ayant grandi dans une communauté religieuse. Un récit sombre sur l'emprise et la difficulté de se reconstruire.

Karma crée autant de divergences que de questions. Le style de Guillaume Canet est bien présent, on a des similitudes avec Ne le dis à personne. Quant à Marion Cotillard, on tremble pour son personnage qu'elle incarne avec tension et dévouement. Le film arrive à transposer la tension invisible des communautés religieuses réunies autour d'un même homme. On sent les drames, les dérives et la violence physique et psychique. La caméra arrive à alterner plusieurs niveaux, celui des victimes, celui du gourou. C'est sombre et déstabilisant.

La communauté fonctionne sur une mécanique d'emprise où la croyance devient un instrument de domination. Marc, incarné par Denis Ménochet, impose une autorité fondée sur la peur du monde extérieur. La religion devient un système de contrôle social où la violence trouve sa justification dans une prétendue mission spirituelle. Le parcours de Jeanne interroge les conséquences psychotraumatiques d'une enfance sous emprise. Quitter une communauté ne suffit pas à effacer les conditionnements psychiques, la culpabilité et les mécanismes de dépendance affective.

La photographie de Benoît Debie oppose la chaleur espagnole à la froideur de la communauté française. Cette rupture chromatique accompagne le basculement du récit vers un univers oppressant où chaque relation semble soumise à une forme de surveillance.

Ce cinéma très démonstratif peut aussi diviser. Le cinéaste aime souligner les émotions, prolonger les tensions et pousser ses personnages dans leurs derniers retranchements. Certaines séquences gagnent en intensité, d'autres risquent de paraître appuyées, particulièrement lorsque la mise en scène insiste sur une violence déjà perceptible. Le film dure 2h20, un format qui exige une véritable adhésion à son rythme. C'est précisément dans cet équilibre entre thriller populaire et drame psychologique que son style trouve sa force, mais également ses limites.
Cool_92

380 abonnés 737 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 octobre 2026
Un thriller glauque qui commence efficacement mais qui se perd en chemin. La réalisation est bien trop scolaire. J'ai trouvé Denis Menochet et surtout Leonardo Sbaraglia excellents mais par contre Cotillard est un ratage de cast. Elle en fait bien trop et peine à nous émouvoir. Guillaume Canet aurait dû s'attarder sur l'écriture du scénario qui comporte de nombreuses incohérences et qui se termine de manière grotesque. De plus, il ne va jamais assez loin dans ce qu'il montre. C'est quand même un film qui tient la route et qui est prenant mais c'est bien trop long pour ce qu'il raconte.
Michel C.

379 abonnés 1 855 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 octobre 2026
Un thriller captivant de Guillaume Canet, qui compose un rôle énorme et sur mesure à Marion Cotillard ( 18 ans de vie commune et deux enfants ). L’ intrigue entre Jeanne, et les enfants, tisse sa toile de manière étrange. La remarque la plus immédiate concerne sans doute le rythme extrêmement lent, sans doute pour peser davantage sur l’ aspect psychologique de ce drame chaotique. Mais plus pertinent encore que le choix de Marion Cotilllard qui livre une prestation intense et brillante, c’ est incontestablement Denis Ménochet ( Marc ) qui marque les esprits en endossant pleinement et charnellement ce rôle monstrueux de Gourou, de prêtre illuminé, sérieusement névrosé. Un personnage effrayant symbolisant le mal. Pas besoin de parler, son regard et sa posture suffisent ! Une réalisation qui fourmille de détails ; un scénario très charpenté, et un suspense qui s’ aiguise au fur et mesure, garantissant un final insoutenable et une vive émotion.…!!**
garnierix

308 abonnés 617 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 octobre 2026
Voilà un film qui raconte quelque chose. Pour une fois, il ne s'agit pas d'états d'âmes à défricher, comme les dernières sorties. C'est une vraie histoire. Il s'agit d'un film comme Guillaume Canet aime les faire, à la façon "Ne le dis à personne" (2002). Cette histoire, qui a un début clair et une fin claire, est un suspense de tout instant, et un piège aussi pour l'attention du spectateur.

Le spectateur ne se doute pas vraiment de ce qu'il est venu voir -grâce au synopsis ! Ce synopsis n'avertit pas de la tension qui surgit initialement, et qu'on ne s'expliquera que bien plus tard (ce n'est pas juste un "filleul qui disparaît"). À ce titre, Marion Cotillard joue un personnage trouble qui nous inquiète et nous fait peur très vite (avec un air mi-drogué mi-cinglé). Le synopsis ne rend pas compte non plus de ce qui fera, en fait, le sujet principal du film, cette "communauté", et en particulier son chef, qui est aussi son instituteur, son pasteur, etc (joué par un Denis Ménochet exceptionnel, et surtout filmé par une caméra des plus malicieuses).

Dans ce drame, le bon ami est joué par ce Leonardo Sbaraglia (bel Argentin qui a bien vieilli) qui incarne à merveille la bonne âme de l'affaire. Dommage qu'on ait un peu l'impression que le réalisateur ait cherché comment achever l'histoire. Il finit son film au prix de quelques invraisemblances (plus que quelques d'ailleurs), notamment sur le dos de cette bonne âme -en quelques minutes, à lui tout seul, il change la tournure des événements, après deux heures d'enfer.
GyzmoCA

315 abonnés 2 728 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 septembre 2026
Guillaume Canet renoue avec le thriller psychologique vingt ans après Ne le dis à personne, et le résultat compte parmi ses réussites les plus abouties du genre. Le film prend son temps pour installer son intrigue, refusant la précipitation : cette construction patiente paie, car elle laisse le trouble s'installer avant que les événements ne s'accélèrent brutalement, jusqu'à cette plongée dans l'univers d'une secte qui vient tout bouleverser.

Marion Cotillard livre une performance à la hauteur de sa réputation. Elle porte le personnage de Jeanne, d'abord perdue, avec une justesse remarquable : un simple regard suffit à faire passer l'émotion, sans jamais forcer le trait.

Mais c'est Denis Ménochet qui impressionne le plus. Sa présence, à la fois physique et morale, écrase l'écran à chaque plan où il apparaît. Pleinement habité par son rôle, il impose une autorité qui capte l'attention sans effort. Leonardo Sbaraglia complète efficacement ce trio de tête, apportant une énergie et une sensibilité qui donnent au film un souffle supplémentaire.

Canet signe ici l'un de ses meilleurs films dans la veine de Ne le dis à personne, prouvant qu'il maîtrise toujours parfaitement les rouages du thriller.

Un thriller psychologique prenant, porté par un trio d'acteurs solide et un Denis Ménochet magistral. Une belle réussite pour Canet.

Vu en avant-première dans le cadre des soirées Cinépass de Pathé.
Nico F
Nico F

259 abonnés 783 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 octobre 2026
Pas mal .. assez sombre.... bon ça aurait, pu être très au dessus avec un gros réalisateur ... mais je m'attendais à pire .
m_queen
m_queen

254 abonnés 1 268 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 octobre 2026
Prenant d’un bout à l’autre, ce film, très fort, oscille entre thriller et enquête sur les sectes et leurs pratiques. Marion Cotillard est parfaite de crédibilité et on ne voit pas passer les 2h20 de projection.
Guiciné
Guiciné

218 abonnés 1 372 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 octobre 2026
Malgré les qualités évidentes de la réalisation et des acteurs, le scénario peine à captiver. Le film est long et manque de tension, avec tous les clichés du genre, sans parvenir à créer le suspense attendu d’un thriller. Au final, un film décevant, me concernant.
Fiers R.
Fiers R.

213 abonnés 953 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 octobre 2026
Après une traversée du désert composée d’un bide significatif et conspué par la critique (on parle bien sûr de l’un des plus gros blockbusters tricolores de tous les temps avec « Astérix : l’Empire du milieu ») et un film totalement dénué d’intérêt et passé inaperçu (« Lui »), Guillaume Canet revient à ce qu’il sait faire de mieux avec la comédie introspective: le thriller vénéneux comme il nous l’avait montré avec son adaptation d’Harlan Coben. Cette fois, il n’adapte pas de bouquin comme avec ce dernier qui est l’un de ses plus gros succès (on parle bien sûr de « Ne le dis à personne ») car il a écrit lui-même le script de « Karma ». Et il a enrôlé son ex-femme qui est toujours l’une des actrices les plus célèbres à l’international en la personne de Marion Cotillard pour un film se déroulant entre le nord-est de l’Espagne et le sud-ouest de la France. Et on peut dire que son nouvel essai est très réussi sur la grande majorité des choses qu’il entreprend.

Outre l’acteur espagnol qui partage l’affiche avec eux, c’est le duel entre Cotillard, à la fois fragile et déterminée en victime qui va se rebeller, et l’immense Denis Ménochet qui attire tous les regards. Avant son rôle de Président de la République dans l’immense « Jupiter » qui sort le mois prochain en France, le voilà en simili gourou d’une communauté religieuse fonctionnant comme une secte. Et il y est à la fois terrifiant et bestial. Sa composition tyrannique, tel un ogre qui peut surgir à chaque recoin de ce lugubre bâtiment isolé, fera date. On passera cependant sur quelques clichés, notamment concernant l’écriture de son rôle (comme le fait que son personnage se flagelle). Et aussi quelques outrances visuelles trop marquées ou empruntées (cette photographie un peu trop grisâtre ou jaunie pour faire sinistre et désolé) qui rendent parfois « Karma » visuellement maniéré.

Hormis cela, ce thriller glauque dont les pièces du puzzle se mettent petit à petit en place nous happe durant ces plus de deux heures sans aucun souci de rythme ou relâchement de tension. On pourra regretter que le pot aux roses et les secrets de cette communauté soient un peu trop vite mis à jour mais cela n’empêche pas d’autres révélations (notamment celle sur la disparition qui inaugure le film) d’être intéressantes. La mise en scène de Canet est de toute beauté, il enchaîne les plans soigneusement élaborés mais sans tomber dans l’esthétisme forcé. Et il instaure une ambiance glauque et malaisante collant parfaitement au sujet de l’emprise (ici non pas sur une femme mais toute un groupe de gens vivant en vase clos). Le sujet des abus sexuels se rajoute de manière peut-être un peu obligatoire mais sans accrocs. Au final, « Karma » remplit son contrat haut la main d’un suspense efficace et racé qui glace le sang et vous captive sans discontinuer durant plus de deux heures.

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